Road Trip automnal au Québec : 15 jours d’évasion jusqu’en Gaspésie

L’année dernière, de mi septembre à mi octobre je suis partie en voyage pour un mois au Canada, au Québec plus précisément. J’ai toujours rêvé de découvrir cette région à l’automne pour profiter des douces journées de l’été indien et de ses couleurs éclatantes. Après quelques jours à la découverte de Montréal, je suis arrivée à Québec city. J’ai rejoint des amis qui vivent ici en PVT. Nous étions 4 avec un chien et nous avons loué un camping car à un particulier pour 15 jours de roadtrip jusqu’en Gaspésie. Suivez le guide !

🍁Jour 1 : En route pour Kamouraska et Rivière Saint Louis

Après avoir fait un premier plein de courses et charger le camping car, nous nous mettons en route pour la Gaspésie par le Bas-Saint-Laurent en traversant le pont Pierre Laporte de Québec city à Lévis. Premier arrêt à Kamouraska, un village de pécheurs avec ses maisons colorées et pittoresques. Petit passage par la chocolaterie La Fée gourmande pour le goûter : une crème molle entourée de deux cookies. Pour cette première nuit du road trip, nous trouvons un emplacement gratuit à Rivière-du-Loup, au bord de la rivière avec accès à des sanitaires. Nous avons trouvé tous nos emplacements sur l’application Park4night.

🍁Jour 2 et 3 : Parc national du Bic

Après une première nuit fraiche dans le camping car, on débute cette journée par un petit déjeuner à base de pancakes. Petit tour autour de notre emplacement dans le parc des chutes à Rivière-du-Loup. On reprend ensuite la route jusqu’au premier parc national du voyage : le parc national du Bic. On récupère notre emplacement à l’entrée du parc. Je vous conseille d’acheter un pass SEPAQ annuel pour avoir accès au parc. C’est très vite amorti au bout de 4/5 parcs, plutôt que d’acheter une entrée à chaque fois.

⭐Rando découverte du parc national du Bic :
  • Baie du Ha-Ha
  • Rando Chemin-du-nord : balade de baie en baie, on a même croisé des cerfs de Virginie ( 2h à 2h30 en prenant son temps)
  • Ile-aux-amours
  • Rando du Pic Champlain (on a du faire demi tour car il pleuvait des cordes, mais le panorama au sommet a l’air magnifique : 2h de marche environ)
  • Cap Caribou (observation des phoques à marée basse)

On a passé une nuit dans ce parc. Avec l’emplacement de camping car on avait aussi accès à l’arrivée d’eau et d’électricité. On a pu prendre une douche dans le camping car.

On n’aura pas été chanceux niveau météo pour ce parc, ambiance automnale pluie et brouillard. Mais j’ai adoré les baies très sauvages, avec les phoques et l’impression d’être seuls au monde.

On a ensuite repris la route le lendemain après-midi pour le spot du soir vers le lac Matapédia, à Amqui.

🍁Jour 4 : vallée Matapédia – Parc miguasha – bonaventure

La route 132 dans la vallée de Matapédia est magnifique, bordée de forêts aux couleurs de l’automne : du rouge, du jaune, du orange, c’est hypnotisant. On est passé par le pont couvert de Routhierville qui enjambe la rivière Matapédia. On a longé la bie des chaleurs pour arriver jusqu’au parc national de Miguasha. Il y a 380 millions d’années ici vivaient les premiers vertébrés. C’est l’une des zones les plus riches au monde pour trouver des poissions fossilisés (entre 400 à 500 par an sont trouvés ici par les paléontologues).

Pour le spot du soir, nous testons une halte routière à la Ferme Bourdages à Saint-Siméon de Bonaventure. Une belle surprise ! Il s’agit d’une ferme où on a pu se brancher, faire une lessive, accéder à une salle commune, prendre des douches bien chaudes à l’intérieur. On a acheté plein de bons produits de la ferme. Ils sont spécialisés dans les fraises, mais ils ont aussi un champs de citrouille pour faire de la libre cueillette. Le lieu était très sympa et reposant, je recommande si vous passez dans le coin. Le lendemain, on a pris notre petit-déjeuner au café de la ferme. C’était dur de repartir d’ici on s’y sentait vraiment bien.

🍁Jour 5 et 6 : Percé et île de Bonaventure

Arrivée en fin de journée à Percé. Nous avons fait un tour dans la ville à la golden hour. Cette fois_ci nous n’avons pas eu le choix de prendre un emplacement dans un camping avec accès aux sanitaires, douches payantes. Nous sommes restés deux nuits à Percé. c’était l’idéal pour passer une journée complète sans prendre la route.

⭐Les immanquables à Percé :
  • Bateau pour l’île de Bonaventure et découvrir l’une des plus importantes colonies de fous de Bassan au monde.
  • Sentier des belvédères – Mont Sainte Anne : beau point de vue sur la baie de Percé (au moins 2h/2h30 aller retour )
  • Restaurant La maison du pêcheur 🐟
  • Assister au lever de soleil sur le rocher de Percé

Entre avril et novembre, plus de 60 000 couples de fous de Bassan se rassemblent ici pour se reproduire. Ensuite ils migreront vers les eaux chaudes de la Floride ou encore de la Caroline du Sud. Des oiseaux fascinants à observer en plein combat d’escrime avec leurs becs. C’est leur rituel de retrouvailles pour apaiser l’agressivité du mâle et renforcer les liens du couple.

🍁JOUR 7 et 8 : Parc national du Forillon

On quitte Percé et on arrive en début d’après-midi au parc du Forillon à l’extrême est de la Gaspésie. Nous stationnons au camping du parc national. Je ne me souviens plus des tarifs.

⭐ Les randos :
  • Le sentier des Graves jusqu’au bout du monde (2h à 2h30 de marche)
  • Mont Saint Alban : belvédère avec une vue époustouflante à 360° (10km, 3h/3h30 environ)
  • Cap Bon Ami
  • Pique-nique sur la plage du Petit gaspé

J’ai eu un coup de cœur pour ce parc aux couleurs flamboyantes. On a même croisé un renard sur le sentier des Graves en fin de journée. Au Cap Bon Ami, quelques phoques sont venus nous saluer.

🍁Jour 9 et 10 : Parc national de la Gaspésie

La veille en quittant le parc du Forillon, nous avons roulé jusqu’à Cap Seize où nous avons passé la nuit sur un emplacement gratuit trouvé sur l’application Park4night. Nous découvrons au réveil la vue sur un lac paisible. Découverte du parc national de la Gaspésie, le plus vaste parc de Gaspésie.

⭐Les Randonnées à faire :
  • Lac aux américains (1h à 1h30 l’aller retour)
  • Mont Ernest Laforce : 1h30 à 2h de marche (c’est le spot pour tenter d’apercevoir des orignaux en fin de journée. Ce jour là on n’en aura pas croisé)
Sentier vers le sommet Ernest Laforce. Crédit : Lucie Martin
Lac aux américains. Crédit : Lucie Martin

🍁JOUR 11 : Traversier Matane – Godbout et route jusqu’à Bergeronnes

Nous sommes arrivés la veille au soir à Matane sur la côte pour être prêt à prendre le traversier le lendemain matin tôt. On a dormi en stationnant sur le port. Restaurant sympa à Matane pour le dîner : La Fabrique.

Nous prenons le traversier avec notre camping car à 8h du matin pour nous rendre sur la côte nord du Saint-Laurent à Godbout, et poursuivre notre route direction Bergeronnes. La traversée dure 2h20 sous un grand soleil. Puis depuis Godbout on a 3h de route jusqu’à Bergeronnes.

Observation des mammifères marins au Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir. On a vu des marsouins communs (plus petit baleine du fleuve car elle mesure 2m). On a pu voir également un beluga. Qquelques pingouins et un phoque gros également.

🍁Jour 12 : Rencontre avec les baleines

Visite de la ville de Tadoussac le matin.

Après-midi : sortie en zodiac (avec agence Essipit) pour aller à la rencontre des baleines. On a vu plusieurs baleines à bosses. Très impressionnantes, car lors de leur plongée, on peut observer leur queue qui se dévoile au ralenti avant de disparaitre sous l’eau. Et coup de chance, on a vu une baleine bleue. C’est le plus gros mammifère sur terre. Elle peut mesurer jusqu’à 30m. On a pu la voir d’assez près avec son dos énorme qui se termine avec un aileron minuscule.

Une baleine à bosses qui plonge dans le fleuve Saint-Laurent. Crédit : Lucie Martin

🍁JOUR 13 : le fjord du Saguenay

Direction ensuite le fjord du Saguenay. Longue de plus de 100km, cette entaille dans la pierre envahie par la mer est le plus long fjord du monde à une aussi basse altitude. Nous avons stationné le camping car dans le parc secteur Baie éternité. Le camping est super, en pleine nature on se sent seuls au monde entourés des arbres de toutes les couleurs. On n’a pas du otut la sensation d’être les uns sur les autres c’est agréable.

⭐Les randos / balades à faire pour découvrir le fjord :
  • Anse de Tabatière (magnifique point de vue sur le fjord)
  • Secteur de Baie-éternité
  • Sentier de la Statue – halte Bellevue (2h30 de marche)

🍁JOUR 14 : retour à Québec city

Route retour du fjord du Saguenay à Québec ville. Fin de l’aventure en camping car. Lessives et douche bien chaude !

🍁JOUR 15 : Chutes Montmorency et île d’Orléans

Après le roadtrip en camping car, on poursuit les découvertes auotur de Québec avec les chutes de Montmorency. De 83m de haut, elles dépassent les chutes du Niagara en hauteur ! Je vous conseille de vous approcher sur la plateforme du bas pour avoir une douche gratuite. On se sent tout petit face à la puissance de l’eau.

Après les chutes, nous prenons la direction de l’île d’Orléans, juste en face des chutes.

⭐Tour de l’île d’Orléans en voiture :
  • Sainte Pétronille et ses belles villas. Arrêt obligatoire à La chocolaterie de l’île d’Orléans. Dégustation de glaces faites maison enrobés de chocolat noir.
  • Parc maritime Saint-Laurent
  • Tour d’observation de Saint-François-de-l’île-d’Orléans
  • Cabane à sucre du Relais des pins (découverte du beurre d’érable, délicieux)

🍁Jour 16 : Parc national de la Jacques-Cartier

Toujours au départ de Québec (40min de route), nous avons passé une journée dans ce parc.

Quelques idées de randonnées :

  • Sentier de l’éperon (entre 2h et 2h30 de marche)
  • Sentier des cascades

🍁JOUR 17 : Visite de la ville de Québec

Découverte du vieux québec, petit Champlain, hôtel de Frontenac, terrasse Dufferin. Quartier Limoilou.

🍁 Ce périple au Québec jusqu’en Gaspésie s’arrête ici. J’ai adoré ce voyage, découvrir ces grands espaces aux couleurs de l’automne a rendu l’expérience encore plus magique. J’en ai pris plein les yeux. Nous y étions de fin septembre à mi octobre. C’était la première fois que je voyageais en camping car. J’ai hâte de retenter l’expérience pourquoi pas en van cette fois ci. 🍁

Découvrez mon voyage Québec Trip sur Polarstep avec plus de détails juste ici.

Visiter Helsinki en 3 jours en hiver : les incontournables

Et si vous découvriez une capitale européenne en arrivant par la mer ? Depuis Tallinn, capitale de l’Estonie, nous avons pris un bateau pour traverser la mer baltique et rejoindre Helsinki en Finlande. 2h de traversée pour parcourir les 82 km qui séparent les deux pays. Un conseil, prenez de l’avance pour embarquer à bord. Si vous arrivez 28 min avant le départ du bateau, l’embarquement vous sera refusés. Nous avons du acheter de nouveaux billets et attendre 2h pour prendre un autre bateau. Ils ne rigolent pas sur les horaires ici. 30 min avant le départ, l’embarquement est fermé. Bref, nous arrivons enfin en Finlande. Bienvenue à Helsinki en hiver.

Il fait -6 degrés. La neige recouvre les toits et les trottoirs de la ville. Je vous propose de me suivre à travers différentes expériences pour découvrir la capitale finlandaise.

Profiter du marché de Noël sur la place du Sénat

C’est le monument emblématique d’Helsinki, sa cathédrale luthérienne blanche et qui domine la ville et son port. L’intérieur de la cathédrale est bien plus sobre. Et c’est sur la place du Sénat juste devant la cathédrale qu se tient le marché de Noël et le grand sapin !

Son autre cathédrale, la rouge cette fois ci c’est la cathédrale orthodoxe Ouspenski. Son intérieur est très riche avec ses icônes, ses dorures… Elle vaut le détour et vous pouvez y accéder gratuitement.

Déambuler dans les allées du marché couvert kaupahalli

En voyage, pour ceux qui me connaissent bien, vous savez que j’ai une passion pour les marchés dans les villes que je visite. Je trouve que c’est là que l’on ressent le plus l’ambiance d’une ville, ses coutumes… Et à Helsinki, c’est la toute première chose que nous avons faite (après un saut à la biliothèque). Nous sommes allées déguster une soupe de poissons (au saumon et à la pomme de terre), un délice. En partant du marché, vous pouvez vous promener sur le port et observer les bateaux pris dans la glace.

Découvrir les bibliothèques de la ville

Dis comme ça, cela n’a rien d’attirant je vous l’accorde. Mais ce serait dommage de passer à côté de deux d’entre elles. Et merci à Yleanna, notre guide d’Helsinki, pour ces découvertes. La plus récente (2018), la bibliothèque centrale Oodi et son architecture moderne alliant le bois, le verre et l’acier. Son accès est libre. Trois étages au total dont un consacré aux loisirs avec des imprimantes 3D, des salles de musique, de loisirs créatifs… Il y a également la bibliothèque nationale de Finlande, Kansalliskirjasto, construite entre 1836 et 1840. Vous pouvez visiter ces différentes salles : salle de la coupole, salle de lecture… Son architecture est impressionnante avec ses colonnes et ses escaliers symétriques.

Tester un sauna et se baigner dans la baltique

Le sauna, c’est une institution en Finlande. Le pays en compte près de 3 millions pour 5,5 millions d’habitants. Et beaucoup en possèdent un privé dans leur appartement ou maison. Et pour une immersion dans la culture finlandaise, nous avons testé le Sompasauna, un sauna autogéré. Rustique mais authentique, car ici ce sont les bénévoles qui vont chercher le bois… Attention pour les pudiques, on peut croiser des personnes qui rentrent nus dans le sauna car c’est la tradition. N’ayez crainte vous pouvez garder votre maillot de bain sans jugement.

Le but est donc d’alterner sauna à différents degrés et baignade de quelques secondes dans la mer baltique entouré par la neige et la glace. C’est saisissant ! Pour ceux qui n’osent pas plonger dans la baltique, il y a toujours l’option de se rouler dans la neige ou les deux pour les plus téméraires ! Ne pas oublier vos claquettes pour éviter de marcher dans la neige en sortant de l’eau.

Une journée à Suomenlinna

Pour se rendre à Suomenlinna, il faut prendre un bateau pour environ 15min. L’embarquement se fait au niveau de la place du marché d’Helsinki. Car c’est une des 330 îles que comptent l’archipel d’Helsinki. Suomenlinna est une forteresse maritime. On peut faire une boucle sur l’île en marchant sur ses anciennes fortifications. L’île est habitée. On y trouve de nombreuses maisons colorées en bois. L’ambiance est assez magique car il y avait de la neige partout quand nous l’avons visitée.

C’est un immanquable lors d’une visite de la capitale finlandaise. Cela permet de faire une courte navigation dans l’archipel, et de quitter la ville pour retrouver une toute autre ambiance. Je dis ça en plein hiver, peut être que l’été c’est moins paisible. Effectivement, c’est l’un des sites les plus visités du pays avec plus d’un millions de visiteurs chaque année.

À savoir que le bateau (traversier) est considéré comme un moyen de transport public ici donc si vous avez un ticket HSL (zone AB, ABC or ABCD), vous pouvez faire la traversée avec.

Une fin d’après-midi au coin du feu : le café Regatta

Pour une expérience de gouter assez insolite, direction les bords au café Regatta. Une baraque de pêcheur avec une énorme terrasse extérieure face à la mer (gelée et recouverte de neige en hiver). L’intérieur est petit mais très chaleureux. On passe commande et on ressort (oui oui dans le froid) pour prendre place autour d’un feu qui crépite. Pourquoi un feu ? et bien pour faire griller nos saucisses au bout d’un pique. Une super expérience avec le chocolat chaud dans une main, la saucisse grillé dans l’autre. L’ambiance est conviviale on discute avec une famille qui s’assoit à côté de nous autour du feu.

Boire un verre au 16e étage d’un des plus hauts buildings de la ville

Pour notre dernière soirée à Helsinki, on a pris de la hauteur. Nous sommes allées boire un verre au 16e étage de l’hôtel Clarion : le Skyroom bar. Juste l’ascenseur en soi, c’est une expérience. Plus on prend de la hauteur, plus la vue sur la ville se dévoile. Le prix des cocktails est assez élevé, on paie clairement la vue et le lieu, mais cela vaut le coup ! Sinon vous pouvez toujours prendre l’ascenseur pour aller voir la vue et redescendre sans prendre un verre ou aller boire un café dans l’après-midi, sûrement moins cher.

Se perdre dans le Design district

Tout un quartier est consacré au design à Helsinki. C’est sympa pour une balade. N’hésitez pas à pousser la porte de certaines boutiques pour vous réchauffer d’une part mais surtout pour découvrir l’art du design nordique.

La folie MOOMIN pour les petits et grands enfants…

Je ne pouvais pas parler d’Helsinki sans parler des Moomins. Ce sont des petites créatures imaginaires : un mélange entre un troll blanc et un hippopotame. C’est mignon et ils en font de toutes sortes : sur des boules de Noël, des tasses, bonnets, papeteries, peluches… une bonne idée de cadeaux à ramener. Il y a plusieurs boutiques dans la ville. Attention, vous pouvez vite devenir accrocs à ces petites créatures…

Et voilà cette visite d’Helsinki se termine ici. J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir cette capitale en plein hiver ou pour les plus frileux à une autre saison. J’avais zéro attente en visitant Helsinki et pourtant j’ai été surprise dans le bon sens. L’ambiance hivernale y est peut-être pour quelque chose. J’aime la neige, et le froid ne me dérange pas (à petite dose).

Découvrir d’autres destinations en hiver :

Une journée à Tallinn en période de Noël

Il y a un an, je partais en voyage dans les pays nordiques. Mais avant de rejoindre la Laponie suédoise, je suis passée par Stockholm, Helsinki… Et j’ai commencé ce voyage par prendre un vol depuis Paris pour rejoindre Tallinn dans les pays baltes. Une première étape, pour découvrir la capitale de l’Estonie, au bord de la mer baltique, dans une ambiance de Noël.

Tallinn, une capitale médiévale à taille humaine

Nous avons découvert la ville au petit matin dans une ambiance givrée. Température extérieure -9 degrés avec un ressenti à – 16 degrés ! Les toits couverts de neige, et certains trottoirs encore enneigés, nous avions l’impression d’arriver dans une ville magique. La vieille ville de Tallinn se découvre en se perdant dans ses ruelles médiévales. Bonnets et gants de rigueur pour une visite en plein mois de décembre.

Raekoja plats : la place de l’ancienne mairie, entièrement piétonne. C’est un peu le cœur de la vieille ville. Et c’est ici que prend place le marché de Noël de fin novembre à fin décembre. Un charmant petit marché avec son grand sapin, ses petits chalets en bois et son carrousel. La plus vieille pharmacie d’Europe, Raepteek, se trouve aussi sur cette place. Je vous invite à y jeter un coup d’œil (c’est gratuit). Toujours en activité, elle abrite un petit musée à l’arrière de la boutique avec une collection de vieux remèdes à base de grenouille, de hérissons…

Ne pas manquer la Pikk tänav (ou rue longue) qui est l’une des plus anciennes de la ville basse et ses beaux édifices de part et d’autres.

Il y a aussi la charmante église Saint-Nicolas et sa patinoire en plein hiver. Le cadre est plutôt sympa pour ceux qui sont en manque de glisse.

Il y a également le passage Sainte Catherine, un passage piéton pavé d’origine médiévale, et ses boutiques artisanales.

Qui dit ville médiévale, dit remparts et tours qui servaient à défendre la ville de ses envahisseurs. Les remparts se visitent. La ville se divise en deux la ville basse et la ville haute. C’est le quartier de Toompea (ville haute). On y accède par la Luhike Jalg, une petite rue avec des escaliers qui grimpe (attention ça glisse en hiver !). Depuis le belvédère Kohtuotsa, la vue sur la ville est magnifique. Des mouettes de passage tapent la pose pour s’incruster en premier plan sur les photos. Les toits de tuiles rouges enneigés de la vieille ville lui donnent un charme fou. On aperçoit aussi les anciens remparts et la mer baltique.

Toujours dans la ville haute, la cathédrale orthodoxe de Tallinn, Alexandre Nevsky, est remarquable avec ses bulbes. Elle a été construite en 1900 quand l’Estonie était encore sous l’emprise du tsar Russe. Juste en face se trouve le parlement. Et derrière un parc agréable qui était encore bien enneigé.

Une belle découverte de Tallinn en 24h. Courte mais qui nous a permis d’avoir un bel aperçu de cette ville charmante où on ressent comme de la magie dans l’air. Peut-être que la neige et la période de Noël jouent également ! Je ne peux que vous recommander cette ville, qui mérite qu’on s’y attarde plus d’une journée. Et surtout de se perdre dans ses rues. On n’avait rien prévu on s’est laissées porter. Et pourquoi pas en profiter pour visiter les autres capitales voisines des pays baltes : Riga et Vilnius.

Où dormir à Tallinn ?

16eur – Fat Margaret’s : nous avons opté pour cette auberge de jeunesse, bien situé à proximité du centre ville. Il y avait un sauna mais nous n’avons pas eu le temps d’en profiter.

Où dîner à Tallinn ?

Rataskaevu 16 : Belle salle en brique, intérieur chaleureux. J’ai pris du poisson accompagné de pommes de terre et d’une délicieuse sauce verte. C’était bien cuisiné et joliment dressé. Et en dessert… un cœur coulant au chocolat (évidemment)

Après Tallinn, nous avons pris un bateau pour rejoindre Helsinki en Finlande de l’autre côté de la mer baltique. La suite des aventures dans les pays nordiques juste ici ⬇️

Les Canaries : visiter l’île de Lanzarote en 6 jours

Alerte coup de cœur ! Direction Lanzarote, une île située dans l’archipel des Canaries au large des côtes africaines. L’île espagnole se compose de 110 cratères et offre un paysage lunaire. Entre volcans, plages, zones désertiques et architecture, la découverte de cette île au mois de juin fut une belle surprise. Je vous propose de me suivre pour vivre un voyage unique dans ce paysage atypique.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 6 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (TopCar : 86,50 euros les 6 jours)
  • Logement : Costa Teguise – El Guarapo appartments
    (grand appartement avec terrasse privative et piscine partagée. Très bien situé, confortable, au calme, bon rapport qualité-prix)
  • Période : juin
  • Budget : 530 euros par personne tout compris (avion, location voiture, essence, hébergement, repas (avec un restaurant tous les soirs…)

Itinéraire :

Jour 1 : Volcan Corona, Mirador del Rio et Jardin de cactus

Le volcan Corona

Cette première journée sur l’île commence par la découverte de notre premier volcan ici le volcan Corona. (un nom qui ne s’invente pas). Avec ses 609m de haut, le volcan est accessible par une marche d’environ 50 minutes. Il faut se garer sur le parking de l’église de Yé. Puis revenir sur ses pas en longeant la route (le volcan sur votre droite), puis tourner sur la droite entre deux poteaux. Sentier accessible mais bonnes chaussures recommandées tout de même. On commence par une approche sur un chemin plat qui offre de belles vues sur le volcan avec des cactus de chaque côté. Puis, on arrive alors au bord du cratère qui a des teintes rouges.

Mirador del Rio

On reprend la voiture pour se rendre au mirador del Rio. C’est l’une des oeuvres architecturales de César Manrique, artiste et architecte natif de l’île. Cependant nous avons profité de la vue sans rentrer dans le mirador. La vue est magnifique sur l’île de la Graciosa juste en face. Et que dire de la route… de toute beauté !

Vue sur l’île de la Graciosa depuis le mirador del rio. Photo : Lucie Martin
Punta Mujeres

Cap sur l’extrême nord ouest de l’île à Orzola. Il n’y a rien de spécial à voir c’est un port qui permet de rallier l’île de la Graciosa. On reprend la route côtière LZ-1 pour se rendre au à Punta Mujeres. C’est un village blanc de pêcheurs où les maisons bordent la mer. Il y a des piscines naturelles tout le long du village. Ambiance paisible et belle vue sur la mer !

Jardin de cactus

Pour découvrir l’une des œuvres de César Manrique, nous avons choisi de visiter le jardin de cactus. Il abrite environ 4500 spécimens de cactus des 5 continents de différentes formes, couleurs et textures. Un bel endroit où tous les cactus cohabitent dans ce décor avec un moulin en fond. (6,50 euros l’entrée pour le jardin de cactus. Il existe des billets qui combinent plusieurs sites de César Manrique si vous voulez en visiter d’autres comme Jameos del Agua, cueva de los verdes, mirador del rio…)

Famara

Fin de journée, direction Famara pour le dîner. L’arrivée à Famara par la route en partant de Costa Teguise est magnifique. Quel paysage avec cette falaise imposante de 500m de haut qui s’élève au bout de la plage. Le spot rêvé pour les surfeurs et les amateurs de couchers de soleil. La lumière en fin de journée est magnifique lorsque les rayons du soleil viennent raser les falaises de Famara.

🍽️ Pour le dîner, nous avons découvert le restaurant El Risco. C’est le site internet du guide Michelin qui le recommande en tant que Bib Gourmand (meilleurs rapports qualité-prix). Déjà la vue sur les falaises pour les plus chanceux vaut le détour. Mais le plus important reste ce que l’on a dans l’assiette. En entrée, nous nous sommes régalés de papas arrugadas, pommes de terre à la canarienne que l’on retrouve presque dans tous les restaurants et bars à tapas de l’île. En plat, nous avons pris un poisson blanc du jour servi sur un houmous de lentilles et un coeur coulant au chocolat en dessert.

Jour 2 : Volcan El Cuervo, Montana colorada et Teguise

El Cuervo

Pour commencer cette deuxième journée, nous allons nous paprocher du volcan El Cuervo. Il s’agit du premier volcan à être entré en activité lors des éruptions de Timanfaya, le 1er septembre 1730. Situé dans un paysage unique le volcan El Cuervo est accessible par un sentier qui traverse le champs de lave avant de faire le tour du cratère. C’est assez incroyable comme paysage de faire face à cette immensité de lave devant nous, d’apercevoir d’autres volcans au loin, on se sent vraiment coupés du monde.

Et surprise on peut même rentrer à l’intérieur du cratère. C’est impressionnant de se retrouver entourés des parois du cratère : une belle expérience ! Le parcours fait environ 4km, il faut 1h pour en faire le tour.

Montaña Colorada

Sur cette même route la LZ56, quelques mètres plus loin se trouve la Montaña Colorada. Un volcan très identifiable avec ses pentes de couleur rouge. Une balade d’une heure permet d’en faire le tour et de profiter du paysage lunaire autour avec notamment des bombes volcaniques. Il s’agit de projections de lave lors d’une éruption.

Bombe volcanique, issue de projections de lave lors d’une éruption. Photos : Lucie Martin
Ciudad estratificada

Sur la route pour aller à Teguise, on tombe sur cette curiosité naturelle appelée ville pétrifiée sur le GPS. Cette ancienne carrière a donné formé à d’étranges formations rocheuses que l’on distingue depuis la route. Ce n’est pas un incontournable mais si vous êtes de passage sur la route, cette curiosité reste assez photogénique pour les amateurs.

Teguise

On arrive alors à Teguise. Charmante petite ville située au centre de l’île. C’est l’ancienne capitale de Lanzarote. Une ville paisible avec ses ruelles pavées et ses maisons blanches.

Las grietas

En rentrant de Teguise, nous nous sommes arrêtés au bord de la route LZ-35 pour explorer Las Grietas. Ce sont des failles dans la montagne où on peut s’y engouffrer. Attention par endroit le passage est très étroit.

En fin de journée, nous sommes allés au Mirador El Risco de Famara pour admirer le coucher du soleil. Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages qui remontaient de l’océan pour finalement se dévoiler au dernier moment avant de disparaitre derrière l’horizon. Beau spot mais attention très exposé au vent !

Jour 3 : Timanfaya, Charco de los clicos et la Geria

Le parque nacional de Timanfaya

Timanfaya est un parc national de 5000 hectares près de la côte occidentale de l’île. Pour assurer la conservation optimale de ce parc, son accès est réglementé. Vous ne pouvez pas y circuler avec votre propre véhicule. Ce sont des bus touristiques qui assurent la visite. Vous verrez alors la beauté des paysages de Timanfaya défilée sous vos yeux mais à travers les vitres du bus. Car le bus fait des arrêts photos mais personne ne descend du bus. Au total 20 min de parcours pour admirer des paysages dignes de la planète mars où les volcans forment par endroit comme des dunes de sable orange. Les paysages sont magnifiques certes mais honnêtement ne pas pouvoir sortir du bus c’est vraiment dommage de juste les observer à travers la vitre. Un conseil mettez vous dans la rangée à droite du chauffeur dans le bus pour avoir les meilleurs points de vue.

12 euros l’entrée avec le parking compris. Attention de ne pas arriver trop tard car sinon vous risquez de faire la queue juste pour avoir une place au parking avant de monter dans le bus.

Le bus passe sur la route que l’on aperçoit sur la gauche de l’image. Photo : Lucie Martin

C’est également possible de visiter le parc à pied mais avec un guide (réservations à l’avance pour pouvoir en profiter)

l y a presque 30 ans, entre 1730 et 1736, des éruptions ont créé le parc national de Timanfaya et ainsi façonné l'île de Lanzarote. Six années d'éruptions où une infinité de volcans sont sortis de terre en crachant de la lave et des roches incandescentes.
Lago verde (charco de los clicos)

On poursuit cette journée merveilles naturelles avec la lagune verte. Près du village d’El Golfo, se trouve la laguna de los clicos avec son lac vert (lac toxique). Le lac est issu d’un vieux cratère et sa couleur provient d’algues qui vivent dans cette eau salée. Ce lac vert contraste avec le sable noir de la plage, les roches de lave noire et le bleu de la mer. Attention beaucoup de monde sur ce site.

Los hervideros

On profite d’être dans cette zone de l’île pour poursuivre notre route direction Los Hervideros, un spot au sud-ouest de Lanzarote. Quand la lave rencontre la mer et crée ce beau mélange de contraste. Les vagues s’écrasent contre la roche, un beau spectacle.

La geria

Sur le chemin du retour à notre logement, nous passons par la région viticole de La Geria. Un paysage insolite où les vignes poussent entourées d’un demi cercle de roches pour les protéger du vent. Chaque cep de vigne est dans un trou conique creusé dans des couches naturelles de gravier volcanique.

🍽️ Nous sommes allés dîner au village d’Arrieta à l’est de Costa Teguise dans un restaurant vue sur la mer, le Restaurante Amanecer. Au menu une délicieuse assiette de poissons à partager.

Jour 4 : Caldera blanca et Punta de Papagayo

Caldera blanca

Ce matin là, on a prévu l’ascension de la caldera blanca. Ce cratère est situé au centre de l’île. On parcourt un champs de lave qui s’étend jusqu’à la mer, pour arriver au pied du cratère. De là, on poursuit le sentier par la gauche puis après quelques mètres on monte sur le cratère par la droite. L’arrivée au niveau du cratère est impressionnante. Je vous conseille de poursuivre la randonnée en faisant le tour complet du cratère en commençant par la gauche pour avoir des vues sur les paysages alentours, la mer, Timanfaya et le cratère. Une vue à 360 degrés vous attend au sommet du cratère : juste inoubliable !

Vue sur la caldera blanca depuis le sommet du cratère. Photo : Lucie Martin

Il faut compter environ 3h de randonnée. L’accès au parking n’est pas évident. Pour éviter de galérer comme nous voici le lien vers les coordonnées du parking gratuit pour faire la randonnée de la caldera blanca juste ICI.

Nous avons pris un bon pique-nique au sommet, le spot idéal mais il faisait assez frais par contre et en fonction des périodes il peut y avoir beaucoup de vent.

Redescente jusqu’au parking.

La pointe de Papagayo

On décide de poursuivre la journée déjà bien entamée, en prenant la route pour les plages de Papagayo à l’extrême sud de l’île. Il faut emprunter une sorte de piste pour arriver jusqu’aux plages mais cela se fait bien en roulant tranquillement. La plage principale est celle de Papagayo, une baie de sable fin avec des eaux transparentes. Etant la plus connue et considérée comme l’une des plus belles de l’île, elle reste très prisée.

La plage de Papagayo.

On décide alors de ne pas y poser notre serviette mais de préférer l’une de ses plages voisines la Playa del Pozo. Ambiance désertique avec un volcan en fond, sable fin, pas grand monde à l’horizon : l’endroit parfait pour terminer la journée. On voit l’île de Fuerteventura juste en face depuis la plage.

Jour 5 : Playa El Risco

Matinée tranquille au bord de la piscine du logement. Dans l’après-midi, nous sommes allés sur la plage la plus isolée et préservée de l’île : el Risco. Elle est accessible uniquement à pied en empruntant un chemin assez escarpé pour descendre jusqu’à la plage. Environ 45min de marche pour arriver jusqu’à la plage et le même temps 45 min pour remonter voir plus en fonction de votre cardio. Prévoir de très bonnes chaussures pour y aller.

La plage s’étend sur une longueur de 1,5 km. Nous y sommes allés un week-end et nous étions peut être 10 personnes réparties sur toute la plage. L’impression d’être privilégiée dans ce cadre unique au pied de falaises et avec vue sur l’île de la Graciosa juste en face. L’eau est transparente et tellement bonne. Bref un petit coin de paradis ! Si vous êtes intéressés par ce spot, je vous expliquerai en privé comment y accéder pour essayer de préserver le plus possible ce lieu.

Si vous n’avez pas la condition physique pour descendre vous pourrez vous arrêter au belvédère avec vue sur la plage et l’île de la Graciosa.

Après une remontée sportive, nous sommes repassés par le Mirador Del Rio pour profiter du panorama avec la lumière de fin de journée, la golden hour.

Jour 6 : Montaña negra

El Golfo

Nous sommes retournés vers El Golfo pour faire la randonnée au départ du parking au bout du village (au niveau de l’aire de jeux pour enfants). C’est une balade au milieu des coulées de lave en longeant la mer. Nous avons marché jusqu’à la playa del paso mais le sentier poursuit jusqu’à la playa del cochino. La météo n’était pas avec nous ce jour là, il a commencé à pleuvoir et on a trouvé le sentier assez rébarbatif donc nous avons préféré faire demi-tour. Voici le lien de la randonnée.

Finalement en 4 jours bien complets, nous avions déjà vu les principaux points d’intérets de Lanzarote. Ces deux dernières journées étaient plus tranquilles. L’occasion de sortir des sentiers battus.

Montaña negra

On ne pouvait pas repartir de Lanzarote sans retourner une dernière fois sur la route LZ-56, la route des volcans. Nous en avons profité pour prendre de la hauteur en gravissant la Montaña negra. La montagne noire date de plusieurs milliers d’années. Avec le temps, elle a été recouverte de cendres volcaniques provenant des éruptions des volcans voisins. C’est pour cela qu’on retrouve à son sommet des fleurs oui oui des fleurs. Vraiment inattendu dans ce paysage désertique où quasiment aucun végétaux ne poussent sur l’île. Pour nous, c’était la meilleure vue de tout le voyage vraiment spectaculaire ! On arrive à apercevoir l’ensemble de l’île au sommet de ce volcan avec une vue inoubliable sur la route des volcans.

🍽️ Pour ce dernier dîner à Lanzarote nous sommes retournés à Famara. Nous sommes allés manger cette fois-ci au Restaurante El Rincón de la Abuela. Au menu tapas et poissons du jour les pieds dans le sable à quelques pas de la plage dans la ville de Famara.

Ce sont sur ces belles images que se termine notre voyage à Lanzarote. Je n’avais aucune attente avant de découvrir l’île et quelle belle surprise !! Des paysages volcaniques uniques, des belles plages dans un environnement désertique : dépaysement garanti à Lanzarote !

Visiter l’ouest de la Crète en 10 jours

Kalimera (bonjour !),

En ce mois de juillet, je vous propose de partir en Crète pour 10 jours de roadtrip à l’ouest de l’île. Une île grecque mythique à la fois sauvage et montagneuse, suivez la guide.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 10 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (Centauro : 150 euros les 10 jours)
  • Logement : Rethymnon (1) – La Canée (3) – Kefali (2) – Frangokastello (2) – Rethymnon (2)
  • Période : octobre
  • Budget : 2000 euros pour deux personnes tout compris (avion, location voiture, essence, hébergements, repas..)

Itinéraire :

Jour 1 : Arrivée en Crète

Nous sommes arrivés à l’aéroport d’Héraklion. Après avoir récupéré la voiture de location nous prenons la route (70km, 1h de route) pour notre premier logement à Stavromenos (proche de Réthymnon). Un appart’hôtel très sympa avec petit déjeuner compris, piscine partagée et accès à une plage privée. Je recommande très bon rapport qualité prix.

Nuit 1 : Nautica Hotel Apartments

Jour 2 : Monastère d’Arkadi, Réthymnon & lac de Kournas

Monastère d’Arkadi

Première découverte du séjour : le monastère d’Arkadi. Situé au sud est de Réthymnon dans les terres sur un plateau fertile, ce monastère orthodoxe dégage une atmosphère unique. Dépaysement garanti, un lieu qui invite à se ressourcer et profitez des nombreux chats qui surveillent le lieu. (Entrée : 3 euros)

Réthymnon

Puis direction Réthymnon, pour découvrir la ville. C’est la troisième plus grande ville de Crète. Sa vieille ville est sublime avec ses ruelles colorées aux influences vénitiennes, byzantines, romaines…

Premier gyros des vacances pour ce déjeuner à Réthymnon. Une pita, du poulet, des oignons, des tomates et du Tzatzíki et le tour est joué. On a pris à emporter chez O Nikos (Nikos Souvlaki). Un petit resto qui ne paie pas de mine de l’extérieur mais où les gyros sont préparés sous vos yeux et où la viande tourne sur la broche. Rien que de l’écrire ça me donne faim.

Lac de Kournas

On reprend la route car ce soir on dort à La Canée (1h de route depuis Réthymnon 60km). On fait un petit détour pour aller voir le lac de Kournas. C’est le seul lac d’eau douce de Crète et il est magnifique avec ses eaux claires et contrastées.

Arrivée en fin de journée à La Canée. Découverte de la ville au moment du coucher du soleil. Pour le dîner c’était moussaka / souvlaki poulet frites.

Nuit 2 : Airbnb La Canée

Jour 3 : Les gorges de Samaria

Gorges de Samaria

Grosse journée pour aller découvrir les fameuses gorges de Samaria, les plus longues gorges d’Europe. On a pris un bus à 7h depuis La Canée car étant donné que le parcours fait 16 km de long on ne fait pas l’aller-retour. On a choisi l’option bus jusqu’au point de départ des gorges à Omalos. Puis retour en bateau + bus pour rejoindre La Canée. (33 euros par personne l’accès aux gorges, le bus aller, le bus retour et le bateau).

Début de la randonnée juste avant 8h du matin. On n’était pas tout seul. Je vous conseille de commencer tôt et en plus il ne faisait pas encore super chaud. Pour info il faut bien se renseigner si les gorges sont ouvertes car elles peuvent fermer pour diverses raisons (pluie, orage, niveau de l’eau…) Dates d’ouverture de fin mai à fin octobre. Le parcours commence à 1250m pour terminer au niveau de la mer à Agia Roumeli. Donc prévoyez de bonnes chaussures et attention aux genoux car c’est surtout de la descente. Le passage le plus impressionnant se trouve vers la fin du parcours, c’est là que l’on découvre ces fameuses gorges très étroites.

Après les 16km de marche, l’arrivée au port d’Agia Rouméli est très appréciable. En attendant le bateau, nous en avons profité pour nous baigner. Quel bonheur avec cette chaleur.

On prend alors le bateau qui relie Agia Rouméli au port de Chóra Skafion. Très belle traversée avec de beaux paysages.

Mettez vous à gauche du bateau pour apprécier les différentes vues sur les gorges et falaises. On a pu apercevoir le village de Loutro que l’on visitera dans les prochains jours. Depuis Chóra Skafion nous prenons le bus qui nous ramène à La Canée.

Nuit 3 : airbnb La Canée

Jour 4 : La Canée et la presqu’île d’Akrotiri

La Canée

On profite de la matinée pour découvrir la ville de La Canée (Hania). Une étape incontournable lors d’un séjour en Crète pour se promener dans ses ruelles colorées où on a l’impression d’être en Italie. Direction la vieille ville pour cela (quartier Topanas). Son port vénitien est également plein de charme, surtout au moment du coucher du soleil, la lumière est somptueuse. L’empreinte turque est partout dans la ville notamment avec la mosquée des Janissaires qui est merveilleusement bien situé sur le port.

La presqu’île d’Akrotiri

Si vous êtes véhiculés vous pouvez explorer les environs de La Canée en vous rendant sur la presqu’île d’Akrotiri. Pour info plusieurs scènes du film Zorba le grec ont été tournées ici. Nous sommes allés visiter le monastère d’Agia Triada (entrée 2,50 euros, tenue correcte exigée sinon ils prêtent des châles pour se couvrir les jambes). Le lieu est relaxant avec vue sur les montagnes. Beau monastère avec trois dômes. Pour mieux l’admirer la terrasse juste en face de l’entrée offre une vue superbe sur le monument et les alentours.

Autre spot sur la presqu’île, le village de Stavros situé en bord de mer au nord-ouest. Belle plage qui forme une crique où des kitesurfeurs se retrouvent pour rider dans ce beau décor. Vue sur une montagne en forme de pain de sucre assez étonnante.

Côté plage, nous sommes allés découvrir celle de Seïtan Limania. Il s’agit d’une belle crique de sable fin accessible par un chemin escarpé en descente. Il faut garer sa voiture dans la zone de stationnement en pente (gardée par les chèvres du coin). Je vous conseille de prendre vos chaussures de randonnée ou de bonnes baskets pour descendre.

Retour sur La Canée pour dîner dans une taverne Strata. Au menu mezzé : poulpe grillé sur lit de purée de pois cassé, dakos (encas crétois à base d’une biscotte d’orge recouverte de tomate, de fromage et d’huile d’olive) et des feuilletés / chaussons aux épinards.

Nuit 4 : airbnb La Canée

Jour 5 : Balos

La plage et le lagon de Balos

Direction l’extrême nord ouest de la Crète pour passer la journée à Balos. Pour cela, il faut emprunter une piste à flanc de montagne sur 7,6 km (juste l’aller). Au moins 30 min pour rejoindre le bout de la piste et donc le parking. La route est bien cabossée attention à la voiture ! Ensuite un chemin pédestre permet de rejoindre en une vingtaine de minutes la plage de Balos. Le panorama que l’on découvre est juste incroyable, avec vue sur la presqu’île de Gramvoussa. La plage de Balos, c’est une carte postale : un lagon d’un bleu magnifique avec des bancs de sable fin.

On a eu de la chance car ils annonçaient mauvais temps donc les bateaux de touristes ne circulaient pas nous étions peu nombreux sur la plage. Après il y avait beaucoup de vent mais cela ne nous a pas empêchés de profiter du lieu qui est sublime. Je vous conseille de traverser depuis la plage par les bancs de sable pour rejoindre l’îlot juste en face où se trouve une chapelle légèrement surélevée : le spot parfait pour admirer le paysage et pique-niquer. Parfait aussi pour s’abriter car à un moment le vent s’est intensifié et la pluie a commencé à tomber donc merci la chapelle s’est transformé en abri.

Un vrai coup de cœur lors de ce séjour en Crète j’ai adoré et je n’ai pas vu le temps passer à profiter du lieu, juste contempler, se promener dans le lagon (et se baigner rapidement car l’eau était froide ce jour-là à cause du vent).

Nous avons ensuite pris la route vers le sud pour nous rendre à notre nouveau logement vers Elos à Ellafos traditionnal living. Un ensemble de maison en pierre pleine de charme un peu perdue avec une piscine et de nombreux chats. Un petit coin de paradis pour les amoureux de nature et de tranquillité.

Nuit 5 : Ellafos traditionnal living

Jour 6 : Elafonisi

La plage d’Elafonisi

Connue pour sa plage de sable rose, Elafonisi attire les foules donc nous y sommes allés le matin. Le cadre est très beau avec les montagnes en fond, une eau très claire. Honnêtement il y avait des endroits où le sable était légèrement rose mais rien d’incroyable ne croyez pas ce que vous voyez en photo sur internet, les couleurs sont accentuées. Après il semblerait que cela dépend aussi de la période de l’année.

Nous avons marché depuis Elafonisi en empruntant le sentier de randonnée E4. Attention aux rochers (j’en ai fait les frais). Le sentier permet de relier Paléochora pour les plus courageux (12km, 4h de marche) ou sinon juste de se promener de criques en criques.

Le midi nous sommes allés manger à Elafonisi du poisson frais dans le restaurant conseillé par notre hôte, la Taverna Kochilas. Je recommande, le poisson était excellent !

white lake beach

Quelques passages pour voir d’autres plages dans les environs comme celle de white lake beach.

kedrodasos

Mais la plus belle pour ma part reste celle de Kedrodasos. Relativement isolée, c’est un véritable coin de paradis. Eaux cristallines + belles formations rocheuses dans l’eau + vue sur les montagnes = le spot idéal !

Nuit 6 : Ellafos traditionnal living

Jour 7 : Direction Frangokastello

Changement de coin aujourd’hui pour le sud en allant jusqu’à Frangokastello à une dizaine de kilomètres à l’est de Chóra Skafion. Une belle plage de dunes à l’arrivée (accessible à pied depuis notre logement, il suffit juste de traverser la route) et un curieux château fort plus loin qui trône en bord de mer.

Nuit 7 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 8 : Chóra Skafion – Loutro

Loutro, village blanc

Un village accessible seulement par la mer ou par la marche : aucune route ne mène à Loutro.

On décide alors de rejoindre ce village par un chemin qui longe la mer à travers la montagne. La vue est magnifique tout le long du parcours, chemin assez escarpé par endroit, prévoyez de bonnes chaussures. On passe par la plage de Glyka Nera ( Sweetwater) où se trouvent des sources d’eau douce. Puis on poursuit la randonnée jusqu’au village de Loutro. Petite chapelle blanche sur le chemin, chèvres et plages de galets. (5km de marche en 1h30 environ).

Pique-nique à Loutro, découverte du petit village blanc de pêcheurs qui rappelle ceux des Cyclades et baignade. Pour le retour, nous avons pris le bateau qui nous a ramené à Chóra Skafion. (8 euros par personne le trajet Loutro – Chóra Skafion).

On a mangé au restaurant juste en face de notre logement la Taverna Akti (vue sur la mer mais en octobre il fait déjà nuit à 19h30). Un régal, j’ai pris les gemista ce sont des légumes farcies à la grecque avec du riz à l’intérieur. Et toujours le dessert offert et le raki un digestif local. Dans tous les restaurants en Crète on vous offre le dessert systématiquement sans l’avoir commandé.

Nuit 8 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 9 : Monastère de Preveli et Palm beach

Monastère de Préveli

Troisième et dernier monastère de notre séjour en Crète. Celui-ci est encore habité. Je ne vous le conseille pas forcément, celui d’Akrotiri ou d’Agia Triada valent plus le coup.

Plage de Préveli

Prochain arrêt la plage de Preveli. Un site assez atypique où un lac bordé de palmiers se trouve juste à côté de la plage et se déverse dans la mer. Pour descendre jusqu’à la plage quinze minutes de marche environ. On peut aussi se promener dans la palmeraie.

Ensuite, on a pris la route pour remonter jusqu’à Réthymnon. La boucle est bouclée.

Nous sommes allés dîner au Castelo Restaurant à Réthymnon. Super cadre, et bons burgers des saveurs originales.

Nuit 9 : Forest Park Hotel Rethymnon

Jour 10 : Argiroupolis et autres découvertes

Dernier jour tranquille en Crète pas de programme particulier. On s’est rendu dans le village de Argiroupolis. Surtout pour aller déguster l’antikristo. C’est l’un des plats de viande crétois les plus connus dans les villages. Il s’agit de morceaux d’agneau ou de chèvre entier accrochés à une grille à la verticale autour d’un feu de bois pour griller lentement pendant des heures.

Puis nous avons pris la voiture sans véritable destination et nous avons découvert ce beau spot en bord de mer. Je n’ai pas noté le nom, il faut savoir sortir des sentiers battus parfois et on a de belles surprises comme celle-ci !

Pour notre dernier soir ce sera un restaurant de poissons sur le vieux port de Réthymnon : Zefyros Family Fish Taverna. Grosse assiette de poissons à partager : très bon.

C’est ainsi que notre séjour en Crète se termine. 10 jours de roadtrip à travers l’ouest de l’île avec de belles découvertes comme le lagon de Balos, le village blanc de Loutro ou encore la plage de Kedrodasos. Bon séjour en Crète si vous avez prévu d’y aller (en tout cas j’en connais une qui va y passer une semaine cet été alors bonnes vacances à toi tu te reconnaitras !). Et pour ceux qui connaissent déjà n’hésitez pas à partager vos bons plans et découvertes. À bientôt pour de nouvelles aventures.

Le cirque de Salazie : le paradis des cascades

Il y a plus de trois mois (déjà) je suis rentrée de La Réunion. Je commence à digérer ces quelques mois de vie là-bas. Sa nature verdoyante, son relief atypique, ses paysages grandioses me manquent beaucoup. C’est pourquoi je vais vous partager les différents recoins de l’île, mes incontournables à travers une série d’articles.

Et on commence par le cirque de Salazie, le plus vert de l’île (merci la pluie). L’île de La Réunion compte trois cirques au total le cirque de Mafate le plus connu car accessible uniquement à pied par des sentiers de randonnée ou en hélicoptère pour les ravitaillements notamment et le cirque de Cilaos connu pour sa route des 400 virages pour y accéder.

Vue sur le cirque de Salazie depuis le sommet du piton d’Anchaing.

Pourquoi commencer par le cirque de Salazie ? C’est tout simplement le premier que j’ai pu découvrir de l’intérieur sur l’île et surtout le plus proche quand on habite sur Saint-Denis dans le nord de l’île. Il faut compter 1h de route pour aller jusqu’au village d’Hell-Bourg au fond du cirque. Et pour la petite histoire mon super coloc Wilson (quand je vivais sur Saint-Denis) a grandi dans le cirque de Salazie et juste pour ça c’est la classe.

Voici donc mes incontournables à découvrir dans le cirque de Salazie.

La cascade blanche

La première arrivée dans le cirque de Salazie est juste magique. Imaginez, une route qui serpente entre les montagnes et qui dévoile à chaque virage des cascades plus impressionnantes les unes que les autres. On ne sait plus où donner de la tête en pénétrant dans ce cirque.

Le pisse en l’air est l’une des attractions quand on rentre dans le cirque : il s’agit d’une chute d’eau qui se jette sur la route (essuie-glace obligatoire pour passer au travers). Puis en tournant la tête sur la gauche on observe la majestueuse cascade blanche. Une chute d’eau de 640 mètres de hauteur qui figure parmi les 50 plus hautes chutes d’eau de la planète et dans le top 3 des cascades les plus hautes de France.

La cascade blanche vue depuis le sentier de randonnée qui mène jusqu’au pied de la cascade.

Il est possible de l’observer de très près après une courte marche d’une quarantaine de minutes. Un bel écrin de verdure se dévoile et offre un spectacle grandiose.

Le voile de la mariée

En poursuivant la route on réalise qu’on entre vraiment dans un cirque, pas d’échappatoire possible pour en sortir il faudra reprendre la même route. Les cascades s’accumulent le long de la route puis nous arrivons dans un virage devant l’imposante succession de cascades du voile de la mariée. Imposante avec toutes ses chutes qui semblent sorties de nulle part, on peut l’admirer depuis plein d’endroits et de points de vue dans le cirque.

Mais pourquoi le cirque de Salazie compte autant de cascades ? Et bien c’est tout simplement du à sa situation géographique. L’est de l’île enregistre les plus forts niveau de pluviométrie par an. Cette abondance d’eau favorise cette végétation luxuriante et la culture de certaines espèces comme le chouchou.

Véritable emblème de Salazie, le chouchou (aussi connu sous le nom de christophine) est une plante grimpante à longues pousses et envahissante. Plus de 90% des chouchous de La Réunion sont cultivés dans le cirque de Salazie. On le consomme sous toutes ses formes : gratin chouchou, gâteau chouchou, soupe chouchou, beignet chouchou…etc

La mare à poule d’eau

Retour sur notre belle route pour poursuivre notre découverte du cirque. En prenant la direction d’Hell-Bourg je vous conseille un arrêt à la mare à poule d’eau. Petit havre de paix où se retrouve les familles pour le traditionnel pique-nique du dimanche mais aussi pour pécher dans la mare. Au premier abord, on se demande où elle se trouve car elle est complètement recouverte de plantes qui prennent racine dans l’eau. Une belle halte à faire en se rendant à Hell-Bourg. Attention aux moustiques très présents dans cette zone… vive l’humidité !

Hell-Bourg, plus beau village de France

Et on arrive à notre destination finale au fond du cirque dans le plus beau village de l’île, le plus authentique et le plus dépaysant : Hell-Bourg. Une rue principale où se trouvent une succession de cases typiques créoles colorées. En 1842, Hell-Bourg prend son nom actuel et devient une station thermale.

La maison Folio, bâtisse du XIXème siècle est nichée au cœur de l’ancienne station thermale d’Hell-Bourg. La villa et son jardin sont inscrits à l’Inventaire des Monuments Historiques du Département depuis le 6 avril 1989. Un magnifique jardin à découvrir et une belle alternative aux randonnées en cas de temps pluvieux.

Le piton d’Anchaing

Le village d’Hell-Bourg se trouve au pied du piton d’Anchaing. Cette montagne est liée à l’histoire de deux esclaves : Anchaing, esclave marron légendaire de La Réunion, et Héva sa femme. Anchaing était tombée amoureux d’une jeune esclave nommée Héva. Un jour, ils décident de fuir leurs maîtres et se réfugient au sommet de cette montagne réputée comme inaccessible : le Piton d’Anchaing. La randonnée pour atteindre le sommet offre une magnifique vue sur le cirque de Salazie. Une vue qui se mérite car la montée est assez raide et peut se révéler glissante en cas de pluie.

La forêt de Bélouve et le trou de fer

Le cirque abrite également une forêt primaire préservée. Un univers végétal surprenant très dense et où la nature occupe chaque recoin. C’est le paradis des fougères arborescentes, des tamarins et j’en passe. Une belle végétation à découvrir après l’ascension jusqu’au gite de Bélouve. Depuis le gîte, une belle vue se dévoile sur le cirque de Salazie (en cas de beau temps). Ensuite il faut prendre le sentier pour rejoindre la célèbre cascade du trou de fer (plus haute cascade de l’île). Le sentier emprunte des pontons en bois qui serpentent au milieu d’une végétation luxuriante. Nous avons fait demi-tour en cours de toute car le sentier pour accéder au trou de fer était fermé quand j’y étais suite à un éboulement sous la plateforme d’observation de la cascade. Je vous invite à consulter régulièrement le site de l’ONF pour connaitre les sentiers fermés avant de programmer une randonnée.

J’espère que cette découverte du cirque de Salazie vous aura donnée envie ou vous aura rappelée de beaux souvenirs. N’hésitez pas à partager vos impressions ou vos recommandations en commentaires. A bientôt pour d’autres articles sur l’île intense !

INFOS PRATIQUES

  • Se loger dans le cirque :

J’ai pu tester une seule chambre d’hôte lorsque mes parents m’ont rendu visite. Il s’agissait du gîte Le p’ti blanc des « o ». Très bien situé à une centaine de mètres au-dessus du village d’Hell-Bourg avec un accès (secret) direct sans passer par la route. En gros vous arrivez vous laissez votre voiture et vous pouvez tout faire à pied. (départ rando à 5min) Dîner fait maison très copieux : déclinaison de plats autour du chouchou : soupe de chouchou, beignet de chouchou, gâteau chouchou…etc Et petit déjeuner à base de produits locaux également confiture et jus de goyavier (pleine saison de ce fruit au mois de mai), pain, gâteau fait maison. Je recommande pour une étape à Hell-Bourg dans le cirque de Salazie.

  • Bonnes adresses pour manger :

Parlons sérieusement les restaurants à Hell-Bourg. J’ai une seule adresse à vous conseiller sur trois adresses que j’ai pu tester et c’est la Villa Marthe au bout de la rue en allant vers les anciennes thermes. Déjà pour le cadre mais aussi pour la variété des plats on retrouve la plupart des spécialités de l’île mais aussi des variantes. Mention spéciale pour le rougail saucisses, le porc massalé et le tartare de thon ananas. On s’est régalées !

Lever de soleil au sommet du piton des neiges

Il domine l’océan indien du haut de ses 3070m, le piton des neiges est le sommet emblématique de l’île de La Réunion. Retour sur une ascension mythique de nuit.

Pour atteindre le toit de l’océan indien et assister au plus beau des spectacles, il a fallu se lever tôt ou plutôt ne pas dormir. Nous sommes le lundi 9 juin. Direction le cirque de Cilaos. C’est depuis l’accès par le bloc que nous gravirons le sommet. (Ils existent plusieurs accès au piton des neiges, celui par le bloc est le plus court)

Les sommets sont couverts en cette fin d’après-midi, on croise les doigts pour que le ciel se dégage dans la nuit. 19h nous dinons dans un restaurant à Cilaos pour prendre des forces pour cette nuit. Au menu : côte de porc, riz et lentilles puis une mousse au chocolat en dessert. Il est 21h on monte rapidement les tentes pour se poser quelques heures avant d’entamer l’ascension.

Minuit. Nous sommes le mardi 10 juin. Il est temps de se lever, tout ranger, se préparer et direction le point de départ du bloc pour commencer la randonnée un peu avant 1h du matin. On progresse à la lumière de la frontale. C’est très déstabilisant de marcher de nuit car on ne se rend pas compte d’où on marche exactement. Le ciel est dégagé. On peut même contempler les étoiles et la voie lactée en relevant la tête, le temps de reprendre une gorgée d’eau. La mise en jambes a été un peu compliquée (on était en pleine digestion de notre dîner copieux aha) et la nuit n’aide pas. Puis les virages se sont enchainés, nous gardions un bon rythme et finalement la montée est passée plus vite qu’on l’imaginait.

Quelques heures plus tard (temps de montée annoncée 3h30), nous atteignons le gîte de la caverne Dufour. Les randonneurs qui choisissent de ne pas grimper le piton en une fois peuvent dormir ici avant d’entamer l’ascension finale. De notre côté vous l’aurez compris pas de nuit en dortoir pour nous. Juste le temps de se poser une quarantaine de minutes pour reprendre des forces, mais surtout pour se changer. Le refuge se trouve à 2400m d’altitude. Il reste 670m de dénivelés jusqu’au sommet. Il faut donc se couvrir davantage. Je remplace mon t-shirt par un haut à manche longue et une polaire. La température annoncée au sommet est comprise entre 2 et 7 degrés.

Il est 4h20. Nous reprenons le chemin pour l’ascension finale, plus sportive car dans la caillasse. (Temps annoncé 1h50 jusqu’au sommet)
Les premières lueurs du jour apparaissent vers 5h30. Le relief aux alentours se dessinent petit à petit. Nous ne sommes pas les seuls à gravir le piton des neiges ce jour là. On entend les bruits de bâtons qui nous rattrapent derrière nous. Puis dans la montée chacun prend son rythme. Rendez-vous au sommet. Dernière ligne droite… et nous arrivons à 3070m d’altitude au sommet du piton des neiges vers 6h15. Il fait un froid glacial. Pas une minute à perdre, j’enfile ma doudoune (oui oui vous avez bien lu une doudoune), des gants et un bonnet.

Nous sommes aux premières loges pour admirer le lever de soleil sur le toit de la Réunion. Que le spectacle commence… Le soleil pointe le bout de son nez au dessus des nuages sur l’océan, ses premiers rayons commencent à nous réchauffer. Puis les paysages aux alentours se sont illuminés. Nous admirons le Grand Bénare, le cirque de Cilaos, la plaine des cafres, le volcan, Takamaka, une partie de Salazie, Marla… C’était grandiose !

Pendant 1h30, nous profitons du sommet, du spectacle et des vues sur l’île. Un caillou au milieu de l’océan indien c’est comme cela que certains désignent l’île de La Réunion. Et bien il faut prendre de la hauteur pour s’en rendre compte. L’île intense est si petite mais grandiose à la fois !

Il est temps d’entamer la descente. Et croyez moi c’était tout de suite moins sympa. La deuxième partie après le gîte a été plus compliquée avec la fatigue et le manque de sommeil. Les jambes et les genoux étaient épuisés. C’est à ce moment là que j’ai regretté de ne pas avoir de bâtons de marche. (Leçon pour la prochaine fois marcher avec des bâtons pour ne pas subir les descentes). Mais on l’a fait ! Et à la fin, la satisfaction d’avoir réalisé ce beau défi.

Le refuge de la caverne Dufour. Photo : Lucie Martin

Mes conseils :

• Vérifier la météo : ne pas hésiter à reporter son ascension si la météo annoncée est instable et risque de pluie.

• Faire l’ascension sur deux jours. Partir dans l’après-midi pour dormir au gîte de la caverne Dufour. Puis terminer l’ascension le lendemain matin pour admirer le lever de soleil et redescendre.

• Investir dans des bâtons de marche : si vous avez tendance à avoir mal aux genoux, articulations je vous conseille de marcher avec des bâtons surtout pour la descente. (cela évite les chocs articulaires)

• Prévoir des encas pour la montée et beaucoup d’eau.

Découverte de Comino : paradis entre Malte et Gozo

Situé entre Malte et Gozo, l’îlot de Comino est un petit paradis de 3km². Il est connu pour son magnifique Blue Lagoon : une étendue d’eaux transparentes. Un vrai petit paradis où l’eau turquoise se mélange au ciel bleu. Une impression d’être ailleurs, au bout du monde.

Pour se rendre sur l’île, il faut rejoindre Cirkewwa à la pointe nord ouest de Malte pour prendre un bateau direct. Sinon il existe des bateaux depuis Sliema qui proposent des excursions à la journées uniquement à Comino ou à Gozo avec excursion à Comino.

Le tour de l’île se fait facilement à pied en 2/3 h de marche. On trouve quelques maisons abandonnées, une chapelle du XVIe siècle ainsi qu’une tour de garde.

En été, on peut venir se baigner dans son blue lagoon. Mais ce lagon aux eaux turquoises attire des foules de baigneurs. Mais là en mars en basse saison c’était plutôt paisible et juste deux courageux se sont jetés à l’eau.

Il y a également de belles grottes à découvrir en bateau.

Notre seul regret, on aurait aimé passer une journée entière à Comino pour faire le tour de l’île, et prolonger ces minutes coupées du monde.

Inutile d’en dire davantage, je vous laisse avec ces belles images qui se suffisent à elles-mêmes…

Plus d’infos sur Malte juste ici :

4 jours pour s’évader à Malte

En cette période de confinement, on n’a pas d’autres choix que de rester chez soi. Mais c’est possible de rêver un petit peu quand même et de voyager virtuellement. C’est pour cela que je vous propose de découvrir l’île de Malte en quatre jours à mes côtés ! Je suis partie il y a un…

Découverte de Chefchaouen : Le Village Bleu du Maroc

Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne.

Bleu nuit, bleu ciel, bleu azur, bleu turquoise, bleu électrique : ici toutes les nuances de bleus sont réunies. Chefchaouen ou Chaouen, signifie « sommets » en référence aux montagnes du Rif qui entourent ce village à 600m d’altitude. Sa particularité ? son architecture andalouse et se bâtiments peints de bleus. A noter que contrairement à Fès ici on parle plus facilement espagnol que français car les enclaves espagnols ne sont pas très loins.

Crédits : Lucie Martin

Nous sommes jeudi 14 juin et qui dit jeudi ici dit jour de marché ! Je suis super contente car j’adore l’ambiance que dégagent les marchés. Je trouve qu’il n’y rien de mieux qu’un marché pour prendre la température d’une ville. Il y a foule, tout le monde court dans tous les sens. Certains font le plein de pommes de terre pendant que d’autres se ruent sur les fruits. Le sol est envahi de feuilles de clémentines…

En fin de journée, on décide de prendre la hauteur en empruntant un chemin en passant la rivière pour monter jusqu’à la mosquée qui domine la ville où nous avons un beau point de vue sur la ville bleue. 

JOUR 4 : 14 juin : Promenade dans ce dédale bleu et architectures andalouses

Petit déjeuner en extérieur dans un café car le responsable du petit déjeuner dans notre logement a oublié de se lever. Ceci n’est pas une blague. Puis balade dans les rues qui sont désertes. Il est 10h du matin même les épiciers ne sont pas ouverts… Tout ce bleu est apaisant, ressourçant. Toutes les portes sont colorées et uniques ici. Chefchaouen a beaucoup de charme, on s’y sent bien avec ces montagnes verdoyantes qui l’entoure.

L’après-midi, direction les remparts pour prendre de la hauteur. On croise un homme qui descend de la montagne avec deux énormes sacs sur les épaules puis un âne plus loin. On a un beau point de vue sur la ville en contre bas.

Ensuite on regagne la ville et on se retrouve de l’autre côté des murs rouges crénelés de la Casbah. Un joli jardin andalou se trouve dans la Casbah à l’ombre des palmiers.

Terrasse panoramique en haut de la tour avec une vue sur le minaret à la forme octogonale de la Grande mosquée. Crédits : Lucie Martin

Ce soir on goûte une autre spécialité la pastilla. Un plat composé de feuilles de brick avec du poulet, des oignons, du miel, de la cannelle,des amandes et d’autres épices à l’intérieur. Un mélange sucré-salé très gourmand mais surtout très copieux !

Demain retour à la civilisation, départ pour Meknès…

Mes incontournables :

  • Prendre le temps de visiter la médina
  • Admirer la ville depuis la terrasse panoramique dans la Casbah
  • Grimper jusqu’à la mosquée Jemaa Bouzafar en passant la rivière (parfait au moment du coucher du soleil)
  • Aller au marché le lundi ou le jeudi
Balade bleutée dans Chefchaouen en images. Crédits : Lucie Martin

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Les plus belles médinas du nord du Maroc : Fès

En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays.

JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès

Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille » marocaine (Naïma et Mohammed) nous attend. En fait il s’agit de la tante d’un copain de mon frère. Prévenus la veille, ils tenaient à nous accueillir en personne à l’aéroport.

Direction la médina de Fès pour poser nos bagages dans notre riad. Car oui là-bas derrière une porte banale en apparence on tombe sur les plus beaux riads de la ville avec leur patio intérieur qui protège de la chaleur et du bruit de la rue.  Il est midi, nous décidons de déjeuner sur place avant de nous lancer dans l’exploration de la médina de Fès. Au menu tajine de légumes.

Les remparts de la médina. Crédits : Lucie Martin

Fès se divise en trois cités : Fès el-Bali, la vieille ville arabo musulmane datant du VIIIe-XIIe siècle ; Fès el-jedid, la cité impériale XIIIe où se trouve l’ancien quartier juif et le palais royal et la ville nouvelle construite par les français début 20e. Toute la médina est entourée de remparts.

La médina de Fès est la plus grande médina du monde arabe. Elle est connu comme étant un vrai labyrinthe. Souks de partout, épices, habits traditionnels pour le mariage, fruits, légumes, pâtisseries orientales, tapis, babouches, djellaba : c’est un dédale de rue multicolores où toutes les odeurs s’entremêlent.

Ambiance dans l’un des souks ed la médina. Crédits : Lucie Martin

Pour notre premier jour, suite à différentes recommandations, on décide de ne pas s’aventurer seul mais avec un guide. C’est parti pour 3h de visite dans la vieille ville.

Plongée immédiate dans le dédale de souks que comprend la ville. La ville compte aussi beaucoup de fondouk (des entrepôts de marchands).

L’immanquable reste la mosquée Karaouiyine qui s’étend sur 16 000m² et qui dispose de 14 portes d’entrées. C’est la plus grande mosquée d’Afrique du nord. Elle est identifiable avec ses toits de tuiles vertes. Son université et sa bibliothèque sont réputés dans le monde entier.

L’accès à la mosquée est réservé aux musulmans mais en se promenant dans la médina on peut en faire le tour et apercevoir, quand les portes sont ouvertes, les fontaines où toutes les générations se croisent, mais aussi les salles de prière au loin.

Puis nous arrivons sur une place plus bruyante normalement car ici on tape le métal c’est la place Seffarine. Nous reprenons notre promenade…”balek balek” crient des hommes poussant des chariots débordant de marchandises…pour qu’on les laisse passer.
Visite de la Medersa el-Attarine, la plus ancienne de Fès. C’est une école coranique au plafond en bois de cèdre sculptés.

Tout en redescendant les rues à travers la médina, nous arrivons aux tanneries de Chouara, les fameuses. Elles se trouvent au bord de l’Oued, le cours d’eau qui traverse la ville. Ici, on observe le travail des tanneurs depuis les terrasses qui les entourent. L’odeur qui s’échappe des cuves nous plongent dans l’ambiance. Dès l’entrée, on nous tend des feuilles de menthe à mettre sous le nez pour supporter les odeurs. Ici les peaux de bêtes arrivent puis elles sont lavées et teintes dans les cuves. Ce jour-ci il n’y a pas grand monde car beaucoup prennent des congés après le ramadan nous explique notre guide. Nous y passerons une autre fois pendant notre séjour.

Bon, nous nous sommes fiés à notre guide qui courait dans tous les sens. Mais si on se retrouve perdus dans la médina, nos seuls points de repères restent les portes.

La plus belle d’entre elles c’est Bab boujloud. C’est ici que nous retrouvons Chaimae et son frère, les enfants de Naïma et Mohammed qui étaient venus nous chercher à l’aéroport. Direction un café dans la médina pour faire connaissance. Puis on se retrouve à 23h à manger chez eux avec toute la famille réunie pour partager le dîner.

Une première journée bien chargée en rencontres et découvertes.

JOUR 2 : Rendez-vous au palais royal puis couscous

On commence ce deuxième jour avec un petit déjeuner dans notre riad. Au menu crêpes marocaines et thé à la menthe bien sûr.

Aujourd’hui on décide de partir explorer Fès el jedid en commençant par le palais royal. Derrière ses immenses portes en cuivre, se trouvent 80 hectares de jardins, une mosquée, une medersa. Le souverain passe seulement quelques semaines par an ici. Le tout est fermé au public.

Le portail est paré de mosaïques, de stucs et ses portes sont en bronze doré. Crédits : Lucie Martin

Puis nous empruntons des petites rues dans le quartier au détour d’un souk ombragé. J’avais oublié de préciser plus haut mais ici l’appel à la prière rythme nos journées.

Exceptionnellement Naïma nous prépare son couscous du vendredi…pour ce midi. On se retrouve tous autour de la table basse du salon entouré de banquettes à la marocaine. Moment de convivialité et de partage. Ici on mange tous dans le même plat. Son couscous aux 7 légumes est pleins de saveurs. Chacun mange à sa manière à la cuillère ou directement avec les mains.

Le couscous de Naïma. Crédits : Lucie Martin

Puis pour terminer sur une note sucrée, on découvre le sellou fassi. Une gourmandise marocaine, sous forme de poudre compacte à base de farine – d’amandes – graines de sésames – beaucoup de sucre – du beurre – de l’anis –de la cannelle…etc

L’après-midi déjà bien entamé, nous prenons la route direction Sefrou. Nichée à 800m d’altitude elle est connue pour sa production d’olives et de cerises. Nous nous rendons aux cascades de l’Aggaï où les habitants des alentours se rendent pour se rafraîchir dans l’après midi.

Puis nous reprenons la route pour rentrer sur Fès. Objectif observer le coucher de soleil sur la vieille ville depuis les tombeaux des mérinides. Cette colline qui domine la médina offre une atmosphère reposante loin de l’effervescence de la médina. C’est ici qu’ont été enterrés les derniers sultans de la dynastie mérinides XIV XVe. La mosquée Karaouiyne se détache avec son toit aux tuiles vertes et son minaret qui domine la médina.

Avant de rentrer nous retournons aux tanneries pour une visite privilégiée avec Mohammed ancien tanneur. Il a commencé à travailler ici à l’âge de 13 ans. Ils alternaient alors les différents postes dans les cuves : lavage des peaux, teintures, séchages.

C’est fini pour ces deux premières journées intenses à Fès. Suivez la suite de notre aventure dans le nord du Maroc à Chefchaouen juste ici :

Découverte de Chefchaouen : Le Village Bleu du Maroc

Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne. Bleu nuit, bleu ciel, bleu…

Laissez vous charmer par la vieille médina de Fès à travers cette courte vidéo ! Crédits : Lucie Martin

Mes incontournables :

  • Se perdre dans la vieille Médina, et marchander dans les souks
  • Observer le travail des tanneurs aux tanneries de Chouara
  • Visiter une medersa : Bou Inania ou Attarine
  • Coucher de soleil depuis les tombeaux des Mérinides
  • Manger un couscous dans une famille marocaine
  • Apprécier l’heure du thé à la menthe
  • Visiter Fès el-jedid et admirer les portes du palais royal

Infos pratiques :

  • Vol aller retour depuis Orly avec Transavia : environ 120 euros ; depuis Beauvais environ 80/100 euros.
  • Logements : Riads sur Airbnb. Je vous conseille le Riad Jamai (petit déjeuner inclus). Superbe patio avec piscine super abordable. 45 euros la nuit pour deux personnes.
    Nous avons également fait le Riad Tahra & Spa 55 euros la nuit pour deux.