Visiter Helsinki en 3 jours en hiver : les incontournables

Et si vous découvriez une capitale européenne en arrivant par la mer ? Depuis Tallinn, capitale de l’Estonie, nous avons pris un bateau pour traverser la mer baltique et rejoindre Helsinki en Finlande. 2h de traversée pour parcourir les 82 km qui séparent les deux pays. Un conseil, prenez de l’avance pour embarquer à bord. Si vous arrivez 28 min avant le départ du bateau, l’embarquement vous sera refusés. Nous avons du acheter de nouveaux billets et attendre 2h pour prendre un autre bateau. Ils ne rigolent pas sur les horaires ici. 30 min avant le départ, l’embarquement est fermé. Bref, nous arrivons enfin en Finlande. Bienvenue à Helsinki en hiver.

Il fait -6 degrés. La neige recouvre les toits et les trottoirs de la ville. Je vous propose de me suivre à travers différentes expériences pour découvrir la capitale finlandaise.

Profiter du marché de Noël sur la place du Sénat

C’est le monument emblématique d’Helsinki, sa cathédrale luthérienne blanche et qui domine la ville et son port. L’intérieur de la cathédrale est bien plus sobre. Et c’est sur la place du Sénat juste devant la cathédrale qu se tient le marché de Noël et le grand sapin !

Son autre cathédrale, la rouge cette fois ci c’est la cathédrale orthodoxe Ouspenski. Son intérieur est très riche avec ses icônes, ses dorures… Elle vaut le détour et vous pouvez y accéder gratuitement.

Déambuler dans les allées du marché couvert kaupahalli

En voyage, pour ceux qui me connaissent bien, vous savez que j’ai une passion pour les marchés dans les villes que je visite. Je trouve que c’est là que l’on ressent le plus l’ambiance d’une ville, ses coutumes… Et à Helsinki, c’est la toute première chose que nous avons faite (après un saut à la biliothèque). Nous sommes allées déguster une soupe de poissons (au saumon et à la pomme de terre), un délice. En partant du marché, vous pouvez vous promener sur le port et observer les bateaux pris dans la glace.

Découvrir les bibliothèques de la ville

Dis comme ça, cela n’a rien d’attirant je vous l’accorde. Mais ce serait dommage de passer à côté de deux d’entre elles. Et merci à Yleanna, notre guide d’Helsinki, pour ces découvertes. La plus récente (2018), la bibliothèque centrale Oodi et son architecture moderne alliant le bois, le verre et l’acier. Son accès est libre. Trois étages au total dont un consacré aux loisirs avec des imprimantes 3D, des salles de musique, de loisirs créatifs… Il y a également la bibliothèque nationale de Finlande, Kansalliskirjasto, construite entre 1836 et 1840. Vous pouvez visiter ces différentes salles : salle de la coupole, salle de lecture… Son architecture est impressionnante avec ses colonnes et ses escaliers symétriques.

Tester un sauna et se baigner dans la baltique

Le sauna, c’est une institution en Finlande. Le pays en compte près de 3 millions pour 5,5 millions d’habitants. Et beaucoup en possèdent un privé dans leur appartement ou maison. Et pour une immersion dans la culture finlandaise, nous avons testé le Sompasauna, un sauna autogéré. Rustique mais authentique, car ici ce sont les bénévoles qui vont chercher le bois… Attention pour les pudiques, on peut croiser des personnes qui rentrent nus dans le sauna car c’est la tradition. N’ayez crainte vous pouvez garder votre maillot de bain sans jugement.

Le but est donc d’alterner sauna à différents degrés et baignade de quelques secondes dans la mer baltique entouré par la neige et la glace. C’est saisissant ! Pour ceux qui n’osent pas plonger dans la baltique, il y a toujours l’option de se rouler dans la neige ou les deux pour les plus téméraires ! Ne pas oublier vos claquettes pour éviter de marcher dans la neige en sortant de l’eau.

Une journée à Suomenlinna

Pour se rendre à Suomenlinna, il faut prendre un bateau pour environ 15min. L’embarquement se fait au niveau de la place du marché d’Helsinki. Car c’est une des 330 îles que comptent l’archipel d’Helsinki. Suomenlinna est une forteresse maritime. On peut faire une boucle sur l’île en marchant sur ses anciennes fortifications. L’île est habitée. On y trouve de nombreuses maisons colorées en bois. L’ambiance est assez magique car il y avait de la neige partout quand nous l’avons visitée.

C’est un immanquable lors d’une visite de la capitale finlandaise. Cela permet de faire une courte navigation dans l’archipel, et de quitter la ville pour retrouver une toute autre ambiance. Je dis ça en plein hiver, peut être que l’été c’est moins paisible. Effectivement, c’est l’un des sites les plus visités du pays avec plus d’un millions de visiteurs chaque année.

À savoir que le bateau (traversier) est considéré comme un moyen de transport public ici donc si vous avez un ticket HSL (zone AB, ABC or ABCD), vous pouvez faire la traversée avec.

Une fin d’après-midi au coin du feu : le café Regatta

Pour une expérience de gouter assez insolite, direction les bords au café Regatta. Une baraque de pêcheur avec une énorme terrasse extérieure face à la mer (gelée et recouverte de neige en hiver). L’intérieur est petit mais très chaleureux. On passe commande et on ressort (oui oui dans le froid) pour prendre place autour d’un feu qui crépite. Pourquoi un feu ? et bien pour faire griller nos saucisses au bout d’un pique. Une super expérience avec le chocolat chaud dans une main, la saucisse grillé dans l’autre. L’ambiance est conviviale on discute avec une famille qui s’assoit à côté de nous autour du feu.

Boire un verre au 16e étage d’un des plus hauts buildings de la ville

Pour notre dernière soirée à Helsinki, on a pris de la hauteur. Nous sommes allées boire un verre au 16e étage de l’hôtel Clarion : le Skyroom bar. Juste l’ascenseur en soi, c’est une expérience. Plus on prend de la hauteur, plus la vue sur la ville se dévoile. Le prix des cocktails est assez élevé, on paie clairement la vue et le lieu, mais cela vaut le coup ! Sinon vous pouvez toujours prendre l’ascenseur pour aller voir la vue et redescendre sans prendre un verre ou aller boire un café dans l’après-midi, sûrement moins cher.

Se perdre dans le Design district

Tout un quartier est consacré au design à Helsinki. C’est sympa pour une balade. N’hésitez pas à pousser la porte de certaines boutiques pour vous réchauffer d’une part mais surtout pour découvrir l’art du design nordique.

La folie MOOMIN pour les petits et grands enfants…

Je ne pouvais pas parler d’Helsinki sans parler des Moomins. Ce sont des petites créatures imaginaires : un mélange entre un troll blanc et un hippopotame. C’est mignon et ils en font de toutes sortes : sur des boules de Noël, des tasses, bonnets, papeteries, peluches… une bonne idée de cadeaux à ramener. Il y a plusieurs boutiques dans la ville. Attention, vous pouvez vite devenir accrocs à ces petites créatures…

Et voilà cette visite d’Helsinki se termine ici. J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir cette capitale en plein hiver ou pour les plus frileux à une autre saison. J’avais zéro attente en visitant Helsinki et pourtant j’ai été surprise dans le bon sens. L’ambiance hivernale y est peut-être pour quelque chose. J’aime la neige, et le froid ne me dérange pas (à petite dose).

Découvrir d’autres destinations en hiver :

Une journée à Tallinn en période de Noël

Il y a un an, je partais en voyage dans les pays nordiques. Mais avant de rejoindre la Laponie suédoise, je suis passée par Stockholm, Helsinki… Et j’ai commencé ce voyage par prendre un vol depuis Paris pour rejoindre Tallinn dans les pays baltes. Une première étape, pour découvrir la capitale de l’Estonie, au bord de la mer baltique, dans une ambiance de Noël.

Tallinn, une capitale médiévale à taille humaine

Nous avons découvert la ville au petit matin dans une ambiance givrée. Température extérieure -9 degrés avec un ressenti à – 16 degrés ! Les toits couverts de neige, et certains trottoirs encore enneigés, nous avions l’impression d’arriver dans une ville magique. La vieille ville de Tallinn se découvre en se perdant dans ses ruelles médiévales. Bonnets et gants de rigueur pour une visite en plein mois de décembre.

Raekoja plats : la place de l’ancienne mairie, entièrement piétonne. C’est un peu le cœur de la vieille ville. Et c’est ici que prend place le marché de Noël de fin novembre à fin décembre. Un charmant petit marché avec son grand sapin, ses petits chalets en bois et son carrousel. La plus vieille pharmacie d’Europe, Raepteek, se trouve aussi sur cette place. Je vous invite à y jeter un coup d’œil (c’est gratuit). Toujours en activité, elle abrite un petit musée à l’arrière de la boutique avec une collection de vieux remèdes à base de grenouille, de hérissons…

Ne pas manquer la Pikk tänav (ou rue longue) qui est l’une des plus anciennes de la ville basse et ses beaux édifices de part et d’autres.

Il y a aussi la charmante église Saint-Nicolas et sa patinoire en plein hiver. Le cadre est plutôt sympa pour ceux qui sont en manque de glisse.

Il y a également le passage Sainte Catherine, un passage piéton pavé d’origine médiévale, et ses boutiques artisanales.

Qui dit ville médiévale, dit remparts et tours qui servaient à défendre la ville de ses envahisseurs. Les remparts se visitent. La ville se divise en deux la ville basse et la ville haute. C’est le quartier de Toompea (ville haute). On y accède par la Luhike Jalg, une petite rue avec des escaliers qui grimpe (attention ça glisse en hiver !). Depuis le belvédère Kohtuotsa, la vue sur la ville est magnifique. Des mouettes de passage tapent la pose pour s’incruster en premier plan sur les photos. Les toits de tuiles rouges enneigés de la vieille ville lui donnent un charme fou. On aperçoit aussi les anciens remparts et la mer baltique.

Toujours dans la ville haute, la cathédrale orthodoxe de Tallinn, Alexandre Nevsky, est remarquable avec ses bulbes. Elle a été construite en 1900 quand l’Estonie était encore sous l’emprise du tsar Russe. Juste en face se trouve le parlement. Et derrière un parc agréable qui était encore bien enneigé.

Une belle découverte de Tallinn en 24h. Courte mais qui nous a permis d’avoir un bel aperçu de cette ville charmante où on ressent comme de la magie dans l’air. Peut-être que la neige et la période de Noël jouent également ! Je ne peux que vous recommander cette ville, qui mérite qu’on s’y attarde plus d’une journée. Et surtout de se perdre dans ses rues. On n’avait rien prévu on s’est laissées porter. Et pourquoi pas en profiter pour visiter les autres capitales voisines des pays baltes : Riga et Vilnius.

Où dormir à Tallinn ?

16eur – Fat Margaret’s : nous avons opté pour cette auberge de jeunesse, bien situé à proximité du centre ville. Il y avait un sauna mais nous n’avons pas eu le temps d’en profiter.

Où dîner à Tallinn ?

Rataskaevu 16 : Belle salle en brique, intérieur chaleureux. J’ai pris du poisson accompagné de pommes de terre et d’une délicieuse sauce verte. C’était bien cuisiné et joliment dressé. Et en dessert… un cœur coulant au chocolat (évidemment)

Après Tallinn, nous avons pris un bateau pour rejoindre Helsinki en Finlande de l’autre côté de la mer baltique. La suite des aventures dans les pays nordiques juste ici ⬇️

Les Canaries : visiter l’île de Lanzarote en 6 jours

Alerte coup de cœur ! Direction Lanzarote, une île située dans l’archipel des Canaries au large des côtes africaines. L’île espagnole se compose de 110 cratères et offre un paysage lunaire. Entre volcans, plages, zones désertiques et architecture, la découverte de cette île au mois de juin fut une belle surprise. Je vous propose de me suivre pour vivre un voyage unique dans ce paysage atypique.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 6 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (TopCar : 86,50 euros les 6 jours)
  • Logement : Costa Teguise – El Guarapo appartments
    (grand appartement avec terrasse privative et piscine partagée. Très bien situé, confortable, au calme, bon rapport qualité-prix)
  • Période : juin
  • Budget : 530 euros par personne tout compris (avion, location voiture, essence, hébergement, repas (avec un restaurant tous les soirs…)

Itinéraire :

Jour 1 : Volcan Corona, Mirador del Rio et Jardin de cactus

Le volcan Corona

Cette première journée sur l’île commence par la découverte de notre premier volcan ici le volcan Corona. (un nom qui ne s’invente pas). Avec ses 609m de haut, le volcan est accessible par une marche d’environ 50 minutes. Il faut se garer sur le parking de l’église de Yé. Puis revenir sur ses pas en longeant la route (le volcan sur votre droite), puis tourner sur la droite entre deux poteaux. Sentier accessible mais bonnes chaussures recommandées tout de même. On commence par une approche sur un chemin plat qui offre de belles vues sur le volcan avec des cactus de chaque côté. Puis, on arrive alors au bord du cratère qui a des teintes rouges.

Mirador del Rio

On reprend la voiture pour se rendre au mirador del Rio. C’est l’une des oeuvres architecturales de César Manrique, artiste et architecte natif de l’île. Cependant nous avons profité de la vue sans rentrer dans le mirador. La vue est magnifique sur l’île de la Graciosa juste en face. Et que dire de la route… de toute beauté !

Vue sur l’île de la Graciosa depuis le mirador del rio. Photo : Lucie Martin
Punta Mujeres

Cap sur l’extrême nord ouest de l’île à Orzola. Il n’y a rien de spécial à voir c’est un port qui permet de rallier l’île de la Graciosa. On reprend la route côtière LZ-1 pour se rendre au à Punta Mujeres. C’est un village blanc de pêcheurs où les maisons bordent la mer. Il y a des piscines naturelles tout le long du village. Ambiance paisible et belle vue sur la mer !

Jardin de cactus

Pour découvrir l’une des œuvres de César Manrique, nous avons choisi de visiter le jardin de cactus. Il abrite environ 4500 spécimens de cactus des 5 continents de différentes formes, couleurs et textures. Un bel endroit où tous les cactus cohabitent dans ce décor avec un moulin en fond. (6,50 euros l’entrée pour le jardin de cactus. Il existe des billets qui combinent plusieurs sites de César Manrique si vous voulez en visiter d’autres comme Jameos del Agua, cueva de los verdes, mirador del rio…)

Famara

Fin de journée, direction Famara pour le dîner. L’arrivée à Famara par la route en partant de Costa Teguise est magnifique. Quel paysage avec cette falaise imposante de 500m de haut qui s’élève au bout de la plage. Le spot rêvé pour les surfeurs et les amateurs de couchers de soleil. La lumière en fin de journée est magnifique lorsque les rayons du soleil viennent raser les falaises de Famara.

🍽️ Pour le dîner, nous avons découvert le restaurant El Risco. C’est le site internet du guide Michelin qui le recommande en tant que Bib Gourmand (meilleurs rapports qualité-prix). Déjà la vue sur les falaises pour les plus chanceux vaut le détour. Mais le plus important reste ce que l’on a dans l’assiette. En entrée, nous nous sommes régalés de papas arrugadas, pommes de terre à la canarienne que l’on retrouve presque dans tous les restaurants et bars à tapas de l’île. En plat, nous avons pris un poisson blanc du jour servi sur un houmous de lentilles et un coeur coulant au chocolat en dessert.

Jour 2 : Volcan El Cuervo, Montana colorada et Teguise

El Cuervo

Pour commencer cette deuxième journée, nous allons nous paprocher du volcan El Cuervo. Il s’agit du premier volcan à être entré en activité lors des éruptions de Timanfaya, le 1er septembre 1730. Situé dans un paysage unique le volcan El Cuervo est accessible par un sentier qui traverse le champs de lave avant de faire le tour du cratère. C’est assez incroyable comme paysage de faire face à cette immensité de lave devant nous, d’apercevoir d’autres volcans au loin, on se sent vraiment coupés du monde.

Et surprise on peut même rentrer à l’intérieur du cratère. C’est impressionnant de se retrouver entourés des parois du cratère : une belle expérience ! Le parcours fait environ 4km, il faut 1h pour en faire le tour.

Montaña Colorada

Sur cette même route la LZ56, quelques mètres plus loin se trouve la Montaña Colorada. Un volcan très identifiable avec ses pentes de couleur rouge. Une balade d’une heure permet d’en faire le tour et de profiter du paysage lunaire autour avec notamment des bombes volcaniques. Il s’agit de projections de lave lors d’une éruption.

Bombe volcanique, issue de projections de lave lors d’une éruption. Photos : Lucie Martin
Ciudad estratificada

Sur la route pour aller à Teguise, on tombe sur cette curiosité naturelle appelée ville pétrifiée sur le GPS. Cette ancienne carrière a donné formé à d’étranges formations rocheuses que l’on distingue depuis la route. Ce n’est pas un incontournable mais si vous êtes de passage sur la route, cette curiosité reste assez photogénique pour les amateurs.

Teguise

On arrive alors à Teguise. Charmante petite ville située au centre de l’île. C’est l’ancienne capitale de Lanzarote. Une ville paisible avec ses ruelles pavées et ses maisons blanches.

Las grietas

En rentrant de Teguise, nous nous sommes arrêtés au bord de la route LZ-35 pour explorer Las Grietas. Ce sont des failles dans la montagne où on peut s’y engouffrer. Attention par endroit le passage est très étroit.

En fin de journée, nous sommes allés au Mirador El Risco de Famara pour admirer le coucher du soleil. Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages qui remontaient de l’océan pour finalement se dévoiler au dernier moment avant de disparaitre derrière l’horizon. Beau spot mais attention très exposé au vent !

Jour 3 : Timanfaya, Charco de los clicos et la Geria

Le parque nacional de Timanfaya

Timanfaya est un parc national de 5000 hectares près de la côte occidentale de l’île. Pour assurer la conservation optimale de ce parc, son accès est réglementé. Vous ne pouvez pas y circuler avec votre propre véhicule. Ce sont des bus touristiques qui assurent la visite. Vous verrez alors la beauté des paysages de Timanfaya défilée sous vos yeux mais à travers les vitres du bus. Car le bus fait des arrêts photos mais personne ne descend du bus. Au total 20 min de parcours pour admirer des paysages dignes de la planète mars où les volcans forment par endroit comme des dunes de sable orange. Les paysages sont magnifiques certes mais honnêtement ne pas pouvoir sortir du bus c’est vraiment dommage de juste les observer à travers la vitre. Un conseil mettez vous dans la rangée à droite du chauffeur dans le bus pour avoir les meilleurs points de vue.

12 euros l’entrée avec le parking compris. Attention de ne pas arriver trop tard car sinon vous risquez de faire la queue juste pour avoir une place au parking avant de monter dans le bus.

Le bus passe sur la route que l’on aperçoit sur la gauche de l’image. Photo : Lucie Martin

C’est également possible de visiter le parc à pied mais avec un guide (réservations à l’avance pour pouvoir en profiter)

l y a presque 30 ans, entre 1730 et 1736, des éruptions ont créé le parc national de Timanfaya et ainsi façonné l'île de Lanzarote. Six années d'éruptions où une infinité de volcans sont sortis de terre en crachant de la lave et des roches incandescentes.
Lago verde (charco de los clicos)

On poursuit cette journée merveilles naturelles avec la lagune verte. Près du village d’El Golfo, se trouve la laguna de los clicos avec son lac vert (lac toxique). Le lac est issu d’un vieux cratère et sa couleur provient d’algues qui vivent dans cette eau salée. Ce lac vert contraste avec le sable noir de la plage, les roches de lave noire et le bleu de la mer. Attention beaucoup de monde sur ce site.

Los hervideros

On profite d’être dans cette zone de l’île pour poursuivre notre route direction Los Hervideros, un spot au sud-ouest de Lanzarote. Quand la lave rencontre la mer et crée ce beau mélange de contraste. Les vagues s’écrasent contre la roche, un beau spectacle.

La geria

Sur le chemin du retour à notre logement, nous passons par la région viticole de La Geria. Un paysage insolite où les vignes poussent entourées d’un demi cercle de roches pour les protéger du vent. Chaque cep de vigne est dans un trou conique creusé dans des couches naturelles de gravier volcanique.

🍽️ Nous sommes allés dîner au village d’Arrieta à l’est de Costa Teguise dans un restaurant vue sur la mer, le Restaurante Amanecer. Au menu une délicieuse assiette de poissons à partager.

Jour 4 : Caldera blanca et Punta de Papagayo

Caldera blanca

Ce matin là, on a prévu l’ascension de la caldera blanca. Ce cratère est situé au centre de l’île. On parcourt un champs de lave qui s’étend jusqu’à la mer, pour arriver au pied du cratère. De là, on poursuit le sentier par la gauche puis après quelques mètres on monte sur le cratère par la droite. L’arrivée au niveau du cratère est impressionnante. Je vous conseille de poursuivre la randonnée en faisant le tour complet du cratère en commençant par la gauche pour avoir des vues sur les paysages alentours, la mer, Timanfaya et le cratère. Une vue à 360 degrés vous attend au sommet du cratère : juste inoubliable !

Vue sur la caldera blanca depuis le sommet du cratère. Photo : Lucie Martin

Il faut compter environ 3h de randonnée. L’accès au parking n’est pas évident. Pour éviter de galérer comme nous voici le lien vers les coordonnées du parking gratuit pour faire la randonnée de la caldera blanca juste ICI.

Nous avons pris un bon pique-nique au sommet, le spot idéal mais il faisait assez frais par contre et en fonction des périodes il peut y avoir beaucoup de vent.

Redescente jusqu’au parking.

La pointe de Papagayo

On décide de poursuivre la journée déjà bien entamée, en prenant la route pour les plages de Papagayo à l’extrême sud de l’île. Il faut emprunter une sorte de piste pour arriver jusqu’aux plages mais cela se fait bien en roulant tranquillement. La plage principale est celle de Papagayo, une baie de sable fin avec des eaux transparentes. Etant la plus connue et considérée comme l’une des plus belles de l’île, elle reste très prisée.

La plage de Papagayo.

On décide alors de ne pas y poser notre serviette mais de préférer l’une de ses plages voisines la Playa del Pozo. Ambiance désertique avec un volcan en fond, sable fin, pas grand monde à l’horizon : l’endroit parfait pour terminer la journée. On voit l’île de Fuerteventura juste en face depuis la plage.

Jour 5 : Playa El Risco

Matinée tranquille au bord de la piscine du logement. Dans l’après-midi, nous sommes allés sur la plage la plus isolée et préservée de l’île : el Risco. Elle est accessible uniquement à pied en empruntant un chemin assez escarpé pour descendre jusqu’à la plage. Environ 45min de marche pour arriver jusqu’à la plage et le même temps 45 min pour remonter voir plus en fonction de votre cardio. Prévoir de très bonnes chaussures pour y aller.

La plage s’étend sur une longueur de 1,5 km. Nous y sommes allés un week-end et nous étions peut être 10 personnes réparties sur toute la plage. L’impression d’être privilégiée dans ce cadre unique au pied de falaises et avec vue sur l’île de la Graciosa juste en face. L’eau est transparente et tellement bonne. Bref un petit coin de paradis ! Si vous êtes intéressés par ce spot, je vous expliquerai en privé comment y accéder pour essayer de préserver le plus possible ce lieu.

Si vous n’avez pas la condition physique pour descendre vous pourrez vous arrêter au belvédère avec vue sur la plage et l’île de la Graciosa.

Après une remontée sportive, nous sommes repassés par le Mirador Del Rio pour profiter du panorama avec la lumière de fin de journée, la golden hour.

Jour 6 : Montaña negra

El Golfo

Nous sommes retournés vers El Golfo pour faire la randonnée au départ du parking au bout du village (au niveau de l’aire de jeux pour enfants). C’est une balade au milieu des coulées de lave en longeant la mer. Nous avons marché jusqu’à la playa del paso mais le sentier poursuit jusqu’à la playa del cochino. La météo n’était pas avec nous ce jour là, il a commencé à pleuvoir et on a trouvé le sentier assez rébarbatif donc nous avons préféré faire demi-tour. Voici le lien de la randonnée.

Finalement en 4 jours bien complets, nous avions déjà vu les principaux points d’intérets de Lanzarote. Ces deux dernières journées étaient plus tranquilles. L’occasion de sortir des sentiers battus.

Montaña negra

On ne pouvait pas repartir de Lanzarote sans retourner une dernière fois sur la route LZ-56, la route des volcans. Nous en avons profité pour prendre de la hauteur en gravissant la Montaña negra. La montagne noire date de plusieurs milliers d’années. Avec le temps, elle a été recouverte de cendres volcaniques provenant des éruptions des volcans voisins. C’est pour cela qu’on retrouve à son sommet des fleurs oui oui des fleurs. Vraiment inattendu dans ce paysage désertique où quasiment aucun végétaux ne poussent sur l’île. Pour nous, c’était la meilleure vue de tout le voyage vraiment spectaculaire ! On arrive à apercevoir l’ensemble de l’île au sommet de ce volcan avec une vue inoubliable sur la route des volcans.

🍽️ Pour ce dernier dîner à Lanzarote nous sommes retournés à Famara. Nous sommes allés manger cette fois-ci au Restaurante El Rincón de la Abuela. Au menu tapas et poissons du jour les pieds dans le sable à quelques pas de la plage dans la ville de Famara.

Ce sont sur ces belles images que se termine notre voyage à Lanzarote. Je n’avais aucune attente avant de découvrir l’île et quelle belle surprise !! Des paysages volcaniques uniques, des belles plages dans un environnement désertique : dépaysement garanti à Lanzarote !

Visiter l’ouest de la Crète en 10 jours

Kalimera (bonjour !),

En ce mois de juillet, je vous propose de partir en Crète pour 10 jours de roadtrip à l’ouest de l’île. Une île grecque mythique à la fois sauvage et montagneuse, suivez la guide.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 10 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (Centauro : 150 euros les 10 jours)
  • Logement : Rethymnon (1) – La Canée (3) – Kefali (2) – Frangokastello (2) – Rethymnon (2)
  • Période : octobre
  • Budget : 2000 euros pour deux personnes tout compris (avion, location voiture, essence, hébergements, repas..)

Itinéraire :

Jour 1 : Arrivée en Crète

Nous sommes arrivés à l’aéroport d’Héraklion. Après avoir récupéré la voiture de location nous prenons la route (70km, 1h de route) pour notre premier logement à Stavromenos (proche de Réthymnon). Un appart’hôtel très sympa avec petit déjeuner compris, piscine partagée et accès à une plage privée. Je recommande très bon rapport qualité prix.

Nuit 1 : Nautica Hotel Apartments

Jour 2 : Monastère d’Arkadi, Réthymnon & lac de Kournas

Monastère d’Arkadi

Première découverte du séjour : le monastère d’Arkadi. Situé au sud est de Réthymnon dans les terres sur un plateau fertile, ce monastère orthodoxe dégage une atmosphère unique. Dépaysement garanti, un lieu qui invite à se ressourcer et profitez des nombreux chats qui surveillent le lieu. (Entrée : 3 euros)

Réthymnon

Puis direction Réthymnon, pour découvrir la ville. C’est la troisième plus grande ville de Crète. Sa vieille ville est sublime avec ses ruelles colorées aux influences vénitiennes, byzantines, romaines…

Premier gyros des vacances pour ce déjeuner à Réthymnon. Une pita, du poulet, des oignons, des tomates et du Tzatzíki et le tour est joué. On a pris à emporter chez O Nikos (Nikos Souvlaki). Un petit resto qui ne paie pas de mine de l’extérieur mais où les gyros sont préparés sous vos yeux et où la viande tourne sur la broche. Rien que de l’écrire ça me donne faim.

Lac de Kournas

On reprend la route car ce soir on dort à La Canée (1h de route depuis Réthymnon 60km). On fait un petit détour pour aller voir le lac de Kournas. C’est le seul lac d’eau douce de Crète et il est magnifique avec ses eaux claires et contrastées.

Arrivée en fin de journée à La Canée. Découverte de la ville au moment du coucher du soleil. Pour le dîner c’était moussaka / souvlaki poulet frites.

Nuit 2 : Airbnb La Canée

Jour 3 : Les gorges de Samaria

Gorges de Samaria

Grosse journée pour aller découvrir les fameuses gorges de Samaria, les plus longues gorges d’Europe. On a pris un bus à 7h depuis La Canée car étant donné que le parcours fait 16 km de long on ne fait pas l’aller-retour. On a choisi l’option bus jusqu’au point de départ des gorges à Omalos. Puis retour en bateau + bus pour rejoindre La Canée. (33 euros par personne l’accès aux gorges, le bus aller, le bus retour et le bateau).

Début de la randonnée juste avant 8h du matin. On n’était pas tout seul. Je vous conseille de commencer tôt et en plus il ne faisait pas encore super chaud. Pour info il faut bien se renseigner si les gorges sont ouvertes car elles peuvent fermer pour diverses raisons (pluie, orage, niveau de l’eau…) Dates d’ouverture de fin mai à fin octobre. Le parcours commence à 1250m pour terminer au niveau de la mer à Agia Roumeli. Donc prévoyez de bonnes chaussures et attention aux genoux car c’est surtout de la descente. Le passage le plus impressionnant se trouve vers la fin du parcours, c’est là que l’on découvre ces fameuses gorges très étroites.

Après les 16km de marche, l’arrivée au port d’Agia Rouméli est très appréciable. En attendant le bateau, nous en avons profité pour nous baigner. Quel bonheur avec cette chaleur.

On prend alors le bateau qui relie Agia Rouméli au port de Chóra Skafion. Très belle traversée avec de beaux paysages.

Mettez vous à gauche du bateau pour apprécier les différentes vues sur les gorges et falaises. On a pu apercevoir le village de Loutro que l’on visitera dans les prochains jours. Depuis Chóra Skafion nous prenons le bus qui nous ramène à La Canée.

Nuit 3 : airbnb La Canée

Jour 4 : La Canée et la presqu’île d’Akrotiri

La Canée

On profite de la matinée pour découvrir la ville de La Canée (Hania). Une étape incontournable lors d’un séjour en Crète pour se promener dans ses ruelles colorées où on a l’impression d’être en Italie. Direction la vieille ville pour cela (quartier Topanas). Son port vénitien est également plein de charme, surtout au moment du coucher du soleil, la lumière est somptueuse. L’empreinte turque est partout dans la ville notamment avec la mosquée des Janissaires qui est merveilleusement bien situé sur le port.

La presqu’île d’Akrotiri

Si vous êtes véhiculés vous pouvez explorer les environs de La Canée en vous rendant sur la presqu’île d’Akrotiri. Pour info plusieurs scènes du film Zorba le grec ont été tournées ici. Nous sommes allés visiter le monastère d’Agia Triada (entrée 2,50 euros, tenue correcte exigée sinon ils prêtent des châles pour se couvrir les jambes). Le lieu est relaxant avec vue sur les montagnes. Beau monastère avec trois dômes. Pour mieux l’admirer la terrasse juste en face de l’entrée offre une vue superbe sur le monument et les alentours.

Autre spot sur la presqu’île, le village de Stavros situé en bord de mer au nord-ouest. Belle plage qui forme une crique où des kitesurfeurs se retrouvent pour rider dans ce beau décor. Vue sur une montagne en forme de pain de sucre assez étonnante.

Côté plage, nous sommes allés découvrir celle de Seïtan Limania. Il s’agit d’une belle crique de sable fin accessible par un chemin escarpé en descente. Il faut garer sa voiture dans la zone de stationnement en pente (gardée par les chèvres du coin). Je vous conseille de prendre vos chaussures de randonnée ou de bonnes baskets pour descendre.

Retour sur La Canée pour dîner dans une taverne Strata. Au menu mezzé : poulpe grillé sur lit de purée de pois cassé, dakos (encas crétois à base d’une biscotte d’orge recouverte de tomate, de fromage et d’huile d’olive) et des feuilletés / chaussons aux épinards.

Nuit 4 : airbnb La Canée

Jour 5 : Balos

La plage et le lagon de Balos

Direction l’extrême nord ouest de la Crète pour passer la journée à Balos. Pour cela, il faut emprunter une piste à flanc de montagne sur 7,6 km (juste l’aller). Au moins 30 min pour rejoindre le bout de la piste et donc le parking. La route est bien cabossée attention à la voiture ! Ensuite un chemin pédestre permet de rejoindre en une vingtaine de minutes la plage de Balos. Le panorama que l’on découvre est juste incroyable, avec vue sur la presqu’île de Gramvoussa. La plage de Balos, c’est une carte postale : un lagon d’un bleu magnifique avec des bancs de sable fin.

On a eu de la chance car ils annonçaient mauvais temps donc les bateaux de touristes ne circulaient pas nous étions peu nombreux sur la plage. Après il y avait beaucoup de vent mais cela ne nous a pas empêchés de profiter du lieu qui est sublime. Je vous conseille de traverser depuis la plage par les bancs de sable pour rejoindre l’îlot juste en face où se trouve une chapelle légèrement surélevée : le spot parfait pour admirer le paysage et pique-niquer. Parfait aussi pour s’abriter car à un moment le vent s’est intensifié et la pluie a commencé à tomber donc merci la chapelle s’est transformé en abri.

Un vrai coup de cœur lors de ce séjour en Crète j’ai adoré et je n’ai pas vu le temps passer à profiter du lieu, juste contempler, se promener dans le lagon (et se baigner rapidement car l’eau était froide ce jour-là à cause du vent).

Nous avons ensuite pris la route vers le sud pour nous rendre à notre nouveau logement vers Elos à Ellafos traditionnal living. Un ensemble de maison en pierre pleine de charme un peu perdue avec une piscine et de nombreux chats. Un petit coin de paradis pour les amoureux de nature et de tranquillité.

Nuit 5 : Ellafos traditionnal living

Jour 6 : Elafonisi

La plage d’Elafonisi

Connue pour sa plage de sable rose, Elafonisi attire les foules donc nous y sommes allés le matin. Le cadre est très beau avec les montagnes en fond, une eau très claire. Honnêtement il y avait des endroits où le sable était légèrement rose mais rien d’incroyable ne croyez pas ce que vous voyez en photo sur internet, les couleurs sont accentuées. Après il semblerait que cela dépend aussi de la période de l’année.

Nous avons marché depuis Elafonisi en empruntant le sentier de randonnée E4. Attention aux rochers (j’en ai fait les frais). Le sentier permet de relier Paléochora pour les plus courageux (12km, 4h de marche) ou sinon juste de se promener de criques en criques.

Le midi nous sommes allés manger à Elafonisi du poisson frais dans le restaurant conseillé par notre hôte, la Taverna Kochilas. Je recommande, le poisson était excellent !

white lake beach

Quelques passages pour voir d’autres plages dans les environs comme celle de white lake beach.

kedrodasos

Mais la plus belle pour ma part reste celle de Kedrodasos. Relativement isolée, c’est un véritable coin de paradis. Eaux cristallines + belles formations rocheuses dans l’eau + vue sur les montagnes = le spot idéal !

Nuit 6 : Ellafos traditionnal living

Jour 7 : Direction Frangokastello

Changement de coin aujourd’hui pour le sud en allant jusqu’à Frangokastello à une dizaine de kilomètres à l’est de Chóra Skafion. Une belle plage de dunes à l’arrivée (accessible à pied depuis notre logement, il suffit juste de traverser la route) et un curieux château fort plus loin qui trône en bord de mer.

Nuit 7 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 8 : Chóra Skafion – Loutro

Loutro, village blanc

Un village accessible seulement par la mer ou par la marche : aucune route ne mène à Loutro.

On décide alors de rejoindre ce village par un chemin qui longe la mer à travers la montagne. La vue est magnifique tout le long du parcours, chemin assez escarpé par endroit, prévoyez de bonnes chaussures. On passe par la plage de Glyka Nera ( Sweetwater) où se trouvent des sources d’eau douce. Puis on poursuit la randonnée jusqu’au village de Loutro. Petite chapelle blanche sur le chemin, chèvres et plages de galets. (5km de marche en 1h30 environ).

Pique-nique à Loutro, découverte du petit village blanc de pêcheurs qui rappelle ceux des Cyclades et baignade. Pour le retour, nous avons pris le bateau qui nous a ramené à Chóra Skafion. (8 euros par personne le trajet Loutro – Chóra Skafion).

On a mangé au restaurant juste en face de notre logement la Taverna Akti (vue sur la mer mais en octobre il fait déjà nuit à 19h30). Un régal, j’ai pris les gemista ce sont des légumes farcies à la grecque avec du riz à l’intérieur. Et toujours le dessert offert et le raki un digestif local. Dans tous les restaurants en Crète on vous offre le dessert systématiquement sans l’avoir commandé.

Nuit 8 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 9 : Monastère de Preveli et Palm beach

Monastère de Préveli

Troisième et dernier monastère de notre séjour en Crète. Celui-ci est encore habité. Je ne vous le conseille pas forcément, celui d’Akrotiri ou d’Agia Triada valent plus le coup.

Plage de Préveli

Prochain arrêt la plage de Preveli. Un site assez atypique où un lac bordé de palmiers se trouve juste à côté de la plage et se déverse dans la mer. Pour descendre jusqu’à la plage quinze minutes de marche environ. On peut aussi se promener dans la palmeraie.

Ensuite, on a pris la route pour remonter jusqu’à Réthymnon. La boucle est bouclée.

Nous sommes allés dîner au Castelo Restaurant à Réthymnon. Super cadre, et bons burgers des saveurs originales.

Nuit 9 : Forest Park Hotel Rethymnon

Jour 10 : Argiroupolis et autres découvertes

Dernier jour tranquille en Crète pas de programme particulier. On s’est rendu dans le village de Argiroupolis. Surtout pour aller déguster l’antikristo. C’est l’un des plats de viande crétois les plus connus dans les villages. Il s’agit de morceaux d’agneau ou de chèvre entier accrochés à une grille à la verticale autour d’un feu de bois pour griller lentement pendant des heures.

Puis nous avons pris la voiture sans véritable destination et nous avons découvert ce beau spot en bord de mer. Je n’ai pas noté le nom, il faut savoir sortir des sentiers battus parfois et on a de belles surprises comme celle-ci !

Pour notre dernier soir ce sera un restaurant de poissons sur le vieux port de Réthymnon : Zefyros Family Fish Taverna. Grosse assiette de poissons à partager : très bon.

C’est ainsi que notre séjour en Crète se termine. 10 jours de roadtrip à travers l’ouest de l’île avec de belles découvertes comme le lagon de Balos, le village blanc de Loutro ou encore la plage de Kedrodasos. Bon séjour en Crète si vous avez prévu d’y aller (en tout cas j’en connais une qui va y passer une semaine cet été alors bonnes vacances à toi tu te reconnaitras !). Et pour ceux qui connaissent déjà n’hésitez pas à partager vos bons plans et découvertes. À bientôt pour de nouvelles aventures.

2 jours à Budapest : les incontournables

Fin janvier j’ai découvert Budapest, la capitale hongroise, surnommée la perle du Danube. Une courte escapade de deux jours et demi en solo qui m’a permis de découvrir pas mal de choses. Quand on voyage seule l’avantage c’est qu’on visite à son rythme et selon ses envies. Alors suivez le guide, je vous propose une liste des incontournables à visiter lors d’un petit citytrip à Budapest. C’est parti ?

Le parlement de Budapest

C’est l’image la plus représentative de Budapest : son parlement. Avec ses 270m de long, il est le troisième plus grand parlement au monde derrière celui de Roumanie et d’Argentine !

La meilleure manière de découvrir cet édifice est de réserver une visite guidée. Il y a plusieurs visites en français par jour (2 à 3 par jour) il faut penser à réserver le bon créneau à l’avance. J’avais pu réserver du jour pour le lendemain.
La visite dure en moyenne 45 min. On découvre l’escalier d’honneur, la grande salle de la coupole, le salon de l’ancienne chambre des députés et la salle de séances de la Chambre haute. Le parlement fait tout de même 18 000m². L’intérieur est vraiment impressionnant et grandiose. Je vous recommande de le visiter et de ne pas vous arrêter juste à sa façade extérieure car l’intérieur réserve de belles surprises.

Tarif : pour les résidents de l’Union Européenne : 5000 Ft soit environ 13,50 euros.

Un seul site officiel pour réserver ses billets : https://jegymester.hu/event-host/900/parlament

Et lorsque la nuit tombe, la façade du parlement s’illumine et transforme alors l’édifice en un bijou doré posé sur le Danube. L’arrêt de métro où il faut descendre pour arriver face au parlement de l’autre côté du Danube côté Buda c’est Batthyány tér.

Le parlement de Budapest depuis Buda. Photo : Lucie Martin

Le quartier de Buda et le quartier de Pest

Si la ville de Budapest ne forme qu’un aujourd’hui. Avant les quartiers de Buda et de Pest scindés en deux par le Danube étaient deux villes à part entière. Aujourd’hui, Buda c’est le quartier historique tandis que Pest c’est la ville moderne qui bouge.

C’est côté Buda que l’on retrouve la colline du château, ainsi que le bastion des pêcheurs (c’est le point de vue incontournable lors d’une visite de Budapest), l’église Saint-Mathias et les maisons baroques qui l’entourent de toutes les couleurs.

Côté Pest, on retrouve le quartier juif avec la grande synagogue, le parlement mais aussi les bains Széchenyi et de très nombreux restaurants bon marché (voir ci-dessus). Il faut lever les yeux vers tous ces bâtiments de style Art Nouveau. Et une très belle surprise vous attend dans un passage couvert de toute beauté : Párizsi udvar. Je suis tombée dessus par hasard et je vous conseille d’y passer et de lever la tête vers ses sublimes verrières : c’est magnifiquement grandiose (je n’ai pas d’adjectif en stock pour décrire ce décor). Jugez par vous même.

Le passage couvert Párizsi udvar. Photo : Lucie Martin

Les thermes de Széchenyi

Venir à Budapest sans tester les thermes c’est comme venir à Paris et ne pas voir la Tour Eiffel. C’est la première comparaison qui me vient à l’esprit aha.

Les bains Széchenyi (bon courage pour la prononciation) sont les plus grands de la ville. Ils ont été construits entre 1909 et 1913. Ils se trouvent dans le côté Pest dans le quartier de Városliget. Quelques chiffres : 15 piscines dont 3 grands bassins en plein air et 12 petites en intérieur de différentes températures.

Ici, les joueurs d’échecs côtoient les touristes dans un décor de style néo Renaissance entourés de statues, fresques et coupoles.

J’ai donc pu tester les bains en hiver en janvier et c’était génial. Se baigner dans une eau vaporeuse à 38 degrés alors qu’il fait à peine 8 degrés dehors c’est une expérience à vivre ! Attention en ressortant des bassins extérieurs, choc thermique garanti ! Une bonne raison de varier les plaisirs en testant le sauna mais aussi en faisant trempette d’un bassin à l’autre à l’intérieur du bâtiment. Consacrez au moins une demi-journée dans les thermes, le temps y passe très vite. En solo je suis restée presque 3h.

Tarif : une entrée avec casier est à 9400 Ft soit 24,85 euros
Accès : métro ligne 1, station Széchenyi fürdő

La grande synagogue de Budapest

Un mélange de traditions chrétiennes et mauresques. La grande synagogue de Budapest est unique de par son architecture. 3000 places assises. C’est la plus vaste d’Europe et la deuxième plus grande au monde par la taille ! La visite est intéressante pour en apprendre plus sur le judaïsme. Cependant l’entrée est très chère compte tenu du peu de choses que l’on voit à l’intérieur. On voit la synagogue et son jardin.

Tarif : 5000 Ft soit environ 13 euros l’entrée adulte (fermeture le samedi)

L’atmosphère des ruin bars : Szimpla Kert

À la découverte des ruin bar… Il s’agit de bars (certains resto aussi comme Mazel Tov) installés dans des immeubles abandonnés, avec une décoration à base de récupération et une ambiance particulière avec ce côté « squat » assumé. Celui-ci est le plus connu de Budapest, il a ouvert en 2002 : c’est le Szimpla Kert. Je vous invite à pousser les portes de ce lieu atypique pas besoin de consommer pour rentrer. Vous pouvez aller explorer les étages pour découvrir cette ambiance unique et sa décoration hétéroclite.

Le marché central de Budapest

Aller au marché en voyage, il n’y a rien de mieux pour découvrir l’atmosphère d’un pays, d’une ville je trouve. Direction alors le marché central de Budapest le matin lorsque les vendeurs installent leurs étals. Déjà son architecture vaut le détour. Et puis la star ici, c’est le paprika (fruit mûr du poivron) et les chapelets de poivrons séchés. Cette épice d’origine américaine est arrivée en Hongrie au cours du XVIe siècle. Très vite, le paprika est devenu l’épice la plus utilisée dans les mets traditionnels hongrois comme dans le goulasch (soupe familiale).

La gastronomie hongroise

Qui dit nouveau pays, dit forcément nouvelles spécialités culinaires à découvrir.
Je n’allais pas repartir de Budapest sans goûter aux plats à base de paprika (sacrilège). Pour commencer, première découverte le poulet paprika (une valeur sûre) plat servi dans la plupart des restaurants ici. Puis le Goulasch la soupe à base de légumes, boeuf et……paprika bien sûr. Belle découverte celle que j’ai goûté était délicieuse bien relevée, une entrée réconfortante pour se réchauffer en hiver.
Côté sucré, j’ai été interpellée par des genres de brioches cuites à la broche. On en voit partout ici dans le métro, dans la rue…etc Leur nom : les Kürtőskalács. Il faut juste choisir la garniture dans laquelle on souhaite que notre brioche soit roulée. La traditionnelle c’est avec du sucre à la cannelle.

Mes bonnes adresses pour se régaler :

  • Marvelosa : petit resto familial, déco atypique accueil chaleureux en bas de la colline du château. Bon poulet paprika et autres spécialités
  • Ruben etterem : goulasch délicieux et autres spécialités plus ou moins revisitées dans le quartier de Pest
  • Getto Gulyas : testé un midi dans le quartier de la grande synagogue, plats très bons (j’avais pris comme une cuisse de canard confite avec des pâtes à base de chou), vite complet j’ai pu avoir une place au comptoir vu que j’étais en solo, pensez à réserver

Pour un brunch :

Pour manger dans un ruin bar :

  • Mazel Tov : nourriture israélienne : falafel, houmous, shakshuka…etc très beau cadre dans un ruin bar, réservation conseillée

Et voilà c’était une belle parenthèse de quelques jours pour une première fois en Hongrie. Je conseille néanmoins de rester au moins 3/4 jours si possible à Budapest car 2 jours et demi c’était assez rapide pour pouvoir bien en profiter. Quelques idées d’autres endroits à visiter / voir : le Mont Gellért, l’île Marguerite, la basilique Saint-Etienne, les Thermes Gellért…etc

Une semaine à Madère : l’île secrète portugaise

Attention coup de cœur pour cette île verdoyante portugaise ! Cap sur Madère pour une semaine d’aventure entre côtes, montagnes et nature luxuriante dans l’océan atlantique. J’ai découvert ce paradis méconnu en septembre dernier (2019). Madère c’est un petit poumon vert, la nature y est omniprésente. C’est la destination parfaite pour les amoureux de nature et de randonnées. Car ici la nature est à l’état brut : des levadas, des montagnes, des vues à couper le souffle. Et en prime une gastronomie riche ! Rendez-vous en fin d’article pour un récapitulatif de mon itinéraire sur l’île pour une semaine.

POint de vue depuis le miradouro o Farol. Photo : Lucie Martin

Il y a pile un an, en septembre 2019, nous nous sommes envolés pour une semaine à Madère (Madeira en portugais). Cette île portugaise d’origine volcanique se trouve à 700km des premières côtes africaines à la même latitude que Casablanca. Embarquement immédiat !

JOUR 1 : Bem vindo (bienvenue) à Funchal

L’aventure commence dès l’arrivée à l’aéroport de Funchal. C’est l’un des plus dangereux au monde car sa piste d’atterrissage très étroite et courte est construite à moitié sur l’océan !

Pour visiter l’île nous avons choisi de louer une voiture (directement à l’aéroport chez Europcar). Direction la capitale de l’île, Funchal pour une première découverte en plein cœur du marché. Quel bonheur toutes ces fleurs et fruits exotiques.

Pour les deux premières nuits, nous décidons de rester à Funchal dans l’hôtel Vila Baleira. La petite piscine sur le toit était très appréciable.

Pour terminer cette première journée, direction les hauteurs de la ville à la Fortaleza do pico. Belle vue sur Funchal en fin de journée.

JOUR 2 : Ponta de São Lourenço et Porto da Cruz

Aujourd’hui, première randonnée sur l’île. Direction la pointe orientale de Madère : Ponta de São Lourenço. Cette partie n’a rien à voir avec le reste de l’île car ici il s’agit d’une zone très aride. Il faut compter 3h (7km aller-retour) pour se rendre jusqu’à la pointe la plus à l’est de l’île. Pique-nique en route avec de belles vues. Ici le bleu de l’océan contraste avec les couleurs orangées, ocres de la terre.

Puis l’après-midi, nous empruntons de belles routes verdoyantes en passant par quelques miradors comme le miradouro da Portela. En redescendant, nous visitons la petite ville de Porto da Cruz. Les plages de galets et de sables qui entourent la ville sont magnifiques.

Porto da Cruz. Photo : Lucie Martin

JOUR 3 : Camara de Lobos, Fajã dos Padres et Jardim do Mar

Nous quittons notre hébergement à Funchal pour prendre la route vers l’ouest de l’île. Premier arrêt à Câmara de Lobos, un village de pêcheurs. Il faut flâner dans la ville et sur son port. Vous y croiserez sûrement des groupes de pêcheurs qui refont le monde.

Pour déjeuner, nous prenons un téléphérique qui nous amène à Fajã dos Padres. Un petit coin de paradis loin de la civilisation coincé entre l’océan et la falaise. Cette bande de terre est accessible uniquement par téléphérique ou par la mer. Nous traversons des plants de bananiers, des vignes, des oiseaux de paradis, des manguiers…etc Il y a un seul restaurant en bas et nous nous sommes régalés. Au menu : porc au four et ses légumes. Le tout avec une vue magnifique sur la plage de galets et l’océan.

Mais il est déjà temps de remonter et reprendre la route pour notre logement du soir à Jardim do Mar. Ce village vaut le détour. Il est niché derrière une montagne au bout d’une route, loin des touristes. Il faut s’y perdre autour de la place de l’église, dans ses petites rues…etc Belle vue sur l’océan depuis l’hôtel. C’était compliqué de trouver où dîner car pas mal d’adresses étaient fermées. Mais finalement nous avons pris une planche à partager au Maktub Guest House : super cadre très cosy.

JOUR 4 : Levada das 25 Fontes et piscines naturelles
de Porto Moniz

Nouvelle randonnée aujourd’hui, c’est parti pour la Levada das 25 Fontes. Le point de départ se trouve au miradouro do Rabaçal. À l’aller, nous avons croisé peu de randonneurs. Du coup nous avons pu suivre les levadas en étant seuls. La végétation ici est luxuriante. Une grande partie du chemin se trouve en forêt donc c’est super agréable. Tout le long du parcours nous suivons les levadas qui nous mènent jusqu’à un magnifique spectacle : une cascades aux 25 sources qui semble tout droit sorti d’un conte de fées.

LEVADAS : ce sont des canaux d’eau construits par l’homme pour irriguer les zones d’accès difficiles de l’île de Madère. Il y en a plus de 200 sur toute l’île (soit 2500km de canaux)

Attention cette levada est l’une des plus empruntée. Par conséquent elle est très prisée par les touristes. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup de monde, énormément de groupes de randonneurs. Un conseil, privilégiez un départ en matinée pour éviter la foule et pouvoir profiter du lieu.

Une fois la rando terminée, nous reprenons la voiture direction Ponta do Pargo pour le déjeuner. Et là, alerte coup de cœur pour le restaurant O Forno. Je vous le recommande à 100%, ne vous fier pas à son emplacement à côté de la route. Nous nous sommes régalés. En terrasse, dégustation d’une gargantuesque et succulente espetada. (Les fameuses brochettes cuites au feu de bois qu’on sert ici suspendues à son pic ! Et ici leur bolo do caco (pain à l’ail et herbes) était juste divin, parfaitement assaisonné. J’en ai l’eau à la bouche en y repensant. C’est le pain de l’île qu’on déguste chaud avec de l’ail et des herbes en entrée/ apéritif.

Après ce copieux repas, nous sommes allés observer la magnifique vue sur l’océan depuis le miradouro o farol. Et nous avons terminé l’après-midi aux fameuses piscines naturelles de Porto Moniz. Pour 1€50 vous profiter de ses bassins aménagés à même la roche. Le cadre est irréel et parfois on se fait surprendre par de grosses vagues qui viennent s’écraser.

Pour cette quatrième nuit sur l’île nous nous rendons à São Vicente (pour deux nuits). Changement de décor. La ville est nichée entre les montagnes avec un accès sur l’océan. Nous arrivons sous la brume. Notre hôtel Estalagem do Vale est juste magnifique avec une superbe piscine (très fraîche) avec vue sur les montagnes.

JOUR 5 : Journée repos et plage de sable noir

Quoi de mieux qu’une superbe vue au réveil pour entamer une nouvelle journée dans cet écrin de verdure. Après un petit déjeuner très copieux, nous nous sommes promenés à São Vicente. Petit pique-nique sur la plage de galets. Et l’après-midi, direction Seixal pour découvrir sa plage de sable noir. Un décor de carte postale qui donne l’impression d’être au bout du monde à Hawaï peut-être ?

Plage de sable noir de Seixal. Photo : Lucie Martin

Puis nous sommes allés à un point de vue sur l’ancienne route côtière qui reliait Porto Moniz à São Vicente et qui est aujourd’hui fermée. On peut observer une magnifique cascade qui vaporise son écume blanche le long de la falaise.

Photo : Lucie Martin

JOUR 6 : Ascension du Pico Ruivo

Le réveil se fait sous un ciel très nuageux. On décide quand même de prendre le risque et d’opter pour l’ascension du Pico Ruivo aujourd’hui. En espérant que le ciel se dégage… C’est la montagne la plus haute de l’île, elle culmine à 1862m. Après 1h30 de marche environ, nous atteignons le sommet au-dessus d’une mer de nuage. Le ciel se découvre, le vent chasse les nuages. Et le spectacle qui s’offre à nous est grandiose.

Après la rando, direction Santana pour la nuit ! C’est dans cette petite ville que l’on retrouve les maisons typiques de l’île. Malheureusement c’est très touristique donc je ne vous recommande pas forcément d’y rester. Nous y avons juste passé la nuit pour nous rapprocher de notre point de départ pour la randonnée du lendemain.

JOUR 7 : Rando Caldeirão Verde – retour Funchal

Pour terminer cette superbe semaine en beauté, ce sera une dernière rando. Celle de la Caldeirão verde. On a un peu galéré à trouver le bon parking pour commencer du coup on a du marcher 2km en plus (ce n’est pas grave ça fait une mise en jambes). Puis la randonnée longe les levadas. On passe à plusieurs reprises dans des tunnels (attention à la tête…). On ne voit pas toujours très clair dans les tunnels il faut faire attention là où on met les pieds. Et puis à la fin de la rando…la récompense c’est cette magnifique cascade de plus de 20m !! Un super spot pour le pique-nique du déjeuner !

Après avoir repris des forces, nous avons poursuivi la marche jusqu’au caldeiraõ inferno. Une superbe rando que je recommande pour une immersion totale dans la flore de Madère.

Puis nous avons repris la route pour Funchal. La boucle est bouclée. Dernière nuit, derniers instants dans la piscine et dernière soirée dans la capitale. Et pour terminer cette semaine, nous prenons un dernier verre de poncha (cocktail local de l’archipel de Madère. Il est à base d’eau de vie, de canne à sucre, de jus de citron et de fruit de la passion ou d’un autre fruit. Je vous recommande l’adresse Rei da Poncha à Funchal. Les cocktails y sont excellents !

Ce tour d’horizon de Madère en une semaine prend fin ici. Vous rédigez mon itinéraire m’a permis de revivre ce magnifique voyage par procuration. Si vous êtes amoureux de randonnées, de nature, de paysages grandioses et de cuisine portugaise (plus qu’abordable)… Madère est faite pour vous ! Et le dépaysement est garanti 🙂

Até breve 🙂 !!

Voici le récapitulatif de notre itinéraire sur l’île de Madère en une semaine :

4 jours pour s’évader à Malte

En cette période de confinement, on n’a pas d’autres choix que de rester chez soi. Mais c’est possible de rêver un petit peu quand même et de voyager virtuellement. C’est pour cela que je vous propose de découvrir l’île de Malte en quatre jours à mes côtés ! Je suis partie il y a un mois juste avant le confinement début mars. C’est parti 🙂

Rues typiques de la Valette. Image : Lucie Martin

Malte en quelques mots : c’est un État insulaire européen située en Méditerranée. Il se compose d’un archipel de huit îles. C’est le plus petit état de l’Union européenne avec ses 316km². Malte compte 457 267 habitants ! Ce qui fait de lui le pays le plus densément peuplé de l’UE.

C’était la minute géographie et présentation maintenant place à la découverte ! Je vais vous détailler mon programme puis à la fin de l’article vous retrouverez mes idées logements et mes bonnes adresses pour se restaurer. Bonne lecture 🙂

Jour 1 : Découverte de sa capitale, Valetta

Une visite de l’île de Malte devait forcément commencer par sa capitale La Valette, pour ma part. Cette cité fortifiée fut construite dans les années 1500 par les chevaliers de Saint-Jean, un ordre catholique romain. Il faut se perdre dans ses ruelles pavées du XVIe siècle. Lever les yeux pour en admirer ses magnifiques bow-windows colorées sur ses façades élégantes. Il s’agit de fenêtres avec des baies vitrées qui s’avancent sur la rue. Le premières fenêtres de ce style sont apparues au XVIIIe siècle au Royaume-Uni.

C’est une capitale facile à traverser. Ici les rues se coupent toutes à angle droit. Certaines montent, d’autres descendent… mais vous finirez toujours pas tomber sur la mer qui l’entoure. Son influence britannique se remarque à chaque coin de rue. On retrouve les célèbres cabines téléphoniques rouges, ou encore des noms de rues à consonance anglo-saxonne. Il faut savoir que l’île a été colonisée par les britanniques en 1800. Et elle a obtenu son indépendance en 1964.

Parmi les immanquables, j’ai adoré ses jardins qui offrent une vue sur les trois cités. Lower Barraca gardens : un petit jardin très agréable sur les fortifications de la ville avec vue sur l’entrée du port. Il y a également les Upper Barraca gardens. Et soyez au rendez-vous tous les jours à 12h des coups de canon sont tirés depuis The Saluting Battery juste en contre bas. Ses canons tournés vers l’entrée du port, servaient à défendre La Valette contre les invasions.

Parmi les monuments phares, on retrouve la co-cathédrale Saint-Jean. Sa visite coûte assez chère 10 euros. Son extérieur est plutôt sobre. Alors que son intérieur abrite une profusion d’ornements baroques d’une grande richesse.

Pour visiter la Valette vous n’avez pas besoin de plans. Il faut se laisser guider par son instinct. Monter, descendre, monter, descendre et surtout lever la tête !

Jour 2 : Immersion dans un village de pêcheurs, Marsaxlokk

Deuxième jour sur l’île, je décide de quitter la Valette. Cap à l’est de l’île. C’est parti pour plus d’une heure de bus depuis Sliema, ça se mérite (Bus n°85 à La Valette 18). Direction Marsaxlokk (bon courage pour la prononciation), un village de pêcheurs situé à 12km de La Valette.

Ici, ce sont des bateaux de toutes les couleurs qui nous tapent à l’œil. Du bleu, du jaune, du rouge, du vert : toutes ces couleurs se reflètent sur l’eau et donne au port de Marsaxlokk un charme particulier. Il s’agit des Luzzus. Ce sont les bateaux traditionnels des pêcheurs de l’archipel maltais. On peut observer à la proue de tous ces bateaux, un œil phénicien peint pour éloigner le mauvais sort et protéger les marins. Dans ce village, il faut prendre le temps de longer le port pour en admirer ses bateaux de toutes les couleurs. Certains pêcheurs sont de retour de leur pêche matinale tandis que d’autres sont en train de repeindre la coque de leur bateau.

Pour information, si vous êtes de passage un dimanche vous aurez la chance de profiter de son marché aux poissons.

Je vous conseille de poursuivre votre visite de Marsaxlokk en marchant jusqu’à la crique de Peter’s pool. Située à 3km environ à l’est du village, on y accède par une petite marche à travers la campagne (suivre les indications au bord de la route). Cette piscine de pierre est très belle. Même si l’eau est fraiche pour s’y baigner en hors saison, elle vaut le détour.

Jour 3 : Direction le centre de l’île, son ancienne capitale Mdina Rabat

Troisième jour, direction le centre de l’île pour découvrit les villes de Mdina et Rabat. La ville de Mdina est perchée à 200m d’altitude sur un promontoire qui domine la vallée. Surnommée la cité couleur de miel, Mdina offre un vrai voyage dans le temps. Ses ruelles calmes qui se perdent dans tous les sens. Ses belles portes. Ses façades qui se dorent sous les rayons du soleil. C’est une ville fortifiée.

La promenade sur ses remparts offrent une vue dégagée sur la mer, et La Valette également au loin. Puis après Mdina il faut se perdre dans les rues de Rabat. Contrairement à Mdina, la ville de Rabat est une ville ouverte, hors les murs de Mdina. Mais les deux villes se touchent. J’y étais au mois de mars et c’était très paisible. Peu de touristes dans les rues, un bonheur !

Jour 4 : Excursion à Gozo et Comino

Étant donné que je ne restais pas assez longtemps sur l’île, j’ai décidé de faire une excursion en bateau pour découvrir Gozo et Comino. Je suis partie avec la compagnie Luzzu Cruises. Bien évidemment, si vous avez du temps je vous conseille de rester au moins une à deux journées entières sur Gozo.

L’île de Gozo se trouve au nord ouest de l’île de Malte. C’est la deuxième île de l’archipel. Elle compte 31 000 habitants. Nous n’avons pas passé beaucoup de temps sur l’île. Nous avons commencé par sa capitale Victoria (Rabat) pour visiter sa célèbre citadelle, perchée sur ses hauteurs. Beau panorama depuis les remparts. Puis nous sommes allés sur le site de son ancienne fenêtre d’Azur qui s’est écroulée en mars 2017. Nous nous sommes déplacés en minibus sur l’île (inclus avec la réservation de l’excursion en bateau).

Puis en repartant de Gozo, nous avons fait une excursion sur l’île de Comino. Gros coup de cœur pour cet îlot de 3km². Un vrai petit coin de paradis à ne surtout pas manquer. Dépaysement garanti avec son lagon bleu aux eaux turquoises ! Un avant goût juste ici :

Je vous laisse aller voir l’article spécial sur Comino juste ici ⬇️:

Découverte de Comino : paradis entre Malte et Gozo

Situé entre Malte et Gozo, l’îlot de Comino est un petit paradis de 3km². Il est connu pour son magnifique Blue Lagoon : une étendue d’eaux transparentes. Un vrai petit paradis où l’eau turquoise se mélange au ciel bleu. Une impression d’être ailleurs, au bout du monde. Pour se rendre sur l’île, il faut rejoindre…

Où dormir 🏠?

Côté hébergement, j’ai opté pour la ville de SLIEMA à l’ouest de la capitale (moins cher que la Valette). À noter : on rejoint facilement la Valette en ferry (depuis le port de Sliema) pour moins de 3 euros l’aller retour. Faire la traversée en fin de journée est un immanquable. Car La Valette se pare de ses plus belles couleurs et se transforme en une cité dorée sous les rayons du soleil. J’ai sélectionné trois adresses pour vous (voir sous la photo).

  • Sliema La Loggia DeLuxe Suites : 9/10
    Une superbe chambre d’hôtes dans une maison typique maltaise. Très abordable et avec cuisine équipée et espaces communs, patio. Arrêt de bus juste en face du logement. Bien situé à proximité du port de Sliema.
    📍39 Mrabat Street, SLM 1055 Sliema, Malta
  • Traditional Maltese Townhouse : 7,5/10
    Une chambre d’hôtes sympathique, plus simple. Mais bien situé à quelques mètres du port.
    📍9 Lawrenz, SLM 1410 Sliema, Malta
  • Azur Hotel ST Hotels : 8/10
    Hôtel très propre et bien situé sur le port à quelques mètres de l’embarcadère pour La Valette. Petit déjeuner copieux.
    📍50 Triq Belvedere, Il-Gżira, Malte

Où se restaurer à La Valette, Sliema, St Julian’s 🍴?

Honnêtement, je n’ai pas été emballée par les repas à Malte. Donc j’ai préféré vous sélectionner quatre bonnes adresses testées et approuvées.

  • 67 Kapitali (Artisan cafe & craft beer bar) :
    Excellent. Spécialités de ftira (sandwichs maltais) à tomber par terre. Les salades sont également très bonnes et copieuses ! J’y suis retournée une deuxième fois tellement c’était simple et bon à la fois.
    📍67 Old Bakery St, Valletta VLT 1427, Malte
  • Sotto Pizzeria Italiana :
    Très bonnes pizzas ! La pâte est bien fine et il y a beaucoup de choix. Sensible aux allergies alimentaires des clients.
    📍32 South St, Valletta, Malte
  • Manakis greek Taverna :
    Un restaurant grec typique. Possibilités de plats à partager, menus…etc Pitas, souvlakis, tzatziki, houmous…etc Terrasse agréable dans la baie de St Julian’s.
    📍Spinola Bay, St Julian’s, Malte
  • Hammett’s Gastro Bar :
    Resto concept : plats à partager. Leur dessert : cookie sandwich, une TUERIE.
    📍33, 34 Tigné Seafront, Tas-Sliema, Malte

Si vous passez quelques jours supplémentaires, je vous conseille de visiter les trois cités, accessibles en ferry depuis La Valette (embarcadère sous les Upper Barraca gardens). Puis si vous êtes véhiculés, aller randonner du côté des falaises de Dingli dans le sud. Explorer également le nord ouest de l’île.

Pour résumer mon séjour à Malte. De belles surprises notamment pour sa capitale La Valette, une ville surprenante et pleines de charmes avec ses influences britanniques, méditerranéennes… Coup de cœur pour Comino et son blue lagoon. L’archipel de Malte offre un bel éventail de découvertes pour tous publics. Idéal pour un long week-end en hors saison.

Roadtrip en Norvège : la route des fjords

En août 2017, je suis partie en roadtrip depuis Paris jusqu’en Norvège en famille. Vaste pays de 385 199 km2 mais qui compte seulement 5,2 millions d’habitants, la Norvège est connue pour ses paysages grandioses et ses fjords. Elle en compte plusieurs centaines sur sa côte, creusée par les glaciers au cours de la période glaciaire. Nous avons remonté la Norvège par l’ouest, en empruntant la route des fjords, de Kristiansand à Oslo en passant par Stavanger, Bergen, et le Sognefjord.

J1 à J6 : Début d’un roadtrip jusqu’en Norvège
(de Kristiansand à Stavanger)

Samedi 29 juillet , notre périple commence. Environ 1 400 kilomètres nous attendent pour prendre le bateau au nord du Danemark à Hirtshals. Nous faisons deux étapes en Allemagne, une à Aachen et l’autre à Hambourg. Puis le lundi 31 août, nous embarquons à bord d’un ferry reliant le Danemark (Hirtshals) au sud de la Norvège (Kristiansand). 143 km  Après plus de 2h de traversée, bien agitée, les côtes norvégiennes se dessinent tout doucement à l’horizon. Nous arrivons alors à Kristiansand, ville portuaire dont le centre est appelé Kvadraturen à cause de ses rues à angle droit.

Le lendemain, nous prenons la route direction le phare de Lindesnes, le plus ancien du pays. Il est situé sur la pointe la plus au sud de Norvège, la péninsule Neset.

Puis nous rejoignons Mandal, la ville la plus au sud du pays. Une nuit et nous voilà reparti, nous avons de la route jusqu’à Stavanger environ 195 km, en passant par Flekkefjord.

Quatrième ville de Norvège, Stavanger est surtout la ville du pétrole. De nombreuses exploitations pétrolières s’y sont installées. Mais Stavanger possède tout un ancien quartier plein de charme avec des maisons traditionnelles norvégiennes blanches surplombant le port.  En nous baladant dans le vieux port, nous avons pu observer de nombreux street art. Une belle ville à taille humaine. La rue la plus animée, Øvre Holmegate avec ses couleurs pastels tranche avec la vieille ville.

Nous logeons dans une auberge de jeunesse plutôt originale. Elle se trouve dans un hôpital au nord de la ville. Du coup le matin au petit déjeuner, nous croisions des parents prenant leur petit déjeuner à cafétéria avec leur bébé dans un berceau.
Jeudi 3 août : En raison des mauvaises conditions météorologiques du jour, changement de programme. Nous reportons notre randonnée au lendemain. Nous nous rendons sur l’île Utstein Koster, Sverd i fjell, monument représentant 3 épées sur des rochers. Il commémore la bataille de Hafrsfjord, qui a permis l’unification de la Norvège en 872.

Image : Lucie Martin
Image : Lucie Martin

J7 à J9 : De Preikestolen à Folgefonna : entre fjords et cascades

Vendredi 4 août :Réveil à 8h15 et miracle, aujourd’hui nous verrons le soleil ! Direction Lauvik pour prendre un ferry pour se rendre dans le Lysefjord. Sur le parking du départ de la randonnée, nous sommes entourés de voitures immatriculées de toute l’Europe. C’est parti pour 2h d’ascension sous le soleil. Nous atteignons le fameux Preikestolen, plateforme rocheuse, haute de 604m et qui offre un magnifique point de vue sur le Lysefjord, un fjord majestueux creusé par l’action de glaciers au cours des périodes glaciaires, puis la mer s’y engouffra pour créer un fjord de plus de 42 kilomètres de long..

On s’aventure pour prendre des photos qui donnent le vertige, les pieds ou la tête au dessus du vide. Pour préserver la beauté du lieu, aucune barrière de sécurité n’a été installées. La tête la première, nous rampons jusqu’au bord de la falaise. Ici chacun fait confiance à son instinct de survie.

Nous pique-niquons rapidement avec vue sur le Lysefjord avant que la pluie arrive. Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup d’allemands, danois, hollandais, chinois, russes, italiens…etc Il est l’heure pour nous, une fois la rando terminée, de rentrer à notre auberge, de belles images en tête. Dernière nuit à Stavanger.

Sur le chemin du retour du Preikestolen. Image : Lucie Martin

Samedi 5 août : Nous quittons notre auberge atypique de Stavanger et prenons la route à nouveau. Encore un ferry pour récupérer la route 13 “Ryfylke”. Après une petite heure de route, un nouveau ferry. La pluie nous accompagne tout le long du trajet. La “Nasjonale turistveger” nous fait passer le long de plusieurs belles cascades tombant dans les fjords. La plus impressionnante sur notre route : Svandalsfossen. Essuies-glaces obligatoires en passant à côté en voiture. Au total 180m de chute depuis le sommet, accessible grâce à 540 marches. Brumisateur naturel pour le visage.

Une journée de route qui se solde par notre arrivée à notre hytte vers Breiborg, perdue dans le Rogaland. Ambiance cosy à l’intérieur. Pas de douche pour ce soir, mais un bon feu de cheminée avec vue sur le petit lac qui nous entoure.

Hytte : il s’agit d’une cabine traditionnelle de montagne en Norvège. Le confort peut y être spartiate et pas forcément pourvu de réseaux électriques et sanitaires. Une famille norvégienne sur trois en possède une. C’est pour cela que la Norvège fait partie des pays qui comptent le plus de résidences secondaires par habitant.

Dimanche 6 août : Nuit calme dans notre petite hytte. Direction Bergen aujourd’hui à presque 200km de là. Passage par l’église de Roldal en bois debout. Nous nous sommes aussi approchés du glacier Folgefonna.

J10 à J12 : De Bergen au Sognefjord

Bergen. Image : Lucie Martin

Lundi 7 août : Sous une pluie battante, nous arrivons à Bergen, deuxième ville du pays avec environ 272 000 habitants. Surnommée, la ville de la pluie ou la Seattle européenne. Un dicton local dit que « tous les Norvégiens naissent des skis aux pieds sauf les habitants de Bergen, qui naissent un parapluie à la main. » Mais dans les rues, seuls les touristes utilisent des parapluies ou du moins essayent de lutter contre le vent avec. Pour les locaux, ce sont la veste de pluie et les bottes en caoutchouc qui sont de rigueur.

Bergen en vidéos. Crédits : Lucie Martin

Nous nous promenons le long du quai de Bryggen avec ses maisons en bois, classées au patrimoine de l’Unesco. Elles ont été érigées au XIVe siècle. Balade à la nuit tombée sur le quai.

Deuxième étape incontournable de la ville : le marché aux poissons. Fumé, frais ou même congelé, à vous de choisir comment vous voulez votre poisson. Pour nous ce sera, saumon fumé de mer et de rivière. Un régal à déguster en plein air avant que la pluie pointe le bout de son nez à nouveau.

Mardi 8 août : 140km pour Hyllestad, pour rejoindre le hameau Berge pour nous installer dans notre farm house du soir. Randonnée sans chemin ni carte pour découvrir les environs. Il faut parfois se fier à son instinct et suivre ses bonnes étoiles. On découvre alors un super panorama avec un lac. Le soir, nous avons pu même manger dehors et apprécier un magnifique coucher de soleil sur le fjord devant notre logement.

Rando secrète. Image : Lucie Martin

Mercredi 9 août : Direction Sogndal. Sur la route on s’arrête à Balestrand, petit port avec des montagnes enneigées en arrière plan, véritable paysage de carte postale.

Balestrand. Crédits : Lucie Martin

J13 à J17 : Du Sognefjord à Oslo

Jeudi 10 août : Route pour Leirdal et découverte de la plus ancienne église à pilier de bois de Norvège (Stavkirke) à Urnes. Construite aux XIIe et XIIIe siècles, elle rassemble à la fois une structure romane, des traditions vikings et des réminiscences de l’art celtique. Située sur un promontoire, elle donne sur le magnifique Sognefjord.

Vendredi 11 août : Grande journée en perspective : nous allons marcher sur un glacier. A quelque minutes de notre location, nous avons rendez vous avec notre guide du jour et 5 autres personnes. Nous embarquons à bord d’un zodiac pendant une vingtaine de minutes (8km) sur un lac. Ensuite, nous partons en randonnée pendant 1h30 avant d’arriver au pied du glacier Tundergdalsbreen dans le Jostedal glacier national park. On s’équipe de crampons et piolet et nous voilà partis à la conquête de la glace. Entre de belles crevasses dévoilant le bleu de la glace, nous marchons tous encordés. Il s’agit d’un glacier de vallée, autrement dit d’une masse de glace allongée occupant la largeur de la vallée. Et le front glaciaire donne naissance à un torrent.

Samedi 12 août : Direction Skjolden aujourd’hui, au bout du Sognefjord. Plus long d’Europe et le deuxième plus long du monde après le Scoresby Sund au Groenland. C’est également le fjord le plus large de Norvège. Long de 204 km, jusqu’à la ville de Skjolden. Sur la route on s’arrête pour voir le glacier Nigardsbreen. On a même vu un bloc de glace se détacher !!

Dimanche 13 août : Nous entamons notre descente pour rejoindre la Suède en empruntant la très belle route touristique 55. Surnommée la route sur le toit de la Norvège, ici il n’y a pas de village en vue dans ces paysages de glace, de neige et de cascades dans des parcs naturels. Sur la route nous nous sentons seuls au monde.

Le paysage de prairie laisse alors place à un paysage de toundra avec quelques rares chalets perdus au milieu de nulle part. La neige apparaît alors peu à peu sur le bord de la route, alors que nous sommes en plein mois d’août.

Seuls présences sur la route, quelques moutons qui s’aventurent à la traversée. Passage par une autre église en bois debout, celle de Lom, datant de 1150.

Sur la route, seul au monde. Crédits : Lucie Martin

Puis nous nous arrêtons à Lillehammer, pour découvrir la ville qui a accueilli les JO d’hiver en 1994 et de la jeunesse en 2016.

Tremplin de saut à ski à Lillehammer. Crédits : Lucie Martin

Lundi 14 août : Dernière étape pour nous en Norvège : Oslo, la capitale. Une ville dynamique mais très moderne qui peut décevoir au premier abord. Parc de Vigeland, Palais royal, Opéra, port…

Notre périple en Norvège se termine ici. Nous rejoindrons Göteborg en Suède puis nous ferons quelques jours de découverte de Copenhague au Danemark avant de rentrer sur Paris.

La Norvège, un pays aux paysages grandioses où la nature est reine. Il nous manque maintenant la partie nord du pays pour découvrir les Îles Lofoten et le grand nord, pour vivre l’expérience du soleil de minuit et les aurores boréales.

Crédits : Lucie Martin