2 jours à Budapest : les incontournables

Fin janvier j’ai découvert Budapest, la capitale hongroise, surnommée la perle du Danube. Une courte escapade de deux jours et demi en solo qui m’a permis de découvrir pas mal de choses. Quand on voyage seule l’avantage c’est qu’on visite à son rythme et selon ses envies. Alors suivez le guide, je vous propose une liste des incontournables à visiter lors d’un petit citytrip à Budapest. C’est parti ?

Le parlement de Budapest

C’est l’image la plus représentative de Budapest : son parlement. Avec ses 270m de long, il est le troisième plus grand parlement au monde derrière celui de Roumanie et d’Argentine !

La meilleure manière de découvrir cet édifice est de réserver une visite guidée. Il y a plusieurs visites en français par jour (2 à 3 par jour) il faut penser à réserver le bon créneau à l’avance. J’avais pu réserver du jour pour le lendemain.
La visite dure en moyenne 45 min. On découvre l’escalier d’honneur, la grande salle de la coupole, le salon de l’ancienne chambre des députés et la salle de séances de la Chambre haute. Le parlement fait tout de même 18 000m². L’intérieur est vraiment impressionnant et grandiose. Je vous recommande de le visiter et de ne pas vous arrêter juste à sa façade extérieure car l’intérieur réserve de belles surprises.

Tarif : pour les résidents de l’Union Européenne : 5000 Ft soit environ 13,50 euros.

Un seul site officiel pour réserver ses billets : https://jegymester.hu/event-host/900/parlament

Et lorsque la nuit tombe, la façade du parlement s’illumine et transforme alors l’édifice en un bijou doré posé sur le Danube. L’arrêt de métro où il faut descendre pour arriver face au parlement de l’autre côté du Danube côté Buda c’est Batthyány tér.

Le parlement de Budapest depuis Buda. Photo : Lucie Martin

Le quartier de Buda et le quartier de Pest

Si la ville de Budapest ne forme qu’un aujourd’hui. Avant les quartiers de Buda et de Pest scindés en deux par le Danube étaient deux villes à part entière. Aujourd’hui, Buda c’est le quartier historique tandis que Pest c’est la ville moderne qui bouge.

C’est côté Buda que l’on retrouve la colline du château, ainsi que le bastion des pêcheurs (c’est le point de vue incontournable lors d’une visite de Budapest), l’église Saint-Mathias et les maisons baroques qui l’entourent de toutes les couleurs.

Côté Pest, on retrouve le quartier juif avec la grande synagogue, le parlement mais aussi les bains Széchenyi et de très nombreux restaurants bon marché (voir ci-dessus). Il faut lever les yeux vers tous ces bâtiments de style Art Nouveau. Et une très belle surprise vous attend dans un passage couvert de toute beauté : Párizsi udvar. Je suis tombée dessus par hasard et je vous conseille d’y passer et de lever la tête vers ses sublimes verrières : c’est magnifiquement grandiose (je n’ai pas d’adjectif en stock pour décrire ce décor). Jugez par vous même.

Le passage couvert Párizsi udvar. Photo : Lucie Martin

Les thermes de Széchenyi

Venir à Budapest sans tester les thermes c’est comme venir à Paris et ne pas voir la Tour Eiffel. C’est la première comparaison qui me vient à l’esprit aha.

Les bains Széchenyi (bon courage pour la prononciation) sont les plus grands de la ville. Ils ont été construits entre 1909 et 1913. Ils se trouvent dans le côté Pest dans le quartier de Városliget. Quelques chiffres : 15 piscines dont 3 grands bassins en plein air et 12 petites en intérieur de différentes températures.

Ici, les joueurs d’échecs côtoient les touristes dans un décor de style néo Renaissance entourés de statues, fresques et coupoles.

J’ai donc pu tester les bains en hiver en janvier et c’était génial. Se baigner dans une eau vaporeuse à 38 degrés alors qu’il fait à peine 8 degrés dehors c’est une expérience à vivre ! Attention en ressortant des bassins extérieurs, choc thermique garanti ! Une bonne raison de varier les plaisirs en testant le sauna mais aussi en faisant trempette d’un bassin à l’autre à l’intérieur du bâtiment. Consacrez au moins une demi-journée dans les thermes, le temps y passe très vite. En solo je suis restée presque 3h.

Tarif : une entrée avec casier est à 9400 Ft soit 24,85 euros
Accès : métro ligne 1, station Széchenyi fürdő

La grande synagogue de Budapest

Un mélange de traditions chrétiennes et mauresques. La grande synagogue de Budapest est unique de par son architecture. 3000 places assises. C’est la plus vaste d’Europe et la deuxième plus grande au monde par la taille ! La visite est intéressante pour en apprendre plus sur le judaïsme. Cependant l’entrée est très chère compte tenu du peu de choses que l’on voit à l’intérieur. On voit la synagogue et son jardin.

Tarif : 5000 Ft soit environ 13 euros l’entrée adulte (fermeture le samedi)

L’atmosphère des ruin bars : Szimpla Kert

À la découverte des ruin bar… Il s’agit de bars (certains resto aussi comme Mazel Tov) installés dans des immeubles abandonnés, avec une décoration à base de récupération et une ambiance particulière avec ce côté « squat » assumé. Celui-ci est le plus connu de Budapest, il a ouvert en 2002 : c’est le Szimpla Kert. Je vous invite à pousser les portes de ce lieu atypique pas besoin de consommer pour rentrer. Vous pouvez aller explorer les étages pour découvrir cette ambiance unique et sa décoration hétéroclite.

Le marché central de Budapest

Aller au marché en voyage, il n’y a rien de mieux pour découvrir l’atmosphère d’un pays, d’une ville je trouve. Direction alors le marché central de Budapest le matin lorsque les vendeurs installent leurs étals. Déjà son architecture vaut le détour. Et puis la star ici, c’est le paprika (fruit mûr du poivron) et les chapelets de poivrons séchés. Cette épice d’origine américaine est arrivée en Hongrie au cours du XVIe siècle. Très vite, le paprika est devenu l’épice la plus utilisée dans les mets traditionnels hongrois comme dans le goulasch (soupe familiale).

La gastronomie hongroise

Qui dit nouveau pays, dit forcément nouvelles spécialités culinaires à découvrir.
Je n’allais pas repartir de Budapest sans goûter aux plats à base de paprika (sacrilège). Pour commencer, première découverte le poulet paprika (une valeur sûre) plat servi dans la plupart des restaurants ici. Puis le Goulasch la soupe à base de légumes, boeuf et……paprika bien sûr. Belle découverte celle que j’ai goûté était délicieuse bien relevée, une entrée réconfortante pour se réchauffer en hiver.
Côté sucré, j’ai été interpellée par des genres de brioches cuites à la broche. On en voit partout ici dans le métro, dans la rue…etc Leur nom : les Kürtőskalács. Il faut juste choisir la garniture dans laquelle on souhaite que notre brioche soit roulée. La traditionnelle c’est avec du sucre à la cannelle.

Mes bonnes adresses pour se régaler :

  • Marvelosa : petit resto familial, déco atypique accueil chaleureux en bas de la colline du château. Bon poulet paprika et autres spécialités
  • Ruben etterem : goulasch délicieux et autres spécialités plus ou moins revisitées dans le quartier de Pest
  • Getto Gulyas : testé un midi dans le quartier de la grande synagogue, plats très bons (j’avais pris comme une cuisse de canard confite avec des pâtes à base de chou), vite complet j’ai pu avoir une place au comptoir vu que j’étais en solo, pensez à réserver

Pour un brunch :

Pour manger dans un ruin bar :

  • Mazel Tov : nourriture israélienne : falafel, houmous, shakshuka…etc très beau cadre dans un ruin bar, réservation conseillée

Et voilà c’était une belle parenthèse de quelques jours pour une première fois en Hongrie. Je conseille néanmoins de rester au moins 3/4 jours si possible à Budapest car 2 jours et demi c’était assez rapide pour pouvoir bien en profiter. Quelques idées d’autres endroits à visiter / voir : le Mont Gellért, l’île Marguerite, la basilique Saint-Etienne, les Thermes Gellért…etc

Le tour du Cap Corse en une journée

La Corse, comment s’en lasser ? L’île de beauté offre une variété de paysages qui allient à la fois plages paradisiaques et côtes sauvages ainsi que montagnes et rivières de toute beauté. L’avantage quand on travaille un peu partout en France ce sont les jours de repos. J’aime bien en profiter pour explorer les environs. Cette fois-ci, j’étais en Corse pour deux semaines de contrat. Je connaissais déjà bien la Corse mais avec ma famille nous n’avions jamais fait le Cap Corse. Vous savez il s’agit de la péninsule à l’extrémité nord de l’île. Entre paysages maritimes et montagneux, c’est une partie de l’île pleine de contraste.

J’ai loué une voiture à un particulier (en passant par OuiCar) pour faire le tour du Cap en une journée. Si vous avez plus de temps je vous conseille au moins deux jours afin de faire plus de pauses et de mieux en profiter. J’ai décidé de commencer par la côte orientale pour ensuite rejoindre l’ouest du Cap. De Bastia à Nonza, je vous emmène en roadtrip sur la D80 qui fait le tour du Cap Corse.

Erbalunga

Au départ de Bastia, il faut suivre les indications pour le Cap. C’est simple, il existe une seule route qui fait le tour du Cap en serpentant au fil de sa côte sauvage, ponctuée de petits ports. C’est la D80. Premier arrêt de la matinée à Erbalunga. Ce charmant petit port est construit en avancée sur la mer. J’ai croisé presque uniquement des chats ce matin là. Les rayons du soleil matinal tapaient sur les murs des maisons. Il faut flâner dans ses ruelles piétonnes et se laisser guider jusqu’à son petit port et sa tour génoise. Le charme opère de suite.

Pietracorbara

Après un arrêt à la pharmacie pour acheter de la crème solaire, je poursuis ma route. Car oui à la mi-octobre le soleil était bien au rendez-vous ce jour-là. En longeant la côte, j’arrive à la marine de Pietracorbara. Sa plage vaut le détour c’est l’une des rares plages de sable du Cap. Son eau est turquoise. Je vous laisse juger par vous même sur la photo ci-dessous. Sa plage magnifique s’étend en formant une anse.

Si vous êtes curieux, quittez la D80 pour prendre la route intérieure qui monte jusqu’au village de Pietracorbara. Situé sur les hauteurs ce charmant village vous transportera directement en Italie avec ses couleurs qui invitent au voyage.

Ensuite cap à l’extrémité nord de l’île. Arrêt au petit port de Macinaggio puis je m’enfonce dans les terres en passant par le village de Rogliano. Malheureusement en une journée je n’ai pas pu prendre le temps d’arpenter le célèbre sentier des douaniers qui suit le littoral jusqu’à Centuri.

Barcaggio / Barcaghju

L’heure tourne et il est déjà presque 13h. Je décide après une courte halte au village perché de Rogliano, de redescendre jusqu’à la pointe extrême du Cap Corse : Barcaggio. Après avoir quitté la D80, il faut suivre la route qui descend à travers le maquis ,jusqu’à la mer. Cet endroit a des airs de bout du monde. Depuis sa plage, on distingue l’îlot de la Giraglia et son phare. Le comité d’accueil se compose d’une dizaine de vaches qui se dorent la pilule sur la plage.

Je les contourne et j’en profite pour prendre quelques photos avant de poursuivre jusqu’à la deuxième plage dominée par une tour. Je trouve un spot sympa pour me baigner. Quel bonheur de pouvoir faire trempette mi octobre dans une eau transparente. Après la baignade, c’est le moment tant attendu du pique-nique. Salade de pâtes avec vue sur l’îlot de la Giraglia. Ce moment ne fut pas de tout repos. J’ai été envahie par les guêpes cinq minutes après avoir déballé mon déjeuner.

Moulin de Mattei

Il est déjà temps de repartir direction le Moulin de Mattei pour un panorama à couper le souffle sur les deux côtes du Cap et sur une grande partie de l’ouest de l’île de beauté.

Moulin de Mattei. Photo : Lucie Martin

Lorsque l’on passe côté ouest du Cap, la route est encore plus impressionnante. C’est dur de résister à l’envie de s’arrêter à chaque virage pour immortaliser ces beaux paysages.

Nonza

La fin de journée approche je décide de me rendre directement au village perché de Nonza. Le port de Centuri et le village de Pino ce sera pour une prochaine fois. Le village de Nonza peut donner le vertige.

Du haut de sa tour, une vue plongeante sur sa magnifique plage de sable noir s’offre à nous. Sa couleur est due à l’amiante rejetée par son ancienne mine. N’ayez crainte il n’est pas pour autant dangereux de s’y promener et de s’y baigner. Si vous êtes motivés vous pouvez descendre les marches jusqu’à la plage. Attention au retour, plus douloureux aha. J’ai voulu me baigner mais la mer était trop agitée.

C’est ici que mon tour du Cap Corse se termine. Retour à Bastia en passant par le col de Teghime. Le soleil se couche et ses derniers rayons rendent le paysage encore plus magique. J’espère que vous avez apprécié ce petit tour du Cap Corse, souvent délaissé lors d’un séjour sur l’île de beauté. Si vous programmez un séjour en Corse en arrivant à Bastia, prenez quelques jours pour visiter la ville et ses villages perchés mais aussi pour faire le tour du Cap.

Belles escapades à tous 🙂

Cracovie en solo, en plein hiver

En décembre dernier, je me suis envolée pour quelques jours à Cracovie. Une première fois en Pologne !! C’est également mon premier city trip de 4 jours en solitaire.

Jour 1 : Découverte de la vieille ville : Rynek Glowny

A Paris c’est le bazar avec les grèves ! J’ai donc décidé de fuir, direction Cracovie ! Après avoir atterri, ma première mission est de rejoindre le centre ville en bus. Difficile de trouver des polonais qui comprennent l’anglais. Je suis mon instinct en montant dans le premier bus. 40min plus tard me voici devant l’auberge de jeunesse que j’ai réservé pour mon séjour : Ginger hostel. Une fois installée, je décide d’aller prendre la température de la ville avant que la nuit tombe. Direction le Rynek Glowny, la place du Marché qui est la plus grande place médiévale d’Europe (avec ses 200 mètres de côté). Le bruit des calèches nous transporte quelques siècles en arrière. Nous sommes mi décembre et le marché de Noël occupe une partie de la place.

Je me promène dans les allées mais le froid se fait très vite ressentir. Direction le Camera café pour se réchauffer avec un chocolat chaud à la polonaise ; c’est-à-dire très épais et fort en chocolat. Impossible de le boire, je suis obligée de le déguster à la petite cuillère. En ressortant il fait déjà nuit noire il est 16h30. Le marché de Noël se remplit de plus en plus. Fromages fumés, saucisses grillées, tartines… polonais et touristes se ruent sur les différents stands. 17h : je lève la tête en direction de la basilique Sainte-Marie. J’entends une douce mélodie s’échapper d’une de ses tours.

C’est le hejnal, une mélodie traditionnelle polonaise interprétée de jour comme de nuit par un trompettiste toutes les heures vers les 4 points cardinaux successivement. Son origine remonte à l’invasion mongole de 1241. En apercevant l’ennemi arrivé, le garde donna l’alerte du haut de la tour. Mais il est interrompu par une flèche qui lui transperce la gorge. La mélodie est devenue l’hymne de la ville et un symbole pour la Pologne.

Le hejnal est joué toutes les heures par un trompettiste depuis la plus haute tour de la basilique Sainte-Marie. Image : Lucie Martin

Pour mon premier repas en Pologne, je cherche à tester les fameux pierogis. Ce sont de grosses ravioles fourrées à la pomme de terre, au fromage blanc pour les classiques : pierogi ruskie. Je me retrouve au Pierogarnia Krakowiacy. La décoration à l’intérieur est typique. Ici il faut passer commande au comptoir et on nous appelle lorsque le plat est prêt. 22 zloty soit environ 5 euros. C’est simple et goûteux : que demander de plus ?

Les pierogis sont des raviolis à la polonaise. Les classiques sont fourrés à la pommes de terre et au fromage. Image : Lucie Martin

Petite balade nocturne avant de rentrer à l’auberge.

Jour 2 : Kazimierz le quartier juif de Cracovie

Petit déjeuner à l’auberge avant de sortir dans le froid. -4°C ce matin. L’herbe est gelée dehors. Aujourd’hui je me suis inscrite à une visite du quartier juif de Krakow un freewalking tour comme on les appelle. Avant de rejoindre le point de rendez-vous je me promène dans la vieille ville. Je passe à l’université Jagellone Maius pour observer sa magnifique cour intérieure à arcades.

Partout dans la ville, des femmes tiennent un stand ambulant bleu pour vendre du pain : sésame, fromage, pavot, sel…il y en a pour tous les goûts.

10h30, je rejoins le point de départ du freewalking tour : devant la vieille synagogue. Kazimierz était le centre de la culture juive en Pologne à la veille de la seconde guerre mondiale soit environ 70 000 personnes. La quasi totalité de ses habitants a disparu dans les camps et chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.

Image : Lucie Martin

Le quartier a servi de décor pour le film « La liste de Schindler ». Pendant la visite j’ai fait connaissance avec une voyageuse solo néerlandaise. On a poursuivi la journée ensemble en déjeunant. Sur la place Nowy on mange sur le pouce comme les jeunes cracoviens. La star ici c’est la zapiekanki, un toast panini à la polonaise. Je choisis l apolska : du fromage, des champignons, de la saucisse blanche, des oignons frits… Un régal bien gras. La tartine est énorme (9 zl : environ 2 euros)

Ensuite on a passé l’après-midi ensemble. Nous sommes allées au musée de l’usine de Schindler. En sortant du musée il fait presque nuit. Direction le centre ville à pied car c’est l’heure du chocolat chaud. On s’installe au Nowa Prowincja réputé pour son chocolat chaud justement. Cette fois-ci je le demande avec un supplément crême sur le dessus. Confidence : il était vraiment excellent (meilleur qu’hier).

L’heure est venue de quitter ma partenaire de route du jour (impossible de retenir son prénom). Je rentre alors me poser au chaud à l’auberge avant d’aller dîner.

Ce soir j’ai très envie de poursuivre ma découverte des spécialités d’ici… Sur les recommandations d’une copine qui a passé 6 mois en erasmus ici, je teste U Babci Maliny. Première mission : trouver le restaurant et c’est pas gagné car il est caché. C’est bon j’emprunte des escaliers je rejoins le resto qui se trouve en sous-sol. Ici il faut aussi commander au comptoir. Au menu une soupe typique d’ici : zurek : à base de farine de seigle, de cumin, pommes de terre avec des morceaux de saucisses et un oeuf dur ! Le tout servi dans une miche de pain évidée.

Un régal, j’ai adoré. le goût est particulier mais très parfumé. Je rencontre un couple de retraités d’Annecy, interpelé par ma soupe. Ils me donnent des conseils pour visiter les mines de sel. Puis je discute avec un autre couple de retraités londoniens. J’essaie de terminer le pain mais impossible sans soupe…

Une journée bien remplie. Beaucoup de rencontres, je ne me suis pas sentie seule une seule seconde.

Jour 3 : À la conquête de la colline de Wawel

Aujourd’hui direction la colline du château de Wawel. C’est ici le cœur historique de la Pologne. C’est l’ancien centre politique et administratif du pays. En chemin je croise la route du célèbre dragon de Krakow. Selon la légende, il vivait sous la colline de Wawel. Attention car parfois il se met à cracher du feu. Pour se nourrir il engloutissait des jeunes filles et des troupeaux entiers de brebis. Un jour c’est la fille du roi Krakus qui fut désignée comme prochaine victime. Les habitants tendirent un piège au dragon. Ils lui offrirent un mouton rempli de soufre. Le dragon explosa après avoir avalé la bête.

Cathédrale de Wawel. Image : Lucie Martin

Visite de la cathédrale de Wawel et des chapelles royales. Puis je suis montée dans la tour Sigismond pour admirer une belle vue sur la ville.

Retour en centre ville et visite de l’intérieur de la basilique sainte Marie. Elle date du XIIe siècle mais elle a été reconstruite en 1355. Son chœur est magnifique. On ne sait même plus où donner de la tête. Malheureusement le retable était en travaux. Tous les murs sont peints : le plafond couleur bleu nuit, les murs d’un rouge ocres et ornés de dorés.

L’heure du déjeuner approche et je décide de manger à nouveau des pierogis (raviolis polonais). Direction Kielony Kredens. Menu du jour pour 20 zloty : environ 5 euros. Zupa + pierogis + kompot grams (sirop chimique aha) Ici on partage les tables. Je m’assois timidement entre deux polonais. C’est un peu ambiance cantine !

En début d’après-midi direction le marché Stary kleparz. Rien de mieux qu’un marché pour s’immerger dans une culture. En plus je suis la seule touriste. Fruits et légumes, viandes fumées, saucisses blanches, fromages polonais… Petit reportage photo dans les allées du marché ci-dessous :

Ensuite je décide de prendre de la hauteur pour admirer la place Rynek Glowny vue d’en haut. La tour de l’hôtel de ville offre une belle vue sur la place et sa basilique avec une magnifique lumière en fin de journée.

Vue sur la basilique Sainte-Marie depuis la tour de l’hôtel de ville. Image : Lucie Martin

C’est déjà l’heure du chocolat chaud, mais honnêtement je ne m’en lasse pas. Retour dans le même café qu’hier.

Pour cette soirée, je me rends dans le quartier juif Kazimierz. Dîner à la Kuchnia Domowa. Je m’assois à une table où deux polonaises sont en train de déguster un menu du jour. Je choisis pour ma part la kotlet schabowy; côte de porc panée. (C’est le plat de viande le plus populaire de Pologne)
Je fais connaissance avec les deux polonaises qui partagent ma table. On discute en anglais avec Agnieska. Elle habite Varsovie mais vient ici en formation. Elle me recommande de prendre des jablka w ciescie (pommes fries) en dessert. Je les prends à emporter pour les déguster sur ma route du retour. Je vais prendre la température place Nowy. Il y a foule en ce vendredi soir. Les gens font la queue pour une zapiekanka (les fameuses tartines…)

Place Nowy de nuit. Image : Lucie Martin

La journée se termine, je suis crevée. La nuit dernière ne fut pas reposante car un ronfleur a débarqué en plein milieu de la nuit. En espérant que la nuit soit plus calme…

Jour 4 : Voyage au cœur des mines de sel

Dernière journée à Cracovie. Après un copieux petit-déjeuner, je retourne dans la vieille ville. Je grimpe dans la plus haute des tours de la basilique Sainte-Marie (82m). La vue sur la place et la halle aux draps est grandiose.

Dommage que le ciel soit gris ce matin. Sur la gauche on voit la colline Wawel qui domine en retrait de la vielle ville. 10h, les cloches sonnent…Le trompettiste sort de sa cachette et se prépare à jouer le hejnal. Il s’accorde en fermant toutes les fenêtres. Puis lorsque les cloches ont fini de sonner, il joue cette douce mélodie à quatre reprises vers les quatre points cardinaux.

Puis il salue les passants sur la place. Un moment unique, comme si le temps s’arrêtait pour qu’on puisse l’entendre jouer. Il est temps de redescendre. Direction le musée de l’université Jagellone (Maius). Somptueuse bibliothèque, appartements, amphithéâtre des théologiens : c’est ici que Copernic a étudié entre 1491 et 1495.

Université Jagellone. Image : Lucie Martin

Retour à Kaziemierz ce midi pour déjeuner à la Kuchnia u Doroty pour goûter une autre spécialité : les goblakis : feuilles de choux garnies d’une farce de viande + riz + oignons avec une sauce à la tomate.

Je me redirige vers le nord de la ville. 14h je prends le bus pour Wieliczka (environ 30min de trajet). J’ai repéré une visite en français des mines de sel à 15h. C’est parti pour la découverte d’un monde souterrain particulier. 390 marches plus bas on entame la visite. Nous descendons progressivement plusieurs paliers : 64m puis 135m sous terre.
Depuis le XIIIe siècle, la mine est exploitée pour son sel. Grâce au sel, le bois est parfaitement conservé. Les galeries ont été creusées à la main au XVIIe et XIXe siècle. Les chevaux ont également travaillé dans les mines. Le clou du spectacle, une immense chapelle dédiée à la reine Kinga. Une magnifique cathédrale souterraine où tous les samedis une messe est donnée. Sculptures majestueuses en sel…

Retour en fin de journée sur Krakow pour une dernière soirée polonaise. Pour l’occasion je me fonds dans la masse au marché de Noël. Au menu golonko (jambonneau grillé avec des champignons). Je n’ai pas envie de rentrer, je profite de mes derniers instants ici en me promenant sur la place.

Bilan de ce séjour : j’ai adoré Krakow. C’est une (petite) ville super agréable et très vivante où tout se fait à pied. Belles découvertes culinaires également. J’espère revenir en Pologne. J’ai adoré faire ce voyage en solo car je me laissais vivre selon mes envies. Je faisais ce que je voulais quand je voulais et cela n’a pas de prix.

Mes incontournables :

  • La vieille ville Rynek Glowny, la halle aux draps, le Planty
  • Quartier juif : Kaziemierz
  • Colline Wawel : le château et la cathédrale
  • Manger des pierogis chez Pierogarnia Krakowiacy
  • Déguster une soupe typique chez Babci u Maliny
  • Boire un chocolat chaud : Nowa Prowincja
  • Visite des mines de sel Wieliczka

Les plus belles vues :

  • La tour de la basilique Sainte-Marie
  • L’hôtel de ville
  • La tour de la cathédrale de Wawel