Italie : 5 jours en Toscane

Plusieurs pays ont annoncé la réouverture prochaine de leurs frontières peu à peu. L’occasion de vous emmener avec moi découvrir l’Italie. Ce pays me tient particulièrement à cœur, c’est celui que je connais le mieux après la France évidemment. À chaque voyage ici je suis émerveillée devant la diversité de paysages et d’architectures que l’Italie a à offrir. En janvier 2019, je suis partie découvrir la Toscane pendant moins d’une semaine. Au programme : Florence, Sienne et Pise. Andiamo !

Première étape : la magnifique Firenze (Florence)

Florence, c’est le berceau de la Renaissance italienne. À chaque coin de rue, à chaque place, on en prend plein les yeux. Elle a été gouvernée par les Médicis pendant trois siècles de 1434 à 1743.

Je logeais dans un airbnb avec vue sur le duomo (ça rigole pas). Par contre je ne vous dis pas le casse-tête pour trouver la bonne adresse. Car ici il y a une double numérotation des rues (chiffres en rouge : boutiques, restaurants, entreprises…) / chiffre en noir ou bleu : résidences privées)

Ma première visite de la ville commence sur la place Santa Croce. C’est l’une des plus charmantes de la ville avec sa magnifique basilique.

Puis c’est la Piazza della Signoria qui se dévoile sous nos yeux. Elle est dominée par le palazzo Vecchio. Une copie de David de Michel Ange se trouve à l’entrée. Il y a également la célèbre galerie des offices.

Le midi ne manquez pas le mercato centrale (marché central) de la ville. Vous serez rapidement mis en appétit en déambulant entre les rayons de charcuteries, de fromages et de fruits et légumes. Et au dernier étage se trouvent différents stands pour se restaurer.

Puis en se promenant vous déboucherez sur la cathédrale le Duomo de Florence. Elle est juste M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E ! Elle est entièrement faite de marbre polychrome (rose, vert, blanc). Nos yeux se perdent à travers tous ces détails, toutes ces couleurs.

L’entrée de la cathédrale est gratuite. Pour le reste, je vous conseille de réserver à l’avance. Pour 18 euros, vous aurez accès à l’ensemble de l’Opera di Santa Maria del Fiore avec l’accès à la crypte de la Cathédrale, à la coupole du Duomo, au Campanile, au Baptistère de San Giovanni. Et honnêtement la vue depuis le campanile de Giotto et le dôme est incontournable. Une super vue sur l’édifice et sur les toits oranges de la ville et les montagnes environnantes.

Tu viens pas jusqu’en Italie sans manger de glace même en plein hiver, croyez moi. Il faisait très froid en ce mois de janvier mais comment résister ? Chez Vivoli, les glaces sont ultra onctueuses, un vrai régal cette boule de glace au chocolat dégustée à l’intérieur aha.

À Florence, il faut se promener le long des quais de l’Arno (le fleuve qui traverse la ville) et emprunter le Ponte Vecchio. C’est un pont marchand où on y trouve des boutiques de bijoux. Il faut l’emprunter pour y sentir son atmosphère si particulière.

Le ponte vecchio. Image : Lucie Martin

Pour avoir une belle vue sur la ville, je vous conseille après avoir passé le Ponte Vecchio de grimper jusqu’à la piazzale Michelangelo en passant par les jardins Bardini. Superbe vue sur la ville avec le Duomo qui se détache. Il y a également les jardins de Boboli qui sont les plus connus.

Buon appetito !

Au delà d’être un musée à ciel ouvert, Florence c’est aussi des ruelles tranquilles qui fourmillent de bonnes adresses pour éveiller ses papilles. Voici sans plus attendre mes trois adresses coup de cœur :

  • All’antico Vinaio 🥪: un sandwich fait devant vous avec des produits frais et de la charcuterie italienne à tomber par terre (les mots me manquent) direction All’antico Vinaio. Facile à trouver avec sa file d’attente qui déborde souvent sur la rue, attendre n’est pas un problème vu ce que vous réserve ce fabuleux sandwich. Pour info il y a trois points de vente dans la même rue. Grosse préférence pour celui à la porchetta. Le nom du sandwich c’était l’inferno : porchetta, salsa piccante, verdure miste grigliate, rucola ( 5euros le sandwich).
  • Il Pizzaiuolo 🍕: des pizzas excellentes, une pâte à pizza fine et moelleuse, des ingrédients dosés à la perfection. Cette pizzeria vaut plus que le détour la preuve j’y suis allée deux fois au total sur 5 jours. Un immanquable !
  • Trattoria Zà Zà 🍝: ici il y a énormément de monde mais la qualité est au rendez-vous ! Des antipastis, des pâtes, des gnocchis… J’ai également louché sur les tables voisines et la bistecca alla florentina (entrecôte grillée et citronnée…) qui donnait très envie. Pareil que la pizzeria, j’y suis retournée une deuxième fois tellement l’atmosphère du lieu et le contenu des assiettes m’ont séduite.

Prendre le train pour découvrir Sienne à la journée

Pour profiter au maximum de ce voyage je décide de sortir de Florence. Direction la gare de Florence-Santa-Maria-Novella pour prendre un train pour Sienne (qui se trouve à 78km au sud). 1h30 de voyage plus tard à bord du train Trenitalia à travers la campagne Toscane et me voici arrivée en fin de matinée. Le tout pour un peu moins de 20 euros l’aller-retour.

Grande rivale de Florence, Sienne n’a presque rien à lui envier. Charmante ville médiévale entourée de hauts murs, elle fait partie des joyaux de la Toscane.

Il faut savoir que la ville de Sienne est divisée en 17 contrades (quartiers). Héritée du Moyen-Age, cette organisation administrative de la ville est étroitement liée à la tradition du Palio, course à cheval au cours de laquelle les différents quartiers se confrontent. Chaque quartier a donc sa propre identité et est représenté par un animal.

En arrivant à la gare de Siena, direction le centre-ville avec un arrêt pour la pause déjeuner (très important d’avoir toujours l’estomac bien rempli en Italie aha). Après une bonne pizza en terrasse avec vue sur le Duomo, c’est parti pour s’en rapprocher. Je ne m’attendais pas à un Duomo aussi beau et impressionnant. C’est un vrai bijou d’architecture qui se dresse devant moi. Avec son marbre blanc et noir et tous les détails sur sa façade : ça en donne presque le tournis.

Photos : Lucie Martin

Le duomo di Santa Maria Assunta date du XIIe/XIIIe siècle. Je vous recommande d’aller à l’intérieur. Entre son plafond d’étoiles sur fond bleu nuit et son magnifique pavement en marbre, on ne sait plus où donner de la tête.

Deuxième endroit immanquable à Sienne : sa piazza del campo. C’est même le cœur de la ville qui bat sur cette place sublime et unique. Quand vous arrivez par ses rues adjacentes et que vous débouchez sur cette place pour la première fois c’est impressionnant. Son immensité, sa forme, son inclinaison. Tout est unique ici et c’est ce qui en fait l’une des plus belles places d’Italie. Elle a la forme d’une coquille saint-jacques pour certains ou d’un cadran solaire avec sa torre del Mangia qui symboliserait l’aiguille par son ombre qui marque les heures pour d’autres. C’est un peu le point de rendez-vous des habitants qui se posent sur son sol en pente. Et j’imagine que lorsqu’elle se transforme pour accueillir deux fois par an son célèbre palio avec ses cavaliers qui galopent à toute vitesse sur la place cela doit être quelque chose…

Terminer le séjour la tête penchée à Pise

Qui n’a jamais entendu parler de la Tour de Pise ? Mondialement connue pour son inclinaison, Pise et sa célèbre tour penchée fait partie des symboles de l’Italie. Autant vous dire qu’en arrivant sur place je n’étais pas seule. C’était assez amusant de regarder les personnes qui se tordent dans tous les sens pour obtenir leur meilleur photo avec la tour de Pise. Je ne vais rien vous apprendre mais oui la tour de Pise penche !! Mais ce qui est le plus intéressant est de se demander pourquoi ? Et bien c’est le terrain sur lequel elle a été construite qui est en cause. Riche en eaux, il est victime d’affaissements de terrain. Par conséquent elle n’en finit pas de bouger…

Je ne suis pas montée dessus j’ai préféré l’admirer depuis la place des Miracles sur laquelle elle se trouve. Vous pouvez néanmoins visiter sa cathédrale gratuitement. La ville de Pise a également des ruelles sympathiques. Vous pouvez également vous promener le long de l’Arno qui traverse Pise !

Ce séjour dans ces trois villes de Toscane se termine ici à Pise. J’espère que cet article vous aura donné envie de partir découvrir cette belle région. Pour ma part, j’aimerais y retourner pour me promener davantage dans la campagne toscane célèbre pour ses vignobles et m’arrêter dans des petits villages typiques.

Buon viaggio e a presto 😉

4 jours pour s’évader à Malte

En cette période de confinement, on n’a pas d’autres choix que de rester chez soi. Mais c’est possible de rêver un petit peu quand même et de voyager virtuellement. C’est pour cela que je vous propose de découvrir l’île de Malte en quatre jours à mes côtés ! Je suis partie il y a un mois juste avant le confinement début mars. C’est parti 🙂

Rues typiques de la Valette. Image : Lucie Martin

Malte en quelques mots : c’est un État insulaire européen située en Méditerranée. Il se compose d’un archipel de huit îles. C’est le plus petit état de l’Union européenne avec ses 316km². Malte compte 457 267 habitants ! Ce qui fait de lui le pays le plus densément peuplé de l’UE.

C’était la minute géographie et présentation maintenant place à la découverte ! Je vais vous détailler mon programme puis à la fin de l’article vous retrouverez mes idées logements et mes bonnes adresses pour se restaurer. Bonne lecture 🙂

Jour 1 : Découverte de sa capitale, Valetta

Une visite de l’île de Malte devait forcément commencer par sa capitale La Valette, pour ma part. Cette cité fortifiée fut construite dans les années 1500 par les chevaliers de Saint-Jean, un ordre catholique romain. Il faut se perdre dans ses ruelles pavées du XVIe siècle. Lever les yeux pour en admirer ses magnifiques bow-windows colorées sur ses façades élégantes. Il s’agit de fenêtres avec des baies vitrées qui s’avancent sur la rue. Le premières fenêtres de ce style sont apparues au XVIIIe siècle au Royaume-Uni.

C’est une capitale facile à traverser. Ici les rues se coupent toutes à angle droit. Certaines montent, d’autres descendent… mais vous finirez toujours pas tomber sur la mer qui l’entoure. Son influence britannique se remarque à chaque coin de rue. On retrouve les célèbres cabines téléphoniques rouges, ou encore des noms de rues à consonance anglo-saxonne. Il faut savoir que l’île a été colonisée par les britanniques en 1800. Et elle a obtenu son indépendance en 1964.

Parmi les immanquables, j’ai adoré ses jardins qui offrent une vue sur les trois cités. Lower Barraca gardens : un petit jardin très agréable sur les fortifications de la ville avec vue sur l’entrée du port. Il y a également les Upper Barraca gardens. Et soyez au rendez-vous tous les jours à 12h des coups de canon sont tirés depuis The Saluting Battery juste en contre bas. Ses canons tournés vers l’entrée du port, servaient à défendre La Valette contre les invasions.

Parmi les monuments phares, on retrouve la co-cathédrale Saint-Jean. Sa visite coûte assez chère 10 euros. Son extérieur est plutôt sobre. Alors que son intérieur abrite une profusion d’ornements baroques d’une grande richesse.

Pour visiter la Valette vous n’avez pas besoin de plans. Il faut se laisser guider par son instinct. Monter, descendre, monter, descendre et surtout lever la tête !

Jour 2 : Immersion dans un village de pêcheurs, Marsaxlokk

Deuxième jour sur l’île, je décide de quitter la Valette. Cap à l’est de l’île. C’est parti pour plus d’une heure de bus depuis Sliema, ça se mérite (Bus n°85 à La Valette 18). Direction Marsaxlokk (bon courage pour la prononciation), un village de pêcheurs situé à 12km de La Valette.

Ici, ce sont des bateaux de toutes les couleurs qui nous tapent à l’œil. Du bleu, du jaune, du rouge, du vert : toutes ces couleurs se reflètent sur l’eau et donne au port de Marsaxlokk un charme particulier. Il s’agit des Luzzus. Ce sont les bateaux traditionnels des pêcheurs de l’archipel maltais. On peut observer à la proue de tous ces bateaux, un œil phénicien peint pour éloigner le mauvais sort et protéger les marins. Dans ce village, il faut prendre le temps de longer le port pour en admirer ses bateaux de toutes les couleurs. Certains pêcheurs sont de retour de leur pêche matinale tandis que d’autres sont en train de repeindre la coque de leur bateau.

Pour information, si vous êtes de passage un dimanche vous aurez la chance de profiter de son marché aux poissons.

Je vous conseille de poursuivre votre visite de Marsaxlokk en marchant jusqu’à la crique de Peter’s pool. Située à 3km environ à l’est du village, on y accède par une petite marche à travers la campagne (suivre les indications au bord de la route). Cette piscine de pierre est très belle. Même si l’eau est fraiche pour s’y baigner en hors saison, elle vaut le détour.

Jour 3 : Direction le centre de l’île, son ancienne capitale Mdina Rabat

Troisième jour, direction le centre de l’île pour découvrit les villes de Mdina et Rabat. La ville de Mdina est perchée à 200m d’altitude sur un promontoire qui domine la vallée. Surnommée la cité couleur de miel, Mdina offre un vrai voyage dans le temps. Ses ruelles calmes qui se perdent dans tous les sens. Ses belles portes. Ses façades qui se dorent sous les rayons du soleil. C’est une ville fortifiée.

La promenade sur ses remparts offrent une vue dégagée sur la mer, et La Valette également au loin. Puis après Mdina il faut se perdre dans les rues de Rabat. Contrairement à Mdina, la ville de Rabat est une ville ouverte, hors les murs de Mdina. Mais les deux villes se touchent. J’y étais au mois de mars et c’était très paisible. Peu de touristes dans les rues, un bonheur !

Jour 4 : Excursion à Gozo et Comino

Étant donné que je ne restais pas assez longtemps sur l’île, j’ai décidé de faire une excursion en bateau pour découvrir Gozo et Comino. Je suis partie avec la compagnie Luzzu Cruises. Bien évidemment, si vous avez du temps je vous conseille de rester au moins une à deux journées entières sur Gozo.

L’île de Gozo se trouve au nord ouest de l’île de Malte. C’est la deuxième île de l’archipel. Elle compte 31 000 habitants. Nous n’avons pas passé beaucoup de temps sur l’île. Nous avons commencé par sa capitale Victoria (Rabat) pour visiter sa célèbre citadelle, perchée sur ses hauteurs. Beau panorama depuis les remparts. Puis nous sommes allés sur le site de son ancienne fenêtre d’Azur qui s’est écroulée en mars 2017. Nous nous sommes déplacés en minibus sur l’île (inclus avec la réservation de l’excursion en bateau).

Puis en repartant de Gozo, nous avons fait une excursion sur l’île de Comino. Gros coup de cœur pour cet îlot de 3km². Un vrai petit coin de paradis à ne surtout pas manquer. Dépaysement garanti avec son lagon bleu aux eaux turquoises ! Un avant goût juste ici :

Je vous laisse aller voir l’article spécial sur Comino juste ici ⬇️:

Découverte de Comino : paradis entre Malte et Gozo

Situé entre Malte et Gozo, l’îlot de Comino est un petit paradis de 3km². Il est connu pour son magnifique Blue Lagoon : une étendue d’eaux transparentes. Un vrai petit paradis où l’eau turquoise se mélange au ciel bleu. Une impression d’être ailleurs, au bout du monde. Pour se rendre sur l’île, il faut rejoindre…

Où dormir 🏠?

Côté hébergement, j’ai opté pour la ville de SLIEMA à l’ouest de la capitale (moins cher que la Valette). À noter : on rejoint facilement la Valette en ferry (depuis le port de Sliema) pour moins de 3 euros l’aller retour. Faire la traversée en fin de journée est un immanquable. Car La Valette se pare de ses plus belles couleurs et se transforme en une cité dorée sous les rayons du soleil. J’ai sélectionné trois adresses pour vous (voir sous la photo).

  • Sliema La Loggia DeLuxe Suites : 9/10
    Une superbe chambre d’hôtes dans une maison typique maltaise. Très abordable et avec cuisine équipée et espaces communs, patio. Arrêt de bus juste en face du logement. Bien situé à proximité du port de Sliema.
    📍39 Mrabat Street, SLM 1055 Sliema, Malta
  • Traditional Maltese Townhouse : 7,5/10
    Une chambre d’hôtes sympathique, plus simple. Mais bien situé à quelques mètres du port.
    📍9 Lawrenz, SLM 1410 Sliema, Malta
  • Azur Hotel ST Hotels : 8/10
    Hôtel très propre et bien situé sur le port à quelques mètres de l’embarcadère pour La Valette. Petit déjeuner copieux.
    📍50 Triq Belvedere, Il-Gżira, Malte

Où se restaurer à La Valette, Sliema, St Julian’s 🍴?

Honnêtement, je n’ai pas été emballée par les repas à Malte. Donc j’ai préféré vous sélectionner quatre bonnes adresses testées et approuvées.

  • 67 Kapitali (Artisan cafe & craft beer bar) :
    Excellent. Spécialités de ftira (sandwichs maltais) à tomber par terre. Les salades sont également très bonnes et copieuses ! J’y suis retournée une deuxième fois tellement c’était simple et bon à la fois.
    📍67 Old Bakery St, Valletta VLT 1427, Malte
  • Sotto Pizzeria Italiana :
    Très bonnes pizzas ! La pâte est bien fine et il y a beaucoup de choix. Sensible aux allergies alimentaires des clients.
    📍32 South St, Valletta, Malte
  • Manakis greek Taverna :
    Un restaurant grec typique. Possibilités de plats à partager, menus…etc Pitas, souvlakis, tzatziki, houmous…etc Terrasse agréable dans la baie de St Julian’s.
    📍Spinola Bay, St Julian’s, Malte
  • Hammett’s Gastro Bar :
    Resto concept : plats à partager. Leur dessert : cookie sandwich, une TUERIE.
    📍33, 34 Tigné Seafront, Tas-Sliema, Malte

Si vous passez quelques jours supplémentaires, je vous conseille de visiter les trois cités, accessibles en ferry depuis La Valette (embarcadère sous les Upper Barraca gardens). Puis si vous êtes véhiculés, aller randonner du côté des falaises de Dingli dans le sud. Explorer également le nord ouest de l’île.

Pour résumer mon séjour à Malte. De belles surprises notamment pour sa capitale La Valette, une ville surprenante et pleines de charmes avec ses influences britanniques, méditerranéennes… Coup de cœur pour Comino et son blue lagoon. L’archipel de Malte offre un bel éventail de découvertes pour tous publics. Idéal pour un long week-end en hors saison.

Seule au monde sur l’île de Vrångö en Suède

Se déconnecter. Se ressourcer. Se laisser guider par ses envies. S’isoler. Prendre le large. S’évader. Respirer. Direction Vrångö, l’île habitée la plus au sud de l’archipel de Göteborg au sud ouest de la Suède. Cet archipel compte 17 îles principales.

Une destination idéale pour les amoureux de nature. Comme la plupart des visiteurs nous avions opté pour une excursion en bateau autour des principales îles de l’archipel. Mais nous avons fait un arrêt plus long sur l’île de Vrångö afin d’arpenter ses sentiers côtiers et de découvrir ses plages pittoresques. Le ferry pour les îles se prend toutes les heures à Salthomens Brygga (le port) à 20min en bus/tram du centre de Göteborg. La traversée jusqu’à Vrångö est d’environ 35 min.

Sur le ferry pour découvrir les îles de l’archipel. Image : Lucie Martin

L’île compte environ 366 habitants. Pendant notre promenade, le calme se fait ressentir. C’est le lieu idéal pour déconnecter. On s’est même baignés rapidement avant de reprendre le ferry en fin de journée. Mais l’eau était bien fraîche. (en août)

Plages secrètes, bruyères sur les rochers, chemin dans des prairies sauvages… le tour de l’île se fait facilement à pied. Je vous laisse un petit aperçu de cette île apaisante en images :

J’espère que vous aurez apprécié ce petit moment d’évasion. Si vous venez passer quelques jours du côté de Göteborg au sud ouest de la Suède, n’oubliez surtout pas son archipel !
Renseignez-vous, et choisissez l’île ou les îles qui vous correspondent le mieux pour prendre l’air du large loin de l’agitation citadine.

Belgique : 24h à Gent, Gand, Ghent

Aujourd’hui je vous propose de découvrir la magnifique ville de Gent, Gand, Ghent en Belgique (oui car elle a plusieurs orthographes possibles) en 24h top chrono !

Tout d’abord, elle n’a rien à envier à Bruxelles et Bruges. Située en région Flamande, ici on parle néerlandais. Située à un peu plus d’une heure de route de Lille et trois heures de Paris, c’est la destination parfaite pour un week end !

Le beffroi de Ghent. Image : Lucie Martin

Tout se fait super facilement à pied ! Le centre est super beau et accessible. Son atout ? Ses canaux et son vieux port bordés par de magnifiques façades ! Et à la nuit tombée…les lumières des bâtiments se reflètent dans l’eau. Ici il faut se promener en se laissant guider tout simplement par ses canaux et ses multiples places.

Image : Lucie Martin

Son château Gravensteen

Une visite qui mérite le détour est celle du château des comtes de Flandres Gravensteen. Entouré d’eau, il fait partie intégrante de la ville, vous ne pourrez pas le rater. Je vous recommande de prendre l’audioguide car pour une fois il est vraiment passionnant et même drôle ! C’est comme une visite théâtralisée.

Et en prime sur les terrasses du château, une superbe vue s’offre sur les toits du quartier ! Je vous mets un petit échantillon juste ci-dessous.

Sa rue de graffitis

Pour un passage insolite, il y a la graffiti street à découvrir. Une rue où les graffeurs peuvent venir librement exprimer leur créativité. Ce qui fait que la rue change souvent d’allure. La ville regorge également d’autres endroits consacrés au street-art à trouver au fil de ses visites.

Son temple des ribs (pour les affamés)

Pour les fans de ribs (travers de porc), il faut savoir qu’à Gand il y a un restaurant spécialisé là dedans. Il s’appelle Amadeus : the place for ribs. Le concept ? Des ribs à volonté. Attention préparez votre estomac avant d’y aller. Mais c’était vraiment délicieux. Et la viande est servie avec une pomme de terre cuite au four avec une sauce mystérieuse mais à tomber par terre !

Sa beauté de nuit

Lorsque la nuit tombe la ville change complètement de visage. Les maisons flamandes bénéficient d’un éclairage particulier ici qui donne à la ville un charme fou ! La beauté de la ville se reflète alors dans la Lys, la rivière qui la traverse. Pour l’anecdote, son plan d’éclairage remonte à 1998 ! Son rôle de précurseur en matière d’éclairage urbain a permis à la ville de se faire une renommée internationale !

Image : Lucie Martin

Si vous venez à Gand, il faut également prendre le temps de manger une barquette de frites. J’avais testé celles de Frites Atelier. Leurs sauces étaient vraiment bonnes. Sinon, j’avais entendu parlé de la Friterie De Frietketel.

Il y a également de bonnes boulangeries. Comme Himschoot qui propose des pains spéciaux à tomber comme celui aux pépites de chocolat, un régal. Par contre n’essayez pas de passer commande en français, c’était mission impossible !

Voilà, j’espère que ce petit aperçu de Ghent vous aura donné envie d’en (sa)voir davantage. Bien évidemment son beffroi reste un incontournable. Et emprunter son pont Saint-Michel qui offre une magnifique carte postale sur la ville (photo de couverture de l’article). Cet article est une visite express de la ville. Mais une chose est sûre je retournerai passer du bon temps à Gand aux beaux jours quand tout ira mieux pour tout le monde ou l’année prochaine…

Roadtrip en Norvège : la route des fjords

En août 2017, je suis partie en roadtrip depuis Paris jusqu’en Norvège en famille. Vaste pays de 385 199 km2 mais qui compte seulement 5,2 millions d’habitants, la Norvège est connue pour ses paysages grandioses et ses fjords. Elle en compte plusieurs centaines sur sa côte, creusée par les glaciers au cours de la période glaciaire. Nous avons remonté la Norvège par l’ouest, en empruntant la route des fjords, de Kristiansand à Oslo en passant par Stavanger, Bergen, et le Sognefjord.

J1 à J6 : Début d’un roadtrip jusqu’en Norvège
(de Kristiansand à Stavanger)

Samedi 29 juillet , notre périple commence. Environ 1 400 kilomètres nous attendent pour prendre le bateau au nord du Danemark à Hirtshals. Nous faisons deux étapes en Allemagne, une à Aachen et l’autre à Hambourg. Puis le lundi 31 août, nous embarquons à bord d’un ferry reliant le Danemark (Hirtshals) au sud de la Norvège (Kristiansand). 143 km  Après plus de 2h de traversée, bien agitée, les côtes norvégiennes se dessinent tout doucement à l’horizon. Nous arrivons alors à Kristiansand, ville portuaire dont le centre est appelé Kvadraturen à cause de ses rues à angle droit.

Le lendemain, nous prenons la route direction le phare de Lindesnes, le plus ancien du pays. Il est situé sur la pointe la plus au sud de Norvège, la péninsule Neset.

Puis nous rejoignons Mandal, la ville la plus au sud du pays. Une nuit et nous voilà reparti, nous avons de la route jusqu’à Stavanger environ 195 km, en passant par Flekkefjord.

Quatrième ville de Norvège, Stavanger est surtout la ville du pétrole. De nombreuses exploitations pétrolières s’y sont installées. Mais Stavanger possède tout un ancien quartier plein de charme avec des maisons traditionnelles norvégiennes blanches surplombant le port.  En nous baladant dans le vieux port, nous avons pu observer de nombreux street art. Une belle ville à taille humaine. La rue la plus animée, Øvre Holmegate avec ses couleurs pastels tranche avec la vieille ville.

Nous logeons dans une auberge de jeunesse plutôt originale. Elle se trouve dans un hôpital au nord de la ville. Du coup le matin au petit déjeuner, nous croisions des parents prenant leur petit déjeuner à cafétéria avec leur bébé dans un berceau.
Jeudi 3 août : En raison des mauvaises conditions météorologiques du jour, changement de programme. Nous reportons notre randonnée au lendemain. Nous nous rendons sur l’île Utstein Koster, Sverd i fjell, monument représentant 3 épées sur des rochers. Il commémore la bataille de Hafrsfjord, qui a permis l’unification de la Norvège en 872.

Image : Lucie Martin
Image : Lucie Martin

J7 à J9 : De Preikestolen à Folgefonna : entre fjords et cascades

Vendredi 4 août :Réveil à 8h15 et miracle, aujourd’hui nous verrons le soleil ! Direction Lauvik pour prendre un ferry pour se rendre dans le Lysefjord. Sur le parking du départ de la randonnée, nous sommes entourés de voitures immatriculées de toute l’Europe. C’est parti pour 2h d’ascension sous le soleil. Nous atteignons le fameux Preikestolen, plateforme rocheuse, haute de 604m et qui offre un magnifique point de vue sur le Lysefjord, un fjord majestueux creusé par l’action de glaciers au cours des périodes glaciaires, puis la mer s’y engouffra pour créer un fjord de plus de 42 kilomètres de long..

On s’aventure pour prendre des photos qui donnent le vertige, les pieds ou la tête au dessus du vide. Pour préserver la beauté du lieu, aucune barrière de sécurité n’a été installées. La tête la première, nous rampons jusqu’au bord de la falaise. Ici chacun fait confiance à son instinct de survie.

Nous pique-niquons rapidement avec vue sur le Lysefjord avant que la pluie arrive. Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup d’allemands, danois, hollandais, chinois, russes, italiens…etc Il est l’heure pour nous, une fois la rando terminée, de rentrer à notre auberge, de belles images en tête. Dernière nuit à Stavanger.

Sur le chemin du retour du Preikestolen. Image : Lucie Martin

Samedi 5 août : Nous quittons notre auberge atypique de Stavanger et prenons la route à nouveau. Encore un ferry pour récupérer la route 13 “Ryfylke”. Après une petite heure de route, un nouveau ferry. La pluie nous accompagne tout le long du trajet. La “Nasjonale turistveger” nous fait passer le long de plusieurs belles cascades tombant dans les fjords. La plus impressionnante sur notre route : Svandalsfossen. Essuies-glaces obligatoires en passant à côté en voiture. Au total 180m de chute depuis le sommet, accessible grâce à 540 marches. Brumisateur naturel pour le visage.

Une journée de route qui se solde par notre arrivée à notre hytte vers Breiborg, perdue dans le Rogaland. Ambiance cosy à l’intérieur. Pas de douche pour ce soir, mais un bon feu de cheminée avec vue sur le petit lac qui nous entoure.

Hytte : il s’agit d’une cabine traditionnelle de montagne en Norvège. Le confort peut y être spartiate et pas forcément pourvu de réseaux électriques et sanitaires. Une famille norvégienne sur trois en possède une. C’est pour cela que la Norvège fait partie des pays qui comptent le plus de résidences secondaires par habitant.

Dimanche 6 août : Nuit calme dans notre petite hytte. Direction Bergen aujourd’hui à presque 200km de là. Passage par l’église de Roldal en bois debout. Nous nous sommes aussi approchés du glacier Folgefonna.

J10 à J12 : De Bergen au Sognefjord

Bergen. Image : Lucie Martin

Lundi 7 août : Sous une pluie battante, nous arrivons à Bergen, deuxième ville du pays avec environ 272 000 habitants. Surnommée, la ville de la pluie ou la Seattle européenne. Un dicton local dit que « tous les Norvégiens naissent des skis aux pieds sauf les habitants de Bergen, qui naissent un parapluie à la main. » Mais dans les rues, seuls les touristes utilisent des parapluies ou du moins essayent de lutter contre le vent avec. Pour les locaux, ce sont la veste de pluie et les bottes en caoutchouc qui sont de rigueur.

Bergen en vidéos. Crédits : Lucie Martin

Nous nous promenons le long du quai de Bryggen avec ses maisons en bois, classées au patrimoine de l’Unesco. Elles ont été érigées au XIVe siècle. Balade à la nuit tombée sur le quai.

Deuxième étape incontournable de la ville : le marché aux poissons. Fumé, frais ou même congelé, à vous de choisir comment vous voulez votre poisson. Pour nous ce sera, saumon fumé de mer et de rivière. Un régal à déguster en plein air avant que la pluie pointe le bout de son nez à nouveau.

Mardi 8 août : 140km pour Hyllestad, pour rejoindre le hameau Berge pour nous installer dans notre farm house du soir. Randonnée sans chemin ni carte pour découvrir les environs. Il faut parfois se fier à son instinct et suivre ses bonnes étoiles. On découvre alors un super panorama avec un lac. Le soir, nous avons pu même manger dehors et apprécier un magnifique coucher de soleil sur le fjord devant notre logement.

Rando secrète. Image : Lucie Martin

Mercredi 9 août : Direction Sogndal. Sur la route on s’arrête à Balestrand, petit port avec des montagnes enneigées en arrière plan, véritable paysage de carte postale.

Balestrand. Crédits : Lucie Martin

J13 à J17 : Du Sognefjord à Oslo

Jeudi 10 août : Route pour Leirdal et découverte de la plus ancienne église à pilier de bois de Norvège (Stavkirke) à Urnes. Construite aux XIIe et XIIIe siècles, elle rassemble à la fois une structure romane, des traditions vikings et des réminiscences de l’art celtique. Située sur un promontoire, elle donne sur le magnifique Sognefjord.

Vendredi 11 août : Grande journée en perspective : nous allons marcher sur un glacier. A quelque minutes de notre location, nous avons rendez vous avec notre guide du jour et 5 autres personnes. Nous embarquons à bord d’un zodiac pendant une vingtaine de minutes (8km) sur un lac. Ensuite, nous partons en randonnée pendant 1h30 avant d’arriver au pied du glacier Tundergdalsbreen dans le Jostedal glacier national park. On s’équipe de crampons et piolet et nous voilà partis à la conquête de la glace. Entre de belles crevasses dévoilant le bleu de la glace, nous marchons tous encordés. Il s’agit d’un glacier de vallée, autrement dit d’une masse de glace allongée occupant la largeur de la vallée. Et le front glaciaire donne naissance à un torrent.

Samedi 12 août : Direction Skjolden aujourd’hui, au bout du Sognefjord. Plus long d’Europe et le deuxième plus long du monde après le Scoresby Sund au Groenland. C’est également le fjord le plus large de Norvège. Long de 204 km, jusqu’à la ville de Skjolden. Sur la route on s’arrête pour voir le glacier Nigardsbreen. On a même vu un bloc de glace se détacher !!

Dimanche 13 août : Nous entamons notre descente pour rejoindre la Suède en empruntant la très belle route touristique 55. Surnommée la route sur le toit de la Norvège, ici il n’y a pas de village en vue dans ces paysages de glace, de neige et de cascades dans des parcs naturels. Sur la route nous nous sentons seuls au monde.

Le paysage de prairie laisse alors place à un paysage de toundra avec quelques rares chalets perdus au milieu de nulle part. La neige apparaît alors peu à peu sur le bord de la route, alors que nous sommes en plein mois d’août.

Seuls présences sur la route, quelques moutons qui s’aventurent à la traversée. Passage par une autre église en bois debout, celle de Lom, datant de 1150.

Sur la route, seul au monde. Crédits : Lucie Martin

Puis nous nous arrêtons à Lillehammer, pour découvrir la ville qui a accueilli les JO d’hiver en 1994 et de la jeunesse en 2016.

Tremplin de saut à ski à Lillehammer. Crédits : Lucie Martin

Lundi 14 août : Dernière étape pour nous en Norvège : Oslo, la capitale. Une ville dynamique mais très moderne qui peut décevoir au premier abord. Parc de Vigeland, Palais royal, Opéra, port…

Notre périple en Norvège se termine ici. Nous rejoindrons Göteborg en Suède puis nous ferons quelques jours de découverte de Copenhague au Danemark avant de rentrer sur Paris.

La Norvège, un pays aux paysages grandioses où la nature est reine. Il nous manque maintenant la partie nord du pays pour découvrir les Îles Lofoten et le grand nord, pour vivre l’expérience du soleil de minuit et les aurores boréales.

Crédits : Lucie Martin

Santorin, victime de son succès ?

La Grèce, les Cyclades, Santorin et ses villages bleus et blancs construits à flanc de falaise. Soyons honnête ça fait rêver ! C’est la carte postale grecque par excellence. C’est même devenue une destination mariage prisée par plus de 500 couples chaque année qui viennent se dire « oui » face à la mer Egée. Victime de son succès, ce petit coin de paradis a rapidement viré au cauchemar pour ses habitants mais aussi ses touristes. J’y suis allée fin septembre/ début octobre 2018 en bateau depuis l’île de Naxos.

Une île volcan

L’arrivée à Santorin par bateau est inoubliable. A mesure que le bateau s’approche, nous nous sentons de plus en plus minuscules face à ces énormes falaises de 200 à 300m de haut qui se dressent devant nous. On distingue la capitale Fira (Thira) perchée au dessus du port.

D’origine volcanique, cette île des Cyclades ne ressemble à aucune autre. L’île est en croissant de lune et en son centre se trouve le cratère du volcan accessible en bateau.

Balcon sur la mer Egée…

Si vous venez à Santorin je vous recommande de faire la promenade (11km) qui relie Oia à Fira le long de la caldeira. La randonnée est très agréable et permet de s’échapper du tourisme de masse dont souffre l’île.

Quand l’heure du coucher de soleil approche, les points de vue sont envahis d’appareils photos, perches à selfie…etc Pour ne pas jouer des coudes afin de profiter un peu plus paisiblement de cette lumière de fin de journée je vous conseille : le rocher de Skaros. Courage pour le retour car il faudra remonter tous les escaliers descendus plus tôt. Mais la vue vaut le détour. Et vous serez quand même à l’écart pour profiter du coucher de soleil sur le cratère.

Le rocher de Skaros. Image : Lucie Martin
La lumière rasante dévoile la beauté de la caldeira et ses différentes couches. Image : Lucie Martin
Coucher de soleil sur le cratère de Santorin. Image : Lucie Martin

…victime du tourisme de masse

Voyages de noces, shooting photo, invasion d’instagrameuses : Santorin en fait les frais tous les jours. Les touristes chinois sont les plus nombreux sur l’île. Pour soulever la barrière de la langue certains restaurants proposent même leur carte en chinois. Et plusieurs restaurants asiatiques fleurissent sur l’île.
L’île compte plus de 15 500 habitants et autant de touristes par jour. Un petit échantillon ci-dessous de la face cachée des photos de Santorin. Car pour avoir une photo sans touriste il faut s’armer de patience.

Oui Santorin c’est très beau. On en prend pleins les yeux mais sans cette invasion de touristes ce serait nettement plus agréable. Cependant si vous rêvez de séjourner dans l’un de ses fameux hôtel avec piscine à débordement, commencez dès maintenant à économiser. Attention alerte bon plan pour vous : il existe un bar avec piscine gratuite je répète GRATUITE sur l’île. Il s’agit de Lioyerma Lounge Cafe Pool Bar sur la commune d’Oia. Vous pouvez venir profiter de la piscine en consommant une boisson.

Je suis restée à peine deux jours sur l’île du coup je n’ai pas pu aller profiter des villages moins connus mais plus typiques comme Pyrgos, sa plage de sable rouge, le cratère Nea Kameni…etc La randonnée qui relie Oia à Fira restera à jamais gravée dans ma tête. C’était vraiment magique !
Peut être qu’en hiver, l’afflux de tourisme est moindre…à vous de choisir !

Allez c’est cadeau encore quelques photos pour la route :

Cracovie en solo, en plein hiver

En décembre dernier, je me suis envolée pour quelques jours à Cracovie. Une première fois en Pologne !! C’est également mon premier city trip de 4 jours en solitaire.

Jour 1 : Découverte de la vieille ville : Rynek Glowny

A Paris c’est le bazar avec les grèves ! J’ai donc décidé de fuir, direction Cracovie ! Après avoir atterri, ma première mission est de rejoindre le centre ville en bus. Difficile de trouver des polonais qui comprennent l’anglais. Je suis mon instinct en montant dans le premier bus. 40min plus tard me voici devant l’auberge de jeunesse que j’ai réservé pour mon séjour : Ginger hostel. Une fois installée, je décide d’aller prendre la température de la ville avant que la nuit tombe. Direction le Rynek Glowny, la place du Marché qui est la plus grande place médiévale d’Europe (avec ses 200 mètres de côté). Le bruit des calèches nous transporte quelques siècles en arrière. Nous sommes mi décembre et le marché de Noël occupe une partie de la place.

Je me promène dans les allées mais le froid se fait très vite ressentir. Direction le Camera café pour se réchauffer avec un chocolat chaud à la polonaise ; c’est-à-dire très épais et fort en chocolat. Impossible de le boire, je suis obligée de le déguster à la petite cuillère. En ressortant il fait déjà nuit noire il est 16h30. Le marché de Noël se remplit de plus en plus. Fromages fumés, saucisses grillées, tartines… polonais et touristes se ruent sur les différents stands. 17h : je lève la tête en direction de la basilique Sainte-Marie. J’entends une douce mélodie s’échapper d’une de ses tours.

C’est le hejnal, une mélodie traditionnelle polonaise interprétée de jour comme de nuit par un trompettiste toutes les heures vers les 4 points cardinaux successivement. Son origine remonte à l’invasion mongole de 1241. En apercevant l’ennemi arrivé, le garde donna l’alerte du haut de la tour. Mais il est interrompu par une flèche qui lui transperce la gorge. La mélodie est devenue l’hymne de la ville et un symbole pour la Pologne.

Le hejnal est joué toutes les heures par un trompettiste depuis la plus haute tour de la basilique Sainte-Marie. Image : Lucie Martin

Pour mon premier repas en Pologne, je cherche à tester les fameux pierogis. Ce sont de grosses ravioles fourrées à la pomme de terre, au fromage blanc pour les classiques : pierogi ruskie. Je me retrouve au Pierogarnia Krakowiacy. La décoration à l’intérieur est typique. Ici il faut passer commande au comptoir et on nous appelle lorsque le plat est prêt. 22 zloty soit environ 5 euros. C’est simple et goûteux : que demander de plus ?

Les pierogis sont des raviolis à la polonaise. Les classiques sont fourrés à la pommes de terre et au fromage. Image : Lucie Martin

Petite balade nocturne avant de rentrer à l’auberge.

Jour 2 : Kazimierz le quartier juif de Cracovie

Petit déjeuner à l’auberge avant de sortir dans le froid. -4°C ce matin. L’herbe est gelée dehors. Aujourd’hui je me suis inscrite à une visite du quartier juif de Krakow un freewalking tour comme on les appelle. Avant de rejoindre le point de rendez-vous je me promène dans la vieille ville. Je passe à l’université Jagellone Maius pour observer sa magnifique cour intérieure à arcades.

Partout dans la ville, des femmes tiennent un stand ambulant bleu pour vendre du pain : sésame, fromage, pavot, sel…il y en a pour tous les goûts.

10h30, je rejoins le point de départ du freewalking tour : devant la vieille synagogue. Kazimierz était le centre de la culture juive en Pologne à la veille de la seconde guerre mondiale soit environ 70 000 personnes. La quasi totalité de ses habitants a disparu dans les camps et chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.

Image : Lucie Martin

Le quartier a servi de décor pour le film « La liste de Schindler ». Pendant la visite j’ai fait connaissance avec une voyageuse solo néerlandaise. On a poursuivi la journée ensemble en déjeunant. Sur la place Nowy on mange sur le pouce comme les jeunes cracoviens. La star ici c’est la zapiekanki, un toast panini à la polonaise. Je choisis l apolska : du fromage, des champignons, de la saucisse blanche, des oignons frits… Un régal bien gras. La tartine est énorme (9 zl : environ 2 euros)

Ensuite on a passé l’après-midi ensemble. Nous sommes allées au musée de l’usine de Schindler. En sortant du musée il fait presque nuit. Direction le centre ville à pied car c’est l’heure du chocolat chaud. On s’installe au Nowa Prowincja réputé pour son chocolat chaud justement. Cette fois-ci je le demande avec un supplément crême sur le dessus. Confidence : il était vraiment excellent (meilleur qu’hier).

L’heure est venue de quitter ma partenaire de route du jour (impossible de retenir son prénom). Je rentre alors me poser au chaud à l’auberge avant d’aller dîner.

Ce soir j’ai très envie de poursuivre ma découverte des spécialités d’ici… Sur les recommandations d’une copine qui a passé 6 mois en erasmus ici, je teste U Babci Maliny. Première mission : trouver le restaurant et c’est pas gagné car il est caché. C’est bon j’emprunte des escaliers je rejoins le resto qui se trouve en sous-sol. Ici il faut aussi commander au comptoir. Au menu une soupe typique d’ici : zurek : à base de farine de seigle, de cumin, pommes de terre avec des morceaux de saucisses et un oeuf dur ! Le tout servi dans une miche de pain évidée.

Un régal, j’ai adoré. le goût est particulier mais très parfumé. Je rencontre un couple de retraités d’Annecy, interpelé par ma soupe. Ils me donnent des conseils pour visiter les mines de sel. Puis je discute avec un autre couple de retraités londoniens. J’essaie de terminer le pain mais impossible sans soupe…

Une journée bien remplie. Beaucoup de rencontres, je ne me suis pas sentie seule une seule seconde.

Jour 3 : À la conquête de la colline de Wawel

Aujourd’hui direction la colline du château de Wawel. C’est ici le cœur historique de la Pologne. C’est l’ancien centre politique et administratif du pays. En chemin je croise la route du célèbre dragon de Krakow. Selon la légende, il vivait sous la colline de Wawel. Attention car parfois il se met à cracher du feu. Pour se nourrir il engloutissait des jeunes filles et des troupeaux entiers de brebis. Un jour c’est la fille du roi Krakus qui fut désignée comme prochaine victime. Les habitants tendirent un piège au dragon. Ils lui offrirent un mouton rempli de soufre. Le dragon explosa après avoir avalé la bête.

Cathédrale de Wawel. Image : Lucie Martin

Visite de la cathédrale de Wawel et des chapelles royales. Puis je suis montée dans la tour Sigismond pour admirer une belle vue sur la ville.

Retour en centre ville et visite de l’intérieur de la basilique sainte Marie. Elle date du XIIe siècle mais elle a été reconstruite en 1355. Son chœur est magnifique. On ne sait même plus où donner de la tête. Malheureusement le retable était en travaux. Tous les murs sont peints : le plafond couleur bleu nuit, les murs d’un rouge ocres et ornés de dorés.

L’heure du déjeuner approche et je décide de manger à nouveau des pierogis (raviolis polonais). Direction Kielony Kredens. Menu du jour pour 20 zloty : environ 5 euros. Zupa + pierogis + kompot grams (sirop chimique aha) Ici on partage les tables. Je m’assois timidement entre deux polonais. C’est un peu ambiance cantine !

En début d’après-midi direction le marché Stary kleparz. Rien de mieux qu’un marché pour s’immerger dans une culture. En plus je suis la seule touriste. Fruits et légumes, viandes fumées, saucisses blanches, fromages polonais… Petit reportage photo dans les allées du marché ci-dessous :

Ensuite je décide de prendre de la hauteur pour admirer la place Rynek Glowny vue d’en haut. La tour de l’hôtel de ville offre une belle vue sur la place et sa basilique avec une magnifique lumière en fin de journée.

Vue sur la basilique Sainte-Marie depuis la tour de l’hôtel de ville. Image : Lucie Martin

C’est déjà l’heure du chocolat chaud, mais honnêtement je ne m’en lasse pas. Retour dans le même café qu’hier.

Pour cette soirée, je me rends dans le quartier juif Kazimierz. Dîner à la Kuchnia Domowa. Je m’assois à une table où deux polonaises sont en train de déguster un menu du jour. Je choisis pour ma part la kotlet schabowy; côte de porc panée. (C’est le plat de viande le plus populaire de Pologne)
Je fais connaissance avec les deux polonaises qui partagent ma table. On discute en anglais avec Agnieska. Elle habite Varsovie mais vient ici en formation. Elle me recommande de prendre des jablka w ciescie (pommes fries) en dessert. Je les prends à emporter pour les déguster sur ma route du retour. Je vais prendre la température place Nowy. Il y a foule en ce vendredi soir. Les gens font la queue pour une zapiekanka (les fameuses tartines…)

Place Nowy de nuit. Image : Lucie Martin

La journée se termine, je suis crevée. La nuit dernière ne fut pas reposante car un ronfleur a débarqué en plein milieu de la nuit. En espérant que la nuit soit plus calme…

Jour 4 : Voyage au cœur des mines de sel

Dernière journée à Cracovie. Après un copieux petit-déjeuner, je retourne dans la vieille ville. Je grimpe dans la plus haute des tours de la basilique Sainte-Marie (82m). La vue sur la place et la halle aux draps est grandiose.

Dommage que le ciel soit gris ce matin. Sur la gauche on voit la colline Wawel qui domine en retrait de la vielle ville. 10h, les cloches sonnent…Le trompettiste sort de sa cachette et se prépare à jouer le hejnal. Il s’accorde en fermant toutes les fenêtres. Puis lorsque les cloches ont fini de sonner, il joue cette douce mélodie à quatre reprises vers les quatre points cardinaux.

Puis il salue les passants sur la place. Un moment unique, comme si le temps s’arrêtait pour qu’on puisse l’entendre jouer. Il est temps de redescendre. Direction le musée de l’université Jagellone (Maius). Somptueuse bibliothèque, appartements, amphithéâtre des théologiens : c’est ici que Copernic a étudié entre 1491 et 1495.

Université Jagellone. Image : Lucie Martin

Retour à Kaziemierz ce midi pour déjeuner à la Kuchnia u Doroty pour goûter une autre spécialité : les goblakis : feuilles de choux garnies d’une farce de viande + riz + oignons avec une sauce à la tomate.

Je me redirige vers le nord de la ville. 14h je prends le bus pour Wieliczka (environ 30min de trajet). J’ai repéré une visite en français des mines de sel à 15h. C’est parti pour la découverte d’un monde souterrain particulier. 390 marches plus bas on entame la visite. Nous descendons progressivement plusieurs paliers : 64m puis 135m sous terre.
Depuis le XIIIe siècle, la mine est exploitée pour son sel. Grâce au sel, le bois est parfaitement conservé. Les galeries ont été creusées à la main au XVIIe et XIXe siècle. Les chevaux ont également travaillé dans les mines. Le clou du spectacle, une immense chapelle dédiée à la reine Kinga. Une magnifique cathédrale souterraine où tous les samedis une messe est donnée. Sculptures majestueuses en sel…

Retour en fin de journée sur Krakow pour une dernière soirée polonaise. Pour l’occasion je me fonds dans la masse au marché de Noël. Au menu golonko (jambonneau grillé avec des champignons). Je n’ai pas envie de rentrer, je profite de mes derniers instants ici en me promenant sur la place.

Bilan de ce séjour : j’ai adoré Krakow. C’est une (petite) ville super agréable et très vivante où tout se fait à pied. Belles découvertes culinaires également. J’espère revenir en Pologne. J’ai adoré faire ce voyage en solo car je me laissais vivre selon mes envies. Je faisais ce que je voulais quand je voulais et cela n’a pas de prix.

Mes incontournables :

  • La vieille ville Rynek Glowny, la halle aux draps, le Planty
  • Quartier juif : Kaziemierz
  • Colline Wawel : le château et la cathédrale
  • Manger des pierogis chez Pierogarnia Krakowiacy
  • Déguster une soupe typique chez Babci u Maliny
  • Boire un chocolat chaud : Nowa Prowincja
  • Visite des mines de sel Wieliczka

Les plus belles vues :

  • La tour de la basilique Sainte-Marie
  • L’hôtel de ville
  • La tour de la cathédrale de Wawel

Écosse : l’île de Skye en photos

En avril 2018, je suis allée passer une semaine en Ecosse à Edimbourg. J’en ai profité pour aller découvrir quelques jours l’île de Skye en passant par Glencoe. J’en ai pris pleins les yeux. Une île aux paysages magiques. Les contrastes sont impressionnants, le temps change à une vitesse ! En plus en avril il y avait peu de touristes. Skye est reliée au continent par un pont. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette île pleine de surprises.

Images : Lucie Martin

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