Pour commencer cette rubrique Tour de France, je vous emmène à Tours. Cette ville représente beaucoup de choses pour moi. J’ai passé trois années ici pour mes études de journalisme. J’ai eu le temps de la découvrir puis de l’aimer. C’est pourquoi il a été très compliqué de la quitter. Suivez le guide, je vous emmène faire un tour à Tours ! (ça commence bien…)
Le charme de l’ancien
Par où commencer…Tours c’est une ville située entre la Loire et le Cher dans la région Centre-Val de Loire. Le Vieux Tours nous transporte au XVe siècle. Place Plum’ (Plumereau) c’est LE cœur historique de la ville. En hiver comme en été, matin et soir il y a toujours du monde sur la place pour boire un coup ou se restaurer. Entourés de demeures à pans de bois, cette place ne désemplit jamais. Ses ruelles pavées, ses anciennes maisons nous font voyager dans le temps. Il n’y a pas beaucoup de voiture dans le centre historique c’est le bonheur !
Place Plumereau. Image : Lucie Martin
Toujours dans le vieux Tours, les yeux des plus curieux se posent sur l’hôtel Gouin. Hôtel particulier, il fut incendié au début de la seconde guerre mondiale avant d’être restauré en 1950. Un petit bijou d’architecture à la vue de tous. Aujourd’hui il accueille des expositions.
L’hôtel Gouin. Image : Lucie Martin
Maintenant éloignons nous de la place…direction Tours, côté Halles. Que serait Tours sans sa gastronomie ? Dimanche jour de marché sur la place des Halles, l’occasion de s’approvisionner en rillons : ce sont des petits morceaux de poitrine de porc , rissolés et confits dans la graisse… un délice à déguster froid ou chaud. Ensuite la Touraine et ses fromages de chèvre toute une histoire. Le sainte-Maur de Touraine, un régal. Je vous conseille d’aller déguster les fromages Rodolphe Le Meunier aux Halles. A Tours il y a également les rillettes…mais je dois reconnaître que je préfère celle du Mans. Excusez moi les Tourangeaux !
Image : Lucie Martin
Tours c’est aussi sa cathédrale et le quartier qui l’entoure avec son château mais aussi le musée de beaux-arts. Ce dernier abrite un cèdre du Liban de 216 ans et un mystérieux éléphant…
L’automne et le printemps sont mes saisons préférées à Tours. Notamment avec l’éclosion de ses magnolias vers le mois de mars.
Le château de Tours et la cathédrale Saint-Gatien au printemps. Images : Lucie Martin
Une ville sublimée par la Loire
Je pense que c’est l’atout numéro un de Tours : son emplacement entre la Loire et le Cher. A chaque saison, les promenades en bords de Loire révèlent ,les plus belles couleurs et lumières. Comme ici en automne :
La Loire de nuit…
Images : Lucie Martin
Une île dans la ville
Souvent les week-ends j’allais prendre l’air sur une île. Oui oui, la Loire se compose de plusieurs îles dont l’île Simon accessible à pied et en vélo. Une parenthèse à deux pas de la ville. C’est l’endroit parfait pour courir, faire la sieste, s’évader, se poser…
Vue sur le pont Wilson depuis l’île Simon. Image : Lucie MartinL’île Simon sous la neige. Image : Lucie Martin
Mes bonnes adresses à Tours 🍴
Une chose est sûre : on ne meurt jamais de faim à Tours. Entre la rue Colbert, place Plum’ et le quartier des Halles : les restaurants fleurissent à tous les coins de rue. C’est une ville qui regorge de superbes adresses. Je vous partage ci-dessous quelques unes de mes préférées !
Galettes
Velouté de potimarron
Mezzés libanais
Rillons aux oignons et sauce au miel
Images : Lucie Martin
Cuisine de marché : Le Marché Gourmand, 27 rue du Grand Marché La Table du Grand Marché, 25 place du Grand Marché Le Zinc, 27 place du Grand Marché
Plats raffinés : La Deuvalière, 18 rue de la Monnaie
Pierrade : Les Pierres Fondues, 122 rue Colbert
Cuisine libanaise : Le Beyrouth, 60 rue Colbert
Crêpes : La Bigouden, 3 rue du Grand Marché Le Be New, 35 rue Briçonnet
Brioches : Briocherie Lelong, 40 rue de Bordeaux
Pains et viennoiseries : Hardouin, 39 place du Grand Marché Au bonheur des gourmandises, 31 place du Grand Marché
Shots : bar l’Alexandra, 106 rue du Commerce
Bières : Académie de la bière, 47 rue Lavoisier
N’hésitez plus avec les week-ends prolongés du mois de mai direction Tours pour une escapade gourmande et historique. L’occasion également de visiter certains châteaux de la Loire ⬇️
Ils font la réputation du Val-de-Loire et ils sont le symbole de la Renaissance en France : je parle évidemment des châteaux de la Loire. Le long de ce fleuve et de ses affluents, ce sont près de 3000 châteaux qui composent la région de l’Orléanais au Blésois en passant par l’Anjou et la Touraine.…
3842m à la portée de tous grâce au téléphérique de l’aiguille du midi qui nous mène jusqu’à son sommet. Un voyage de moins de 20min (divisé en deux parties) pour découvrir la haute montagne. En haut, c’est une vue à 360° qui nous attend sur les Alpes françaises, suisses et italiennes. Le Mont Blanc semble vraiment proche de nous. C’est également le point de départ pour faire la vallée blanche à ski, snow…etc Un grand bol d’air pur que j’ai eu la chance d’expérimenter pour célébrer la nouvelle année 2020. L’expérience de la très haute altitude est accessible à tous grâce à ce téléphérique qui attire des touristes du monde entier tous les ans.
Je ne vous en dis pas plus, les photos parlent d’elles-mêmes…
Images : Lucie MartinPanorama depuis le sommet de l’aiguille de midi. Image : Lucie MartinImages : Lucie Martin
À quel prix ? Aller simple adulte : 50,50 € (Chamonix – Aiguille du Midi) ; aller retour adulte : 65 € Aller jeune (de 5 à 14 ans inclus) et sénior (65 ans et plus) : 42,90 € ; aller-retour : 55€50
Première fois au Maroc il y a trois ans ! Direction Marrakech avec ma promo de journalisme. Notre objectif ? Parcourir la ville en long en large et en travers afin de réaliser un magazine sur l’après COP 22 sur les initiatives en matière de développement durable dans la ville. En une semaine, nous avons également pu faire nos touristes. Guide en main et appareil photo autour du cou, nous avons arpenté la Médina. Entre l’effervescence de la place Jemaa el-Fna, les souks, la tannerie ou encore ses médersas…. le dépaysement est garanti pour une première fois au Maroc ! Voici une sélection de 7 lieux emblématiques à voir ou à éviter pour certains…si vous vous rendez dans la ville rouge.
La place Jemaa el-fna
C’est LA place de la ville où tout le monde se croise. Mais quand la nuit tombe, la place se transforme et se remplit davantage. Charmeurs de serpent, montreurs de singes, femmes qui font du henné, musiciens, artistes, porteurs d’eau, vendeurs de babioles en tout genre…Difficile de se frayer un chemin sans se faire accoster de tous les côtés ! Attention de ne pas suivre des enfants qui prétendent vous aider en vous indiquant un chemin à suivre vers les souks par exemple… Je reconnais qu’au bout d »une semaine, nous étions tous épuisés par l’effervescence de cette place.
Étonnamment, je n’ai pas pris énormément de photos sur cette place…
Images : Lucie Martin
La Medersa Ben Youssef
C’est une école coranique du XVIe siècle qui a accueilli jusqu’à 900 étudiants ! Sa visite vaut le détour pour son architecture arabo-andalouse. Plafond, sol, mur… on ne sait plus où poser notre regard en y pénétrant. On admire également ses magnifiques zelliges (mosaïques). Je vous laisse en profiter ci-dessous.
Entrée : 10 Dh (moins d’1€)
Images : Lucie Martin
Le palais de la Bahia
Chef d’oeuvre de l’art marocain ce palais abrite des jardins et patios. Vitraux, zelliges, sculptures dans toutes leurs splendeurs !
Entrée : 10 Dh (1€)
Images : Lucie Martin
Le jardin Majorelle
La ville nouvelle, Guéliz abrite un jardin enchanteur et paradisiaque qui invite au voyage. Cactus, bananiers, palmiers, bambous… c’est un petit écrin végétal loin de l’agitation de la médina. Ses allées ombragées et ses bassins et fontaines permettent de se rafraîchir ! Je parle bien sûr du jardin Majorelle qui abrite l’atelier du peintre Jacques Majorelle. Son bleu-mauve (le célèbre bleu majorelle) contraste avec la végétation du jardin. Il a été acheté par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 1980 lors d’un séjour à Marrakech où ils sont tombés sous le charme.
Entrée 70Dh (environ 6€60) ; réduction pour les étudiants.
Le jardin Majorelle est une invitation au voyage, à se ressourcer. Images : Lucie Martin
La Mamounia
Passer les portes de cet hôtel mythique aux cinq étoiles vous fera voyager dans les contes des milles et une nuits. L’occasion de rêver au milieu de ses jardins qui offrent une vue sur le minaret de la Koutoubia (la célèbre mosquée de la ville).
Images : Lucie Martin
J’ai également été voir la palmeraie et le quartier des tanneurs que je ne conseille pas forcément. Mais voici des photos sur ces deux lieux :
Le quartier des tanneurs
Images : Lucie Martin
La palmeraie
Ses 13 000 hectares d’origine et 150 000 palmiers ont été maltraités par notre société moderne. La palmeraie était autrefois considérée comme le poumon vert de Marrakech. Depuis une vingtaine d’années, la sécheresse et l’impact du tourisme ont transformé le paysage de cet oasis. Les palmiers disparaissent peu à peu pour laisser place à des hôtels de luxe. Nous nous sommes rendus ici pour un article sur l’état catastrophique de la palmeraie. Je vous mets néanmoins quelques photos où les palmiers sont encore présents.
Images : Lucie Martin
Une semaine à Marrakech c’était trop, 3/4 jours aurait suffi car c’est une ville très fatigante. Sinon je recommande cette ville pour un premier séjour au Maroc. Elle reste accessible et facile à visiter. Néanmoins j’ai préféré Fès, où je me suis rendue en juin dernier. Sa médina est plus typique et moins envahie par le tourisme. J’avais l’impression d’être dans une autre époque.
Je vous partage le lien du magazine GRATUIT que nous avions réalisé sur le développement durable à Marrakech en 2017 :
Pour aller plus loin, le petit vlog de Marrakech de Laura, copine de promo juste ici :
En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays. JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille »…
Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne. Bleu nuit, bleu ciel, bleu…
En août 2017, je suis partie en roadtrip depuis Paris jusqu’en Norvège en famille. Vaste pays de 385 199 km2 mais qui compte seulement 5,2 millions d’habitants, la Norvège est connue pour ses paysages grandioses et ses fjords. Elle en compte plusieurs centaines sur sa côte, creusée par les glaciers au cours de la période glaciaire. Nous avons remonté la Norvège par l’ouest, en empruntant la route des fjords, de Kristiansand à Oslo en passant par Stavanger, Bergen, et le Sognefjord.
J1 à J6 : Début d’un roadtrip jusqu’en Norvège (de Kristiansand à Stavanger)
Samedi 29 juillet , notre périple commence. Environ 1 400 kilomètres nous attendent pour prendre le bateau au nord du Danemark à Hirtshals. Nous faisons deux étapes en Allemagne, une à Aachen et l’autre à Hambourg. Puis le lundi 31 août, nous embarquons à bord d’un ferry reliant le Danemark (Hirtshals) au sud de la Norvège (Kristiansand). 143 km Après plus de 2h de traversée, bien agitée, les côtes norvégiennes se dessinent tout doucement à l’horizon. Nous arrivons alors à Kristiansand, ville portuaire dont le centre est appelé Kvadraturen à cause de ses rues à angle droit.
Le lendemain, nous prenons la route direction le phare de Lindesnes, le plus ancien du pays. Il est situé sur la pointe la plus au sud de Norvège, la péninsule Neset.
Vue depuis le phare de Lindesnes. Image : Lucie Martin
Puis nous rejoignons Mandal, la ville la plus au sud du pays. Une nuit et nous voilà reparti, nous avons de la route jusqu’à Stavanger environ 195 km, en passant par Flekkefjord.
Quatrième ville de Norvège, Stavanger est surtout la ville du pétrole. De nombreuses exploitations pétrolières s’y sont installées. Mais Stavanger possède tout un ancien quartier plein de charme avec des maisons traditionnelles norvégiennes blanches surplombant le port. En nous baladant dans le vieux port, nous avons pu observer de nombreux street art. Une belle ville à taille humaine. La rue la plus animée, Øvre Holmegate avec ses couleurs pastels tranche avec la vieille ville.
Images : Lucie Martin
Nous logeons dans une auberge de jeunesse plutôt originale. Elle se trouve dans un hôpital au nord de la ville. Du coup le matin au petit déjeuner, nous croisions des parents prenant leur petit déjeuner à cafétéria avec leur bébé dans un berceau. Jeudi 3 août : En raison des mauvaises conditions météorologiques du jour, changement de programme. Nous reportons notre randonnée au lendemain. Nous nous rendons sur l’île Utstein Koster, Sverd i fjell, monument représentant 3 épées sur des rochers. Il commémore la bataille de Hafrsfjord, qui a permis l’unification de la Norvège en 872.
Image : Lucie MartinImage : Lucie Martin
Image : Lucie Martin
J7 à J9 : De Preikestolen à Folgefonna : entre fjords et cascades
Vendredi 4 août :Réveil à 8h15 et miracle, aujourd’hui nous verrons le soleil ! Direction Lauvik pour prendre un ferry pour se rendre dans le Lysefjord. Sur le parking du départ de la randonnée, nous sommes entourés de voitures immatriculées de toute l’Europe. C’est parti pour 2h d’ascension sous le soleil. Nous atteignons le fameux Preikestolen, plateforme rocheuse, haute de 604m et qui offre un magnifique point de vue sur le Lysefjord, un fjord majestueux creusé par l’action de glaciers au cours des périodes glaciaires, puis la mer s’y engouffra pour créer un fjord de plus de 42 kilomètres de long..
Randonnée du Preikestolen. Images : Lucie Martin
On s’aventure pour prendre des photos qui donnent le vertige, les pieds ou la tête au dessus du vide. Pour préserver la beauté du lieu, aucune barrière de sécurité n’a été installées. La tête la première, nous rampons jusqu’au bord de la falaise. Ici chacun fait confiance à son instinct de survie.
Images : Lucie Martin
Nous pique-niquons rapidement avec vue sur le Lysefjord avant que la pluie arrive. Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup d’allemands, danois, hollandais, chinois, russes, italiens…etc Il est l’heure pour nous, une fois la rando terminée, de rentrer à notre auberge, de belles images en tête. Dernière nuit à Stavanger.
Sur le chemin du retour du Preikestolen. Image : Lucie Martin
Samedi 5 août : Nous quittons notre auberge atypique de Stavanger et prenons la route à nouveau. Encore un ferry pour récupérer la route 13 “Ryfylke”. Après une petite heure de route, un nouveau ferry. La pluie nous accompagne tout le long du trajet. La “Nasjonale turistveger” nous fait passer le long de plusieurs belles cascades tombant dans les fjords. La plus impressionnante sur notre route : Svandalsfossen. Essuies-glaces obligatoires en passant à côté en voiture. Au total 180m de chute depuis le sommet, accessible grâce à 540 marches. Brumisateur naturel pour le visage.
Une journée de route qui se solde par notre arrivée à notre hytte vers Breiborg, perdue dans le Rogaland. Ambiance cosy à l’intérieur. Pas de douche pour ce soir, mais un bon feu de cheminée avec vue sur le petit lac qui nous entoure.
→ Hytte : il s’agit d’une cabine traditionnelle de montagne en Norvège. Le confort peut y être spartiate et pas forcément pourvu de réseaux électriques et sanitaires. Une famille norvégienne sur trois en possède une. C’est pour cela que la Norvège fait partie des pays qui comptent le plus de résidences secondaires par habitant.
Notre hytte pour la nuit. Images : Lucie Martin
Dimanche 6 août : Nuit calme dans notre petite hytte. Direction Bergen aujourd’hui à presque 200km de là. Passage par l’église de Roldal en bois debout. Nous nous sommes aussi approchés du glacier Folgefonna.
Images : Lucie Martin
J10 à J12 : De Bergen au Sognefjord
Bergen. Image : Lucie Martin
Lundi 7 août : Sous une pluie battante, nous arrivons à Bergen, deuxième ville du pays avec environ 272 000 habitants. Surnommée, la ville de la pluie ou la Seattle européenne. Un dicton local dit que « tous les Norvégiens naissent des skis aux pieds sauf les habitants de Bergen, qui naissent un parapluie à la main. » Mais dans les rues, seuls les touristes utilisent des parapluies ou du moins essayent de lutter contre le vent avec. Pour les locaux, ce sont la veste de pluie et les bottes en caoutchouc qui sont de rigueur.
Bergen en vidéos. Crédits : Lucie Martin
Nous nous promenons le long du quai de Bryggen avec ses maisons en bois, classées au patrimoine de l’Unesco. Elles ont été érigées au XIVe siècle. Balade à la nuit tombée sur le quai.
Deuxième étape incontournable de la ville : le marché aux poissons. Fumé, frais ou même congelé, à vous de choisir comment vous voulez votre poisson. Pour nous ce sera, saumon fumé de mer et de rivière. Un régal à déguster en plein air avant que la pluie pointe le bout de son nez à nouveau.
Mardi 8 août : 140km pour Hyllestad, pour rejoindre le hameau Berge pour nous installer dans notre farm house du soir. Randonnée sans chemin ni carte pour découvrir les environs. Il faut parfois se fier à son instinct et suivre ses bonnes étoiles. On découvre alors un super panorama avec un lac. Le soir, nous avons pu même manger dehors et apprécier un magnifique coucher de soleil sur le fjord devant notre logement.
Images : Lucie MartinRando secrète. Image : Lucie Martin
Mercredi 9 août : Direction Sogndal. Sur la route on s’arrête à Balestrand, petit port avec des montagnes enneigées en arrière plan, véritable paysage de carte postale.
Balestrand. Crédits : Lucie Martin
J13 à J17 : Du Sognefjord à Oslo
Jeudi 10 août : Route pour Leirdal et découverte de la plus ancienne église à pilier de bois de Norvège (Stavkirke) à Urnes. Construite aux XIIe et XIIIe siècles, elle rassemble à la fois une structure romane, des traditions vikings et des réminiscences de l’art celtique. Située sur un promontoire, elle donne sur le magnifique Sognefjord.
Vendredi 11 août : Grande journée en perspective : nous allons marcher sur un glacier. A quelque minutes de notre location, nous avons rendez vous avec notre guide du jour et 5 autres personnes. Nous embarquons à bord d’un zodiac pendant une vingtaine de minutes (8km) sur un lac. Ensuite, nous partons en randonnée pendant 1h30 avant d’arriver au pied du glacier Tundergdalsbreen dans le Jostedal glacier national park. On s’équipe de crampons et piolet et nous voilà partis à la conquête de la glace. Entre de belles crevasses dévoilant le bleu de la glace, nous marchons tous encordés. Il s’agit d’un glacier de vallée, autrement dit d’une masse de glace allongée occupant la largeur de la vallée. Et le front glaciaire donne naissance à un torrent.
Samedi 12 août : Direction Skjolden aujourd’hui, au bout du Sognefjord. Plus long d’Europe et le deuxième plus long du monde après le Scoresby Sund au Groenland. C’est également le fjord le plus large de Norvège. Long de 204 km, jusqu’à la ville de Skjolden. Sur la route on s’arrête pour voir le glacier Nigardsbreen. On a même vu un bloc de glace se détacher !!
Dimanche 13 août : Nous entamons notre descente pour rejoindre la Suède en empruntant la très belle route touristique 55. Surnommée la route sur le toit de la Norvège, ici il n’y a pas de village en vue dans ces paysages de glace, de neige et de cascades dans des parcs naturels. Sur la route nous nous sentons seuls au monde.
Le paysage de prairie laisse alors place à un paysage de toundra avec quelques rares chalets perdus au milieu de nulle part. La neige apparaît alors peu à peu sur le bord de la route, alors que nous sommes en plein mois d’août.
Seuls présences sur la route, quelques moutons qui s’aventurent à la traversée. Passage par une autre église en bois debout, celle de Lom, datant de 1150.
Sur la route, seul au monde. Crédits : Lucie Martin
Puis nous nous arrêtons à Lillehammer, pour découvrir la ville qui a accueilli les JO d’hiver en 1994 et de la jeunesse en 2016.
Tremplin de saut à ski à Lillehammer. Crédits : Lucie Martin
Lundi 14 août : Dernière étape pour nous en Norvège : Oslo, la capitale. Une ville dynamique mais très moderne qui peut décevoir au premier abord. Parc de Vigeland, Palais royal, Opéra, port…
Oslo city. Crédits : Lucie Martin
Notre périple en Norvège se termine ici. Nous rejoindrons Göteborg en Suède puis nous ferons quelques jours de découverte de Copenhague au Danemark avant de rentrer sur Paris.
La Norvège, un pays aux paysages grandioses où la nature est reine. Il nous manque maintenant la partie nord du pays pour découvrir les Îles Lofoten et le grand nord, pour vivre l’expérience du soleil de minuit et les aurores boréales.
La Grèce, les Cyclades, Santorin et ses villages bleus et blancs construits à flanc de falaise. Soyons honnête ça fait rêver ! C’est la carte postale grecque par excellence. C’est même devenue une destination mariage prisée par plus de 500 couples chaque année qui viennent se dire « oui » face à la mer Egée. Victime de son succès, ce petit coin de paradis a rapidement viré au cauchemar pour ses habitants mais aussi ses touristes. J’y suis allée fin septembre/ début octobre 2018 en bateau depuis l’île de Naxos.
Une île volcan
L’arrivée à Santorin par bateau est inoubliable. A mesure que le bateau s’approche, nous nous sentons de plus en plus minuscules face à ces énormes falaises de 200 à 300m de haut qui se dressent devant nous. On distingue la capitale Fira (Thira) perchée au dessus du port.
L’arrivée en bateau sur l’île est inoubliable. Images : Lucie Martin
D’origine volcanique, cette île des Cyclades ne ressemble à aucune autre. L’île est en croissant de lune et en son centre se trouve le cratère du volcan accessible en bateau.
Balcon sur la mer Egée…
Si vous venez à Santorin je vous recommande de faire la promenade (11km) qui relie Oia à Fira le long de la caldeira. La randonnée est très agréable et permet de s’échapper du tourisme de masse dont souffre l’île.
Images : Lucie Martin
Quand l’heure du coucher de soleil approche, les points de vue sont envahis d’appareils photos, perches à selfie…etc Pour ne pas jouer des coudes afin de profiter un peu plus paisiblement de cette lumière de fin de journée je vous conseille : le rocher de Skaros. Courage pour le retour car il faudra remonter tous les escaliers descendus plus tôt. Mais la vue vaut le détour. Et vous serez quand même à l’écart pour profiter du coucher de soleil sur le cratère.
Le rocher de Skaros. Image : Lucie MartinLa lumière rasante dévoile la beauté de la caldeira et ses différentes couches. Image : Lucie MartinCoucher de soleil sur le cratère de Santorin. Image : Lucie Martin
…victime du tourisme de masse
Voyages de noces, shooting photo, invasion d’instagrameuses : Santorin en fait les frais tous les jours. Les touristes chinois sont les plus nombreux sur l’île. Pour soulever la barrière de la langue certains restaurants proposent même leur carte en chinois. Et plusieurs restaurants asiatiques fleurissent sur l’île. L’île compte plus de 15 500 habitants et autant de touristes par jour. Un petit échantillon ci-dessous de la face cachée des photos de Santorin. Car pour avoir une photo sans touriste il faut s’armer de patience.
L’île des shootings photos. Images : Lucie Martin
Oui Santorin c’est très beau. On en prend pleins les yeux mais sans cette invasion de touristes ce serait nettement plus agréable. Cependant si vous rêvez de séjourner dans l’un de ses fameux hôtel avec piscine à débordement, commencez dès maintenant à économiser. Attention alerte bon plan pour vous : il existe un bar avec piscine gratuite je répète GRATUITE sur l’île. Il s’agit de Lioyerma Lounge Cafe Pool Bar sur la commune d’Oia. Vous pouvez venir profiter de la piscine en consommant une boisson.
Je suis restée à peine deux jours sur l’île du coup je n’ai pas pu aller profiter des villages moins connus mais plus typiques comme Pyrgos, sa plage de sable rouge, le cratère Nea Kameni…etc La randonnée qui relie Oia à Fira restera à jamais gravée dans ma tête. C’était vraiment magique ! Peut être qu’en hiver, l’afflux de tourisme est moindre…à vous de choisir !
Allez c’est cadeau encore quelques photos pour la route :
En décembre dernier, je me suis envolée pour quelques jours à Cracovie. Une première fois en Pologne !! C’est également mon premier city trip de 4 jours en solitaire.
Jour 1 : Découverte de la vieille ville : Rynek Glowny
A Paris c’est le bazar avec les grèves ! J’ai donc décidé de fuir, direction Cracovie ! Après avoir atterri, ma première mission est de rejoindre le centre ville en bus. Difficile de trouver des polonais qui comprennent l’anglais. Je suis mon instinct en montant dans le premier bus. 40min plus tard me voici devant l’auberge de jeunesse que j’ai réservé pour mon séjour : Ginger hostel. Une fois installée, je décide d’aller prendre la température de la ville avant que la nuit tombe. Direction le Rynek Glowny, la place du Marché qui est la plus grande place médiévale d’Europe (avec ses 200 mètres de côté). Le bruit des calèches nous transporte quelques siècles en arrière. Nous sommes mi décembre et le marché de Noël occupe une partie de la place.
Je me promène dans les allées mais le froid se fait très vite ressentir. Direction le Camera café pour se réchauffer avec un chocolat chaud à la polonaise ; c’est-à-dire très épais et fort en chocolat. Impossible de le boire, je suis obligée de le déguster à la petite cuillère. En ressortant il fait déjà nuit noire il est 16h30. Le marché de Noël se remplit de plus en plus. Fromages fumés, saucisses grillées, tartines… polonais et touristes se ruent sur les différents stands. 17h : je lève la tête en direction de la basilique Sainte-Marie. J’entends une douce mélodie s’échapper d’une de ses tours.
C’est le hejnal, une mélodie traditionnelle polonaise interprétée de jour comme de nuit par un trompettiste toutes les heures vers les 4 points cardinaux successivement. Son origine remonte à l’invasion mongole de 1241. En apercevant l’ennemi arrivé, le garde donna l’alerte du haut de la tour. Mais il est interrompu par une flèche qui lui transperce la gorge. La mélodie est devenue l’hymne de la ville et un symbole pour la Pologne.
Le hejnal est joué toutes les heures par un trompettiste depuis la plus haute tour de la basilique Sainte-Marie. Image : Lucie Martin
Pour mon premier repas en Pologne, je cherche à tester les fameux pierogis. Ce sont de grosses ravioles fourrées à la pomme de terre, au fromage blanc pour les classiques : pierogi ruskie. Je me retrouve au Pierogarnia Krakowiacy. La décoration à l’intérieur est typique. Ici il faut passer commande au comptoir et on nous appelle lorsque le plat est prêt. 22 zloty soit environ 5 euros. C’est simple et goûteux : que demander de plus ?
Les pierogis sont des raviolis à la polonaise. Les classiques sont fourrés à la pommes de terre et au fromage. Image : Lucie Martin
Petite balade nocturne avant de rentrer à l’auberge.
Jour 2 : Kazimierz le quartier juif de Cracovie
Petit déjeuner à l’auberge avant de sortir dans le froid. -4°C ce matin. L’herbe est gelée dehors. Aujourd’hui je me suis inscrite à une visite du quartier juif de Krakow un freewalking tour comme on les appelle. Avant de rejoindre le point de rendez-vous je me promène dans la vieille ville. Je passe à l’université Jagellone Maius pour observer sa magnifique cour intérieure à arcades.
Partout dans la ville, des femmes tiennent un stand ambulant bleu pour vendre du pain : sésame, fromage, pavot, sel…il y en a pour tous les goûts.
10h30, je rejoins le point de départ du freewalking tour : devant la vieille synagogue. Kazimierz était le centre de la culture juive en Pologne à la veille de la seconde guerre mondiale soit environ 70 000 personnes. La quasi totalité de ses habitants a disparu dans les camps et chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.
Image : Lucie Martin
Le quartier a servi de décor pour le film « La liste de Schindler ». Pendant la visite j’ai fait connaissance avec une voyageuse solo néerlandaise. On a poursuivi la journée ensemble en déjeunant. Sur la place Nowy on mange sur le pouce comme les jeunes cracoviens. La star ici c’est la zapiekanki, un toast panini à la polonaise. Je choisis l apolska : du fromage, des champignons, de la saucisse blanche, des oignons frits… Un régal bien gras. La tartine est énorme (9 zl : environ 2 euros)
La place Nowy et ses fameux zapiekanki. Images : Lucie Martin
Ensuite on a passé l’après-midi ensemble. Nous sommes allées au musée de l’usine de Schindler. En sortant du musée il fait presque nuit. Direction le centre ville à pied car c’est l’heure du chocolat chaud. On s’installe au Nowa Prowincja réputé pour son chocolat chaud justement. Cette fois-ci je le demande avec un supplément crême sur le dessus. Confidence : il était vraiment excellent (meilleur qu’hier).
L’heure est venue de quitter ma partenaire de route du jour (impossible de retenir son prénom). Je rentre alors me poser au chaud à l’auberge avant d’aller dîner.
Ce soir j’ai très envie de poursuivre ma découverte des spécialités d’ici… Sur les recommandations d’une copine qui a passé 6 mois en erasmus ici, je teste U Babci Maliny. Première mission : trouver le restaurant et c’est pas gagné car il est caché. C’est bon j’emprunte des escaliers je rejoins le resto qui se trouve en sous-sol. Ici il faut aussi commander au comptoir. Au menu une soupe typique d’ici : zurek : à base de farine de seigle, de cumin, pommes de terre avec des morceaux de saucisses et un oeuf dur ! Le tout servi dans une miche de pain évidée.
Un régal, j’ai adoré. le goût est particulier mais très parfumé. Je rencontre un couple de retraités d’Annecy, interpelé par ma soupe. Ils me donnent des conseils pour visiter les mines de sel. Puis je discute avec un autre couple de retraités londoniens. J’essaie de terminer le pain mais impossible sans soupe…
Une journée bien remplie. Beaucoup de rencontres, je ne me suis pas sentie seule une seule seconde.
Jour 3 : À la conquête de la colline de Wawel
Aujourd’hui direction la colline du château de Wawel. C’est ici le cœur historique de la Pologne. C’est l’ancien centre politique et administratif du pays. En chemin je croise la route du célèbre dragon de Krakow. Selon la légende, il vivait sous la colline de Wawel. Attention car parfois il se met à cracher du feu. Pour se nourrir il engloutissait des jeunes filles et des troupeaux entiers de brebis. Un jour c’est la fille du roi Krakus qui fut désignée comme prochaine victime. Les habitants tendirent un piège au dragon. Ils lui offrirent un mouton rempli de soufre. Le dragon explosa après avoir avalé la bête.
Cathédrale de Wawel. Image : Lucie Martin
Visite de la cathédrale de Wawel et des chapelles royales. Puis je suis montée dans la tour Sigismond pour admirer une belle vue sur la ville.
Retour en centre ville et visite de l’intérieur de la basilique sainte Marie. Elle date du XIIe siècle mais elle a été reconstruite en 1355. Son chœur est magnifique. On ne sait même plus où donner de la tête. Malheureusement le retable était en travaux. Tous les murs sont peints : le plafond couleur bleu nuit, les murs d’un rouge ocres et ornés de dorés.
L’intérieur de la basilique Sainte-Marie est majestueux. Image : Lucie Martin
L’heure du déjeuner approche et je décide de manger à nouveau des pierogis (raviolis polonais). Direction Kielony Kredens. Menu du jour pour 20 zloty : environ 5 euros. Zupa + pierogis + kompot grams (sirop chimique aha) Ici on partage les tables. Je m’assois timidement entre deux polonais. C’est un peu ambiance cantine !
En début d’après-midi direction le marché Stary kleparz. Rien de mieux qu’un marché pour s’immerger dans une culture. En plus je suis la seule touriste. Fruits et légumes, viandes fumées, saucisses blanches, fromages polonais… Petit reportage photo dans les allées du marché ci-dessous :
Stary Kleparz, ambiance au marché de Cracovie. Images : Lucie Martin
Ensuite je décide de prendre de la hauteur pour admirer la place Rynek Glowny vue d’en haut. La tour de l’hôtel de ville offre une belle vue sur la place et sa basilique avec une magnifique lumière en fin de journée.
Vue sur la basilique Sainte-Marie depuis la tour de l’hôtel de ville. Image : Lucie Martin
C’est déjà l’heure du chocolat chaud, mais honnêtement je ne m’en lasse pas. Retour dans le même café qu’hier.
Pour cette soirée, je me rends dans le quartier juif Kazimierz. Dîner à la Kuchnia Domowa. Je m’assois à une table où deux polonaises sont en train de déguster un menu du jour. Je choisis pour ma part la kotlet schabowy; côte de porc panée. (C’est le plat de viande le plus populaire de Pologne) Je fais connaissance avec les deux polonaises qui partagent ma table. On discute en anglais avec Agnieska. Elle habite Varsovie mais vient ici en formation. Elle me recommande de prendre des jablka w ciescie (pommes fries) en dessert. Je les prends à emporter pour les déguster sur ma route du retour. Je vais prendre la température place Nowy. Il y a foule en ce vendredi soir. Les gens font la queue pour une zapiekanka (les fameuses tartines…)
Place Nowy de nuit. Image : Lucie Martin
La journée se termine, je suis crevée. La nuit dernière ne fut pas reposante car un ronfleur a débarqué en plein milieu de la nuit. En espérant que la nuit soit plus calme…
Jour 4 : Voyage au cœur des mines de sel
Dernière journée à Cracovie. Après un copieux petit-déjeuner, je retourne dans la vieille ville. Je grimpe dans la plus haute des tours de la basilique Sainte-Marie (82m). La vue sur la place et la halle aux draps est grandiose.
Dommage que le ciel soit gris ce matin. Sur la gauche on voit la colline Wawel qui domine en retrait de la vielle ville. 10h, les cloches sonnent…Le trompettiste sort de sa cachette et se prépare à jouer le hejnal. Il s’accorde en fermant toutes les fenêtres. Puis lorsque les cloches ont fini de sonner, il joue cette douce mélodie à quatre reprises vers les quatre points cardinaux.
Vue sur la halle aux draps et la tour de l’hôtel de ville. Image : Lucie Martin
Puis il salue les passants sur la place. Un moment unique, comme si le temps s’arrêtait pour qu’on puisse l’entendre jouer. Il est temps de redescendre. Direction le musée de l’université Jagellone (Maius). Somptueuse bibliothèque, appartements, amphithéâtre des théologiens : c’est ici que Copernic a étudié entre 1491 et 1495.
Université Jagellone. Image : Lucie Martin
Retour à Kaziemierz ce midi pour déjeuner à la Kuchnia u Doroty pour goûter une autre spécialité : les goblakis : feuilles de choux garnies d’une farce de viande + riz + oignons avec une sauce à la tomate.
Je me redirige vers le nord de la ville. 14h je prends le bus pour Wieliczka (environ 30min de trajet). J’ai repéré une visite en français des mines de sel à 15h. C’est parti pour la découverte d’un monde souterrain particulier. 390 marches plus bas on entame la visite. Nous descendons progressivement plusieurs paliers : 64m puis 135m sous terre. Depuis le XIIIe siècle, la mine est exploitée pour son sel. Grâce au sel, le bois est parfaitement conservé. Les galeries ont été creusées à la main au XVIIe et XIXe siècle. Les chevaux ont également travaillé dans les mines. Le clou du spectacle, une immense chapelle dédiée à la reine Kinga. Une magnifique cathédrale souterraine où tous les samedis une messe est donnée. Sculptures majestueuses en sel…
Les mines de Wieliczka. Images : Lucie Martin
Retour en fin de journée sur Krakow pour une dernière soirée polonaise. Pour l’occasion je me fonds dans la masse au marché de Noël. Au menu golonko (jambonneau grillé avec des champignons). Je n’ai pas envie de rentrer, je profite de mes derniers instants ici en me promenant sur la place.
Bilan de ce séjour : j’ai adoré Krakow. C’est une (petite) ville super agréable et très vivante où tout se fait à pied. Belles découvertes culinaires également. J’espère revenir en Pologne. J’ai adoré faire ce voyage en solo car je me laissais vivre selon mes envies. Je faisais ce que je voulais quand je voulais et cela n’a pas de prix.
Mes incontournables :
La vieille ville Rynek Glowny, la halle aux draps, le Planty
Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne.
Bleu nuit, bleu ciel, bleu azur, bleu turquoise, bleu électrique : ici toutes les nuances de bleus sont réunies. Chefchaouen ou Chaouen, signifie « sommets » en référence aux montagnes du Rif qui entourent ce village à 600m d’altitude. Sa particularité ? son architecture andalouse et se bâtiments peints de bleus. A noter que contrairement à Fès ici on parle plus facilement espagnol que français car les enclaves espagnols ne sont pas très loins.
Crédits : Lucie Martin
Nous sommes jeudi 14 juin et qui dit jeudi ici dit jour de marché ! Je suis super contente car j’adore l’ambiance que dégagent les marchés. Je trouve qu’il n’y rien de mieux qu’un marché pour prendre la température d’une ville. Il y a foule, tout le monde court dans tous les sens. Certains font le plein de pommes de terre pendant que d’autres se ruent sur les fruits. Le sol est envahi de feuilles de clémentines…
Ambiance en ce jeudi sur le marché de Chefchaouen. Crédits : Lucie Martin
En fin de journée, on décide de prendre la hauteur en empruntant un chemin en passant la rivière pour monter jusqu’à la mosquée qui domine la ville où nous avons un beau point de vue sur la ville bleue.
JOUR 4 : 14 juin : Promenade dans ce dédale bleu et architectures andalouses
Petit déjeuner en extérieur dans un café car le responsable du petit déjeuner dans notre logement a oublié de se lever. Ceci n’est pas une blague. Puis balade dans les rues qui sont désertes. Il est 10h du matin même les épiciers ne sont pas ouverts… Tout ce bleu est apaisant, ressourçant. Toutes les portes sont colorées et uniques ici. Chefchaouen a beaucoup de charme, on s’y sent bien avec ces montagnes verdoyantes qui l’entoure.
L’après-midi, direction les remparts pour prendre de la hauteur. On croise un homme qui descend de la montagne avec deux énormes sacs sur les épaules puis un âne plus loin. On a un beau point de vue sur la ville en contre bas.
Ensuite on regagne la ville et on se retrouve de l’autre côté des murs rouges crénelés de la Casbah. Un joli jardin andalou se trouve dans la Casbah à l’ombre des palmiers.
Terrasse panoramique en haut de la tour avec une vue sur le minaret à la forme octogonale de la Grande mosquée. Crédits : Lucie Martin
Ce soir on goûte une autre spécialité la pastilla. Un plat composé de feuilles de brick avec du poulet, des oignons, du miel, de la cannelle,des amandes et d’autres épices à l’intérieur. Un mélange sucré-salé très gourmand mais surtout très copieux !
Demain retour à la civilisation, départ pour Meknès…
Mes incontournables :
Prendre le temps de visiter la médina
Admirer la ville depuis la terrasse panoramique dans la Casbah
Grimper jusqu’à la mosquée Jemaa Bouzafar en passant la rivière (parfait au moment du coucher du soleil)
Aller au marché le lundi ou le jeudi
Balade bleutée dans Chefchaouen en images. Crédits : Lucie Martin
En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays. JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille »…
Première fois au Maroc il y a trois ans ! Direction Marrakech avec ma promo de journalisme. Notre objectif ? Parcourir la ville en long en large et en travers afin de réaliser un magazine sur l’après COP 22 sur les initiatives en matière de développement durable dans la ville. En une semaine, nous avons…
En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays.
JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès
Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille » marocaine (Naïma et Mohammed) nous attend. En fait il s’agit de la tante d’un copain de mon frère. Prévenus la veille, ils tenaient à nous accueillir en personne à l’aéroport.
Direction la médina de Fès pour poser nos bagages dans notre riad. Car oui là-bas derrière une porte banale en apparence on tombe sur les plus beaux riads de la ville avec leur patio intérieur qui protège de la chaleur et du bruit de la rue. Il est midi, nous décidons de déjeuner sur place avant de nous lancer dans l’exploration de la médina de Fès. Au menu tajine de légumes.
Les remparts de la médina. Crédits : Lucie Martin
Fès se divise en trois cités : Fès el-Bali, la vieille ville arabo musulmane datant du VIIIe-XIIe siècle ; Fès el-jedid, la cité impériale XIIIe où se trouve l’ancien quartier juif et le palais royal et la ville nouvelle construite par les français début 20e. Toute la médina est entourée de remparts.
La médina de Fès est la plus grande médina du monde arabe. Elle est connu comme étant un vrai labyrinthe. Souks de partout, épices, habits traditionnels pour le mariage, fruits, légumes, pâtisseries orientales, tapis, babouches, djellaba : c’est un dédale de rue multicolores où toutes les odeurs s’entremêlent.
Ambiance dans l’un des souks ed la médina. Crédits : Lucie Martin
Pour notre premier jour, suite à différentes recommandations, on décide de ne pas s’aventurer seul mais avec un guide. C’est parti pour 3h de visite dans la vieille ville.
Plongée immédiate dans le dédale de souks que comprend la ville. La ville compte aussi beaucoup de fondouk (des entrepôts de marchands).
L’immanquable reste la mosquée Karaouiyine qui s’étend sur 16 000m² et qui dispose de 14 portes d’entrées. C’est la plus grande mosquée d’Afrique du nord. Elle est identifiable avec ses toits de tuiles vertes. Son université et sa bibliothèque sont réputés dans le monde entier.
Crédits : Lucie Martin
L’accès à la mosquée est réservé aux musulmans mais en se promenant dans la médina on peut en faire le tour et apercevoir, quand les portes sont ouvertes, les fontaines où toutes les générations se croisent, mais aussi les salles de prière au loin.
Puis nous arrivons sur une place plus bruyante normalement car ici on tape le métal c’est la place Seffarine. Nous reprenons notre promenade…”balek balek” crient des hommes poussant des chariots débordant de marchandises…pour qu’on les laisse passer. Visite de la Medersa el-Attarine, la plus ancienne de Fès. C’est une école coranique au plafond en bois de cèdre sculptés.
Medersa el-Attarine. Crédits : Lucie Martin
Tout en redescendant les rues à travers la médina, nous arrivons aux tanneries de Chouara, les fameuses. Elles se trouvent au bord de l’Oued, le cours d’eau qui traverse la ville. Ici, on observe le travail des tanneurs depuis les terrasses qui les entourent. L’odeur qui s’échappe des cuves nous plongent dans l’ambiance. Dès l’entrée, on nous tend des feuilles de menthe à mettre sous le nez pour supporter les odeurs. Ici les peaux de bêtes arrivent puis elles sont lavées et teintes dans les cuves. Ce jour-ci il n’y a pas grand monde car beaucoup prennent des congés après le ramadan nous explique notre guide. Nous y passerons une autre fois pendant notre séjour.
Bon, nous nous sommes fiés à notre guide qui courait dans tous les sens. Mais si on se retrouve perdus dans la médina, nos seuls points de repères restent les portes.
La plus belle d’entre elles c’est Bab boujloud. C’est ici que nous retrouvons Chaimae et son frère, les enfants de Naïma et Mohammed qui étaient venus nous chercher à l’aéroport. Direction un café dans la médina pour faire connaissance. Puis on se retrouve à 23h à manger chez eux avec toute la famille réunie pour partager le dîner.
Une première journée bien chargée en rencontres et découvertes.
JOUR 2 : Rendez-vous au palais royal puis couscous
On commence ce deuxième jour avec un petit déjeuner dans notre riad. Au menu crêpes marocaines et thé à la menthe bien sûr.
Aujourd’hui on décide de partir explorer Fès el jedid en commençant par le palais royal. Derrière ses immenses portes en cuivre, se trouvent 80 hectares de jardins, une mosquée, une medersa. Le souverain passe seulement quelques semaines par an ici. Le tout est fermé au public.
Le portail est paré de mosaïques, de stucs et ses portes sont en bronze doré. Crédits : Lucie Martin
Puis nous empruntons des petites rues dans le quartier au détour d’un souk ombragé. J’avais oublié de préciser plus haut mais ici l’appel à la prière rythme nos journées.
Exceptionnellement Naïma nous prépare son couscous du vendredi…pour ce midi. On se retrouve tous autour de la table basse du salon entouré de banquettes à la marocaine. Moment de convivialité et de partage. Ici on mange tous dans le même plat. Son couscous aux 7 légumes est pleins de saveurs. Chacun mange à sa manière à la cuillère ou directement avec les mains.
Le couscous de Naïma. Crédits : Lucie Martin
Puis pour terminer sur une note sucrée, on découvre le sellou fassi. Une gourmandise marocaine, sous forme de poudre compacte à base de farine – d’amandes – graines de sésames – beaucoup de sucre – du beurre – de l’anis –de la cannelle…etc
L’après-midi déjà bien entamé, nous prenons la route direction Sefrou. Nichée à 800m d’altitude elle est connue pour sa production d’olives et de cerises. Nous nous rendons aux cascades de l’Aggaï où les habitants des alentours se rendent pour se rafraîchir dans l’après midi.
Puis nous reprenons la route pour rentrer sur Fès. Objectif observer le coucher de soleil sur la vieille ville depuis les tombeaux des mérinides. Cette colline qui domine la médina offre une atmosphère reposante loin de l’effervescence de la médina. C’est ici qu’ont été enterrés les derniers sultans de la dynastie mérinides XIV XVe. La mosquée Karaouiyne se détache avec son toit aux tuiles vertes et son minaret qui domine la médina.
Point de vue depuis les tombeaux des Mérinides. Crédits : Lucie Martin
Avant de rentrer nous retournons aux tanneries pour une visite privilégiée avec Mohammed ancien tanneur. Il a commencé à travailler ici à l’âge de 13 ans. Ils alternaient alors les différents postes dans les cuves : lavage des peaux, teintures, séchages.
C’est fini pour ces deux premières journées intenses à Fès. Suivez la suite de notre aventure dans le nord du Maroc à Chefchaouen juste ici :
Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne. Bleu nuit, bleu ciel, bleu…
Laissez vous charmer par la vieille médina de Fès à travers cette courte vidéo ! Crédits : Lucie Martin
Mes incontournables :
Se perdre dans la vieille Médina, et marchander dans les souks
Observer le travail des tanneurs aux tanneries de Chouara
Visiter une medersa : Bou Inania ou Attarine
Coucher de soleil depuis les tombeaux des Mérinides
Manger un couscous dans une famille marocaine
Apprécier l’heure du thé à la menthe
Visiter Fès el-jedid et admirer les portes du palais royal
Infos pratiques :
Vol aller retour depuis Orly avec Transavia : environ 120 euros ; depuis Beauvais environ 80/100 euros.
Logements : Riads sur Airbnb. Je vous conseille le Riad Jamai (petit déjeuner inclus). Superbe patio avec piscine super abordable. 45 euros la nuit pour deux personnes. Nous avons également fait le Riad Tahra & Spa 55 euros la nuit pour deux.
Le 6 juin 2016, je me suis envolée à destination de Cuba pour deux semaines de voyage en itinérance afin de découvrir la plus grande île des Caraïbes. Cuba est baignée au nord par l’océan atlantique, au sud par la mer des Caraïbes et à l’ouest par le golfe du Mexique. Cette île est une ancienne colonie espagnole depuis sa découverte par Christophe Colomb en 1492 jusqu’en 1898. Depuis le réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis en décembre 2014, les touristes affluent sur l’île pour la découvrir avant qu’elle ne change. En effet, Cuba est un peu coupée du monde et elle n’est pas victime de la mondialisation. Cela est dû à l’embargo des Etat-Unis à son égard depuis 1962.
Mon sac de routarde sur le dos, je m’attends à être dépaysée et à me couper du reste du monde pendant deux semaines car l’accès à internet reste coûteux, long et difficile sur l’île.
Lorsque l’on pense à Cuba, on imagine directement les belles plages, les rhums, la salsa ou encore les cigares. Mais l’île a davantage à offrir car elle bénéficie d’une faune et d’une flore d’une grande richesse.
Campagne et montagne dans la Sierra del Rosario Image : Lucie Martin
Le début d’un voyage dépaysant
Mon voyage commence à l’ouest de l’île dans la vallée de Viñales. C’est la campagne profonde cubaine où l’on croise des paysans vivant au rythme des saisons et des récoltes entre champs de tabac et champs de maïs. Nous découvrons la région en randonnant entre les mogotes qui sont une spécificité géologique propre à Cuba et aux Caraïbes. Il s’agit de collines de calcaire caractérisées par leur forme arrondie. La végétation est luxuriante. Elle contraste avec la terre d’ocre rouge des chemins que nous empruntons. Autour de nous, les Casas del tabaco (maisons du tabac) se succèdent. C’est à l’intérieur de ces maisons que les feuilles de tabac sont suspendues pour sécher entre 45 à 60 jours afin de passer du vert clair au marron. Le tabac est un pilier économique et identitaire de l’île. La technique d’assemblage et de roulage des différentes feuilles de tabac par les torcedores (rouleurs) fait partie de la culture artisanale cubaine et est transmise de génération en génération.
Dans la vallée de Viñales, les cigares sont fabriqués de la même manière depuis plusieurs générations. Image : Lucie Martin
Au cours des différentes randonnées, nous croisons des paysans machettes à la ceinture, chapeaux de cowboy vissés sur le crâne, assis sur un cheval ou encore conduisant une charrette avec des bœufs qui font partie de l’authenticité de la région. Le dépaysement est garanti.
Image : Lucie Martin
Nous prenons nos repas chez l’habitant. D’une incroyable générosité et qualité, les tables sont remplies de plats variés. Le repas traditionnel se compose de chicharritas (banane plantain grillée en fine rondelles comme des chips), de crudités et de différents légumes cuits à l’eau comme du yuca (manioc) ou encore du malanga (sorte de topinambour antillais) assaisonnés à l’huile et à l’ail. En viande, on retrouve le poulet (pollo) ou le porc (cerdo) grillé ou émietté accompagné d’un plat de riz blanc et de haricots noirs. Les desserts sont rares dans la gastronomie cubaine. Le plus connu est la fruta bomba con queso ; il s’agit de confiture de goyave ou de papaye accompagnée d’une tranche de fromage. Un dessert très spécial. Moins prise de risque, on retrouve différents fruits exotiques comme l’ananas, la mangue ou la papaye… Côté cocktails, nous avons le choix entre le mojito typique sur l’île ou le daïquiri, mais aussi la piña colada. Le tout à consommer avec modération !
Chez l’habitant, les tables sont remplies de différents plats. Crédits Photo: Lucie Martin
Nous alternons randonnées mais aussi baignades dans les Cayo Levisa, Cayo Las Bruyas qui sont des bancs de sable blanc. Ces îlots sont loin d’être représentatifs de Cuba car leur accès est réservé aux touristes étrangers et aux Cubains y travaillant. Pour prendre le bateau, il existe encore des autorisations, des permissions à obtenir. La fuite des Cubains par la mer pour rejoindre la Floride ou encore l’Amérique du sud est redoutée par le régime castriste. Même avec le plus beau diplôme en poche, ils gagnent seulement en moyenne l’équivalent de 19 dollars par mois. Beaucoup souhaitent rejoindre les États-Unis pour gagner davantage avec le même diplôme.
Cayo Levisa et ses eaux turquoises. Image : Lucie Martin
Trinidad, une ville hors du temps
Classée au patrimoine de l’UNESCO en 1988, Trinidad était la ville la plus attendue de tout le groupe. Elle a su garder son authenticité.
Des calèches circulent dans les rues pavées de la ville, bordées de maisons aux couleurs pastel et à l’architecture coloniale. Dans les rues et sur les places de la ville des musiciens jouent des sons ensoleillés cubains. Trinidad dégage une atmosphère particulière. Elle invite à prendre le temps de l’admirer, de la vivre en flânant dans ses ruelles. Le temps semble s’être arrêté ici à l’époque coloniale.
Le temps semble s’être arrêté à Trinidad. Image : Lucie Martin
Dans les rues pavées, nous croisons des quinceaneras, des jeunes filles vêtues de robes extravagantes et maquillées célèbrant leurs 15 ans. Il s’agit d’un âge symbolique en Amérique latine car il représente le passage à l’âge adulte.
Au détour d’une rue, nous nous faufilons dans une école où tous les écoliers sont en uniformes. Pendant leur temps de récréation, ils se déhanchent sur des sons cubains ou regardent un dessin animé. Cuba a un taux d’alphabétisation de 99.91% en 2011 selon le rapport PNUD. C’est le pays qui investit le plus dans l’éducation.
Le jeu qui identifie le mieux les Cubains est le domino auquel ils jouent avec passion. Lorsque l’on joue aux dominos avec eux c’est très sérieux. Entre équipe et stratégie, le domino cubain est un véritable challenge.
Façades et rues pavées de Trinidad. Image : Lucie Martin
La musique et la danse omniprésentes
Elle rythme nos déplacements. Ceci n’est pas une légende, la grande majorité des Cubains ont la musique dans la peau. A chaque coin de rue de La Havane ou de Trinidad, on rencontre des musiciens qui se produisent sur une place ou dans les restaurants. Lorsque la musique commence, il est difficile pour les Cubains de rester assis. Ils sont habités par la musique et la vivent sur des pas de danses pour le moins lascive comme la salsa ou le reggaeton. C’est l’essence même de Cuba. Dans les taxis, les mêmes sons latinos défilent en boucle.
Image : Lucie Martin
Nous finissons notre séjour en passant les derniers jours dans la capitale cubaine, La Habana. Dans toutes les rues défilent des vieilles voitures américaines toutes plus belles les unes que les autres. Elles y sont omniprésentes et sont le reflet d’une époque. Ici, les quartiers aux façades délabrées et presque en ruine côtoient les hôtels et les façades coloniales de toutes les couleurs. La pauvreté se fait ressentir.
Vieilles voitures américaines devant le Capitolio à La Havane. Crédits photo: Lucie martin
Dans les rues des villes, on retrouve des affiches, peintures, fresques à la gloire de la révolution cubaine notamment à travers la figure du Che omniprésente. « Hasta la victoria sempre » se lit sur les murs de toutes les villes.
Deux monnaies circulent à Cuba : le pesos cubain est la monnaie nationale réservé aux Cubains tandis que le peso cubano convertible est destiné aux touristes pour payer restaurants, hôtels, souvenirs…
Figure du Che Guevara dans la ville de Cienfuegos. Image : Lucie Martin
En tant que touriste, Cuba a de quoi faire rêver avec la variété de ses paysages entre mer turquoise, montagnes et forêts à la végétation luxuriante, mais aussi avec l’ambiance si particulière de ses villes, la gentillesse et la générosité des Cubains. Il ne faut pas oublier que pour les Cubains rien n’a changé ici. L’état contrôle tout. Ils sont toujours soumis au rationnement pour se procurer les biens de première nécessité. L’île reste l’une des dernières dictatures communistes de la planète. Je suis tombée sous le charme de l’île mais plusieurs questions me préoccupent après mon voyage : à quoi ressemblera Cuba d’ici 5 ans suite à son rapprochement avec les Etats-Unis ? La dictature communiste en vigueur sur l’île prendra-t-elle fin ? Est-ce que Cuba parviendra à garder son authenticité ?
Cuba, itinéraire en deux semaines :
Jour 1: arrivée à La Havane Jour 2 et 3 : Partie ouest de l’île : Massif de Viñales (Pinar del Rio) : culture du tabac et randonnée dans le massif des Mogotes. Jour 4 : Mil Cumbres Jour 5 : Cayo Levisa, îlot au nord de Pinar del Rio Jour 6 : Sierra del Rosario, randonnées…etc Jour 7 : randonnée dans la Sierra del Rosario (suite) puis baie des cochons (Playa Larga, mer des Caraïbes) Jour 8 : Cienfuegos puis transfert le soir à Trinidad Jour 9 : Trinidad découverte de la ville + plage Jour 10 : Sierra de Banao randonnée et nuit au refuge La Sabina Jour 11 : Sancti Spiritus et Remedios Jour 12 : Cayo Las Brujas, océan atlantique Jour 13 : Santa Clara, visite des monuments en hommage au Che Jour 14 : Visite de La Havane, promenade le long du malecón…etc Retour…