Road Trip automnal au Québec : 15 jours d’évasion jusqu’en Gaspésie

L’année dernière, de mi septembre à mi octobre je suis partie en voyage pour un mois au Canada, au Québec plus précisément. J’ai toujours rêvé de découvrir cette région à l’automne pour profiter des douces journées de l’été indien et de ses couleurs éclatantes. Après quelques jours à la découverte de Montréal, je suis arrivée à Québec city. J’ai rejoint des amis qui vivent ici en PVT. Nous étions 4 avec un chien et nous avons loué un camping car à un particulier pour 15 jours de roadtrip jusqu’en Gaspésie. Suivez le guide !

🍁Jour 1 : En route pour Kamouraska et Rivière Saint Louis

Après avoir fait un premier plein de courses et charger le camping car, nous nous mettons en route pour la Gaspésie par le Bas-Saint-Laurent en traversant le pont Pierre Laporte de Québec city à Lévis. Premier arrêt à Kamouraska, un village de pécheurs avec ses maisons colorées et pittoresques. Petit passage par la chocolaterie La Fée gourmande pour le goûter : une crème molle entourée de deux cookies. Pour cette première nuit du road trip, nous trouvons un emplacement gratuit à Rivière-du-Loup, au bord de la rivière avec accès à des sanitaires. Nous avons trouvé tous nos emplacements sur l’application Park4night.

🍁Jour 2 et 3 : Parc national du Bic

Après une première nuit fraiche dans le camping car, on débute cette journée par un petit déjeuner à base de pancakes. Petit tour autour de notre emplacement dans le parc des chutes à Rivière-du-Loup. On reprend ensuite la route jusqu’au premier parc national du voyage : le parc national du Bic. On récupère notre emplacement à l’entrée du parc. Je vous conseille d’acheter un pass SEPAQ annuel pour avoir accès au parc. C’est très vite amorti au bout de 4/5 parcs, plutôt que d’acheter une entrée à chaque fois.

⭐Rando découverte du parc national du Bic :
  • Baie du Ha-Ha
  • Rando Chemin-du-nord : balade de baie en baie, on a même croisé des cerfs de Virginie ( 2h à 2h30 en prenant son temps)
  • Ile-aux-amours
  • Rando du Pic Champlain (on a du faire demi tour car il pleuvait des cordes, mais le panorama au sommet a l’air magnifique : 2h de marche environ)
  • Cap Caribou (observation des phoques à marée basse)

On a passé une nuit dans ce parc. Avec l’emplacement de camping car on avait aussi accès à l’arrivée d’eau et d’électricité. On a pu prendre une douche dans le camping car.

On n’aura pas été chanceux niveau météo pour ce parc, ambiance automnale pluie et brouillard. Mais j’ai adoré les baies très sauvages, avec les phoques et l’impression d’être seuls au monde.

On a ensuite repris la route le lendemain après-midi pour le spot du soir vers le lac Matapédia, à Amqui.

🍁Jour 4 : vallée Matapédia – Parc miguasha – bonaventure

La route 132 dans la vallée de Matapédia est magnifique, bordée de forêts aux couleurs de l’automne : du rouge, du jaune, du orange, c’est hypnotisant. On est passé par le pont couvert de Routhierville qui enjambe la rivière Matapédia. On a longé la bie des chaleurs pour arriver jusqu’au parc national de Miguasha. Il y a 380 millions d’années ici vivaient les premiers vertébrés. C’est l’une des zones les plus riches au monde pour trouver des poissions fossilisés (entre 400 à 500 par an sont trouvés ici par les paléontologues).

Pour le spot du soir, nous testons une halte routière à la Ferme Bourdages à Saint-Siméon de Bonaventure. Une belle surprise ! Il s’agit d’une ferme où on a pu se brancher, faire une lessive, accéder à une salle commune, prendre des douches bien chaudes à l’intérieur. On a acheté plein de bons produits de la ferme. Ils sont spécialisés dans les fraises, mais ils ont aussi un champs de citrouille pour faire de la libre cueillette. Le lieu était très sympa et reposant, je recommande si vous passez dans le coin. Le lendemain, on a pris notre petit-déjeuner au café de la ferme. C’était dur de repartir d’ici on s’y sentait vraiment bien.

🍁Jour 5 et 6 : Percé et île de Bonaventure

Arrivée en fin de journée à Percé. Nous avons fait un tour dans la ville à la golden hour. Cette fois_ci nous n’avons pas eu le choix de prendre un emplacement dans un camping avec accès aux sanitaires, douches payantes. Nous sommes restés deux nuits à Percé. c’était l’idéal pour passer une journée complète sans prendre la route.

⭐Les immanquables à Percé :
  • Bateau pour l’île de Bonaventure et découvrir l’une des plus importantes colonies de fous de Bassan au monde.
  • Sentier des belvédères – Mont Sainte Anne : beau point de vue sur la baie de Percé (au moins 2h/2h30 aller retour )
  • Restaurant La maison du pêcheur 🐟
  • Assister au lever de soleil sur le rocher de Percé

Entre avril et novembre, plus de 60 000 couples de fous de Bassan se rassemblent ici pour se reproduire. Ensuite ils migreront vers les eaux chaudes de la Floride ou encore de la Caroline du Sud. Des oiseaux fascinants à observer en plein combat d’escrime avec leurs becs. C’est leur rituel de retrouvailles pour apaiser l’agressivité du mâle et renforcer les liens du couple.

🍁JOUR 7 et 8 : Parc national du Forillon

On quitte Percé et on arrive en début d’après-midi au parc du Forillon à l’extrême est de la Gaspésie. Nous stationnons au camping du parc national. Je ne me souviens plus des tarifs.

⭐ Les randos :
  • Le sentier des Graves jusqu’au bout du monde (2h à 2h30 de marche)
  • Mont Saint Alban : belvédère avec une vue époustouflante à 360° (10km, 3h/3h30 environ)
  • Cap Bon Ami
  • Pique-nique sur la plage du Petit gaspé

J’ai eu un coup de cœur pour ce parc aux couleurs flamboyantes. On a même croisé un renard sur le sentier des Graves en fin de journée. Au Cap Bon Ami, quelques phoques sont venus nous saluer.

🍁Jour 9 et 10 : Parc national de la Gaspésie

La veille en quittant le parc du Forillon, nous avons roulé jusqu’à Cap Seize où nous avons passé la nuit sur un emplacement gratuit trouvé sur l’application Park4night. Nous découvrons au réveil la vue sur un lac paisible. Découverte du parc national de la Gaspésie, le plus vaste parc de Gaspésie.

⭐Les Randonnées à faire :
  • Lac aux américains (1h à 1h30 l’aller retour)
  • Mont Ernest Laforce : 1h30 à 2h de marche (c’est le spot pour tenter d’apercevoir des orignaux en fin de journée. Ce jour là on n’en aura pas croisé)
Sentier vers le sommet Ernest Laforce. Crédit : Lucie Martin
Lac aux américains. Crédit : Lucie Martin

🍁JOUR 11 : Traversier Matane – Godbout et route jusqu’à Bergeronnes

Nous sommes arrivés la veille au soir à Matane sur la côte pour être prêt à prendre le traversier le lendemain matin tôt. On a dormi en stationnant sur le port. Restaurant sympa à Matane pour le dîner : La Fabrique.

Nous prenons le traversier avec notre camping car à 8h du matin pour nous rendre sur la côte nord du Saint-Laurent à Godbout, et poursuivre notre route direction Bergeronnes. La traversée dure 2h20 sous un grand soleil. Puis depuis Godbout on a 3h de route jusqu’à Bergeronnes.

Observation des mammifères marins au Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir. On a vu des marsouins communs (plus petit baleine du fleuve car elle mesure 2m). On a pu voir également un beluga. Qquelques pingouins et un phoque gros également.

🍁Jour 12 : Rencontre avec les baleines

Visite de la ville de Tadoussac le matin.

Après-midi : sortie en zodiac (avec agence Essipit) pour aller à la rencontre des baleines. On a vu plusieurs baleines à bosses. Très impressionnantes, car lors de leur plongée, on peut observer leur queue qui se dévoile au ralenti avant de disparaitre sous l’eau. Et coup de chance, on a vu une baleine bleue. C’est le plus gros mammifère sur terre. Elle peut mesurer jusqu’à 30m. On a pu la voir d’assez près avec son dos énorme qui se termine avec un aileron minuscule.

Une baleine à bosses qui plonge dans le fleuve Saint-Laurent. Crédit : Lucie Martin

🍁JOUR 13 : le fjord du Saguenay

Direction ensuite le fjord du Saguenay. Longue de plus de 100km, cette entaille dans la pierre envahie par la mer est le plus long fjord du monde à une aussi basse altitude. Nous avons stationné le camping car dans le parc secteur Baie éternité. Le camping est super, en pleine nature on se sent seuls au monde entourés des arbres de toutes les couleurs. On n’a pas du otut la sensation d’être les uns sur les autres c’est agréable.

⭐Les randos / balades à faire pour découvrir le fjord :
  • Anse de Tabatière (magnifique point de vue sur le fjord)
  • Secteur de Baie-éternité
  • Sentier de la Statue – halte Bellevue (2h30 de marche)

🍁JOUR 14 : retour à Québec city

Route retour du fjord du Saguenay à Québec ville. Fin de l’aventure en camping car. Lessives et douche bien chaude !

🍁JOUR 15 : Chutes Montmorency et île d’Orléans

Après le roadtrip en camping car, on poursuit les découvertes auotur de Québec avec les chutes de Montmorency. De 83m de haut, elles dépassent les chutes du Niagara en hauteur ! Je vous conseille de vous approcher sur la plateforme du bas pour avoir une douche gratuite. On se sent tout petit face à la puissance de l’eau.

Après les chutes, nous prenons la direction de l’île d’Orléans, juste en face des chutes.

⭐Tour de l’île d’Orléans en voiture :
  • Sainte Pétronille et ses belles villas. Arrêt obligatoire à La chocolaterie de l’île d’Orléans. Dégustation de glaces faites maison enrobés de chocolat noir.
  • Parc maritime Saint-Laurent
  • Tour d’observation de Saint-François-de-l’île-d’Orléans
  • Cabane à sucre du Relais des pins (découverte du beurre d’érable, délicieux)

🍁Jour 16 : Parc national de la Jacques-Cartier

Toujours au départ de Québec (40min de route), nous avons passé une journée dans ce parc.

Quelques idées de randonnées :

  • Sentier de l’éperon (entre 2h et 2h30 de marche)
  • Sentier des cascades

🍁JOUR 17 : Visite de la ville de Québec

Découverte du vieux québec, petit Champlain, hôtel de Frontenac, terrasse Dufferin. Quartier Limoilou.

🍁 Ce périple au Québec jusqu’en Gaspésie s’arrête ici. J’ai adoré ce voyage, découvrir ces grands espaces aux couleurs de l’automne a rendu l’expérience encore plus magique. J’en ai pris plein les yeux. Nous y étions de fin septembre à mi octobre. C’était la première fois que je voyageais en camping car. J’ai hâte de retenter l’expérience pourquoi pas en van cette fois ci. 🍁

Découvrez mon voyage Québec Trip sur Polarstep avec plus de détails juste ici.

Les Canaries : visiter l’île de Lanzarote en 6 jours

Alerte coup de cœur ! Direction Lanzarote, une île située dans l’archipel des Canaries au large des côtes africaines. L’île espagnole se compose de 110 cratères et offre un paysage lunaire. Entre volcans, plages, zones désertiques et architecture, la découverte de cette île au mois de juin fut une belle surprise. Je vous propose de me suivre pour vivre un voyage unique dans ce paysage atypique.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 6 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (TopCar : 86,50 euros les 6 jours)
  • Logement : Costa Teguise – El Guarapo appartments
    (grand appartement avec terrasse privative et piscine partagée. Très bien situé, confortable, au calme, bon rapport qualité-prix)
  • Période : juin
  • Budget : 530 euros par personne tout compris (avion, location voiture, essence, hébergement, repas (avec un restaurant tous les soirs…)

Itinéraire :

Jour 1 : Volcan Corona, Mirador del Rio et Jardin de cactus

Le volcan Corona

Cette première journée sur l’île commence par la découverte de notre premier volcan ici le volcan Corona. (un nom qui ne s’invente pas). Avec ses 609m de haut, le volcan est accessible par une marche d’environ 50 minutes. Il faut se garer sur le parking de l’église de Yé. Puis revenir sur ses pas en longeant la route (le volcan sur votre droite), puis tourner sur la droite entre deux poteaux. Sentier accessible mais bonnes chaussures recommandées tout de même. On commence par une approche sur un chemin plat qui offre de belles vues sur le volcan avec des cactus de chaque côté. Puis, on arrive alors au bord du cratère qui a des teintes rouges.

Mirador del Rio

On reprend la voiture pour se rendre au mirador del Rio. C’est l’une des oeuvres architecturales de César Manrique, artiste et architecte natif de l’île. Cependant nous avons profité de la vue sans rentrer dans le mirador. La vue est magnifique sur l’île de la Graciosa juste en face. Et que dire de la route… de toute beauté !

Vue sur l’île de la Graciosa depuis le mirador del rio. Photo : Lucie Martin
Punta Mujeres

Cap sur l’extrême nord ouest de l’île à Orzola. Il n’y a rien de spécial à voir c’est un port qui permet de rallier l’île de la Graciosa. On reprend la route côtière LZ-1 pour se rendre au à Punta Mujeres. C’est un village blanc de pêcheurs où les maisons bordent la mer. Il y a des piscines naturelles tout le long du village. Ambiance paisible et belle vue sur la mer !

Jardin de cactus

Pour découvrir l’une des œuvres de César Manrique, nous avons choisi de visiter le jardin de cactus. Il abrite environ 4500 spécimens de cactus des 5 continents de différentes formes, couleurs et textures. Un bel endroit où tous les cactus cohabitent dans ce décor avec un moulin en fond. (6,50 euros l’entrée pour le jardin de cactus. Il existe des billets qui combinent plusieurs sites de César Manrique si vous voulez en visiter d’autres comme Jameos del Agua, cueva de los verdes, mirador del rio…)

Famara

Fin de journée, direction Famara pour le dîner. L’arrivée à Famara par la route en partant de Costa Teguise est magnifique. Quel paysage avec cette falaise imposante de 500m de haut qui s’élève au bout de la plage. Le spot rêvé pour les surfeurs et les amateurs de couchers de soleil. La lumière en fin de journée est magnifique lorsque les rayons du soleil viennent raser les falaises de Famara.

🍽️ Pour le dîner, nous avons découvert le restaurant El Risco. C’est le site internet du guide Michelin qui le recommande en tant que Bib Gourmand (meilleurs rapports qualité-prix). Déjà la vue sur les falaises pour les plus chanceux vaut le détour. Mais le plus important reste ce que l’on a dans l’assiette. En entrée, nous nous sommes régalés de papas arrugadas, pommes de terre à la canarienne que l’on retrouve presque dans tous les restaurants et bars à tapas de l’île. En plat, nous avons pris un poisson blanc du jour servi sur un houmous de lentilles et un coeur coulant au chocolat en dessert.

Jour 2 : Volcan El Cuervo, Montana colorada et Teguise

El Cuervo

Pour commencer cette deuxième journée, nous allons nous paprocher du volcan El Cuervo. Il s’agit du premier volcan à être entré en activité lors des éruptions de Timanfaya, le 1er septembre 1730. Situé dans un paysage unique le volcan El Cuervo est accessible par un sentier qui traverse le champs de lave avant de faire le tour du cratère. C’est assez incroyable comme paysage de faire face à cette immensité de lave devant nous, d’apercevoir d’autres volcans au loin, on se sent vraiment coupés du monde.

Et surprise on peut même rentrer à l’intérieur du cratère. C’est impressionnant de se retrouver entourés des parois du cratère : une belle expérience ! Le parcours fait environ 4km, il faut 1h pour en faire le tour.

Montaña Colorada

Sur cette même route la LZ56, quelques mètres plus loin se trouve la Montaña Colorada. Un volcan très identifiable avec ses pentes de couleur rouge. Une balade d’une heure permet d’en faire le tour et de profiter du paysage lunaire autour avec notamment des bombes volcaniques. Il s’agit de projections de lave lors d’une éruption.

Bombe volcanique, issue de projections de lave lors d’une éruption. Photos : Lucie Martin
Ciudad estratificada

Sur la route pour aller à Teguise, on tombe sur cette curiosité naturelle appelée ville pétrifiée sur le GPS. Cette ancienne carrière a donné formé à d’étranges formations rocheuses que l’on distingue depuis la route. Ce n’est pas un incontournable mais si vous êtes de passage sur la route, cette curiosité reste assez photogénique pour les amateurs.

Teguise

On arrive alors à Teguise. Charmante petite ville située au centre de l’île. C’est l’ancienne capitale de Lanzarote. Une ville paisible avec ses ruelles pavées et ses maisons blanches.

Las grietas

En rentrant de Teguise, nous nous sommes arrêtés au bord de la route LZ-35 pour explorer Las Grietas. Ce sont des failles dans la montagne où on peut s’y engouffrer. Attention par endroit le passage est très étroit.

En fin de journée, nous sommes allés au Mirador El Risco de Famara pour admirer le coucher du soleil. Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages qui remontaient de l’océan pour finalement se dévoiler au dernier moment avant de disparaitre derrière l’horizon. Beau spot mais attention très exposé au vent !

Jour 3 : Timanfaya, Charco de los clicos et la Geria

Le parque nacional de Timanfaya

Timanfaya est un parc national de 5000 hectares près de la côte occidentale de l’île. Pour assurer la conservation optimale de ce parc, son accès est réglementé. Vous ne pouvez pas y circuler avec votre propre véhicule. Ce sont des bus touristiques qui assurent la visite. Vous verrez alors la beauté des paysages de Timanfaya défilée sous vos yeux mais à travers les vitres du bus. Car le bus fait des arrêts photos mais personne ne descend du bus. Au total 20 min de parcours pour admirer des paysages dignes de la planète mars où les volcans forment par endroit comme des dunes de sable orange. Les paysages sont magnifiques certes mais honnêtement ne pas pouvoir sortir du bus c’est vraiment dommage de juste les observer à travers la vitre. Un conseil mettez vous dans la rangée à droite du chauffeur dans le bus pour avoir les meilleurs points de vue.

12 euros l’entrée avec le parking compris. Attention de ne pas arriver trop tard car sinon vous risquez de faire la queue juste pour avoir une place au parking avant de monter dans le bus.

Le bus passe sur la route que l’on aperçoit sur la gauche de l’image. Photo : Lucie Martin

C’est également possible de visiter le parc à pied mais avec un guide (réservations à l’avance pour pouvoir en profiter)

l y a presque 30 ans, entre 1730 et 1736, des éruptions ont créé le parc national de Timanfaya et ainsi façonné l'île de Lanzarote. Six années d'éruptions où une infinité de volcans sont sortis de terre en crachant de la lave et des roches incandescentes.
Lago verde (charco de los clicos)

On poursuit cette journée merveilles naturelles avec la lagune verte. Près du village d’El Golfo, se trouve la laguna de los clicos avec son lac vert (lac toxique). Le lac est issu d’un vieux cratère et sa couleur provient d’algues qui vivent dans cette eau salée. Ce lac vert contraste avec le sable noir de la plage, les roches de lave noire et le bleu de la mer. Attention beaucoup de monde sur ce site.

Los hervideros

On profite d’être dans cette zone de l’île pour poursuivre notre route direction Los Hervideros, un spot au sud-ouest de Lanzarote. Quand la lave rencontre la mer et crée ce beau mélange de contraste. Les vagues s’écrasent contre la roche, un beau spectacle.

La geria

Sur le chemin du retour à notre logement, nous passons par la région viticole de La Geria. Un paysage insolite où les vignes poussent entourées d’un demi cercle de roches pour les protéger du vent. Chaque cep de vigne est dans un trou conique creusé dans des couches naturelles de gravier volcanique.

🍽️ Nous sommes allés dîner au village d’Arrieta à l’est de Costa Teguise dans un restaurant vue sur la mer, le Restaurante Amanecer. Au menu une délicieuse assiette de poissons à partager.

Jour 4 : Caldera blanca et Punta de Papagayo

Caldera blanca

Ce matin là, on a prévu l’ascension de la caldera blanca. Ce cratère est situé au centre de l’île. On parcourt un champs de lave qui s’étend jusqu’à la mer, pour arriver au pied du cratère. De là, on poursuit le sentier par la gauche puis après quelques mètres on monte sur le cratère par la droite. L’arrivée au niveau du cratère est impressionnante. Je vous conseille de poursuivre la randonnée en faisant le tour complet du cratère en commençant par la gauche pour avoir des vues sur les paysages alentours, la mer, Timanfaya et le cratère. Une vue à 360 degrés vous attend au sommet du cratère : juste inoubliable !

Vue sur la caldera blanca depuis le sommet du cratère. Photo : Lucie Martin

Il faut compter environ 3h de randonnée. L’accès au parking n’est pas évident. Pour éviter de galérer comme nous voici le lien vers les coordonnées du parking gratuit pour faire la randonnée de la caldera blanca juste ICI.

Nous avons pris un bon pique-nique au sommet, le spot idéal mais il faisait assez frais par contre et en fonction des périodes il peut y avoir beaucoup de vent.

Redescente jusqu’au parking.

La pointe de Papagayo

On décide de poursuivre la journée déjà bien entamée, en prenant la route pour les plages de Papagayo à l’extrême sud de l’île. Il faut emprunter une sorte de piste pour arriver jusqu’aux plages mais cela se fait bien en roulant tranquillement. La plage principale est celle de Papagayo, une baie de sable fin avec des eaux transparentes. Etant la plus connue et considérée comme l’une des plus belles de l’île, elle reste très prisée.

La plage de Papagayo.

On décide alors de ne pas y poser notre serviette mais de préférer l’une de ses plages voisines la Playa del Pozo. Ambiance désertique avec un volcan en fond, sable fin, pas grand monde à l’horizon : l’endroit parfait pour terminer la journée. On voit l’île de Fuerteventura juste en face depuis la plage.

Jour 5 : Playa El Risco

Matinée tranquille au bord de la piscine du logement. Dans l’après-midi, nous sommes allés sur la plage la plus isolée et préservée de l’île : el Risco. Elle est accessible uniquement à pied en empruntant un chemin assez escarpé pour descendre jusqu’à la plage. Environ 45min de marche pour arriver jusqu’à la plage et le même temps 45 min pour remonter voir plus en fonction de votre cardio. Prévoir de très bonnes chaussures pour y aller.

La plage s’étend sur une longueur de 1,5 km. Nous y sommes allés un week-end et nous étions peut être 10 personnes réparties sur toute la plage. L’impression d’être privilégiée dans ce cadre unique au pied de falaises et avec vue sur l’île de la Graciosa juste en face. L’eau est transparente et tellement bonne. Bref un petit coin de paradis ! Si vous êtes intéressés par ce spot, je vous expliquerai en privé comment y accéder pour essayer de préserver le plus possible ce lieu.

Si vous n’avez pas la condition physique pour descendre vous pourrez vous arrêter au belvédère avec vue sur la plage et l’île de la Graciosa.

Après une remontée sportive, nous sommes repassés par le Mirador Del Rio pour profiter du panorama avec la lumière de fin de journée, la golden hour.

Jour 6 : Montaña negra

El Golfo

Nous sommes retournés vers El Golfo pour faire la randonnée au départ du parking au bout du village (au niveau de l’aire de jeux pour enfants). C’est une balade au milieu des coulées de lave en longeant la mer. Nous avons marché jusqu’à la playa del paso mais le sentier poursuit jusqu’à la playa del cochino. La météo n’était pas avec nous ce jour là, il a commencé à pleuvoir et on a trouvé le sentier assez rébarbatif donc nous avons préféré faire demi-tour. Voici le lien de la randonnée.

Finalement en 4 jours bien complets, nous avions déjà vu les principaux points d’intérets de Lanzarote. Ces deux dernières journées étaient plus tranquilles. L’occasion de sortir des sentiers battus.

Montaña negra

On ne pouvait pas repartir de Lanzarote sans retourner une dernière fois sur la route LZ-56, la route des volcans. Nous en avons profité pour prendre de la hauteur en gravissant la Montaña negra. La montagne noire date de plusieurs milliers d’années. Avec le temps, elle a été recouverte de cendres volcaniques provenant des éruptions des volcans voisins. C’est pour cela qu’on retrouve à son sommet des fleurs oui oui des fleurs. Vraiment inattendu dans ce paysage désertique où quasiment aucun végétaux ne poussent sur l’île. Pour nous, c’était la meilleure vue de tout le voyage vraiment spectaculaire ! On arrive à apercevoir l’ensemble de l’île au sommet de ce volcan avec une vue inoubliable sur la route des volcans.

🍽️ Pour ce dernier dîner à Lanzarote nous sommes retournés à Famara. Nous sommes allés manger cette fois-ci au Restaurante El Rincón de la Abuela. Au menu tapas et poissons du jour les pieds dans le sable à quelques pas de la plage dans la ville de Famara.

Ce sont sur ces belles images que se termine notre voyage à Lanzarote. Je n’avais aucune attente avant de découvrir l’île et quelle belle surprise !! Des paysages volcaniques uniques, des belles plages dans un environnement désertique : dépaysement garanti à Lanzarote !

Visiter l’ouest de la Crète en 10 jours

Kalimera (bonjour !),

En ce mois de juillet, je vous propose de partir en Crète pour 10 jours de roadtrip à l’ouest de l’île. Une île grecque mythique à la fois sauvage et montagneuse, suivez la guide.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 10 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (Centauro : 150 euros les 10 jours)
  • Logement : Rethymnon (1) – La Canée (3) – Kefali (2) – Frangokastello (2) – Rethymnon (2)
  • Période : octobre
  • Budget : 2000 euros pour deux personnes tout compris (avion, location voiture, essence, hébergements, repas..)

Itinéraire :

Jour 1 : Arrivée en Crète

Nous sommes arrivés à l’aéroport d’Héraklion. Après avoir récupéré la voiture de location nous prenons la route (70km, 1h de route) pour notre premier logement à Stavromenos (proche de Réthymnon). Un appart’hôtel très sympa avec petit déjeuner compris, piscine partagée et accès à une plage privée. Je recommande très bon rapport qualité prix.

Nuit 1 : Nautica Hotel Apartments

Jour 2 : Monastère d’Arkadi, Réthymnon & lac de Kournas

Monastère d’Arkadi

Première découverte du séjour : le monastère d’Arkadi. Situé au sud est de Réthymnon dans les terres sur un plateau fertile, ce monastère orthodoxe dégage une atmosphère unique. Dépaysement garanti, un lieu qui invite à se ressourcer et profitez des nombreux chats qui surveillent le lieu. (Entrée : 3 euros)

Réthymnon

Puis direction Réthymnon, pour découvrir la ville. C’est la troisième plus grande ville de Crète. Sa vieille ville est sublime avec ses ruelles colorées aux influences vénitiennes, byzantines, romaines…

Premier gyros des vacances pour ce déjeuner à Réthymnon. Une pita, du poulet, des oignons, des tomates et du Tzatzíki et le tour est joué. On a pris à emporter chez O Nikos (Nikos Souvlaki). Un petit resto qui ne paie pas de mine de l’extérieur mais où les gyros sont préparés sous vos yeux et où la viande tourne sur la broche. Rien que de l’écrire ça me donne faim.

Lac de Kournas

On reprend la route car ce soir on dort à La Canée (1h de route depuis Réthymnon 60km). On fait un petit détour pour aller voir le lac de Kournas. C’est le seul lac d’eau douce de Crète et il est magnifique avec ses eaux claires et contrastées.

Arrivée en fin de journée à La Canée. Découverte de la ville au moment du coucher du soleil. Pour le dîner c’était moussaka / souvlaki poulet frites.

Nuit 2 : Airbnb La Canée

Jour 3 : Les gorges de Samaria

Gorges de Samaria

Grosse journée pour aller découvrir les fameuses gorges de Samaria, les plus longues gorges d’Europe. On a pris un bus à 7h depuis La Canée car étant donné que le parcours fait 16 km de long on ne fait pas l’aller-retour. On a choisi l’option bus jusqu’au point de départ des gorges à Omalos. Puis retour en bateau + bus pour rejoindre La Canée. (33 euros par personne l’accès aux gorges, le bus aller, le bus retour et le bateau).

Début de la randonnée juste avant 8h du matin. On n’était pas tout seul. Je vous conseille de commencer tôt et en plus il ne faisait pas encore super chaud. Pour info il faut bien se renseigner si les gorges sont ouvertes car elles peuvent fermer pour diverses raisons (pluie, orage, niveau de l’eau…) Dates d’ouverture de fin mai à fin octobre. Le parcours commence à 1250m pour terminer au niveau de la mer à Agia Roumeli. Donc prévoyez de bonnes chaussures et attention aux genoux car c’est surtout de la descente. Le passage le plus impressionnant se trouve vers la fin du parcours, c’est là que l’on découvre ces fameuses gorges très étroites.

Après les 16km de marche, l’arrivée au port d’Agia Rouméli est très appréciable. En attendant le bateau, nous en avons profité pour nous baigner. Quel bonheur avec cette chaleur.

On prend alors le bateau qui relie Agia Rouméli au port de Chóra Skafion. Très belle traversée avec de beaux paysages.

Mettez vous à gauche du bateau pour apprécier les différentes vues sur les gorges et falaises. On a pu apercevoir le village de Loutro que l’on visitera dans les prochains jours. Depuis Chóra Skafion nous prenons le bus qui nous ramène à La Canée.

Nuit 3 : airbnb La Canée

Jour 4 : La Canée et la presqu’île d’Akrotiri

La Canée

On profite de la matinée pour découvrir la ville de La Canée (Hania). Une étape incontournable lors d’un séjour en Crète pour se promener dans ses ruelles colorées où on a l’impression d’être en Italie. Direction la vieille ville pour cela (quartier Topanas). Son port vénitien est également plein de charme, surtout au moment du coucher du soleil, la lumière est somptueuse. L’empreinte turque est partout dans la ville notamment avec la mosquée des Janissaires qui est merveilleusement bien situé sur le port.

La presqu’île d’Akrotiri

Si vous êtes véhiculés vous pouvez explorer les environs de La Canée en vous rendant sur la presqu’île d’Akrotiri. Pour info plusieurs scènes du film Zorba le grec ont été tournées ici. Nous sommes allés visiter le monastère d’Agia Triada (entrée 2,50 euros, tenue correcte exigée sinon ils prêtent des châles pour se couvrir les jambes). Le lieu est relaxant avec vue sur les montagnes. Beau monastère avec trois dômes. Pour mieux l’admirer la terrasse juste en face de l’entrée offre une vue superbe sur le monument et les alentours.

Autre spot sur la presqu’île, le village de Stavros situé en bord de mer au nord-ouest. Belle plage qui forme une crique où des kitesurfeurs se retrouvent pour rider dans ce beau décor. Vue sur une montagne en forme de pain de sucre assez étonnante.

Côté plage, nous sommes allés découvrir celle de Seïtan Limania. Il s’agit d’une belle crique de sable fin accessible par un chemin escarpé en descente. Il faut garer sa voiture dans la zone de stationnement en pente (gardée par les chèvres du coin). Je vous conseille de prendre vos chaussures de randonnée ou de bonnes baskets pour descendre.

Retour sur La Canée pour dîner dans une taverne Strata. Au menu mezzé : poulpe grillé sur lit de purée de pois cassé, dakos (encas crétois à base d’une biscotte d’orge recouverte de tomate, de fromage et d’huile d’olive) et des feuilletés / chaussons aux épinards.

Nuit 4 : airbnb La Canée

Jour 5 : Balos

La plage et le lagon de Balos

Direction l’extrême nord ouest de la Crète pour passer la journée à Balos. Pour cela, il faut emprunter une piste à flanc de montagne sur 7,6 km (juste l’aller). Au moins 30 min pour rejoindre le bout de la piste et donc le parking. La route est bien cabossée attention à la voiture ! Ensuite un chemin pédestre permet de rejoindre en une vingtaine de minutes la plage de Balos. Le panorama que l’on découvre est juste incroyable, avec vue sur la presqu’île de Gramvoussa. La plage de Balos, c’est une carte postale : un lagon d’un bleu magnifique avec des bancs de sable fin.

On a eu de la chance car ils annonçaient mauvais temps donc les bateaux de touristes ne circulaient pas nous étions peu nombreux sur la plage. Après il y avait beaucoup de vent mais cela ne nous a pas empêchés de profiter du lieu qui est sublime. Je vous conseille de traverser depuis la plage par les bancs de sable pour rejoindre l’îlot juste en face où se trouve une chapelle légèrement surélevée : le spot parfait pour admirer le paysage et pique-niquer. Parfait aussi pour s’abriter car à un moment le vent s’est intensifié et la pluie a commencé à tomber donc merci la chapelle s’est transformé en abri.

Un vrai coup de cœur lors de ce séjour en Crète j’ai adoré et je n’ai pas vu le temps passer à profiter du lieu, juste contempler, se promener dans le lagon (et se baigner rapidement car l’eau était froide ce jour-là à cause du vent).

Nous avons ensuite pris la route vers le sud pour nous rendre à notre nouveau logement vers Elos à Ellafos traditionnal living. Un ensemble de maison en pierre pleine de charme un peu perdue avec une piscine et de nombreux chats. Un petit coin de paradis pour les amoureux de nature et de tranquillité.

Nuit 5 : Ellafos traditionnal living

Jour 6 : Elafonisi

La plage d’Elafonisi

Connue pour sa plage de sable rose, Elafonisi attire les foules donc nous y sommes allés le matin. Le cadre est très beau avec les montagnes en fond, une eau très claire. Honnêtement il y avait des endroits où le sable était légèrement rose mais rien d’incroyable ne croyez pas ce que vous voyez en photo sur internet, les couleurs sont accentuées. Après il semblerait que cela dépend aussi de la période de l’année.

Nous avons marché depuis Elafonisi en empruntant le sentier de randonnée E4. Attention aux rochers (j’en ai fait les frais). Le sentier permet de relier Paléochora pour les plus courageux (12km, 4h de marche) ou sinon juste de se promener de criques en criques.

Le midi nous sommes allés manger à Elafonisi du poisson frais dans le restaurant conseillé par notre hôte, la Taverna Kochilas. Je recommande, le poisson était excellent !

white lake beach

Quelques passages pour voir d’autres plages dans les environs comme celle de white lake beach.

kedrodasos

Mais la plus belle pour ma part reste celle de Kedrodasos. Relativement isolée, c’est un véritable coin de paradis. Eaux cristallines + belles formations rocheuses dans l’eau + vue sur les montagnes = le spot idéal !

Nuit 6 : Ellafos traditionnal living

Jour 7 : Direction Frangokastello

Changement de coin aujourd’hui pour le sud en allant jusqu’à Frangokastello à une dizaine de kilomètres à l’est de Chóra Skafion. Une belle plage de dunes à l’arrivée (accessible à pied depuis notre logement, il suffit juste de traverser la route) et un curieux château fort plus loin qui trône en bord de mer.

Nuit 7 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 8 : Chóra Skafion – Loutro

Loutro, village blanc

Un village accessible seulement par la mer ou par la marche : aucune route ne mène à Loutro.

On décide alors de rejoindre ce village par un chemin qui longe la mer à travers la montagne. La vue est magnifique tout le long du parcours, chemin assez escarpé par endroit, prévoyez de bonnes chaussures. On passe par la plage de Glyka Nera ( Sweetwater) où se trouvent des sources d’eau douce. Puis on poursuit la randonnée jusqu’au village de Loutro. Petite chapelle blanche sur le chemin, chèvres et plages de galets. (5km de marche en 1h30 environ).

Pique-nique à Loutro, découverte du petit village blanc de pêcheurs qui rappelle ceux des Cyclades et baignade. Pour le retour, nous avons pris le bateau qui nous a ramené à Chóra Skafion. (8 euros par personne le trajet Loutro – Chóra Skafion).

On a mangé au restaurant juste en face de notre logement la Taverna Akti (vue sur la mer mais en octobre il fait déjà nuit à 19h30). Un régal, j’ai pris les gemista ce sont des légumes farcies à la grecque avec du riz à l’intérieur. Et toujours le dessert offert et le raki un digestif local. Dans tous les restaurants en Crète on vous offre le dessert systématiquement sans l’avoir commandé.

Nuit 8 : Studios et appartements Paradisos & Fata Morgana (vélos gratuits à disposition)

Jour 9 : Monastère de Preveli et Palm beach

Monastère de Préveli

Troisième et dernier monastère de notre séjour en Crète. Celui-ci est encore habité. Je ne vous le conseille pas forcément, celui d’Akrotiri ou d’Agia Triada valent plus le coup.

Plage de Préveli

Prochain arrêt la plage de Preveli. Un site assez atypique où un lac bordé de palmiers se trouve juste à côté de la plage et se déverse dans la mer. Pour descendre jusqu’à la plage quinze minutes de marche environ. On peut aussi se promener dans la palmeraie.

Ensuite, on a pris la route pour remonter jusqu’à Réthymnon. La boucle est bouclée.

Nous sommes allés dîner au Castelo Restaurant à Réthymnon. Super cadre, et bons burgers des saveurs originales.

Nuit 9 : Forest Park Hotel Rethymnon

Jour 10 : Argiroupolis et autres découvertes

Dernier jour tranquille en Crète pas de programme particulier. On s’est rendu dans le village de Argiroupolis. Surtout pour aller déguster l’antikristo. C’est l’un des plats de viande crétois les plus connus dans les villages. Il s’agit de morceaux d’agneau ou de chèvre entier accrochés à une grille à la verticale autour d’un feu de bois pour griller lentement pendant des heures.

Puis nous avons pris la voiture sans véritable destination et nous avons découvert ce beau spot en bord de mer. Je n’ai pas noté le nom, il faut savoir sortir des sentiers battus parfois et on a de belles surprises comme celle-ci !

Pour notre dernier soir ce sera un restaurant de poissons sur le vieux port de Réthymnon : Zefyros Family Fish Taverna. Grosse assiette de poissons à partager : très bon.

C’est ainsi que notre séjour en Crète se termine. 10 jours de roadtrip à travers l’ouest de l’île avec de belles découvertes comme le lagon de Balos, le village blanc de Loutro ou encore la plage de Kedrodasos. Bon séjour en Crète si vous avez prévu d’y aller (en tout cas j’en connais une qui va y passer une semaine cet été alors bonnes vacances à toi tu te reconnaitras !). Et pour ceux qui connaissent déjà n’hésitez pas à partager vos bons plans et découvertes. À bientôt pour de nouvelles aventures.

Le cirque de Salazie : le paradis des cascades

Il y a plus de trois mois (déjà) je suis rentrée de La Réunion. Je commence à digérer ces quelques mois de vie là-bas. Sa nature verdoyante, son relief atypique, ses paysages grandioses me manquent beaucoup. C’est pourquoi je vais vous partager les différents recoins de l’île, mes incontournables à travers une série d’articles.

Et on commence par le cirque de Salazie, le plus vert de l’île (merci la pluie). L’île de La Réunion compte trois cirques au total le cirque de Mafate le plus connu car accessible uniquement à pied par des sentiers de randonnée ou en hélicoptère pour les ravitaillements notamment et le cirque de Cilaos connu pour sa route des 400 virages pour y accéder.

Vue sur le cirque de Salazie depuis le sommet du piton d’Anchaing.

Pourquoi commencer par le cirque de Salazie ? C’est tout simplement le premier que j’ai pu découvrir de l’intérieur sur l’île et surtout le plus proche quand on habite sur Saint-Denis dans le nord de l’île. Il faut compter 1h de route pour aller jusqu’au village d’Hell-Bourg au fond du cirque. Et pour la petite histoire mon super coloc Wilson (quand je vivais sur Saint-Denis) a grandi dans le cirque de Salazie et juste pour ça c’est la classe.

Voici donc mes incontournables à découvrir dans le cirque de Salazie.

La cascade blanche

La première arrivée dans le cirque de Salazie est juste magique. Imaginez, une route qui serpente entre les montagnes et qui dévoile à chaque virage des cascades plus impressionnantes les unes que les autres. On ne sait plus où donner de la tête en pénétrant dans ce cirque.

Le pisse en l’air est l’une des attractions quand on rentre dans le cirque : il s’agit d’une chute d’eau qui se jette sur la route (essuie-glace obligatoire pour passer au travers). Puis en tournant la tête sur la gauche on observe la majestueuse cascade blanche. Une chute d’eau de 640 mètres de hauteur qui figure parmi les 50 plus hautes chutes d’eau de la planète et dans le top 3 des cascades les plus hautes de France.

La cascade blanche vue depuis le sentier de randonnée qui mène jusqu’au pied de la cascade.

Il est possible de l’observer de très près après une courte marche d’une quarantaine de minutes. Un bel écrin de verdure se dévoile et offre un spectacle grandiose.

Le voile de la mariée

En poursuivant la route on réalise qu’on entre vraiment dans un cirque, pas d’échappatoire possible pour en sortir il faudra reprendre la même route. Les cascades s’accumulent le long de la route puis nous arrivons dans un virage devant l’imposante succession de cascades du voile de la mariée. Imposante avec toutes ses chutes qui semblent sorties de nulle part, on peut l’admirer depuis plein d’endroits et de points de vue dans le cirque.

Mais pourquoi le cirque de Salazie compte autant de cascades ? Et bien c’est tout simplement du à sa situation géographique. L’est de l’île enregistre les plus forts niveau de pluviométrie par an. Cette abondance d’eau favorise cette végétation luxuriante et la culture de certaines espèces comme le chouchou.

Véritable emblème de Salazie, le chouchou (aussi connu sous le nom de christophine) est une plante grimpante à longues pousses et envahissante. Plus de 90% des chouchous de La Réunion sont cultivés dans le cirque de Salazie. On le consomme sous toutes ses formes : gratin chouchou, gâteau chouchou, soupe chouchou, beignet chouchou…etc

La mare à poule d’eau

Retour sur notre belle route pour poursuivre notre découverte du cirque. En prenant la direction d’Hell-Bourg je vous conseille un arrêt à la mare à poule d’eau. Petit havre de paix où se retrouve les familles pour le traditionnel pique-nique du dimanche mais aussi pour pécher dans la mare. Au premier abord, on se demande où elle se trouve car elle est complètement recouverte de plantes qui prennent racine dans l’eau. Une belle halte à faire en se rendant à Hell-Bourg. Attention aux moustiques très présents dans cette zone… vive l’humidité !

Hell-Bourg, plus beau village de France

Et on arrive à notre destination finale au fond du cirque dans le plus beau village de l’île, le plus authentique et le plus dépaysant : Hell-Bourg. Une rue principale où se trouvent une succession de cases typiques créoles colorées. En 1842, Hell-Bourg prend son nom actuel et devient une station thermale.

La maison Folio, bâtisse du XIXème siècle est nichée au cœur de l’ancienne station thermale d’Hell-Bourg. La villa et son jardin sont inscrits à l’Inventaire des Monuments Historiques du Département depuis le 6 avril 1989. Un magnifique jardin à découvrir et une belle alternative aux randonnées en cas de temps pluvieux.

Le piton d’Anchaing

Le village d’Hell-Bourg se trouve au pied du piton d’Anchaing. Cette montagne est liée à l’histoire de deux esclaves : Anchaing, esclave marron légendaire de La Réunion, et Héva sa femme. Anchaing était tombée amoureux d’une jeune esclave nommée Héva. Un jour, ils décident de fuir leurs maîtres et se réfugient au sommet de cette montagne réputée comme inaccessible : le Piton d’Anchaing. La randonnée pour atteindre le sommet offre une magnifique vue sur le cirque de Salazie. Une vue qui se mérite car la montée est assez raide et peut se révéler glissante en cas de pluie.

La forêt de Bélouve et le trou de fer

Le cirque abrite également une forêt primaire préservée. Un univers végétal surprenant très dense et où la nature occupe chaque recoin. C’est le paradis des fougères arborescentes, des tamarins et j’en passe. Une belle végétation à découvrir après l’ascension jusqu’au gite de Bélouve. Depuis le gîte, une belle vue se dévoile sur le cirque de Salazie (en cas de beau temps). Ensuite il faut prendre le sentier pour rejoindre la célèbre cascade du trou de fer (plus haute cascade de l’île). Le sentier emprunte des pontons en bois qui serpentent au milieu d’une végétation luxuriante. Nous avons fait demi-tour en cours de toute car le sentier pour accéder au trou de fer était fermé quand j’y étais suite à un éboulement sous la plateforme d’observation de la cascade. Je vous invite à consulter régulièrement le site de l’ONF pour connaitre les sentiers fermés avant de programmer une randonnée.

J’espère que cette découverte du cirque de Salazie vous aura donnée envie ou vous aura rappelée de beaux souvenirs. N’hésitez pas à partager vos impressions ou vos recommandations en commentaires. A bientôt pour d’autres articles sur l’île intense !

INFOS PRATIQUES

  • Se loger dans le cirque :

J’ai pu tester une seule chambre d’hôte lorsque mes parents m’ont rendu visite. Il s’agissait du gîte Le p’ti blanc des « o ». Très bien situé à une centaine de mètres au-dessus du village d’Hell-Bourg avec un accès (secret) direct sans passer par la route. En gros vous arrivez vous laissez votre voiture et vous pouvez tout faire à pied. (départ rando à 5min) Dîner fait maison très copieux : déclinaison de plats autour du chouchou : soupe de chouchou, beignet de chouchou, gâteau chouchou…etc Et petit déjeuner à base de produits locaux également confiture et jus de goyavier (pleine saison de ce fruit au mois de mai), pain, gâteau fait maison. Je recommande pour une étape à Hell-Bourg dans le cirque de Salazie.

  • Bonnes adresses pour manger :

Parlons sérieusement les restaurants à Hell-Bourg. J’ai une seule adresse à vous conseiller sur trois adresses que j’ai pu tester et c’est la Villa Marthe au bout de la rue en allant vers les anciennes thermes. Déjà pour le cadre mais aussi pour la variété des plats on retrouve la plupart des spécialités de l’île mais aussi des variantes. Mention spéciale pour le rougail saucisses, le porc massalé et le tartare de thon ananas. On s’est régalées !

Lever de soleil au sommet du piton des neiges

Il domine l’océan indien du haut de ses 3070m, le piton des neiges est le sommet emblématique de l’île de La Réunion. Retour sur une ascension mythique de nuit.

Pour atteindre le toit de l’océan indien et assister au plus beau des spectacles, il a fallu se lever tôt ou plutôt ne pas dormir. Nous sommes le lundi 9 juin. Direction le cirque de Cilaos. C’est depuis l’accès par le bloc que nous gravirons le sommet. (Ils existent plusieurs accès au piton des neiges, celui par le bloc est le plus court)

Les sommets sont couverts en cette fin d’après-midi, on croise les doigts pour que le ciel se dégage dans la nuit. 19h nous dinons dans un restaurant à Cilaos pour prendre des forces pour cette nuit. Au menu : côte de porc, riz et lentilles puis une mousse au chocolat en dessert. Il est 21h on monte rapidement les tentes pour se poser quelques heures avant d’entamer l’ascension.

Minuit. Nous sommes le mardi 10 juin. Il est temps de se lever, tout ranger, se préparer et direction le point de départ du bloc pour commencer la randonnée un peu avant 1h du matin. On progresse à la lumière de la frontale. C’est très déstabilisant de marcher de nuit car on ne se rend pas compte d’où on marche exactement. Le ciel est dégagé. On peut même contempler les étoiles et la voie lactée en relevant la tête, le temps de reprendre une gorgée d’eau. La mise en jambes a été un peu compliquée (on était en pleine digestion de notre dîner copieux aha) et la nuit n’aide pas. Puis les virages se sont enchainés, nous gardions un bon rythme et finalement la montée est passée plus vite qu’on l’imaginait.

Quelques heures plus tard (temps de montée annoncée 3h30), nous atteignons le gîte de la caverne Dufour. Les randonneurs qui choisissent de ne pas grimper le piton en une fois peuvent dormir ici avant d’entamer l’ascension finale. De notre côté vous l’aurez compris pas de nuit en dortoir pour nous. Juste le temps de se poser une quarantaine de minutes pour reprendre des forces, mais surtout pour se changer. Le refuge se trouve à 2400m d’altitude. Il reste 670m de dénivelés jusqu’au sommet. Il faut donc se couvrir davantage. Je remplace mon t-shirt par un haut à manche longue et une polaire. La température annoncée au sommet est comprise entre 2 et 7 degrés.

Il est 4h20. Nous reprenons le chemin pour l’ascension finale, plus sportive car dans la caillasse. (Temps annoncé 1h50 jusqu’au sommet)
Les premières lueurs du jour apparaissent vers 5h30. Le relief aux alentours se dessinent petit à petit. Nous ne sommes pas les seuls à gravir le piton des neiges ce jour là. On entend les bruits de bâtons qui nous rattrapent derrière nous. Puis dans la montée chacun prend son rythme. Rendez-vous au sommet. Dernière ligne droite… et nous arrivons à 3070m d’altitude au sommet du piton des neiges vers 6h15. Il fait un froid glacial. Pas une minute à perdre, j’enfile ma doudoune (oui oui vous avez bien lu une doudoune), des gants et un bonnet.

Nous sommes aux premières loges pour admirer le lever de soleil sur le toit de la Réunion. Que le spectacle commence… Le soleil pointe le bout de son nez au dessus des nuages sur l’océan, ses premiers rayons commencent à nous réchauffer. Puis les paysages aux alentours se sont illuminés. Nous admirons le Grand Bénare, le cirque de Cilaos, la plaine des cafres, le volcan, Takamaka, une partie de Salazie, Marla… C’était grandiose !

Pendant 1h30, nous profitons du sommet, du spectacle et des vues sur l’île. Un caillou au milieu de l’océan indien c’est comme cela que certains désignent l’île de La Réunion. Et bien il faut prendre de la hauteur pour s’en rendre compte. L’île intense est si petite mais grandiose à la fois !

Il est temps d’entamer la descente. Et croyez moi c’était tout de suite moins sympa. La deuxième partie après le gîte a été plus compliquée avec la fatigue et le manque de sommeil. Les jambes et les genoux étaient épuisés. C’est à ce moment là que j’ai regretté de ne pas avoir de bâtons de marche. (Leçon pour la prochaine fois marcher avec des bâtons pour ne pas subir les descentes). Mais on l’a fait ! Et à la fin, la satisfaction d’avoir réalisé ce beau défi.

Le refuge de la caverne Dufour. Photo : Lucie Martin

Mes conseils :

• Vérifier la météo : ne pas hésiter à reporter son ascension si la météo annoncée est instable et risque de pluie.

• Faire l’ascension sur deux jours. Partir dans l’après-midi pour dormir au gîte de la caverne Dufour. Puis terminer l’ascension le lendemain matin pour admirer le lever de soleil et redescendre.

• Investir dans des bâtons de marche : si vous avez tendance à avoir mal aux genoux, articulations je vous conseille de marcher avec des bâtons surtout pour la descente. (cela évite les chocs articulaires)

• Prévoir des encas pour la montée et beaucoup d’eau.

Croatie : la côte dalmate en 10 jours de Dubrovnik à Zadar

Après un an et demi sans voyage en dehors de la France, je suis partie avec une amie début septembre en Croatie ! Quel plaisir de retrouver la route des voyages. De Dubrovnik à Zadar, nous avons fait un petit roadtrip sur la côte dalmate pour finir en beauté aux lacs de Plitvice.

Voici notre itinéraire :

Jour 1 : la vieille ville de Dubrovnik et le mont Srd

Premier étape de ce séjour : Dubrovnik. La perle de l’adriatique porte très bien son nom. Sa vieille ville entourée de remparts (sur 1940 mètres) est envoutante. Nous voilà transportées dans le temps.

Dubrovnik a été endommagée par des bombardements pendant la guerre civile entre 1991 et 1992. Elle a ensuite été restaurée pour retrouver la splendeur qui fait sa réputation aujourd’hui.

Direction la vieille ville pour découvrir Dubrovnik. La rue principale c’est la Stradun. Passage devant sa fontaine circulaire Onofrio. C’est le point de rendez-vous de la ville. Au fil de la journée, les passants viennent se poser sur les marches et se rafraichir.

Tout à l’est de la ville, il faut monter jusqu’au fort Lovrijenac pour avoir une belle vue sur la vieille ville. Les fans de Game of Thrones reconnaitront ce lieu qui a servi pour le tournage de la série. Il existe des billets combinés pour visiter la forteresse et les remparts de la vieille ville.

L’après-midi nous poursuivons notre visite au monastère des dominicains, son cloître est un véritable havre de paix. Sa construction dura deux siècles. Son architecture combine à la fois des éléments romans, gothiques et baroques. C’est l’un des plus anciens monuments de la ville.

Le monastère des dominicains. Photo : Lucie Martin

En fin de journée, nous prenons le téléphérique de Dubrovnik (Billet A/R : 170 kuna environ 23 euros) pour grimper jusqu’au mont Srd. C’est une petite montagne qui s’élève à 415 m au-dessus de la ville. C’est le spot parfait pour apprécier le coucher de soleil et profiter de la golden hour. Nous avons vue sur les montagnes et les îles aux alentours comme Lokrum (petite photo au milieu ci-dessous).

Nuit 2 : Apartment old garden Dubrovnik

Jour 2 : l’île de Lokrum et les remparts de Dubrovnik

Embarquement depuis le vieux port de Dubrovnik pour l’île de Lokrum. (Billet A/R environ 26 euros). En 10 min seulement nous arrivons sur cette île inhabitée. Lokrum c’est 2 km de long et 500 m de large. Autant vous dire qu’il est très facile d’en faire le tour en une journée.

On commence par les vestiges de l’abbaye et du monastère des Bénédictins qui occupèrent Lokrum du XIe à la fin du XVIIIe siècle. Puis nous grimpons jusqu’à la forteresse de Fort Royal point culminant de l’île qui offre une vue plongeante sur Dubrovnik.

L’île a été classée réserve naturelle depuis 1979. Les propriétaires des lieux aujourd’hui ce sont une famille de paons. A vous de choisir ensuite les plus belles criques pour s’y baigner. On accède à l’eau par des échelles pour une descente progressive. Petit aperçu de l’île ci-dessous :

En fin de journée nous prenons le bateau pour retourner dans la vieille ville. C’est parti pour une boucle de 2h sur les remparts de la ville. Difficile de ne pas s’arrêter tous les 2 mètres pour prendre une photo. Si ces toits peuvent vous sembler familier c’est normal, leurs tuiles ont été fournies par la région de Toulouse (après la guerre de Croatie face à l’armée Yougoslave : 1991-1995) pour aider à la reconstruction de la ville. Le programme de reconstruction des toits de la perle de l’adriatique aura durer plusieurs années avant de retrouver l’apparence qui la rend célèbre aujourd’hui.

🍴Le soir on a testé le restaurant Lady Pipi. Étant donné la file d’attente à l’extérieur, mon niveau d’exigence était assez élevé. Et en effet ça valait le coup d’attendre. Nous nous sommes régalés. Tous les poissons et les viandes sont cuits dans le four / grill qui se trouve sur la terrasse. La qualité, la fraicheur des produits, la cuisson parfaite du poisson, le cadre : je recommande ! 🍴

Petit tour dans Dubrovnik de nuit. Le palais du recteur est magnifiquement mis en valeur avec les éclairages nocturnes.

Nuit 3 : Apartment old garden Dubrovnik

Jour 3 : Plage Duba – Brela – Split

Dernier petit déjeuner sur notre terrasse à Dubrovnik. Nous allons récupérer notre voiture de location pour le reste de notre séjour. (Plus d’infos en fin d’article dans « Infos pratiques ») Une journée sur la route entre Dubrovnik et Split (3h. Premier arrêt à Trsteno. Puis pause pique-nique sur la rivieira Makarska et baignade sur la plage Duba. Un petit coin de paradis à l’ombre des pins. Attention les parking sont payants pour la plupart des plages en Croatie.

Par curiosité on se rend sur l’une des plus belles plages de Croatie : la plage de Brela. Derrière la photo carte postale se trouve en fait une plage bondée de monde. Il faut aimer la foule pour s’y baigner. Désolé le tableau fait tout de suite moins rêver mais j’ai été déçue par cette plage. L’impact du tourisme de masse.

Sur la route, on dépasse rarement les 60 km/h sur la route côtière : c’est très très long ! Il faut être hyper attentif car les vitesses changent tout le temps sur cette route : ne pas se fier au GPS.

Arrivée sur Split en fin de journée.

🍴Dîner en ville sur les recommandations de notre hôte au restaurant Konoba Korta : belle carte de poissons grillés et plats mijotés 🍴

Nuit 4 : Split Airbnb Cosy apartment near old otwn

Jour 4 : Split et Trogir

Journée consacrée à la visite de Split. La vieille ville se trouve dans l’enceinte des restes d’un palais grandiose ayant appartenu à l’empereur Dioclétien (IIIème siècle av. J.-C.). Le Péristyle, est la place centrale du palais. C’est assez unique à voir. On a également monté les marches du campanile de la cathédrale pour observer Split vue d’en haut. Il faisait très chaud ce jour-là donc nous avons poursuivi notre visite à l’ouest de la ville sur la colline Marjan à le recherche de l’ombre.

Je ne m’étale pas vraiment sur Split car je n’ai pas été particulièrement emballée par cette ville. C’est très urbanisé autour et la vieille ville est vraiment petite donc difficile d’en profiter pleinement avec la foule qui s’amoncelle dans les rues. Dommage car la place centrale (le péristyle) mérite le détour !

En fin de journée nous prenons le bateau pour rejoindre la ville de Trogir à 40 min de Split. C’est une charmante ville romaine beaucoup plus calme que Split. Il faut prendre le temps de se perdre dans ses ruelles, de se poser sur sa place Ivana Pavla II et d’admirer sa cathédrale Saint-Laurent sous les derniers rayons de soleil de la journée.

Nuit 5 : Split Airbnb Cosy apartment near old otwn

Jour 5 : L’île de Brac

Départ pour l’île de Brac à 9h mais il fallait y être une heure avant avec la voiture. 50 min de traversée.

Nous sommes allées admirer la vue depuis Vidova gora : c’est le sommet le plus haut de l’archipel de l’Adriatique (780 mètres). Puis détente et pique-nique sur la célèbre plage de Zlatni Rat surnommée la corne d’or.

Je ne recommande pas forcément de venir passer une journée sur l’île de Brac car finalement nous avons du reprendre le bateau le même jour pour rejoindre ensuite Sibenik. C’était un peu la course.

Retour sur Split en bateau puis route jusqu’à Sibenik.

🍴Dîner à l’auberge de jeunesse à Sibenik : Pub & Wine Bar : très bon burger fait maison avec vue sur la piscine. 🍴

Nuit 6 : Sibenik : Hostel Scala

Jour 6 : le parc national de Krka

Les choses sérieuses commencent. Depuis Sibenik, nous roulons pendant 15 min pour rejoindre l’entrée du parc national de Krka. Difficile d’imaginer qu’un parc national avec des cascades se trouve dans le coin étant donné la sécheresse des paysages aux alentours.

Nous avons commencé la visite par l’entrée Lozovac. Pendant moins d’une heure nous déambulons sur des pontons en bois au milieu du végétation luxuriante qui contourne l’eau. L’intérêt de commencer par cette entrée est de faire le tour du parc en finissant par le clou du spectacle : les fameuses chutes de Skradin.

Le parc national de Krka et les chutes de Skradin. Photos : Lucie Martin

Par contre, l’autre entrée vous permet de faire une traversée en bateau pour rejoindre le site.

Il faut prévoir une matinée pour visiter le parc tout en profitant pleinement et en prenant des photos (beaucoup de photos). N’hésitez pas à arriver tôt, à 8h, pour pouvoir profiter un peu du site avant que la foule débarque à partir de 9h.

L’après-midi nous avons profité de la piscine de l’auberge puis nous avons rejoint la vieille ville de Sibenik.

Nuit 7 : Sibenik : Hostel Scala

Jour 7 : Sibenik – Zadar

Sibenik vaut plus que le détour. C’est un petit joyau d’architecture au patrimoine riche. L’un des monuments emblématiques de la ville est la cathédrale Saint-Jacques classée au patrimoine de l’UNESCO. Elle a été érigée entre la fin du Moyen-Age et le début de la Renaissance. Elle est considérée comme le premier bâtiment de type Renaissance bâti hors d’Italie. Sa place avec le palais des Ducs est très agréable. Il faut également monter l’un des escaliers de chaque côté du palais pour admirer la cathédrale sous différents angles.

Il est temps pour nous de reprendre la route pour Zadar (1h).

Première découverte de la ville autour de son forum. Puis direction l’orgue marine pour un magnifique coucher de soleil.

Sur le front de mer, cette œuvre est unique au monde. Ici c’est la mer qui nous livre ses notes de musique. Assis sur les gradins juste au-dessus de l’eau, on profite de la digue qui se met à chanter de plus en plus fort à chaque fois qu’un bateau passe ou lorsque la mer est agitée.

On a l’impression que l’on va voir débarquer des sirènes. C’est une atmosphère assez étrange mais une expérience à vivre à Zadar.

Nuit 8 : Boutique Hostel Forum Zadar

Jour 8 : Nin – Grabovac

A quelques kilomètres seulement de Zadar se trouve la ville de Nin. C’est la première et plus ancienne ville royale de Croatie. Après la ville direction la plage avec vue sur les montagnes de Paklenica. En arrivant sur cette plage, on tombe sur des personnes dont l’ensemble du corps est recouvert de boue. Il faut se prêter à l’expérience : appliquer de la boue sur plusieurs parties du corps puis se faire sécher au soleil et se rincer dans l’eau de mer ou sous la douche de plage. Sensation peaux douces garantie et c’est gratuit pas besoin d’aller en institut.

Il est déjà temps de reprendre la route pour rejoindre la région montagneuse des lacs de Plitvice.

Nuit 9 : Grabovac : House Pavlic

Jour 9 : Les lacs de Plitvice

Réveil 7h aujourd’hui. C’est la journée la plus attendue du séjour avec au programme la visite des lacs de Plitvice. Nous débutons la randonnée autour des lacs à 8h du matin pour essayer d’éviter le monde. Pour info il faut réserver son billet d’entrée à l’avance sur le site internet du parc). Nous avons suivi le parcours K, la plus grande boucle. Vous pouvez également suivre les autres parcours en coupant certains passages en prenant le bateau. Entre 6 et 8h de balade à travers les lacs inférieurs, supérieurs, les cascades.

Les lacs de Plitvice. Photos : Lucie Martin

Retour à Zadar pour dernière soirée avec un nouveau coucher de soleil au niveau de l’orgue marine.

🍴Dîner au restaurant Bruschetta à Zadar : bon mais très copieux : calamars frits, risotto à l’encre de seiche…etc🍴

Nuit 10 : Boutique Hostel Forum Zadar

L’auberge de jeunesse Boutique Hostel Forum à Zadar. Photo : Lucie Martin

C’est ainsi que notre séjour en Croatie se termine. Vous l’aurez compris mon avis sur la Croatie reste assez mitigé. J’ai adoré la vieille ville de Dubrovnik, que je recommande pour un week-end. Et coup de cœur pour les lacs de Plitvice. On s’émerveille pendant toute la randonnée sur la beauté de la nature et de ses lacs.

Mais j’ai eu pas mal de déception aussi : Split, certaines plages comme Brela, l’île de Brac…etc Fin août début septembre il y avait encore énormément de touristes. Il faut aimer la foule (ce n’est pas mon cas aha) Et à noter que la Croatie n’est pas forcément une destination bon marché : les plages sont payantes ( parking ), même prix qu’en France pour les restaurants sauf quelques exceptions, location de voiture très chère en dernière minute.

Infos pratiques :

🚗 Voiture : Nous sommes passés par Nova Rent a Car. Début de location à Dubrovnik retour de la voiture à Zadar. Pour 7 jours de location environ 380 euros. C’est très cher à cause notamment du lieu de retour dans une autre ville. Il faut également ajouter un supplément pour prendre le ferry et passer la frontière de la Bosnie. Rien à redire sur l’agence, très sérieuse, on nous a même surclassées.

🏠Hébergements :

Dubrovnik : Apartment old garden Dubrovnik : Superbe appartement à 15min à pied de la vieille ville. Bien située, au calme avec une charmante terrasse pour prendre son petit déjeuner par exemple.

Split : Airbnb Cosy apartment near old otwn : appartement à 10/15 min du palais dioclétien. Fonctionnel, confortable avec un jardin agréable.

Sibenik : Hostel Scala : auberge de jeunesse assez récente avec une magnifique piscine et un restaurant / bar. Nous avons dîné le premier soir au restaurant de l’auberge. Excellent rapport qualité/ prix, n’hésitez pas !

Zadar : Boutique Hostel Forum Zadar : une superbe auberge de jeunesse idéalement située. Les chambres sont petites mais originales avec vue sur la basilique Saint-Donat. Petit-déjeuner avec du choix.

Grabovac : House Pavlic : logement spacieux à l’étage d’une maison. Grande cuisine. Bon emplacement pour visiter les lacs de Plitvice le lendemain.

💸 Monnaie : et oui ici on ne paye pas en euro mais en kuna croate. 1 euros c’est 7,5 kunas environ. Et 100 kunas c’est un peu plus de 13 euros.

Rando en Savoie : l’ascension du Mont Colombier

Cet été, j’ai passé plusieurs jours au lac du Bourget. L’occasion de randonner dans le Massif des Bauges. Je vous propose ici une superbe randonnée qui débute dans la forêt avant de se poursuivre dans les alpages, pour terminer en beauté sur le plus haut sommet des Bauges : le Mont Colombier. Il culmine à 2043m ! Pour y accéder, il y a 845m de dénivelés à gravir. La montée dure environ 2h. Il faut compter un peu moins pour la descente (environ 1h30).

J’ai emprunté l’itinéraire qui part du Parking du Praz Gelaz. Il passe ensuite par les chalets de la Fullie puis le col de la Cochette (1694m).

Avant d’entamer la dernière montée, le chemin passe devant une ferme qui vend du fromage. Ce jour-ci les vaches nous tournent le dos et nous incitent à contempler la vue sur le massif.

Vue sur le massif des Bauges. Photo : Lucie Martin

Attention, après avoir passé la ferme, on ne rigole plus du tout. Les derniers dénivelés se font vachement ressentir. La montée est très raide. Mais on garde le cap. Objectif : pique-nique avec vue au sommet. C’est une croix en bois qui symbolise le sommet. En s’éloignant un peu, vous trouverez l’embarras du choix niveau rocher pour profiter du déjeuner.

La petite salade de pâtes pour le pique-nique a une saveur unique avec cette vue sublime sur les massifs environnants.

Pique-nique avec vue. Photo : Lucie Martin

Depuis le sommet on a une vue à 360 degrés sur tout le massif des Bauges. Mais aussi au sud sur Belledonne, le Grésivaudan et le Vercors. On aperçoit aussi la Dent du Chat et la Croix du Nivolet ainsi que le Semnoz et le lac d’Annecy.

Une superbe randonnée sur le sommet le plus haut des Bauges. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin. La rando doit être sympa aussi à faire à l’automne.

Plus d’aventure dans la région du lac du Bourget à retrouver dans l’article ci-dessous :

Savoie : 5 activités incontournables à faire au lac du Bourget

Direction le lac du Bourget, un petit paradis en Savoie. C’était ma deuxième maison cet été donc j’en ai bien profité. J’étais tombée amoureuse du lac d’Annecy mais honnêtement celui du Bourget s’est révélé encore plus surprenant à mes yeux et surtout moins prisé par les touristes ! C’est le bon plan pour allier baignades,…

Une semaine à Madère : l’île secrète portugaise

Attention coup de cœur pour cette île verdoyante portugaise ! Cap sur Madère pour une semaine d’aventure entre côtes, montagnes et nature luxuriante dans l’océan atlantique. J’ai découvert ce paradis méconnu en septembre dernier (2019). Madère c’est un petit poumon vert, la nature y est omniprésente. C’est la destination parfaite pour les amoureux de nature et de randonnées. Car ici la nature est à l’état brut : des levadas, des montagnes, des vues à couper le souffle. Et en prime une gastronomie riche ! Rendez-vous en fin d’article pour un récapitulatif de mon itinéraire sur l’île pour une semaine.

POint de vue depuis le miradouro o Farol. Photo : Lucie Martin

Il y a pile un an, en septembre 2019, nous nous sommes envolés pour une semaine à Madère (Madeira en portugais). Cette île portugaise d’origine volcanique se trouve à 700km des premières côtes africaines à la même latitude que Casablanca. Embarquement immédiat !

JOUR 1 : Bem vindo (bienvenue) à Funchal

L’aventure commence dès l’arrivée à l’aéroport de Funchal. C’est l’un des plus dangereux au monde car sa piste d’atterrissage très étroite et courte est construite à moitié sur l’océan !

Pour visiter l’île nous avons choisi de louer une voiture (directement à l’aéroport chez Europcar). Direction la capitale de l’île, Funchal pour une première découverte en plein cœur du marché. Quel bonheur toutes ces fleurs et fruits exotiques.

Pour les deux premières nuits, nous décidons de rester à Funchal dans l’hôtel Vila Baleira. La petite piscine sur le toit était très appréciable.

Pour terminer cette première journée, direction les hauteurs de la ville à la Fortaleza do pico. Belle vue sur Funchal en fin de journée.

JOUR 2 : Ponta de São Lourenço et Porto da Cruz

Aujourd’hui, première randonnée sur l’île. Direction la pointe orientale de Madère : Ponta de São Lourenço. Cette partie n’a rien à voir avec le reste de l’île car ici il s’agit d’une zone très aride. Il faut compter 3h (7km aller-retour) pour se rendre jusqu’à la pointe la plus à l’est de l’île. Pique-nique en route avec de belles vues. Ici le bleu de l’océan contraste avec les couleurs orangées, ocres de la terre.

Puis l’après-midi, nous empruntons de belles routes verdoyantes en passant par quelques miradors comme le miradouro da Portela. En redescendant, nous visitons la petite ville de Porto da Cruz. Les plages de galets et de sables qui entourent la ville sont magnifiques.

Porto da Cruz. Photo : Lucie Martin

JOUR 3 : Camara de Lobos, Fajã dos Padres et Jardim do Mar

Nous quittons notre hébergement à Funchal pour prendre la route vers l’ouest de l’île. Premier arrêt à Câmara de Lobos, un village de pêcheurs. Il faut flâner dans la ville et sur son port. Vous y croiserez sûrement des groupes de pêcheurs qui refont le monde.

Pour déjeuner, nous prenons un téléphérique qui nous amène à Fajã dos Padres. Un petit coin de paradis loin de la civilisation coincé entre l’océan et la falaise. Cette bande de terre est accessible uniquement par téléphérique ou par la mer. Nous traversons des plants de bananiers, des vignes, des oiseaux de paradis, des manguiers…etc Il y a un seul restaurant en bas et nous nous sommes régalés. Au menu : porc au four et ses légumes. Le tout avec une vue magnifique sur la plage de galets et l’océan.

Mais il est déjà temps de remonter et reprendre la route pour notre logement du soir à Jardim do Mar. Ce village vaut le détour. Il est niché derrière une montagne au bout d’une route, loin des touristes. Il faut s’y perdre autour de la place de l’église, dans ses petites rues…etc Belle vue sur l’océan depuis l’hôtel. C’était compliqué de trouver où dîner car pas mal d’adresses étaient fermées. Mais finalement nous avons pris une planche à partager au Maktub Guest House : super cadre très cosy.

JOUR 4 : Levada das 25 Fontes et piscines naturelles
de Porto Moniz

Nouvelle randonnée aujourd’hui, c’est parti pour la Levada das 25 Fontes. Le point de départ se trouve au miradouro do Rabaçal. À l’aller, nous avons croisé peu de randonneurs. Du coup nous avons pu suivre les levadas en étant seuls. La végétation ici est luxuriante. Une grande partie du chemin se trouve en forêt donc c’est super agréable. Tout le long du parcours nous suivons les levadas qui nous mènent jusqu’à un magnifique spectacle : une cascades aux 25 sources qui semble tout droit sorti d’un conte de fées.

LEVADAS : ce sont des canaux d’eau construits par l’homme pour irriguer les zones d’accès difficiles de l’île de Madère. Il y en a plus de 200 sur toute l’île (soit 2500km de canaux)

Attention cette levada est l’une des plus empruntée. Par conséquent elle est très prisée par les touristes. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup de monde, énormément de groupes de randonneurs. Un conseil, privilégiez un départ en matinée pour éviter la foule et pouvoir profiter du lieu.

Une fois la rando terminée, nous reprenons la voiture direction Ponta do Pargo pour le déjeuner. Et là, alerte coup de cœur pour le restaurant O Forno. Je vous le recommande à 100%, ne vous fier pas à son emplacement à côté de la route. Nous nous sommes régalés. En terrasse, dégustation d’une gargantuesque et succulente espetada. (Les fameuses brochettes cuites au feu de bois qu’on sert ici suspendues à son pic ! Et ici leur bolo do caco (pain à l’ail et herbes) était juste divin, parfaitement assaisonné. J’en ai l’eau à la bouche en y repensant. C’est le pain de l’île qu’on déguste chaud avec de l’ail et des herbes en entrée/ apéritif.

Après ce copieux repas, nous sommes allés observer la magnifique vue sur l’océan depuis le miradouro o farol. Et nous avons terminé l’après-midi aux fameuses piscines naturelles de Porto Moniz. Pour 1€50 vous profiter de ses bassins aménagés à même la roche. Le cadre est irréel et parfois on se fait surprendre par de grosses vagues qui viennent s’écraser.

Pour cette quatrième nuit sur l’île nous nous rendons à São Vicente (pour deux nuits). Changement de décor. La ville est nichée entre les montagnes avec un accès sur l’océan. Nous arrivons sous la brume. Notre hôtel Estalagem do Vale est juste magnifique avec une superbe piscine (très fraîche) avec vue sur les montagnes.

JOUR 5 : Journée repos et plage de sable noir

Quoi de mieux qu’une superbe vue au réveil pour entamer une nouvelle journée dans cet écrin de verdure. Après un petit déjeuner très copieux, nous nous sommes promenés à São Vicente. Petit pique-nique sur la plage de galets. Et l’après-midi, direction Seixal pour découvrir sa plage de sable noir. Un décor de carte postale qui donne l’impression d’être au bout du monde à Hawaï peut-être ?

Plage de sable noir de Seixal. Photo : Lucie Martin

Puis nous sommes allés à un point de vue sur l’ancienne route côtière qui reliait Porto Moniz à São Vicente et qui est aujourd’hui fermée. On peut observer une magnifique cascade qui vaporise son écume blanche le long de la falaise.

Photo : Lucie Martin

JOUR 6 : Ascension du Pico Ruivo

Le réveil se fait sous un ciel très nuageux. On décide quand même de prendre le risque et d’opter pour l’ascension du Pico Ruivo aujourd’hui. En espérant que le ciel se dégage… C’est la montagne la plus haute de l’île, elle culmine à 1862m. Après 1h30 de marche environ, nous atteignons le sommet au-dessus d’une mer de nuage. Le ciel se découvre, le vent chasse les nuages. Et le spectacle qui s’offre à nous est grandiose.

Après la rando, direction Santana pour la nuit ! C’est dans cette petite ville que l’on retrouve les maisons typiques de l’île. Malheureusement c’est très touristique donc je ne vous recommande pas forcément d’y rester. Nous y avons juste passé la nuit pour nous rapprocher de notre point de départ pour la randonnée du lendemain.

JOUR 7 : Rando Caldeirão Verde – retour Funchal

Pour terminer cette superbe semaine en beauté, ce sera une dernière rando. Celle de la Caldeirão verde. On a un peu galéré à trouver le bon parking pour commencer du coup on a du marcher 2km en plus (ce n’est pas grave ça fait une mise en jambes). Puis la randonnée longe les levadas. On passe à plusieurs reprises dans des tunnels (attention à la tête…). On ne voit pas toujours très clair dans les tunnels il faut faire attention là où on met les pieds. Et puis à la fin de la rando…la récompense c’est cette magnifique cascade de plus de 20m !! Un super spot pour le pique-nique du déjeuner !

Après avoir repris des forces, nous avons poursuivi la marche jusqu’au caldeiraõ inferno. Une superbe rando que je recommande pour une immersion totale dans la flore de Madère.

Puis nous avons repris la route pour Funchal. La boucle est bouclée. Dernière nuit, derniers instants dans la piscine et dernière soirée dans la capitale. Et pour terminer cette semaine, nous prenons un dernier verre de poncha (cocktail local de l’archipel de Madère. Il est à base d’eau de vie, de canne à sucre, de jus de citron et de fruit de la passion ou d’un autre fruit. Je vous recommande l’adresse Rei da Poncha à Funchal. Les cocktails y sont excellents !

Ce tour d’horizon de Madère en une semaine prend fin ici. Vous rédigez mon itinéraire m’a permis de revivre ce magnifique voyage par procuration. Si vous êtes amoureux de randonnées, de nature, de paysages grandioses et de cuisine portugaise (plus qu’abordable)… Madère est faite pour vous ! Et le dépaysement est garanti 🙂

Até breve 🙂 !!

Voici le récapitulatif de notre itinéraire sur l’île de Madère en une semaine :

Les plus belles médinas du nord du Maroc : Fès

En juin dernier (2019), je me suis envolée au Maroc avec mon frère. Notre objectif ? Découvrir les plus belles médinas du nord du pays.

JOUR 1 : Embarquement immédiat pour Fès

Après 3h de vol depuis Paris, nous survolons les montagnes du Rif avant d’atterrir à Fès. A la sortie de l’aéroport notre « famille » marocaine (Naïma et Mohammed) nous attend. En fait il s’agit de la tante d’un copain de mon frère. Prévenus la veille, ils tenaient à nous accueillir en personne à l’aéroport.

Direction la médina de Fès pour poser nos bagages dans notre riad. Car oui là-bas derrière une porte banale en apparence on tombe sur les plus beaux riads de la ville avec leur patio intérieur qui protège de la chaleur et du bruit de la rue.  Il est midi, nous décidons de déjeuner sur place avant de nous lancer dans l’exploration de la médina de Fès. Au menu tajine de légumes.

Les remparts de la médina. Crédits : Lucie Martin

Fès se divise en trois cités : Fès el-Bali, la vieille ville arabo musulmane datant du VIIIe-XIIe siècle ; Fès el-jedid, la cité impériale XIIIe où se trouve l’ancien quartier juif et le palais royal et la ville nouvelle construite par les français début 20e. Toute la médina est entourée de remparts.

La médina de Fès est la plus grande médina du monde arabe. Elle est connu comme étant un vrai labyrinthe. Souks de partout, épices, habits traditionnels pour le mariage, fruits, légumes, pâtisseries orientales, tapis, babouches, djellaba : c’est un dédale de rue multicolores où toutes les odeurs s’entremêlent.

Ambiance dans l’un des souks ed la médina. Crédits : Lucie Martin

Pour notre premier jour, suite à différentes recommandations, on décide de ne pas s’aventurer seul mais avec un guide. C’est parti pour 3h de visite dans la vieille ville.

Plongée immédiate dans le dédale de souks que comprend la ville. La ville compte aussi beaucoup de fondouk (des entrepôts de marchands).

L’immanquable reste la mosquée Karaouiyine qui s’étend sur 16 000m² et qui dispose de 14 portes d’entrées. C’est la plus grande mosquée d’Afrique du nord. Elle est identifiable avec ses toits de tuiles vertes. Son université et sa bibliothèque sont réputés dans le monde entier.

L’accès à la mosquée est réservé aux musulmans mais en se promenant dans la médina on peut en faire le tour et apercevoir, quand les portes sont ouvertes, les fontaines où toutes les générations se croisent, mais aussi les salles de prière au loin.

Puis nous arrivons sur une place plus bruyante normalement car ici on tape le métal c’est la place Seffarine. Nous reprenons notre promenade…”balek balek” crient des hommes poussant des chariots débordant de marchandises…pour qu’on les laisse passer.
Visite de la Medersa el-Attarine, la plus ancienne de Fès. C’est une école coranique au plafond en bois de cèdre sculptés.

Tout en redescendant les rues à travers la médina, nous arrivons aux tanneries de Chouara, les fameuses. Elles se trouvent au bord de l’Oued, le cours d’eau qui traverse la ville. Ici, on observe le travail des tanneurs depuis les terrasses qui les entourent. L’odeur qui s’échappe des cuves nous plongent dans l’ambiance. Dès l’entrée, on nous tend des feuilles de menthe à mettre sous le nez pour supporter les odeurs. Ici les peaux de bêtes arrivent puis elles sont lavées et teintes dans les cuves. Ce jour-ci il n’y a pas grand monde car beaucoup prennent des congés après le ramadan nous explique notre guide. Nous y passerons une autre fois pendant notre séjour.

Bon, nous nous sommes fiés à notre guide qui courait dans tous les sens. Mais si on se retrouve perdus dans la médina, nos seuls points de repères restent les portes.

La plus belle d’entre elles c’est Bab boujloud. C’est ici que nous retrouvons Chaimae et son frère, les enfants de Naïma et Mohammed qui étaient venus nous chercher à l’aéroport. Direction un café dans la médina pour faire connaissance. Puis on se retrouve à 23h à manger chez eux avec toute la famille réunie pour partager le dîner.

Une première journée bien chargée en rencontres et découvertes.

JOUR 2 : Rendez-vous au palais royal puis couscous

On commence ce deuxième jour avec un petit déjeuner dans notre riad. Au menu crêpes marocaines et thé à la menthe bien sûr.

Aujourd’hui on décide de partir explorer Fès el jedid en commençant par le palais royal. Derrière ses immenses portes en cuivre, se trouvent 80 hectares de jardins, une mosquée, une medersa. Le souverain passe seulement quelques semaines par an ici. Le tout est fermé au public.

Le portail est paré de mosaïques, de stucs et ses portes sont en bronze doré. Crédits : Lucie Martin

Puis nous empruntons des petites rues dans le quartier au détour d’un souk ombragé. J’avais oublié de préciser plus haut mais ici l’appel à la prière rythme nos journées.

Exceptionnellement Naïma nous prépare son couscous du vendredi…pour ce midi. On se retrouve tous autour de la table basse du salon entouré de banquettes à la marocaine. Moment de convivialité et de partage. Ici on mange tous dans le même plat. Son couscous aux 7 légumes est pleins de saveurs. Chacun mange à sa manière à la cuillère ou directement avec les mains.

Le couscous de Naïma. Crédits : Lucie Martin

Puis pour terminer sur une note sucrée, on découvre le sellou fassi. Une gourmandise marocaine, sous forme de poudre compacte à base de farine – d’amandes – graines de sésames – beaucoup de sucre – du beurre – de l’anis –de la cannelle…etc

L’après-midi déjà bien entamé, nous prenons la route direction Sefrou. Nichée à 800m d’altitude elle est connue pour sa production d’olives et de cerises. Nous nous rendons aux cascades de l’Aggaï où les habitants des alentours se rendent pour se rafraîchir dans l’après midi.

Puis nous reprenons la route pour rentrer sur Fès. Objectif observer le coucher de soleil sur la vieille ville depuis les tombeaux des mérinides. Cette colline qui domine la médina offre une atmosphère reposante loin de l’effervescence de la médina. C’est ici qu’ont été enterrés les derniers sultans de la dynastie mérinides XIV XVe. La mosquée Karaouiyne se détache avec son toit aux tuiles vertes et son minaret qui domine la médina.

Avant de rentrer nous retournons aux tanneries pour une visite privilégiée avec Mohammed ancien tanneur. Il a commencé à travailler ici à l’âge de 13 ans. Ils alternaient alors les différents postes dans les cuves : lavage des peaux, teintures, séchages.

C’est fini pour ces deux premières journées intenses à Fès. Suivez la suite de notre aventure dans le nord du Maroc à Chefchaouen juste ici :

Découverte de Chefchaouen : Le Village Bleu du Maroc

Aujourd’hui on change de décor : direction le nord nord nord du Maroc et son village bleu de Chefchaouen. 4h de car depuis Fès à travers la campagne marocaine. Nous traversons des paysages très arides puis verdoyants et même un lac avant d’arriver dans cet écrin bleu entouré de montagne. Bleu nuit, bleu ciel, bleu…

Laissez vous charmer par la vieille médina de Fès à travers cette courte vidéo ! Crédits : Lucie Martin

Mes incontournables :

  • Se perdre dans la vieille Médina, et marchander dans les souks
  • Observer le travail des tanneurs aux tanneries de Chouara
  • Visiter une medersa : Bou Inania ou Attarine
  • Coucher de soleil depuis les tombeaux des Mérinides
  • Manger un couscous dans une famille marocaine
  • Apprécier l’heure du thé à la menthe
  • Visiter Fès el-jedid et admirer les portes du palais royal

Infos pratiques :

  • Vol aller retour depuis Orly avec Transavia : environ 120 euros ; depuis Beauvais environ 80/100 euros.
  • Logements : Riads sur Airbnb. Je vous conseille le Riad Jamai (petit déjeuner inclus). Superbe patio avec piscine super abordable. 45 euros la nuit pour deux personnes.
    Nous avons également fait le Riad Tahra & Spa 55 euros la nuit pour deux.

Cuba, un cœur authentique

Le 6 juin 2016, je me suis envolée à destination de Cuba pour deux semaines de voyage en itinérance afin de découvrir la plus grande île des Caraïbes. Cuba est baignée au nord par l’océan atlantique, au sud par la mer des Caraïbes et à l’ouest par le golfe du Mexique. Cette île est une ancienne colonie espagnole depuis sa découverte par Christophe Colomb en 1492 jusqu’en 1898. Depuis le réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis en décembre 2014, les touristes affluent sur l’île pour la découvrir avant qu’elle ne change. En effet, Cuba est un peu coupée du monde et elle n’est pas victime de la mondialisation. Cela est dû à l’embargo des Etat-Unis à son égard depuis 1962.

Mon sac de routarde sur le dos, je m’attends à être dépaysée et à me couper du reste du monde pendant deux semaines car l’accès à internet reste coûteux, long et difficile sur l’île.

Lorsque l’on pense à Cuba, on imagine directement les belles plages, les rhums, la salsa ou encore les cigares. Mais l’île a davantage à offrir car elle bénéficie d’une faune et d’une flore d’une grande richesse.

Campagne et montagne dans la Sierra del Rosario
Image : Lucie Martin

Le début d’un voyage dépaysant

Mon voyage commence à l’ouest de l’île dans la vallée de Viñales. C’est la campagne profonde cubaine où l’on croise des paysans vivant au rythme des saisons et des récoltes entre champs de tabac et champs de maïs. Nous découvrons la région en randonnant entre les mogotes qui sont une spécificité géologique propre à Cuba et aux Caraïbes. Il s’agit de collines de calcaire caractérisées par leur forme arrondie. La végétation est luxuriante. Elle contraste avec la terre d’ocre rouge des chemins que nous empruntons. Autour de nous, les Casas del tabaco (maisons du tabac) se succèdent. C’est à l’intérieur de ces maisons que les feuilles de tabac sont suspendues pour sécher entre 45 à 60 jours afin de passer du vert clair au marron. Le tabac est un pilier économique et identitaire de l’île. La technique d’assemblage et de roulage des différentes feuilles de tabac par les torcedores (rouleurs) fait partie de la culture artisanale cubaine et est transmise de génération en génération.

Dans la vallée de Viñales, les cigares sont fabriqués de la même manière depuis plusieurs générations.
Image : Lucie Martin

Au cours des différentes randonnées, nous croisons des paysans machettes à la ceinture, chapeaux de cowboy vissés sur le crâne, assis sur un cheval ou encore conduisant une charrette avec des bœufs qui font partie de l’authenticité de la région. Le dépaysement est garanti.

Image : Lucie Martin

Nous prenons nos repas chez l’habitant. D’une incroyable générosité et qualité, les tables sont remplies de plats variés. Le repas traditionnel se compose de chicharritas (banane plantain grillée en fine rondelles comme des chips), de crudités et de différents légumes cuits à l’eau comme du yuca (manioc) ou encore du malanga (sorte de topinambour antillais) assaisonnés à l’huile et à l’ail. En viande, on retrouve le poulet (pollo) ou le porc (cerdo) grillé ou émietté accompagné d’un plat de riz blanc et de haricots noirs. Les desserts sont rares dans la gastronomie cubaine. Le plus connu est la fruta bomba con queso ; il s’agit de confiture de goyave ou de papaye accompagnée d’une tranche de fromage. Un dessert très spécial. Moins prise de risque, on retrouve différents fruits exotiques comme l’ananas, la mangue ou la papaye… Côté cocktails, nous avons le choix entre le mojito typique sur l’île ou le daïquiri, mais aussi la piña colada. Le tout à consommer avec modération !

Chez l’habitant, les tables sont remplies de différents plats. Crédits Photo: Lucie Martin

Nous alternons randonnées mais aussi baignades dans les Cayo Levisa, Cayo Las Bruyas qui sont des bancs de sable blanc. Ces îlots sont loin d’être représentatifs de Cuba car leur accès est réservé aux touristes étrangers et aux Cubains y travaillant. Pour prendre le bateau, il existe encore des autorisations, des permissions à obtenir. La fuite des Cubains par la mer pour rejoindre la Floride ou encore l’Amérique du sud est redoutée par le régime castriste. Même avec le plus beau diplôme en poche, ils gagnent seulement en moyenne l’équivalent de 19 dollars par mois. Beaucoup souhaitent rejoindre les États-Unis pour gagner davantage avec le même diplôme.

Cayo Levisa et ses eaux turquoises. Image : Lucie Martin

Trinidad, une ville hors du temps

Classée au patrimoine de l’UNESCO en 1988, Trinidad était la ville la plus attendue de tout le groupe. Elle a su garder son authenticité.

Des calèches circulent dans les rues pavées de la ville, bordées de maisons aux couleurs pastel et à l’architecture coloniale. Dans les rues et sur les places de la ville des musiciens jouent des sons ensoleillés cubains. Trinidad dégage une atmosphère particulière. Elle invite à prendre le temps de l’admirer, de la vivre en flânant dans ses ruelles. Le temps semble s’être arrêté ici à l’époque coloniale.

Le temps semble s’être arrêté à Trinidad. Image : Lucie Martin

Dans les rues pavées, nous croisons des quinceaneras, des jeunes filles vêtues de robes extravagantes et maquillées célèbrant leurs 15 ans. Il s’agit d’un âge symbolique en Amérique latine car il représente le passage à l’âge adulte.

Au détour d’une rue, nous nous faufilons dans une école où tous les écoliers sont en uniformes. Pendant leur temps de récréation, ils se déhanchent sur des sons cubains ou regardent un dessin animé. Cuba a un taux d’alphabétisation de 99.91% en 2011 selon le rapport PNUD. C’est le pays qui investit le plus dans l’éducation.

Le jeu qui identifie le mieux les Cubains est le domino auquel ils jouent avec passion. Lorsque l’on joue aux dominos avec eux c’est très sérieux. Entre équipe et stratégie, le domino cubain est un véritable challenge.

Façades et rues pavées de Trinidad. Image : Lucie Martin

La musique et la danse omniprésentes

Elle rythme nos déplacements. Ceci n’est pas une légende, la grande majorité des Cubains ont la musique dans la peau. A chaque coin de rue de La Havane ou de Trinidad, on rencontre des musiciens qui se produisent sur une place ou dans les restaurants. Lorsque la musique commence, il est difficile pour les Cubains de rester assis. Ils sont habités par la musique et la vivent sur des pas de danses pour le moins lascive comme la salsa ou le reggaeton. C’est l’essence même de Cuba. Dans les taxis, les mêmes sons latinos défilent en boucle.

Image : Lucie Martin

Nous finissons notre séjour en passant les derniers jours dans la capitale cubaine, La Habana. Dans toutes les rues défilent des vieilles voitures américaines toutes plus belles les unes que les autres. Elles y sont omniprésentes et sont le reflet d’une époque. Ici, les quartiers aux façades délabrées et presque en ruine côtoient les hôtels et les façades coloniales de toutes les couleurs. La pauvreté se fait ressentir.

Vieilles voitures américaines devant le Capitolio à La Havane. Crédits photo: Lucie martin

Dans les rues des villes, on retrouve des affiches, peintures, fresques à la gloire de la révolution cubaine notamment à travers la figure du Che omniprésente. « Hasta la victoria sempre » se lit sur les murs de toutes les villes.

Deux monnaies circulent à Cuba : le pesos cubain est la monnaie nationale réservé aux Cubains tandis que le peso cubano convertible est destiné aux touristes pour payer restaurants, hôtels, souvenirs…

Figure du Che Guevara dans la ville de Cienfuegos. Image : Lucie Martin

En tant que touriste, Cuba a de quoi faire rêver avec la variété de ses paysages entre mer turquoise, montagnes et forêts à la végétation luxuriante, mais aussi avec l’ambiance si particulière de ses villes, la gentillesse et la générosité des Cubains. Il ne faut pas oublier que pour les Cubains rien n’a changé ici. L’état contrôle tout. Ils sont toujours soumis au rationnement pour se procurer les biens de première nécessité. L’île reste l’une des dernières dictatures communistes de la planète. Je suis tombée sous le charme de l’île mais plusieurs questions me préoccupent après mon voyage : à quoi ressemblera Cuba d’ici 5 ans suite à son rapprochement avec les Etats-Unis ? La dictature communiste en vigueur sur l’île prendra-t-elle fin ? Est-ce que Cuba parviendra à garder son authenticité ?

Cuba, itinéraire en deux semaines :

Jour 1 : arrivée à La Havane
Jour 2 et 3 : Partie ouest de l’île : Massif de Viñales (Pinar del Rio) : culture du tabac et randonnée dans le massif des Mogotes.
Jour 4 : Mil Cumbres
Jour 5 : Cayo Levisa, îlot au nord de Pinar del Rio
Jour 6 : Sierra del Rosario, randonnées…etc
Jour 7 : randonnée dans la Sierra del Rosario (suite) puis baie des cochons (Playa Larga, mer des Caraïbes)
Jour 8 : Cienfuegos puis transfert le soir à Trinidad
Jour 9 : Trinidad découverte de la ville + plage
Jour 10 : Sierra de Banao randonnée et nuit au refuge La Sabina
Jour 11 : Sancti Spiritus et Remedios
Jour 12 : Cayo Las Brujas, océan atlantique
Jour 13 : Santa Clara, visite des monuments en hommage au Che
Jour 14 : Visite de La Havane, promenade le long du malecón…etc Retour…