Une journée à Porto en hiver

BOM DIA !

Pour bien commencer 2020, je me suis envolée pour une semaine au nord du Portugal. Une deuxième fois dans le pays après une première visite à Lisbonne il y a quelques années. Au programme, découverte de la ville de Porto et de ses environs. Je vous propose ici de visiter la ville en une journée, le tout à pied. Bonne balade, suivez moi !

Des azulejos à tous les coins de rue

Ma visite de Porto commence par la gare de São Bento. Sa particularité ? Ses murs sont habillés de azulejos.  Les scènes représentées évoquent la vie traditionnelle dans le nord du Portugal ainsi que les grands épisodes de l’histoire du pays. Une invitation au voyage…

Estação Ferroviá de Porto. Image : Lucie Martin

Azulejos : au Portugal et en Espagne, il s’agit d’un ensemble de carreaux de faïences décorées. Ils ont connu leur apogée au XVIIIe siècle au Portugal. Parmi leur atout principaux, ils protègent contre l’humidité en hiver et contre la chaleur en été.

Puis il faut se laisser porter par ses rues. Attention ça grimpe ici ! Je me retrouve alors en face à face avec l’Igreja de Santo Ildefonso, une église vêtue d’azulejos.

Igreja Santo Ildefonso. Image : Lucie Martin

Puis je suis partie visiter la librairie Lello. Elle a été reconnue comme l’une des plus belles bibliothèques au monde (plutôt chauvins les portugais). C’est son escalier qui nous émerveille une fois le seuil de la porte passé. Pourtant ce n’est pas un escalier en bois mais en plâtre ! L’illusion est parfaite Ils auraient inspiré J.K Rowling pour Harry Potter.

L’heure du déjeuner approche. J’ai bien envie de tester des bolinhos do bacalhau (beignets de morue). A l’intérieur, on retrouve de la morue bien sûr mélangée à de la pomme de terre, des oignons et des herbes….un régal !!

Le paradis de la morue. Image : Lucie Martin

Le problème c’est que ces accras de morue m’ont mis en appétit. Direction le restaurant Tascö pour le déjeuner. Au menu : alheira (saucisse typique du nord est du Portugal) ; riz à la portugaise (aux tomates) ; pica pau : assortiment de différentes viandes avec petits légumes. Sinon parmi les spécialités culinaires de la ville de Porto il y a les tripes à la mode de Porto et la Francesinha. Cette dernière est un genre de sandwich recouvert de beaucoup de fromages fondus et d’un œuf parfois ! Je reconnais je n’ai pas été courageuse sur ce coup-là car je ne m’y suis pas risquée…

L’après-midi, je poursuis ma balade dans les rues de la ville. Igreja do Carmo, rue Santa Catarina, place de la liberté…

Puis direction le Palacio da bolsa pour une découverte insolite. Le palais de la bourse abrite des salles d’apparat magnifiquement décorées. Il abrite derrière l’une de ses portes un somptueux salon arabe de style néo-mauresque.

Flâner sur les quais du Douro

En fin de journée, direction le quartier de la Ribeira pour se promener le long du Douro. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une deuxième ville dans la ville. Plus animée, avec ses façades colorées embellies avec le soleil rasant en fin de journée. Les rues sont très étroites autour du quartier…Et le linge pend par dessus les balcons.

Image : Lucie Martin
Image : Lucie Martin

En toile de fond le pont Dom Luis est imposant. Sa structure métallique a été construite entre 1881 et 1886 par Théophile Seyrig, un élève de Gustave Eiffel. Il faut traverser le pont pour en admirer ses dimensions impressionnantes et pouvoir profiter d’une magnifique vue sur la Ribeira. C’est également de ce côté que se trouve la majorité des caves de Porto.

L’heure du dîner approche, ce soir c’est arroz do pato (riz au canard) à la Taberna Santo Antonio. Je recommande à 100% cette adresse qui reste typique même si elle attire de nombreux touristes. Mais le rapport qualité prix est là et les plats sont typiques.

Pour digérer je vous conseille de terminer la soirée en retournant au bord du Douro pour se plonger dans l’ambiance de la Ribeira de nuit. Bon nous sommes en janvier, les soirées sont fraîches mais j’imagine que l’été tout le monde doit profiter des quais !

Porto c’est une ville super agréable ! Si vous aimez comme moi bien manger vous serez servis car ici tout est accessible et les quantités sont au rendez-vous. L’hiver reste quand même frais même si j’ai eu du soleil pendant toute ma semaine dans le nord du Portugal. Mais contrairement à Lisbonne je trouve qu’il y a beaucoup moins de choses à faire / à voir. Néanmoins, c’est la destination parfaite pour un weekend en avril/mai ou septembre/octobre à compléter avec une balade sur le Douro et la visite d’une cave pour ceux qui veulent tout savoir sur le porto.

Até breve 🙂 !

Tours, ville coup de cœur

Pour commencer cette rubrique Tour de France, je vous emmène à Tours. Cette ville représente beaucoup de choses pour moi. J’ai passé trois années ici pour mes études de journalisme. J’ai eu le temps de la découvrir puis de l’aimer. C’est pourquoi il a été très compliqué de la quitter. Suivez le guide, je vous emmène faire un tour à Tours ! (ça commence bien…)

Le charme de l’ancien

Par où commencer…Tours c’est une ville située entre la Loire et le Cher dans la région Centre-Val de Loire. Le Vieux Tours nous transporte au XVe siècle. Place Plum’ (Plumereau) c’est LE cœur historique de la ville. En hiver comme en été, matin et soir il y a toujours du monde sur la place pour boire un coup ou se restaurer. Entourés de demeures à pans de bois, cette place ne désemplit jamais. Ses ruelles pavées, ses anciennes maisons nous font voyager dans le temps. Il n’y a pas beaucoup de voiture dans le centre historique c’est le bonheur !

Place Plumereau. Image : Lucie Martin

Toujours dans le vieux Tours, les yeux des plus curieux se posent sur l’hôtel Gouin. Hôtel particulier, il fut incendié au début de la seconde guerre mondiale avant d’être restauré en 1950. Un petit bijou d’architecture à la vue de tous. Aujourd’hui il accueille des expositions.

L’hôtel Gouin. Image : Lucie Martin

Maintenant éloignons nous de la place…direction Tours, côté Halles. Que serait Tours sans sa gastronomie ? Dimanche jour de marché sur la place des Halles, l’occasion de s’approvisionner en rillons : ce sont des petits morceaux de poitrine de porc , rissolés et confits dans la graisse… un délice à déguster froid ou chaud. Ensuite la Touraine et ses fromages de chèvre toute une histoire. Le sainte-Maur de Touraine, un régal. Je vous conseille d’aller déguster les fromages Rodolphe Le Meunier aux Halles. A Tours il y a également les rillettes…mais je dois reconnaître que je préfère celle du Mans. Excusez moi les Tourangeaux !

Image : Lucie Martin

Tours c’est aussi sa cathédrale et le quartier qui l’entoure avec son château mais aussi le musée de beaux-arts. Ce dernier abrite un cèdre du Liban de 216 ans et un mystérieux éléphant…

L’automne et le printemps sont mes saisons préférées à Tours. Notamment avec l’éclosion de ses magnolias vers le mois de mars.

Une ville sublimée par la Loire

Je pense que c’est l’atout numéro un de Tours : son emplacement entre la Loire et le Cher. A chaque saison, les promenades en bords de Loire révèlent ,les plus belles couleurs et lumières. Comme ici en automne :

La Loire de nuit…

Une île dans la ville

Souvent les week-ends j’allais prendre l’air sur une île. Oui oui, la Loire se compose de plusieurs îles dont l’île Simon accessible à pied et en vélo. Une parenthèse à deux pas de la ville. C’est l’endroit parfait pour courir, faire la sieste, s’évader, se poser…

Vue sur le pont Wilson depuis l’île Simon. Image : Lucie Martin
L’île Simon sous la neige. Image : Lucie Martin

Mes bonnes adresses à Tours 🍴

Une chose est sûre : on ne meurt jamais de faim à Tours. Entre la rue Colbert, place Plum’ et le quartier des Halles : les restaurants fleurissent à tous les coins de rue. C’est une ville qui regorge de superbes adresses. Je vous partage ci-dessous quelques unes de mes préférées !

  • Cuisine de marché : Le Marché Gourmand, 27 rue du Grand Marché
    La Table du Grand Marché, 25 place du Grand Marché
    Le Zinc, 27 place du Grand Marché
  • Plats raffinés : La Deuvalière, 18 rue de la Monnaie
  • Pierrade : Les Pierres Fondues, 122 rue Colbert
  • Cuisine libanaise : Le Beyrouth, 60 rue Colbert
  • Crêpes : La Bigouden, 3 rue du Grand Marché
    Le Be New, 35 rue Briçonnet
  • Brioches : Briocherie Lelong, 40 rue de Bordeaux
  • Pains et viennoiseries : Hardouin, 39 place du Grand Marché
    Au bonheur des gourmandises, 31 place du Grand Marché
  • Shots : bar l’Alexandra, 106 rue du Commerce
  • Bières : Académie de la bière, 47 rue Lavoisier

N’hésitez plus avec les week-ends prolongés du mois de mai direction Tours pour une escapade gourmande et historique. L’occasion également de visiter certains châteaux de la Loire ⬇️

Mon top 5 des châteaux de la Loire 🏰

Ils font la réputation du Val-de-Loire et ils sont le symbole de la Renaissance en France : je parle évidemment des châteaux de la Loire. Le long de ce fleuve et de ses affluents, ce sont près de 3000 châteaux qui composent la région de l’Orléanais au Blésois en passant par l’Anjou et la Touraine.…

Les plus belles médinas du nord du Maroc : Fès

En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays.

JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès

Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille » marocaine (Naïma et Mohammed) nous attend. En fait il s’agit de la tante d’un copain de mon frère. Prévenus la veille, ils tenaient à nous accueillir en personne à l’aéroport.

Direction la médina de Fès pour poser nos bagages dans notre riad. Car oui là-bas derrière une porte banale en apparence on tombe sur les plus beaux riads de la ville avec leur patio intérieur qui protège de la chaleur et du bruit de la rue.  Il est midi, nous décidons de déjeuner sur place avant de nous lancer dans l’exploration de la médina de Fès. Au menu tajine de légumes.

Les remparts de la médina. Crédits : Lucie Martin

Fès se divise en trois cités : Fès el-Bali, la vieille ville arabo musulmane datant du VIIIe-XIIe siècle ; Fès el-jedid, la cité impériale XIIIe où se trouve l’ancien quartier juif et le palais royal et la ville nouvelle construite par les français début 20e. Toute la médina est entourée de remparts.

La médina de Fès est la plus grande médina du monde arabe. Elle est connu comme étant un vrai labyrinthe. Souks de partout, épices, habits traditionnels pour le mariage, fruits, légumes, pâtisseries orientales, tapis, babouches, djellaba : c’est un dédale de rue multicolores où toutes les odeurs s’entremêlent.

Ambiance dans l’un des souks ed la médina. Crédits : Lucie Martin

Pour notre premier jour, suite à différentes recommandations, on décide de ne pas s’aventurer seul mais avec un guide. C’est parti pour 3h de visite dans la vieille ville.

Plongée immédiate dans le dédale de souks que comprend la ville. La ville compte aussi beaucoup de fondouk (des entrepôts de marchands).

L’immanquable reste la mosquée Karaouiyine qui s’étend sur 16 000m² et qui dispose de 14 portes d’entrées. C’est la plus grande mosquée d’Afrique du nord. Elle est identifiable avec ses toits de tuiles vertes. Son université et sa bibliothèque sont réputés dans le monde entier.

L’accès à la mosquée est réservé aux musulmans mais en se promenant dans la médina on peut en faire le tour et apercevoir, quand les portes sont ouvertes, les fontaines où toutes les générations se croisent, mais aussi les salles de prière au loin.

Puis nous arrivons sur une place plus bruyante normalement car ici on tape le métal c’est la place Seffarine. Nous reprenons notre promenade…”balek balek” crient des hommes poussant des chariots débordant de marchandises…pour qu’on les laisse passer.
Visite de la Medersa el-Attarine, la plus ancienne de Fès. C’est une école coranique au plafond en bois de cèdre sculptés.

Tout en redescendant les rues à travers la médina, nous arrivons aux tanneries de Chouara, les fameuses. Elles se trouvent au bord de l’Oued, le cours d’eau qui traverse la ville. Ici, on observe le travail des tanneurs depuis les terrasses qui les entourent. L’odeur qui s’échappe des cuves nous plongent dans l’ambiance. Dès l’entrée, on nous tend des feuilles de menthe à mettre sous le nez pour supporter les odeurs. Ici les peaux de bêtes arrivent puis elles sont lavées et teintes dans les cuves. Ce jour-ci il n’y a pas grand monde car beaucoup prennent des congés après le ramadan nous explique notre guide. Nous y passerons une autre fois pendant notre séjour.

Bon, nous nous sommes fiés à notre guide qui courait dans tous les sens. Mais si on se retrouve perdus dans la médina, nos seuls points de repères restent les portes.

La plus belle d’entre elles c’est Bab boujloud. C’est ici que nous retrouvons Chaimae et son frère, les enfants de Naïma et Mohammed qui étaient venus nous chercher à l’aéroport. Direction un café dans la médina pour faire connaissance. Puis on se retrouve à 23h à manger chez eux avec toute la famille réunie pour partager le dîner.

Une première journée bien chargée en rencontres et découvertes.

JOUR 2 : Rendez-vous au palais royal puis couscous

On commence ce deuxième jour avec un petit déjeuner dans notre riad. Au menu crêpes marocaines et thé à la menthe bien sûr.

Aujourd’hui on décide de partir explorer Fès el jedid en commençant par le palais royal. Derrière ses immenses portes en cuivre, se trouvent 80 hectares de jardins, une mosquée, une medersa. Le souverain passe seulement quelques semaines par an ici. Le tout est fermé au public.

Le portail est paré de mosaïques, de stucs et ses portes sont en bronze doré. Crédits : Lucie Martin

Puis nous empruntons des petites rues dans le quartier au détour d’un souk ombragé. J’avais oublié de préciser plus haut mais ici l’appel à la prière rythme nos journées.

Exceptionnellement Naïma nous prépare son couscous du vendredi…pour ce midi. On se retrouve tous autour de la table basse du salon entouré de banquettes à la marocaine. Moment de convivialité et de partage. Ici on mange tous dans le même plat. Son couscous aux 7 légumes est pleins de saveurs. Chacun mange à sa manière à la cuillère ou directement avec les mains.

Le couscous de Naïma. Crédits : Lucie Martin

Puis pour terminer sur une note sucrée, on découvre le sellou fassi. Une gourmandise marocaine, sous forme de poudre compacte à base de farine – d’amandes – graines de sésames – beaucoup de sucre – du beurre – de l’anis –de la cannelle…etc

L’après-midi déjà bien entamé, nous prenons la route direction Sefrou. Nichée à 800m d’altitude elle est connue pour sa production d’olives et de cerises. Nous nous rendons aux cascades de l’Aggaï où les habitants des alentours se rendent pour se rafraîchir dans l’après midi.

Puis nous reprenons la route pour rentrer sur Fès. Objectif observer le coucher de soleil sur la vieille ville depuis les tombeaux des mérinides. Cette colline qui domine la médina offre une atmosphère reposante loin de l’effervescence de la médina. C’est ici qu’ont été enterrés les derniers sultans de la dynastie mérinides XIV XVe. La mosquée Karaouiyne se détache avec son toit aux tuiles vertes et son minaret qui domine la médina.

Avant de rentrer nous retournons aux tanneries pour une visite privilégiée avec Mohammed ancien tanneur. Il a commencé à travailler ici à l’âge de 13 ans. Ils alternaient alors les différents postes dans les cuves : lavage des peaux, teintures, séchages.

C’est fini pour ces deux premières journées intenses à Fès. Suivez la suite de notre aventure dans le nord du Maroc à Chefchaouen juste ici :

Découverte de Chefchaouen : Le Village Bleu du Maroc

Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne. Bleu nuit, bleu ciel, bleu…

Laissez vous charmer par la vieille médina de Fès à travers cette courte vidéo ! Crédits : Lucie Martin

Mes incontournables :

  • Se perdre dans la vieille Médina, et marchander dans les souks
  • Observer le travail des tanneurs aux tanneries de Chouara
  • Visiter une medersa : Bou Inania ou Attarine
  • Coucher de soleil depuis les tombeaux des Mérinides
  • Manger un couscous dans une famille marocaine
  • Apprécier l’heure du thé à la menthe
  • Visiter Fès el-jedid et admirer les portes du palais royal

Infos pratiques :

  • Vol aller retour depuis Orly avec Transavia : environ 120 euros ; depuis Beauvais environ 80/100 euros.
  • Logements : Riads sur Airbnb. Je vous conseille le Riad Jamai (petit déjeuner inclus). Superbe patio avec piscine super abordable. 45 euros la nuit pour deux personnes.
    Nous avons également fait le Riad Tahra & Spa 55 euros la nuit pour deux.