Les Canaries : visiter l’île de Lanzarote en 6 jours

Alerte coup de cœur ! Direction Lanzarote, une île située dans l’archipel des Canaries au large des côtes africaines. L’île espagnole se compose de 110 cratères et offre un paysage lunaire. Entre volcans, plages, zones désertiques et architecture, la découverte de cette île au mois de juin fut une belle surprise. Je vous propose de me suivre pour vivre un voyage unique dans ce paysage atypique.

Quelques détails :

  • Nombre de jours : 6 jours
  • Moyen de transport : voiture de location (TopCar : 86,50 euros les 6 jours)
  • Logement : Costa Teguise – El Guarapo appartments
    (grand appartement avec terrasse privative et piscine partagée. Très bien situé, confortable, au calme, bon rapport qualité-prix)
  • Période : juin
  • Budget : 530 euros par personne tout compris (avion, location voiture, essence, hébergement, repas (avec un restaurant tous les soirs…)

Itinéraire :

Jour 1 : Volcan Corona, Mirador del Rio et Jardin de cactus

Le volcan Corona

Cette première journée sur l’île commence par la découverte de notre premier volcan ici le volcan Corona. (un nom qui ne s’invente pas). Avec ses 609m de haut, le volcan est accessible par une marche d’environ 50 minutes. Il faut se garer sur le parking de l’église de Yé. Puis revenir sur ses pas en longeant la route (le volcan sur votre droite), puis tourner sur la droite entre deux poteaux. Sentier accessible mais bonnes chaussures recommandées tout de même. On commence par une approche sur un chemin plat qui offre de belles vues sur le volcan avec des cactus de chaque côté. Puis, on arrive alors au bord du cratère qui a des teintes rouges.

Mirador del Rio

On reprend la voiture pour se rendre au mirador del Rio. C’est l’une des oeuvres architecturales de César Manrique, artiste et architecte natif de l’île. Cependant nous avons profité de la vue sans rentrer dans le mirador. La vue est magnifique sur l’île de la Graciosa juste en face. Et que dire de la route… de toute beauté !

Vue sur l’île de la Graciosa depuis le mirador del rio. Photo : Lucie Martin
Punta Mujeres

Cap sur l’extrême nord ouest de l’île à Orzola. Il n’y a rien de spécial à voir c’est un port qui permet de rallier l’île de la Graciosa. On reprend la route côtière LZ-1 pour se rendre au à Punta Mujeres. C’est un village blanc de pêcheurs où les maisons bordent la mer. Il y a des piscines naturelles tout le long du village. Ambiance paisible et belle vue sur la mer !

Jardin de cactus

Pour découvrir l’une des œuvres de César Manrique, nous avons choisi de visiter le jardin de cactus. Il abrite environ 4500 spécimens de cactus des 5 continents de différentes formes, couleurs et textures. Un bel endroit où tous les cactus cohabitent dans ce décor avec un moulin en fond. (6,50 euros l’entrée pour le jardin de cactus. Il existe des billets qui combinent plusieurs sites de César Manrique si vous voulez en visiter d’autres comme Jameos del Agua, cueva de los verdes, mirador del rio…)

Famara

Fin de journée, direction Famara pour le dîner. L’arrivée à Famara par la route en partant de Costa Teguise est magnifique. Quel paysage avec cette falaise imposante de 500m de haut qui s’élève au bout de la plage. Le spot rêvé pour les surfeurs et les amateurs de couchers de soleil. La lumière en fin de journée est magnifique lorsque les rayons du soleil viennent raser les falaises de Famara.

🍽️ Pour le dîner, nous avons découvert le restaurant El Risco. C’est le site internet du guide Michelin qui le recommande en tant que Bib Gourmand (meilleurs rapports qualité-prix). Déjà la vue sur les falaises pour les plus chanceux vaut le détour. Mais le plus important reste ce que l’on a dans l’assiette. En entrée, nous nous sommes régalés de papas arrugadas, pommes de terre à la canarienne que l’on retrouve presque dans tous les restaurants et bars à tapas de l’île. En plat, nous avons pris un poisson blanc du jour servi sur un houmous de lentilles et un coeur coulant au chocolat en dessert.

Jour 2 : Volcan El Cuervo, Montana colorada et Teguise

El Cuervo

Pour commencer cette deuxième journée, nous allons nous paprocher du volcan El Cuervo. Il s’agit du premier volcan à être entré en activité lors des éruptions de Timanfaya, le 1er septembre 1730. Situé dans un paysage unique le volcan El Cuervo est accessible par un sentier qui traverse le champs de lave avant de faire le tour du cratère. C’est assez incroyable comme paysage de faire face à cette immensité de lave devant nous, d’apercevoir d’autres volcans au loin, on se sent vraiment coupés du monde.

Et surprise on peut même rentrer à l’intérieur du cratère. C’est impressionnant de se retrouver entourés des parois du cratère : une belle expérience ! Le parcours fait environ 4km, il faut 1h pour en faire le tour.

Montaña Colorada

Sur cette même route la LZ56, quelques mètres plus loin se trouve la Montaña Colorada. Un volcan très identifiable avec ses pentes de couleur rouge. Une balade d’une heure permet d’en faire le tour et de profiter du paysage lunaire autour avec notamment des bombes volcaniques. Il s’agit de projections de lave lors d’une éruption.

Bombe volcanique, issue de projections de lave lors d’une éruption. Photos : Lucie Martin
Ciudad estratificada

Sur la route pour aller à Teguise, on tombe sur cette curiosité naturelle appelée ville pétrifiée sur le GPS. Cette ancienne carrière a donné formé à d’étranges formations rocheuses que l’on distingue depuis la route. Ce n’est pas un incontournable mais si vous êtes de passage sur la route, cette curiosité reste assez photogénique pour les amateurs.

Teguise

On arrive alors à Teguise. Charmante petite ville située au centre de l’île. C’est l’ancienne capitale de Lanzarote. Une ville paisible avec ses ruelles pavées et ses maisons blanches.

Las grietas

En rentrant de Teguise, nous nous sommes arrêtés au bord de la route LZ-35 pour explorer Las Grietas. Ce sont des failles dans la montagne où on peut s’y engouffrer. Attention par endroit le passage est très étroit.

En fin de journée, nous sommes allés au Mirador El Risco de Famara pour admirer le coucher du soleil. Le soleil jouait à cache-cache avec les nuages qui remontaient de l’océan pour finalement se dévoiler au dernier moment avant de disparaitre derrière l’horizon. Beau spot mais attention très exposé au vent !

Jour 3 : Timanfaya, Charco de los clicos et la Geria

Le parque nacional de Timanfaya

Timanfaya est un parc national de 5000 hectares près de la côte occidentale de l’île. Pour assurer la conservation optimale de ce parc, son accès est réglementé. Vous ne pouvez pas y circuler avec votre propre véhicule. Ce sont des bus touristiques qui assurent la visite. Vous verrez alors la beauté des paysages de Timanfaya défilée sous vos yeux mais à travers les vitres du bus. Car le bus fait des arrêts photos mais personne ne descend du bus. Au total 20 min de parcours pour admirer des paysages dignes de la planète mars où les volcans forment par endroit comme des dunes de sable orange. Les paysages sont magnifiques certes mais honnêtement ne pas pouvoir sortir du bus c’est vraiment dommage de juste les observer à travers la vitre. Un conseil mettez vous dans la rangée à droite du chauffeur dans le bus pour avoir les meilleurs points de vue.

12 euros l’entrée avec le parking compris. Attention de ne pas arriver trop tard car sinon vous risquez de faire la queue juste pour avoir une place au parking avant de monter dans le bus.

Le bus passe sur la route que l’on aperçoit sur la gauche de l’image. Photo : Lucie Martin

C’est également possible de visiter le parc à pied mais avec un guide (réservations à l’avance pour pouvoir en profiter)

l y a presque 30 ans, entre 1730 et 1736, des éruptions ont créé le parc national de Timanfaya et ainsi façonné l'île de Lanzarote. Six années d'éruptions où une infinité de volcans sont sortis de terre en crachant de la lave et des roches incandescentes.
Lago verde (charco de los clicos)

On poursuit cette journée merveilles naturelles avec la lagune verte. Près du village d’El Golfo, se trouve la laguna de los clicos avec son lac vert (lac toxique). Le lac est issu d’un vieux cratère et sa couleur provient d’algues qui vivent dans cette eau salée. Ce lac vert contraste avec le sable noir de la plage, les roches de lave noire et le bleu de la mer. Attention beaucoup de monde sur ce site.

Los hervideros

On profite d’être dans cette zone de l’île pour poursuivre notre route direction Los Hervideros, un spot au sud-ouest de Lanzarote. Quand la lave rencontre la mer et crée ce beau mélange de contraste. Les vagues s’écrasent contre la roche, un beau spectacle.

La geria

Sur le chemin du retour à notre logement, nous passons par la région viticole de La Geria. Un paysage insolite où les vignes poussent entourées d’un demi cercle de roches pour les protéger du vent. Chaque cep de vigne est dans un trou conique creusé dans des couches naturelles de gravier volcanique.

🍽️ Nous sommes allés dîner au village d’Arrieta à l’est de Costa Teguise dans un restaurant vue sur la mer, le Restaurante Amanecer. Au menu une délicieuse assiette de poissons à partager.

Jour 4 : Caldera blanca et Punta de Papagayo

Caldera blanca

Ce matin là, on a prévu l’ascension de la caldera blanca. Ce cratère est situé au centre de l’île. On parcourt un champs de lave qui s’étend jusqu’à la mer, pour arriver au pied du cratère. De là, on poursuit le sentier par la gauche puis après quelques mètres on monte sur le cratère par la droite. L’arrivée au niveau du cratère est impressionnante. Je vous conseille de poursuivre la randonnée en faisant le tour complet du cratère en commençant par la gauche pour avoir des vues sur les paysages alentours, la mer, Timanfaya et le cratère. Une vue à 360 degrés vous attend au sommet du cratère : juste inoubliable !

Vue sur la caldera blanca depuis le sommet du cratère. Photo : Lucie Martin

Il faut compter environ 3h de randonnée. L’accès au parking n’est pas évident. Pour éviter de galérer comme nous voici le lien vers les coordonnées du parking gratuit pour faire la randonnée de la caldera blanca juste ICI.

Nous avons pris un bon pique-nique au sommet, le spot idéal mais il faisait assez frais par contre et en fonction des périodes il peut y avoir beaucoup de vent.

Redescente jusqu’au parking.

La pointe de Papagayo

On décide de poursuivre la journée déjà bien entamée, en prenant la route pour les plages de Papagayo à l’extrême sud de l’île. Il faut emprunter une sorte de piste pour arriver jusqu’aux plages mais cela se fait bien en roulant tranquillement. La plage principale est celle de Papagayo, une baie de sable fin avec des eaux transparentes. Etant la plus connue et considérée comme l’une des plus belles de l’île, elle reste très prisée.

La plage de Papagayo.

On décide alors de ne pas y poser notre serviette mais de préférer l’une de ses plages voisines la Playa del Pozo. Ambiance désertique avec un volcan en fond, sable fin, pas grand monde à l’horizon : l’endroit parfait pour terminer la journée. On voit l’île de Fuerteventura juste en face depuis la plage.

Jour 5 : Playa El Risco

Matinée tranquille au bord de la piscine du logement. Dans l’après-midi, nous sommes allés sur la plage la plus isolée et préservée de l’île : el Risco. Elle est accessible uniquement à pied en empruntant un chemin assez escarpé pour descendre jusqu’à la plage. Environ 45min de marche pour arriver jusqu’à la plage et le même temps 45 min pour remonter voir plus en fonction de votre cardio. Prévoir de très bonnes chaussures pour y aller.

La plage s’étend sur une longueur de 1,5 km. Nous y sommes allés un week-end et nous étions peut être 10 personnes réparties sur toute la plage. L’impression d’être privilégiée dans ce cadre unique au pied de falaises et avec vue sur l’île de la Graciosa juste en face. L’eau est transparente et tellement bonne. Bref un petit coin de paradis ! Si vous êtes intéressés par ce spot, je vous expliquerai en privé comment y accéder pour essayer de préserver le plus possible ce lieu.

Si vous n’avez pas la condition physique pour descendre vous pourrez vous arrêter au belvédère avec vue sur la plage et l’île de la Graciosa.

Après une remontée sportive, nous sommes repassés par le Mirador Del Rio pour profiter du panorama avec la lumière de fin de journée, la golden hour.

Jour 6 : Montaña negra

El Golfo

Nous sommes retournés vers El Golfo pour faire la randonnée au départ du parking au bout du village (au niveau de l’aire de jeux pour enfants). C’est une balade au milieu des coulées de lave en longeant la mer. Nous avons marché jusqu’à la playa del paso mais le sentier poursuit jusqu’à la playa del cochino. La météo n’était pas avec nous ce jour là, il a commencé à pleuvoir et on a trouvé le sentier assez rébarbatif donc nous avons préféré faire demi-tour. Voici le lien de la randonnée.

Finalement en 4 jours bien complets, nous avions déjà vu les principaux points d’intérets de Lanzarote. Ces deux dernières journées étaient plus tranquilles. L’occasion de sortir des sentiers battus.

Montaña negra

On ne pouvait pas repartir de Lanzarote sans retourner une dernière fois sur la route LZ-56, la route des volcans. Nous en avons profité pour prendre de la hauteur en gravissant la Montaña negra. La montagne noire date de plusieurs milliers d’années. Avec le temps, elle a été recouverte de cendres volcaniques provenant des éruptions des volcans voisins. C’est pour cela qu’on retrouve à son sommet des fleurs oui oui des fleurs. Vraiment inattendu dans ce paysage désertique où quasiment aucun végétaux ne poussent sur l’île. Pour nous, c’était la meilleure vue de tout le voyage vraiment spectaculaire ! On arrive à apercevoir l’ensemble de l’île au sommet de ce volcan avec une vue inoubliable sur la route des volcans.

🍽️ Pour ce dernier dîner à Lanzarote nous sommes retournés à Famara. Nous sommes allés manger cette fois-ci au Restaurante El Rincón de la Abuela. Au menu tapas et poissons du jour les pieds dans le sable à quelques pas de la plage dans la ville de Famara.

Ce sont sur ces belles images que se termine notre voyage à Lanzarote. Je n’avais aucune attente avant de découvrir l’île et quelle belle surprise !! Des paysages volcaniques uniques, des belles plages dans un environnement désertique : dépaysement garanti à Lanzarote !

Une semaine sous le soleil d’Algarve au Portugal

C’est la destination pour ceux qui ont envie de soleil à l’automne ou au printemps et qui veulent éviter la foule de juillet aoû : l’Algarve. Direction le sud du Portugal pour découvrir cette région ensoleillée où douceur de vie, belles plages, criques, falaises aux reflets dorés invitent à prendre son temps. Je vous partage notre itinéraire d’une semaine en Algarve mais aussi le budget et mes bons plans hébergements / restaurants.

Jour 1 : Lagos – Ponta da Piedade

Pour cette semaine en Algarve, nous avons loué une voiture à notre arrivée à l’aéroport de Faro pour être plus libre dans nos déplacements. Cap directement à l’ouest pour commencer notre première étape à Lagos. (1h30 de route environ 90 km). Installation dans notre hébergement pour deux nuits et petite baignade dans la piscine.

Direction ensuite le centre ville de Lagos. C’est une ville balnéaire blanche a taille humaine. Bonne ambiance dans cette ville, bon pied à terre pour explorer les environs.

À la sortie de la ville, ne pas manquer la Ponta da Piedade au moment du coucher du soleil. Pour nous le ciel était voilé du coup nous y sommes retournés le lendemain matin pour apprécier le site avec la lumière du matin. Ici des roches rouges et ocre, déchiquetées par l’océan forment des arches et des cavités particulières. Coucher soleil Praia do Camilo jusqu’à Ponta da Piedade.

Nuit 1 : Lagos Quinta do Mar

Jour 2 : Sagres – Cap Saint-Vincent – Plages – Carrapateira

Pour démarrer la journée, retour à la Ponta da piedade pour admirer le site avec la lumière du jour. Puis découverte de la plage do Camilho. C’est l’une des photos Carte Postale de l’Algarve. Forte odeur d’algues sur la plage par contre. 

Praia do Camilho. Photo : Lucie Martin

Ponta da Piedade

Direction ensuite Sagres et le Cap Saint Vincent pour poursuivre cette journée. Nous nous trouvons alors au bout du bout du Portugal et à la pointe la plus occidentale d’Europe, rien que ça !

On reprend la route pour se rendre jusqu’à la praia do Amado. C’est l’un des spots rêvés pour les surfeurs. Il faut prendre le temps de s’y poser et d’observer le déferlement des vagues.

Juste à côté de cette plage, se trouve le village de Carrapateira. Il vaut le détour avec ses ruelles pavées et ses maisons blanches et colorées.

Pour finir la journée direction une autre plage : la praia Bordeira. On y accède par un promontoire qui offre une magnifique vue sur cette étendue de sable fin en forme d’anse. Les vagues étaient trop puissantes pour s’y baigner mais c’est agréable de marcher sur le sable, les pieds dans l’eau. Elle est tellement froide que ça fait circuler le sang comme on dit !

Nuit 2 : Lagos Quinta do Mar

JOUR 3 : Journée surf à Arrifana

Pour ce troisième jour à l’ouest du Portugal, c’est journée surf ! Direction la sublime plage d’Arrifana pour une matinée sportive. Ici les vagues, elles ne rigolent pas. Il y a énormément de monde dans l’eau donc étant donné que je suis une surfeuse du dimanche (débutante) je suis restée dans les petites vagues proche de la plage.

En repartant, nous sommes passés par l’intérieur des terres en s’arrêtant au village perché de Monchique à 468 m d’altitude avant de redescendre jusqu’à Carvoeiro. Nouvelle étape du voyage, nous resterons deux nuits ici. Carvoeiro se trouve à 30 km à l’est de Lagos.

Nuit 3 : Carvoeiro Quinta das Andorinhas

JOUR 4 : Carvoeiro – Randonnée des 7 Vallées Suspendues

Grosse journée aujourd’hui avec la randonnée Percurso dos Sete Vales Suspensos : la randonnée des 7 Vallées Suspendues.

Ce sentier serpente à flanc de falaise et nous fait découvrir les plus belles plages d’Algarve depuis la Praia de Vale Centianes pour terminer en beauté à la praia do Marinha. Difficile de ne pas s’arrêter toutes les 30 minutes tellement les points de vue sont plus saisissants les uns que les autres. La balade fait 11,5km aller-retour. Nous avons commencé la rando depuis Carvoeiro soit 9,74 km au total jusqu’à la praia do Marinha. Nous avons choisi de ne pas faire l’aller retour et de prendre un taxi pour revenir à notre point de départ. (8 euros la course)

Un conseil : prévoir beaucoup d’eau et de quoi pique-niquer car tout le sentier est en plein soleil. Nous avons eu très chaud en octobre.

Vue sur la Praia do Marinha depuis le sentier. Photo : Lucie Martin

En fin de journée, découverte du village de pêcheurs de Ferragudo et ses maisons colorées.

Nuit 4 : Carvoeiro Quinta das Andorinhas

JOUR 5 : Silves – Ilha de Cabanas – Tavira

La matinée était consacrée à la visite de Silves et sa forteresse. (14 km au nord de Carvoeiro). Je ne recommande pas forcément de faire le détour à Silves. On quitte cette magnifique région : cap à l’est pour Tavira (environ 90 km de route).

La ville de Tavira est entourée de marais salants. On prend un petit bateau pour se rendre sur l’île de Cabanas (Ilha de Cabanas) à l’est de Tavira. Le bras de mer qui sépare l’île du continent est très étroit. Cet étroit cordon littoral de sable fin permet de se baigner et se prélasser à l’écart de la ville.

Nuit 5 : Tavira AP Cabanas Beach & Nature

JOUR 6 : Tavira – Cacela Velha

On profite de la matinée pour visiter la ville de Tavira. Vieille ville charmante avec des ponts en pierre, un château…etc

Puis nous nous rendons pour Cacela Velha à 10 km de Tavira. Ce petit village côtier est une belle découverte. Il se trouve sur le site du Parc Naturel de la Ria Formosa.

En fin de journée nous sommes allés rendre la voiture à l’aéroport de Faro car nous n’en avions pas besoin pour notre dernier jour. Retour et nuit sur Faro

Nuit 6 : Faro Happy House

JOUR 7 : Faro – Ohlao

Dernier jour à Faro, visite de la veille ville. Puis nous avons pris un train pour Ohlao, village de pêcheurs. 10 min de train depuis Faro. Honnêtement, je n’ai pas été séduite par cette ville hormis le bâtiment du marché aux poissons qui est impressionnant. Je ne recommande pas de s’y attarder.

Retour sur Faro et bus jusqu’à la plage de Faro à 9 km de la ville. C’est une vaste étendue de sable, entre la mer et la Ria Formosa. Spot sympa pour le coucher du soleil.

Nuit 7 : Faro Happy House

Et voilà le séjour en Algarve se termine, une très belle découverte surtout pour l’ouest vers Carvoeiro et Lagos. Je conseille de loger dans ces coins là plutôt que de rester à Faro. Les paysages les plus beaux sont à l’ouest. Coup de cœur pour les points de vue lors de la randonnée des 7 vallées suspendues et les magnifiques plages Arrifana, Bordeira, Amado, Ponta da Piedade…etc En hors saison en octobre c’était parfait niveau météo !

[ Photos : Lucie Martin ]

Budget pour 7 jours en Algarve :

✈️Vol aller retour : Paris – Faro : 213,98 € soit 106,99 € par personne
🚗Location de voiture 6 jours : 191,70 €
⛽ Essence : 63 €
🛏️Logements : 209,03 €
💰 Frais supplémentaires (taxi, bus, souvenirs, train) : 55,80 €
🍽️Frais restaurants, courses : 291,65 €
🏄Combinaison surf : 9 €
🏰Forteresse Sagres 6 €
🏰Silves église forteresse : 9 €

Budget total pour 2 personnes : 1058,16 € soit 529,08 € par personne

🛏️ Où dormir en Algarve ?

Pour ce séjour nous avons fait le choix de bouger et d’avoir plusieurs points de chute. Voici les villes où nous avons dormi (j’ai attribué les étoiles en fonction de mes préférences)

  • Lagos (2 nuits) : Quinta do Ma ⭐⭐⭐ : chambre calme dans des petits pavillons donnant sur jardin et piscines. Plusieurs piscines dans le domaine. Petit-déjeuner en buffet copieux et varié. Bon emplacement pour découvrir la région.
  • Carvoeiro (2 nuits) : Carvoeiro Quinta das Andorinas ⭐⭐⭐ : belle chambre très propre. Piscine partagé bien fraiche en octobre. Excellent petit-déjeuner avec gâteaux faits maisons. Seul point négatif proximité avec la route.
  • Tavira (1 nuit) : Tavira AP Cabanas Beach & Nature ⭐ très grand complexe hôtelier pas forcément mon style d’hébergements en vacances trop grand trop de monde ça fait usine. Immense buffet de petit-déjeuner.
  • Faro (2 nuits) : Faro Happy House ⭐ : chambres simples et petites dans une maison d’hôte, cuisine partagée, terrasse.

Si c’était à refaire, je pense que nous aurions ajouté une nuit à Lagos et/ou Carvoeiro. Gros coup de cœur pour cette zone là et moins emballée par Faro et Tavira car ambiance marais salants.

💰 BON PLAN LOGEMENT 💰 : j’utilise l’application Hotels.com pour réserver la plupart des hébergements (surtout les hôtels ou appart hôtels). L’avantage ? Au bout de 10 nuits réservées, vous obtenez une nuit bonus offerte du montant de la moyenne de vos nuits. Ex : vous avez 10 nuits à 70 euros vous obtenez une nuit bonus de 70 euros à utiliser sur la réservation de votre choix. Pour ce voyage, j’ai utilisé 3 nuits bonus que j’avais accumulées donc c’est hyper avantageux pour économiser des nuits ou se faire plaisir sur certains logements.

🍽️ Où se restaurer en Algarve ?

Je ne me souviens plus du nom des restaurants où nous avons mangé à Lagos désolé. Voici tout de même deux adresses qu’on a pu testée deux fois chacune donc plus qu’approuvées à Carvoeiro et Faro.

Carvoeiro :

  • Restaurante « A Fonte » : très bon restaurant spécialités portugaises et d’Algarve comme la cataplana (plats de poissons servis dans une casserole en cuivre). Très bon poulet piri piri également. On y a mangé les deux soirs où nous logions à Carvoeiro.Verre de porto offert sur présentation du guide du routard.

Faro :

  • Faaron Steakhouse : bons plats de viandes (picanha…), plus chers que la moyenne ici

Le cirque de Salazie : le paradis des cascades

Il y a plus de trois mois (déjà) je suis rentrée de La Réunion. Je commence à digérer ces quelques mois de vie là-bas. Sa nature verdoyante, son relief atypique, ses paysages grandioses me manquent beaucoup. C’est pourquoi je vais vous partager les différents recoins de l’île, mes incontournables à travers une série d’articles.

Et on commence par le cirque de Salazie, le plus vert de l’île (merci la pluie). L’île de La Réunion compte trois cirques au total le cirque de Mafate le plus connu car accessible uniquement à pied par des sentiers de randonnée ou en hélicoptère pour les ravitaillements notamment et le cirque de Cilaos connu pour sa route des 400 virages pour y accéder.

Vue sur le cirque de Salazie depuis le sommet du piton d’Anchaing.

Pourquoi commencer par le cirque de Salazie ? C’est tout simplement le premier que j’ai pu découvrir de l’intérieur sur l’île et surtout le plus proche quand on habite sur Saint-Denis dans le nord de l’île. Il faut compter 1h de route pour aller jusqu’au village d’Hell-Bourg au fond du cirque. Et pour la petite histoire mon super coloc Wilson (quand je vivais sur Saint-Denis) a grandi dans le cirque de Salazie et juste pour ça c’est la classe.

Voici donc mes incontournables à découvrir dans le cirque de Salazie.

La cascade blanche

La première arrivée dans le cirque de Salazie est juste magique. Imaginez, une route qui serpente entre les montagnes et qui dévoile à chaque virage des cascades plus impressionnantes les unes que les autres. On ne sait plus où donner de la tête en pénétrant dans ce cirque.

Le pisse en l’air est l’une des attractions quand on rentre dans le cirque : il s’agit d’une chute d’eau qui se jette sur la route (essuie-glace obligatoire pour passer au travers). Puis en tournant la tête sur la gauche on observe la majestueuse cascade blanche. Une chute d’eau de 640 mètres de hauteur qui figure parmi les 50 plus hautes chutes d’eau de la planète et dans le top 3 des cascades les plus hautes de France.

La cascade blanche vue depuis le sentier de randonnée qui mène jusqu’au pied de la cascade.

Il est possible de l’observer de très près après une courte marche d’une quarantaine de minutes. Un bel écrin de verdure se dévoile et offre un spectacle grandiose.

Le voile de la mariée

En poursuivant la route on réalise qu’on entre vraiment dans un cirque, pas d’échappatoire possible pour en sortir il faudra reprendre la même route. Les cascades s’accumulent le long de la route puis nous arrivons dans un virage devant l’imposante succession de cascades du voile de la mariée. Imposante avec toutes ses chutes qui semblent sorties de nulle part, on peut l’admirer depuis plein d’endroits et de points de vue dans le cirque.

Mais pourquoi le cirque de Salazie compte autant de cascades ? Et bien c’est tout simplement du à sa situation géographique. L’est de l’île enregistre les plus forts niveau de pluviométrie par an. Cette abondance d’eau favorise cette végétation luxuriante et la culture de certaines espèces comme le chouchou.

Véritable emblème de Salazie, le chouchou (aussi connu sous le nom de christophine) est une plante grimpante à longues pousses et envahissante. Plus de 90% des chouchous de La Réunion sont cultivés dans le cirque de Salazie. On le consomme sous toutes ses formes : gratin chouchou, gâteau chouchou, soupe chouchou, beignet chouchou…etc

La mare à poule d’eau

Retour sur notre belle route pour poursuivre notre découverte du cirque. En prenant la direction d’Hell-Bourg je vous conseille un arrêt à la mare à poule d’eau. Petit havre de paix où se retrouve les familles pour le traditionnel pique-nique du dimanche mais aussi pour pécher dans la mare. Au premier abord, on se demande où elle se trouve car elle est complètement recouverte de plantes qui prennent racine dans l’eau. Une belle halte à faire en se rendant à Hell-Bourg. Attention aux moustiques très présents dans cette zone… vive l’humidité !

Hell-Bourg, plus beau village de France

Et on arrive à notre destination finale au fond du cirque dans le plus beau village de l’île, le plus authentique et le plus dépaysant : Hell-Bourg. Une rue principale où se trouvent une succession de cases typiques créoles colorées. En 1842, Hell-Bourg prend son nom actuel et devient une station thermale.

La maison Folio, bâtisse du XIXème siècle est nichée au cœur de l’ancienne station thermale d’Hell-Bourg. La villa et son jardin sont inscrits à l’Inventaire des Monuments Historiques du Département depuis le 6 avril 1989. Un magnifique jardin à découvrir et une belle alternative aux randonnées en cas de temps pluvieux.

Le piton d’Anchaing

Le village d’Hell-Bourg se trouve au pied du piton d’Anchaing. Cette montagne est liée à l’histoire de deux esclaves : Anchaing, esclave marron légendaire de La Réunion, et Héva sa femme. Anchaing était tombée amoureux d’une jeune esclave nommée Héva. Un jour, ils décident de fuir leurs maîtres et se réfugient au sommet de cette montagne réputée comme inaccessible : le Piton d’Anchaing. La randonnée pour atteindre le sommet offre une magnifique vue sur le cirque de Salazie. Une vue qui se mérite car la montée est assez raide et peut se révéler glissante en cas de pluie.

La forêt de Bélouve et le trou de fer

Le cirque abrite également une forêt primaire préservée. Un univers végétal surprenant très dense et où la nature occupe chaque recoin. C’est le paradis des fougères arborescentes, des tamarins et j’en passe. Une belle végétation à découvrir après l’ascension jusqu’au gite de Bélouve. Depuis le gîte, une belle vue se dévoile sur le cirque de Salazie (en cas de beau temps). Ensuite il faut prendre le sentier pour rejoindre la célèbre cascade du trou de fer (plus haute cascade de l’île). Le sentier emprunte des pontons en bois qui serpentent au milieu d’une végétation luxuriante. Nous avons fait demi-tour en cours de toute car le sentier pour accéder au trou de fer était fermé quand j’y étais suite à un éboulement sous la plateforme d’observation de la cascade. Je vous invite à consulter régulièrement le site de l’ONF pour connaitre les sentiers fermés avant de programmer une randonnée.

J’espère que cette découverte du cirque de Salazie vous aura donnée envie ou vous aura rappelée de beaux souvenirs. N’hésitez pas à partager vos impressions ou vos recommandations en commentaires. A bientôt pour d’autres articles sur l’île intense !

INFOS PRATIQUES

  • Se loger dans le cirque :

J’ai pu tester une seule chambre d’hôte lorsque mes parents m’ont rendu visite. Il s’agissait du gîte Le p’ti blanc des « o ». Très bien situé à une centaine de mètres au-dessus du village d’Hell-Bourg avec un accès (secret) direct sans passer par la route. En gros vous arrivez vous laissez votre voiture et vous pouvez tout faire à pied. (départ rando à 5min) Dîner fait maison très copieux : déclinaison de plats autour du chouchou : soupe de chouchou, beignet de chouchou, gâteau chouchou…etc Et petit déjeuner à base de produits locaux également confiture et jus de goyavier (pleine saison de ce fruit au mois de mai), pain, gâteau fait maison. Je recommande pour une étape à Hell-Bourg dans le cirque de Salazie.

  • Bonnes adresses pour manger :

Parlons sérieusement les restaurants à Hell-Bourg. J’ai une seule adresse à vous conseiller sur trois adresses que j’ai pu tester et c’est la Villa Marthe au bout de la rue en allant vers les anciennes thermes. Déjà pour le cadre mais aussi pour la variété des plats on retrouve la plupart des spécialités de l’île mais aussi des variantes. Mention spéciale pour le rougail saucisses, le porc massalé et le tartare de thon ananas. On s’est régalées !

Lever de soleil au sommet du piton des neiges

Il domine l’océan indien du haut de ses 3070m, le piton des neiges est le sommet emblématique de l’île de La Réunion. Retour sur une ascension mythique de nuit.

Pour atteindre le toit de l’océan indien et assister au plus beau des spectacles, il a fallu se lever tôt ou plutôt ne pas dormir. Nous sommes le lundi 9 juin. Direction le cirque de Cilaos. C’est depuis l’accès par le bloc que nous gravirons le sommet. (Ils existent plusieurs accès au piton des neiges, celui par le bloc est le plus court)

Les sommets sont couverts en cette fin d’après-midi, on croise les doigts pour que le ciel se dégage dans la nuit. 19h nous dinons dans un restaurant à Cilaos pour prendre des forces pour cette nuit. Au menu : côte de porc, riz et lentilles puis une mousse au chocolat en dessert. Il est 21h on monte rapidement les tentes pour se poser quelques heures avant d’entamer l’ascension.

Minuit. Nous sommes le mardi 10 juin. Il est temps de se lever, tout ranger, se préparer et direction le point de départ du bloc pour commencer la randonnée un peu avant 1h du matin. On progresse à la lumière de la frontale. C’est très déstabilisant de marcher de nuit car on ne se rend pas compte d’où on marche exactement. Le ciel est dégagé. On peut même contempler les étoiles et la voie lactée en relevant la tête, le temps de reprendre une gorgée d’eau. La mise en jambes a été un peu compliquée (on était en pleine digestion de notre dîner copieux aha) et la nuit n’aide pas. Puis les virages se sont enchainés, nous gardions un bon rythme et finalement la montée est passée plus vite qu’on l’imaginait.

Quelques heures plus tard (temps de montée annoncée 3h30), nous atteignons le gîte de la caverne Dufour. Les randonneurs qui choisissent de ne pas grimper le piton en une fois peuvent dormir ici avant d’entamer l’ascension finale. De notre côté vous l’aurez compris pas de nuit en dortoir pour nous. Juste le temps de se poser une quarantaine de minutes pour reprendre des forces, mais surtout pour se changer. Le refuge se trouve à 2400m d’altitude. Il reste 670m de dénivelés jusqu’au sommet. Il faut donc se couvrir davantage. Je remplace mon t-shirt par un haut à manche longue et une polaire. La température annoncée au sommet est comprise entre 2 et 7 degrés.

Il est 4h20. Nous reprenons le chemin pour l’ascension finale, plus sportive car dans la caillasse. (Temps annoncé 1h50 jusqu’au sommet)
Les premières lueurs du jour apparaissent vers 5h30. Le relief aux alentours se dessinent petit à petit. Nous ne sommes pas les seuls à gravir le piton des neiges ce jour là. On entend les bruits de bâtons qui nous rattrapent derrière nous. Puis dans la montée chacun prend son rythme. Rendez-vous au sommet. Dernière ligne droite… et nous arrivons à 3070m d’altitude au sommet du piton des neiges vers 6h15. Il fait un froid glacial. Pas une minute à perdre, j’enfile ma doudoune (oui oui vous avez bien lu une doudoune), des gants et un bonnet.

Nous sommes aux premières loges pour admirer le lever de soleil sur le toit de la Réunion. Que le spectacle commence… Le soleil pointe le bout de son nez au dessus des nuages sur l’océan, ses premiers rayons commencent à nous réchauffer. Puis les paysages aux alentours se sont illuminés. Nous admirons le Grand Bénare, le cirque de Cilaos, la plaine des cafres, le volcan, Takamaka, une partie de Salazie, Marla… C’était grandiose !

Pendant 1h30, nous profitons du sommet, du spectacle et des vues sur l’île. Un caillou au milieu de l’océan indien c’est comme cela que certains désignent l’île de La Réunion. Et bien il faut prendre de la hauteur pour s’en rendre compte. L’île intense est si petite mais grandiose à la fois !

Il est temps d’entamer la descente. Et croyez moi c’était tout de suite moins sympa. La deuxième partie après le gîte a été plus compliquée avec la fatigue et le manque de sommeil. Les jambes et les genoux étaient épuisés. C’est à ce moment là que j’ai regretté de ne pas avoir de bâtons de marche. (Leçon pour la prochaine fois marcher avec des bâtons pour ne pas subir les descentes). Mais on l’a fait ! Et à la fin, la satisfaction d’avoir réalisé ce beau défi.

Le refuge de la caverne Dufour. Photo : Lucie Martin

Mes conseils :

• Vérifier la météo : ne pas hésiter à reporter son ascension si la météo annoncée est instable et risque de pluie.

• Faire l’ascension sur deux jours. Partir dans l’après-midi pour dormir au gîte de la caverne Dufour. Puis terminer l’ascension le lendemain matin pour admirer le lever de soleil et redescendre.

• Investir dans des bâtons de marche : si vous avez tendance à avoir mal aux genoux, articulations je vous conseille de marcher avec des bâtons surtout pour la descente. (cela évite les chocs articulaires)

• Prévoir des encas pour la montée et beaucoup d’eau.

Croatie : la côte dalmate en 10 jours de Dubrovnik à Zadar

Après un an et demi sans voyage en dehors de la France, je suis partie avec une amie début septembre en Croatie ! Quel plaisir de retrouver la route des voyages. De Dubrovnik à Zadar, nous avons fait un petit roadtrip sur la côte dalmate pour finir en beauté aux lacs de Plitvice.

Voici notre itinéraire :

Jour 1 : la vieille ville de Dubrovnik et le mont Srd

Premier étape de ce séjour : Dubrovnik. La perle de l’adriatique porte très bien son nom. Sa vieille ville entourée de remparts (sur 1940 mètres) est envoutante. Nous voilà transportées dans le temps.

Dubrovnik a été endommagée par des bombardements pendant la guerre civile entre 1991 et 1992. Elle a ensuite été restaurée pour retrouver la splendeur qui fait sa réputation aujourd’hui.

Direction la vieille ville pour découvrir Dubrovnik. La rue principale c’est la Stradun. Passage devant sa fontaine circulaire Onofrio. C’est le point de rendez-vous de la ville. Au fil de la journée, les passants viennent se poser sur les marches et se rafraichir.

Tout à l’est de la ville, il faut monter jusqu’au fort Lovrijenac pour avoir une belle vue sur la vieille ville. Les fans de Game of Thrones reconnaitront ce lieu qui a servi pour le tournage de la série. Il existe des billets combinés pour visiter la forteresse et les remparts de la vieille ville.

L’après-midi nous poursuivons notre visite au monastère des dominicains, son cloître est un véritable havre de paix. Sa construction dura deux siècles. Son architecture combine à la fois des éléments romans, gothiques et baroques. C’est l’un des plus anciens monuments de la ville.

Le monastère des dominicains. Photo : Lucie Martin

En fin de journée, nous prenons le téléphérique de Dubrovnik (Billet A/R : 170 kuna environ 23 euros) pour grimper jusqu’au mont Srd. C’est une petite montagne qui s’élève à 415 m au-dessus de la ville. C’est le spot parfait pour apprécier le coucher de soleil et profiter de la golden hour. Nous avons vue sur les montagnes et les îles aux alentours comme Lokrum (petite photo au milieu ci-dessous).

Nuit 2 : Apartment old garden Dubrovnik

Jour 2 : l’île de Lokrum et les remparts de Dubrovnik

Embarquement depuis le vieux port de Dubrovnik pour l’île de Lokrum. (Billet A/R environ 26 euros). En 10 min seulement nous arrivons sur cette île inhabitée. Lokrum c’est 2 km de long et 500 m de large. Autant vous dire qu’il est très facile d’en faire le tour en une journée.

On commence par les vestiges de l’abbaye et du monastère des Bénédictins qui occupèrent Lokrum du XIe à la fin du XVIIIe siècle. Puis nous grimpons jusqu’à la forteresse de Fort Royal point culminant de l’île qui offre une vue plongeante sur Dubrovnik.

L’île a été classée réserve naturelle depuis 1979. Les propriétaires des lieux aujourd’hui ce sont une famille de paons. A vous de choisir ensuite les plus belles criques pour s’y baigner. On accède à l’eau par des échelles pour une descente progressive. Petit aperçu de l’île ci-dessous :

En fin de journée nous prenons le bateau pour retourner dans la vieille ville. C’est parti pour une boucle de 2h sur les remparts de la ville. Difficile de ne pas s’arrêter tous les 2 mètres pour prendre une photo. Si ces toits peuvent vous sembler familier c’est normal, leurs tuiles ont été fournies par la région de Toulouse (après la guerre de Croatie face à l’armée Yougoslave : 1991-1995) pour aider à la reconstruction de la ville. Le programme de reconstruction des toits de la perle de l’adriatique aura durer plusieurs années avant de retrouver l’apparence qui la rend célèbre aujourd’hui.

🍴Le soir on a testé le restaurant Lady Pipi. Étant donné la file d’attente à l’extérieur, mon niveau d’exigence était assez élevé. Et en effet ça valait le coup d’attendre. Nous nous sommes régalés. Tous les poissons et les viandes sont cuits dans le four / grill qui se trouve sur la terrasse. La qualité, la fraicheur des produits, la cuisson parfaite du poisson, le cadre : je recommande ! 🍴

Petit tour dans Dubrovnik de nuit. Le palais du recteur est magnifiquement mis en valeur avec les éclairages nocturnes.

Nuit 3 : Apartment old garden Dubrovnik

Jour 3 : Plage Duba – Brela – Split

Dernier petit déjeuner sur notre terrasse à Dubrovnik. Nous allons récupérer notre voiture de location pour le reste de notre séjour. (Plus d’infos en fin d’article dans « Infos pratiques ») Une journée sur la route entre Dubrovnik et Split (3h. Premier arrêt à Trsteno. Puis pause pique-nique sur la rivieira Makarska et baignade sur la plage Duba. Un petit coin de paradis à l’ombre des pins. Attention les parking sont payants pour la plupart des plages en Croatie.

Par curiosité on se rend sur l’une des plus belles plages de Croatie : la plage de Brela. Derrière la photo carte postale se trouve en fait une plage bondée de monde. Il faut aimer la foule pour s’y baigner. Désolé le tableau fait tout de suite moins rêver mais j’ai été déçue par cette plage. L’impact du tourisme de masse.

Sur la route, on dépasse rarement les 60 km/h sur la route côtière : c’est très très long ! Il faut être hyper attentif car les vitesses changent tout le temps sur cette route : ne pas se fier au GPS.

Arrivée sur Split en fin de journée.

🍴Dîner en ville sur les recommandations de notre hôte au restaurant Konoba Korta : belle carte de poissons grillés et plats mijotés 🍴

Nuit 4 : Split Airbnb Cosy apartment near old otwn

Jour 4 : Split et Trogir

Journée consacrée à la visite de Split. La vieille ville se trouve dans l’enceinte des restes d’un palais grandiose ayant appartenu à l’empereur Dioclétien (IIIème siècle av. J.-C.). Le Péristyle, est la place centrale du palais. C’est assez unique à voir. On a également monté les marches du campanile de la cathédrale pour observer Split vue d’en haut. Il faisait très chaud ce jour-là donc nous avons poursuivi notre visite à l’ouest de la ville sur la colline Marjan à le recherche de l’ombre.

Je ne m’étale pas vraiment sur Split car je n’ai pas été particulièrement emballée par cette ville. C’est très urbanisé autour et la vieille ville est vraiment petite donc difficile d’en profiter pleinement avec la foule qui s’amoncelle dans les rues. Dommage car la place centrale (le péristyle) mérite le détour !

En fin de journée nous prenons le bateau pour rejoindre la ville de Trogir à 40 min de Split. C’est une charmante ville romaine beaucoup plus calme que Split. Il faut prendre le temps de se perdre dans ses ruelles, de se poser sur sa place Ivana Pavla II et d’admirer sa cathédrale Saint-Laurent sous les derniers rayons de soleil de la journée.

Nuit 5 : Split Airbnb Cosy apartment near old otwn

Jour 5 : L’île de Brac

Départ pour l’île de Brac à 9h mais il fallait y être une heure avant avec la voiture. 50 min de traversée.

Nous sommes allées admirer la vue depuis Vidova gora : c’est le sommet le plus haut de l’archipel de l’Adriatique (780 mètres). Puis détente et pique-nique sur la célèbre plage de Zlatni Rat surnommée la corne d’or.

Je ne recommande pas forcément de venir passer une journée sur l’île de Brac car finalement nous avons du reprendre le bateau le même jour pour rejoindre ensuite Sibenik. C’était un peu la course.

Retour sur Split en bateau puis route jusqu’à Sibenik.

🍴Dîner à l’auberge de jeunesse à Sibenik : Pub & Wine Bar : très bon burger fait maison avec vue sur la piscine. 🍴

Nuit 6 : Sibenik : Hostel Scala

Jour 6 : le parc national de Krka

Les choses sérieuses commencent. Depuis Sibenik, nous roulons pendant 15 min pour rejoindre l’entrée du parc national de Krka. Difficile d’imaginer qu’un parc national avec des cascades se trouve dans le coin étant donné la sécheresse des paysages aux alentours.

Nous avons commencé la visite par l’entrée Lozovac. Pendant moins d’une heure nous déambulons sur des pontons en bois au milieu du végétation luxuriante qui contourne l’eau. L’intérêt de commencer par cette entrée est de faire le tour du parc en finissant par le clou du spectacle : les fameuses chutes de Skradin.

Le parc national de Krka et les chutes de Skradin. Photos : Lucie Martin

Par contre, l’autre entrée vous permet de faire une traversée en bateau pour rejoindre le site.

Il faut prévoir une matinée pour visiter le parc tout en profitant pleinement et en prenant des photos (beaucoup de photos). N’hésitez pas à arriver tôt, à 8h, pour pouvoir profiter un peu du site avant que la foule débarque à partir de 9h.

L’après-midi nous avons profité de la piscine de l’auberge puis nous avons rejoint la vieille ville de Sibenik.

Nuit 7 : Sibenik : Hostel Scala

Jour 7 : Sibenik – Zadar

Sibenik vaut plus que le détour. C’est un petit joyau d’architecture au patrimoine riche. L’un des monuments emblématiques de la ville est la cathédrale Saint-Jacques classée au patrimoine de l’UNESCO. Elle a été érigée entre la fin du Moyen-Age et le début de la Renaissance. Elle est considérée comme le premier bâtiment de type Renaissance bâti hors d’Italie. Sa place avec le palais des Ducs est très agréable. Il faut également monter l’un des escaliers de chaque côté du palais pour admirer la cathédrale sous différents angles.

Il est temps pour nous de reprendre la route pour Zadar (1h).

Première découverte de la ville autour de son forum. Puis direction l’orgue marine pour un magnifique coucher de soleil.

Sur le front de mer, cette œuvre est unique au monde. Ici c’est la mer qui nous livre ses notes de musique. Assis sur les gradins juste au-dessus de l’eau, on profite de la digue qui se met à chanter de plus en plus fort à chaque fois qu’un bateau passe ou lorsque la mer est agitée.

On a l’impression que l’on va voir débarquer des sirènes. C’est une atmosphère assez étrange mais une expérience à vivre à Zadar.

Nuit 8 : Boutique Hostel Forum Zadar

Jour 8 : Nin – Grabovac

A quelques kilomètres seulement de Zadar se trouve la ville de Nin. C’est la première et plus ancienne ville royale de Croatie. Après la ville direction la plage avec vue sur les montagnes de Paklenica. En arrivant sur cette plage, on tombe sur des personnes dont l’ensemble du corps est recouvert de boue. Il faut se prêter à l’expérience : appliquer de la boue sur plusieurs parties du corps puis se faire sécher au soleil et se rincer dans l’eau de mer ou sous la douche de plage. Sensation peaux douces garantie et c’est gratuit pas besoin d’aller en institut.

Il est déjà temps de reprendre la route pour rejoindre la région montagneuse des lacs de Plitvice.

Nuit 9 : Grabovac : House Pavlic

Jour 9 : Les lacs de Plitvice

Réveil 7h aujourd’hui. C’est la journée la plus attendue du séjour avec au programme la visite des lacs de Plitvice. Nous débutons la randonnée autour des lacs à 8h du matin pour essayer d’éviter le monde. Pour info il faut réserver son billet d’entrée à l’avance sur le site internet du parc). Nous avons suivi le parcours K, la plus grande boucle. Vous pouvez également suivre les autres parcours en coupant certains passages en prenant le bateau. Entre 6 et 8h de balade à travers les lacs inférieurs, supérieurs, les cascades.

Les lacs de Plitvice. Photos : Lucie Martin

Retour à Zadar pour dernière soirée avec un nouveau coucher de soleil au niveau de l’orgue marine.

🍴Dîner au restaurant Bruschetta à Zadar : bon mais très copieux : calamars frits, risotto à l’encre de seiche…etc🍴

Nuit 10 : Boutique Hostel Forum Zadar

L’auberge de jeunesse Boutique Hostel Forum à Zadar. Photo : Lucie Martin

C’est ainsi que notre séjour en Croatie se termine. Vous l’aurez compris mon avis sur la Croatie reste assez mitigé. J’ai adoré la vieille ville de Dubrovnik, que je recommande pour un week-end. Et coup de cœur pour les lacs de Plitvice. On s’émerveille pendant toute la randonnée sur la beauté de la nature et de ses lacs.

Mais j’ai eu pas mal de déception aussi : Split, certaines plages comme Brela, l’île de Brac…etc Fin août début septembre il y avait encore énormément de touristes. Il faut aimer la foule (ce n’est pas mon cas aha) Et à noter que la Croatie n’est pas forcément une destination bon marché : les plages sont payantes ( parking ), même prix qu’en France pour les restaurants sauf quelques exceptions, location de voiture très chère en dernière minute.

Infos pratiques :

🚗 Voiture : Nous sommes passés par Nova Rent a Car. Début de location à Dubrovnik retour de la voiture à Zadar. Pour 7 jours de location environ 380 euros. C’est très cher à cause notamment du lieu de retour dans une autre ville. Il faut également ajouter un supplément pour prendre le ferry et passer la frontière de la Bosnie. Rien à redire sur l’agence, très sérieuse, on nous a même surclassées.

🏠Hébergements :

Dubrovnik : Apartment old garden Dubrovnik : Superbe appartement à 15min à pied de la vieille ville. Bien située, au calme avec une charmante terrasse pour prendre son petit déjeuner par exemple.

Split : Airbnb Cosy apartment near old otwn : appartement à 10/15 min du palais dioclétien. Fonctionnel, confortable avec un jardin agréable.

Sibenik : Hostel Scala : auberge de jeunesse assez récente avec une magnifique piscine et un restaurant / bar. Nous avons dîné le premier soir au restaurant de l’auberge. Excellent rapport qualité/ prix, n’hésitez pas !

Zadar : Boutique Hostel Forum Zadar : une superbe auberge de jeunesse idéalement située. Les chambres sont petites mais originales avec vue sur la basilique Saint-Donat. Petit-déjeuner avec du choix.

Grabovac : House Pavlic : logement spacieux à l’étage d’une maison. Grande cuisine. Bon emplacement pour visiter les lacs de Plitvice le lendemain.

💸 Monnaie : et oui ici on ne paye pas en euro mais en kuna croate. 1 euros c’est 7,5 kunas environ. Et 100 kunas c’est un peu plus de 13 euros.

Le Cirque de Saint-Même en hiver : voyage au cœur du paradis glacé

L’envie de neige et de montagnes étaient trop intense. Début janvier, je suis partie dans les Alpes pour une bouffée d’oxygène de quelques jours.

J’avais envie de partager avec vous ce spot extraordinaire, d’une beauté rare entre Savoie et Isère. Il s’agit du cirque de Saint-Même. Bienvenue dans un monde glacé où les cascades se sont figées sous la glace, où la neige a recouvert tous les sapins, où la silence règne. Bref, une beauté immaculée. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Le cirque de St-Même. Photo : Lucie Martin

En cette matinée de janvier, personne à l’horizon, nous avançons seuls en direction du cirque. Il faut compter une trentaine de minutes pour atteindre le fond du cirque et la cascade de « la Pisse du Guiers ». Puis si vous avez l’occasion de poursuivre votre chemin le long du sentier des cascades vous tomberez devant la grande cascade qui était en partie glacée à cette période de l’année. Il faut quand même prévoir des chaussures de randonnée pour marcher dans la neige même si les chemins étaient plutôt bien aménagés à ce moment là.

La montagne ça vous gagne.

C’était la première fois que je voyais des cascades en partie figées par la glace. Un vrai bonheur pour les yeux. Je vous recommande de venir passer quelques heures en hiver dans le cirque. C’était grandiose ! Il faudra revenir en été pour le découvrir autrement.

On se retrouve très vite pour de nouvelles escapades. Je vous laisse sur cette petite vidéo (filmée avec l’Osmo pocket) pour vous mettre dans l’ambiance du cirque.

Les calanques de Cassis à pied ou en kayak ?

Après Marseille, direction Cassis pour deux jours à la découverte de ses fameuses calanques. La première journée nous sommes allées randonner dans les calanques. Nous avons emprunté le GR98 qui part de la calanque de Port-Miou. Le départ se trouve à environ 35min à pied de Cassis.

⚠️ATTENTION ⚠️ : l’accès aux calanques peut être interdit par arrêté préfectoral entre le 1er juin et le 30 septembre en fonction du risque d’incendie. Je vous conseille de vous renseigner la veille au soir pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Nous commençons la randonnée pour découvrir les trois calanques accessibles au départ de Cassis : Port-Miou, Port-Pin et En-Vau (environ 4h de marche aller-retour). Une superbe rando facile au début mais attention elle peut être sportive pour certains en fin de parcours. Au moment de descendre dans les calanques, il faut un peu escalader et trouver ses prises. Un conseil, chaussez-vous bien quand même ! Après avoir passé la calanque de Port-Pin, nous bifurquons par la gauche pour emprunter le sentier belvédère qui contourne la calanque. De belles vues sur les calanques et sur les aiguilles de celle-ci. L’occasion de pique-niquer loin de la foule qui s’agglutine sur la plage de Port-Pin.

Ci-dessous, notre vue pour le pique-nique du jour, pas mal non ?

Puis nous poursuivons le sentier pour la calanque d’En-Vau. C’est sans aucun doute la plus photogénique des calanques avec ses falaises et ses aiguilles qui tombent à pic dans cette eau turquoise. Nous sommes arrivés vers 16h30/17h dans la calanque et le soleil n’était plus de la partie. Nous n’avons pas pu apprécié pleinement les couleurs de l’eau ce jour-ci. Il faut prendre en compte les heures d’ensoleillement pour en profiter à fond !

Mais comment ne pas être séduit par la beauté de ce décor naturel entre ses falaises blanches qui surplombent la méditerranée et ses eaux aux couleurs caraïbes ?

Même si le soleil a disparu une petit baignade bien rafraichissante s’impose. Je me demandais en arrivant pourquoi il n’y avait pas grand monde dans l’eau….et bien j’ai vite compris. L’eau ne dépassait pas les 14 degrés !! Et pourtant je ne suis pas frileuse quand il s’agit de se baigner mais là ça vivifie !! J’ai quand même montré l’exemple en me jetant à l’eau.

Les calanques en kayak à la journée

Pour notre deuxième journée, nous décidons de partir explorer les calanques en canoë-kayak cette fois-ci. Nous avons loué un kayak pour deux pour environ 4h chez Lokayak. Il faut compter 1h de coup de pagaie pour rejoindre la calanque d’En-Vau, la plus éloignée. Ce sera notre première étape de la journée. L’arrivée dans la calanque est spectaculaire. On se sent minuscules dans notre kayak face à ces immenses falaises blanches. Nous glissons sur cette eau limpide aux magnifiques nuances émeraude, turquoise et bleu nuit ! Contrairement à la veille, le soleil est au plus haut lorsque nous pénétrons dans la calanque. Les rayons accentuent davantage les différentes couleurs de l’eau. C’est magnifique !

Nous nous posons sur sa plage pour apprécier le lieu même si il est encore envahi de touristes en ce début septembre. Puis nous avons escaladé à gauche de la calanque pour prendre de la hauteur et pouvoir apprécié celle-ci en la surplombant. Elle se dévoile sous nos yeux entre les pins qui poussent sur ses rochers. Je vous épargne la foule sur la plage sur les photos. C’est ce qu’on appelle l’art du cadrage pour mettre en avant un lieu. Petit échantillon pour le plaisir de la rétine juste ici :

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la température de l’eau ne dépassait toujours pas les 13/14 degrés. Autant vous dire qu’il ne faut pas avoir peur de se jeter à l’eau et de nager sans s’arrêter les premières minutes afin de se réchauffer et pouvoir apprécier ce moment. L’avantage ? Il y avait moins de monde dans l’eau que sur la plage.

Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt à l’entrée de la calanque de Port-Pin avant de rentrer sur Cassis. L’occasion de se baigner une dernière fois dans cette eau transparente.

Le port de Cassis

Mais Cassis ce n’est pas uniquement ses calanques. Son petit port de pêche qui se trouve entre les calanques et le Cap Canaille vaut le détour. Si vous n’aimez pas les bains de foule, vaut mieux l’éviter en pleine saison touristique. Un petit aperçu de Cassis en images :

Pendant notre séjour à Cassis nous avons également pu profiter de sa plage de la Grande-Mer. Plutôt sympa comme cadre de baignade avec le Cap Canaille en arrière plan.

Si vous êtes véhiculés, je vous recommande la route des Crêtes. C’est une route côtière qui serpente entre Cassis et la Ciotat avec des vues splendides sur la Méditerranée. Un petit aperçu depuis le Cap Canaille juste ici :

Le Cap Canaille au coucher du soleil. Photo : Lucie Martin

Où manger à Cassis 🍴 ?

Niveau restaurants, nous nous sommes régalées à Cassis. Je vous partage deux adresses juste ici :

  • L’Escalier : en terrasse sur rue, vous pourrez y déguster une cuisine de marché, du poisson et un menu régional. Les portions sont généreuses et le service agréable. En entrée j’ai découvert la fameuse soupe de poissons accompagnée de sa rouille et de croutons : un pur délice.
    En plat, c’étaient des filets de rascasse et sa tapenade d’olives vertes accompagnés de riz basmati aux amandes
    En dessert : un crumble poire-chocolat; et croyez moi je me suis laissée convaincre et finalement il passait tout seul en fin de repas.
  • Le Naïo : un restaurant avec une belle terrasse qui donne sur le port de Cassis. Une cuisine simple mais un poisson frais comme on aime le déguster. Et le cœur coulant au chocolat en dessert évidemment !

Où dormir à Cassis 😴 ?

Nous sommes restées deux nuits à Cassis et nous avons opté pour un Airbnb. Nous logions chez l’habitant. Nos hôtes Claire et Richard mettent à disposition une chambre dans leur belle maison située sur les hauteurs de Cassis (à environ 15min de marche du centre). Plein de petites attentions pendant notre séjour chez eux. Et tous les matins ils proposent un petit-déjeuner copieux et délicieux servi directement sur la terrasse. Je vous mets le lien de leur logement si vous êtes intéressés juste ICI. N’hésitez pas, vous ne serez pas déçus et vous vous sentirez comme à la maison !

C’est ainsi que ce petit tour dans les calanques de Cassis se termine. Que ce soit à pied ou en kayak, elles s’apprécient de manière différente. Je vous recommande ces deux options pour les découvrir autrement. Et vous, connaissez-vous les calanques ? Quelles sont les autres que vous recommandez ?

Retrouvez également l’article sur Marseille et ses îles du Frioul juste ici :

Cap sur Marseille et les îles du Frioul

Retour deux mois en arrière à l’époque où on pouvait encore partir en vacances. Et cet été je suis partie avec ma meilleure amie pour 4/5 jours entre Marseille et Cassis début septembre. Nous avons pris un OuiGo (23euros aller/retour : non non ce n’est pas une blague) depuis la gare de Marne la Vallée…

Rando en Savoie : l’ascension du Mont Colombier

Cet été, j’ai passé plusieurs jours au lac du Bourget. L’occasion de randonner dans le Massif des Bauges. Je vous propose ici une superbe randonnée qui débute dans la forêt avant de se poursuivre dans les alpages, pour terminer en beauté sur le plus haut sommet des Bauges : le Mont Colombier. Il culmine à 2043m ! Pour y accéder, il y a 845m de dénivelés à gravir. La montée dure environ 2h. Il faut compter un peu moins pour la descente (environ 1h30).

J’ai emprunté l’itinéraire qui part du Parking du Praz Gelaz. Il passe ensuite par les chalets de la Fullie puis le col de la Cochette (1694m).

Avant d’entamer la dernière montée, le chemin passe devant une ferme qui vend du fromage. Ce jour-ci les vaches nous tournent le dos et nous incitent à contempler la vue sur le massif.

Vue sur le massif des Bauges. Photo : Lucie Martin

Attention, après avoir passé la ferme, on ne rigole plus du tout. Les derniers dénivelés se font vachement ressentir. La montée est très raide. Mais on garde le cap. Objectif : pique-nique avec vue au sommet. C’est une croix en bois qui symbolise le sommet. En s’éloignant un peu, vous trouverez l’embarras du choix niveau rocher pour profiter du déjeuner.

La petite salade de pâtes pour le pique-nique a une saveur unique avec cette vue sublime sur les massifs environnants.

Pique-nique avec vue. Photo : Lucie Martin

Depuis le sommet on a une vue à 360 degrés sur tout le massif des Bauges. Mais aussi au sud sur Belledonne, le Grésivaudan et le Vercors. On aperçoit aussi la Dent du Chat et la Croix du Nivolet ainsi que le Semnoz et le lac d’Annecy.

Une superbe randonnée sur le sommet le plus haut des Bauges. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin. La rando doit être sympa aussi à faire à l’automne.

Plus d’aventure dans la région du lac du Bourget à retrouver dans l’article ci-dessous :

Savoie : 5 activités incontournables à faire au lac du Bourget

Direction le lac du Bourget, un petit paradis en Savoie. C’était ma deuxième maison cet été donc j’en ai bien profité. J’étais tombée amoureuse du lac d’Annecy mais honnêtement celui du Bourget s’est révélé encore plus surprenant à mes yeux et surtout moins prisé par les touristes ! C’est le bon plan pour allier baignades,…

Une semaine à Madère : l’île secrète portugaise

Attention coup de cœur pour cette île verdoyante portugaise ! Cap sur Madère pour une semaine d’aventure entre côtes, montagnes et nature luxuriante dans l’océan atlantique. J’ai découvert ce paradis méconnu en septembre dernier (2019). Madère c’est un petit poumon vert, la nature y est omniprésente. C’est la destination parfaite pour les amoureux de nature et de randonnées. Car ici la nature est à l’état brut : des levadas, des montagnes, des vues à couper le souffle. Et en prime une gastronomie riche ! Rendez-vous en fin d’article pour un récapitulatif de mon itinéraire sur l’île pour une semaine.

POint de vue depuis le miradouro o Farol. Photo : Lucie Martin

Il y a pile un an, en septembre 2019, nous nous sommes envolés pour une semaine à Madère (Madeira en portugais). Cette île portugaise d’origine volcanique se trouve à 700km des premières côtes africaines à la même latitude que Casablanca. Embarquement immédiat !

JOUR 1 : Bem vindo (bienvenue) à Funchal

L’aventure commence dès l’arrivée à l’aéroport de Funchal. C’est l’un des plus dangereux au monde car sa piste d’atterrissage très étroite et courte est construite à moitié sur l’océan !

Pour visiter l’île nous avons choisi de louer une voiture (directement à l’aéroport chez Europcar). Direction la capitale de l’île, Funchal pour une première découverte en plein cœur du marché. Quel bonheur toutes ces fleurs et fruits exotiques.

Pour les deux premières nuits, nous décidons de rester à Funchal dans l’hôtel Vila Baleira. La petite piscine sur le toit était très appréciable.

Pour terminer cette première journée, direction les hauteurs de la ville à la Fortaleza do pico. Belle vue sur Funchal en fin de journée.

JOUR 2 : Ponta de São Lourenço et Porto da Cruz

Aujourd’hui, première randonnée sur l’île. Direction la pointe orientale de Madère : Ponta de São Lourenço. Cette partie n’a rien à voir avec le reste de l’île car ici il s’agit d’une zone très aride. Il faut compter 3h (7km aller-retour) pour se rendre jusqu’à la pointe la plus à l’est de l’île. Pique-nique en route avec de belles vues. Ici le bleu de l’océan contraste avec les couleurs orangées, ocres de la terre.

Puis l’après-midi, nous empruntons de belles routes verdoyantes en passant par quelques miradors comme le miradouro da Portela. En redescendant, nous visitons la petite ville de Porto da Cruz. Les plages de galets et de sables qui entourent la ville sont magnifiques.

Porto da Cruz. Photo : Lucie Martin

JOUR 3 : Camara de Lobos, Fajã dos Padres et Jardim do Mar

Nous quittons notre hébergement à Funchal pour prendre la route vers l’ouest de l’île. Premier arrêt à Câmara de Lobos, un village de pêcheurs. Il faut flâner dans la ville et sur son port. Vous y croiserez sûrement des groupes de pêcheurs qui refont le monde.

Pour déjeuner, nous prenons un téléphérique qui nous amène à Fajã dos Padres. Un petit coin de paradis loin de la civilisation coincé entre l’océan et la falaise. Cette bande de terre est accessible uniquement par téléphérique ou par la mer. Nous traversons des plants de bananiers, des vignes, des oiseaux de paradis, des manguiers…etc Il y a un seul restaurant en bas et nous nous sommes régalés. Au menu : porc au four et ses légumes. Le tout avec une vue magnifique sur la plage de galets et l’océan.

Mais il est déjà temps de remonter et reprendre la route pour notre logement du soir à Jardim do Mar. Ce village vaut le détour. Il est niché derrière une montagne au bout d’une route, loin des touristes. Il faut s’y perdre autour de la place de l’église, dans ses petites rues…etc Belle vue sur l’océan depuis l’hôtel. C’était compliqué de trouver où dîner car pas mal d’adresses étaient fermées. Mais finalement nous avons pris une planche à partager au Maktub Guest House : super cadre très cosy.

JOUR 4 : Levada das 25 Fontes et piscines naturelles
de Porto Moniz

Nouvelle randonnée aujourd’hui, c’est parti pour la Levada das 25 Fontes. Le point de départ se trouve au miradouro do Rabaçal. À l’aller, nous avons croisé peu de randonneurs. Du coup nous avons pu suivre les levadas en étant seuls. La végétation ici est luxuriante. Une grande partie du chemin se trouve en forêt donc c’est super agréable. Tout le long du parcours nous suivons les levadas qui nous mènent jusqu’à un magnifique spectacle : une cascades aux 25 sources qui semble tout droit sorti d’un conte de fées.

LEVADAS : ce sont des canaux d’eau construits par l’homme pour irriguer les zones d’accès difficiles de l’île de Madère. Il y en a plus de 200 sur toute l’île (soit 2500km de canaux)

Attention cette levada est l’une des plus empruntée. Par conséquent elle est très prisée par les touristes. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup de monde, énormément de groupes de randonneurs. Un conseil, privilégiez un départ en matinée pour éviter la foule et pouvoir profiter du lieu.

Une fois la rando terminée, nous reprenons la voiture direction Ponta do Pargo pour le déjeuner. Et là, alerte coup de cœur pour le restaurant O Forno. Je vous le recommande à 100%, ne vous fier pas à son emplacement à côté de la route. Nous nous sommes régalés. En terrasse, dégustation d’une gargantuesque et succulente espetada. (Les fameuses brochettes cuites au feu de bois qu’on sert ici suspendues à son pic ! Et ici leur bolo do caco (pain à l’ail et herbes) était juste divin, parfaitement assaisonné. J’en ai l’eau à la bouche en y repensant. C’est le pain de l’île qu’on déguste chaud avec de l’ail et des herbes en entrée/ apéritif.

Après ce copieux repas, nous sommes allés observer la magnifique vue sur l’océan depuis le miradouro o farol. Et nous avons terminé l’après-midi aux fameuses piscines naturelles de Porto Moniz. Pour 1€50 vous profiter de ses bassins aménagés à même la roche. Le cadre est irréel et parfois on se fait surprendre par de grosses vagues qui viennent s’écraser.

Pour cette quatrième nuit sur l’île nous nous rendons à São Vicente (pour deux nuits). Changement de décor. La ville est nichée entre les montagnes avec un accès sur l’océan. Nous arrivons sous la brume. Notre hôtel Estalagem do Vale est juste magnifique avec une superbe piscine (très fraîche) avec vue sur les montagnes.

JOUR 5 : Journée repos et plage de sable noir

Quoi de mieux qu’une superbe vue au réveil pour entamer une nouvelle journée dans cet écrin de verdure. Après un petit déjeuner très copieux, nous nous sommes promenés à São Vicente. Petit pique-nique sur la plage de galets. Et l’après-midi, direction Seixal pour découvrir sa plage de sable noir. Un décor de carte postale qui donne l’impression d’être au bout du monde à Hawaï peut-être ?

Plage de sable noir de Seixal. Photo : Lucie Martin

Puis nous sommes allés à un point de vue sur l’ancienne route côtière qui reliait Porto Moniz à São Vicente et qui est aujourd’hui fermée. On peut observer une magnifique cascade qui vaporise son écume blanche le long de la falaise.

Photo : Lucie Martin

JOUR 6 : Ascension du Pico Ruivo

Le réveil se fait sous un ciel très nuageux. On décide quand même de prendre le risque et d’opter pour l’ascension du Pico Ruivo aujourd’hui. En espérant que le ciel se dégage… C’est la montagne la plus haute de l’île, elle culmine à 1862m. Après 1h30 de marche environ, nous atteignons le sommet au-dessus d’une mer de nuage. Le ciel se découvre, le vent chasse les nuages. Et le spectacle qui s’offre à nous est grandiose.

Après la rando, direction Santana pour la nuit ! C’est dans cette petite ville que l’on retrouve les maisons typiques de l’île. Malheureusement c’est très touristique donc je ne vous recommande pas forcément d’y rester. Nous y avons juste passé la nuit pour nous rapprocher de notre point de départ pour la randonnée du lendemain.

JOUR 7 : Rando Caldeirão Verde – retour Funchal

Pour terminer cette superbe semaine en beauté, ce sera une dernière rando. Celle de la Caldeirão verde. On a un peu galéré à trouver le bon parking pour commencer du coup on a du marcher 2km en plus (ce n’est pas grave ça fait une mise en jambes). Puis la randonnée longe les levadas. On passe à plusieurs reprises dans des tunnels (attention à la tête…). On ne voit pas toujours très clair dans les tunnels il faut faire attention là où on met les pieds. Et puis à la fin de la rando…la récompense c’est cette magnifique cascade de plus de 20m !! Un super spot pour le pique-nique du déjeuner !

Après avoir repris des forces, nous avons poursuivi la marche jusqu’au caldeiraõ inferno. Une superbe rando que je recommande pour une immersion totale dans la flore de Madère.

Puis nous avons repris la route pour Funchal. La boucle est bouclée. Dernière nuit, derniers instants dans la piscine et dernière soirée dans la capitale. Et pour terminer cette semaine, nous prenons un dernier verre de poncha (cocktail local de l’archipel de Madère. Il est à base d’eau de vie, de canne à sucre, de jus de citron et de fruit de la passion ou d’un autre fruit. Je vous recommande l’adresse Rei da Poncha à Funchal. Les cocktails y sont excellents !

Ce tour d’horizon de Madère en une semaine prend fin ici. Vous rédigez mon itinéraire m’a permis de revivre ce magnifique voyage par procuration. Si vous êtes amoureux de randonnées, de nature, de paysages grandioses et de cuisine portugaise (plus qu’abordable)… Madère est faite pour vous ! Et le dépaysement est garanti 🙂

Até breve 🙂 !!

Voici le récapitulatif de notre itinéraire sur l’île de Madère en une semaine :

Savoie : 5 activités incontournables à faire au lac du Bourget

Direction le lac du Bourget, un petit paradis en Savoie. C’était ma deuxième maison cet été donc j’en ai bien profité. J’étais tombée amoureuse du lac d’Annecy mais honnêtement celui du Bourget s’est révélé encore plus surprenant à mes yeux et surtout moins prisé par les touristes ! C’est le bon plan pour allier baignades, randonnées et activités en toute tranquillité.

Tout d’abord, c’est le plus grand lac glaciaire de France. Il se trouve en Savoie près de Chambéry. Ici, on vient surtout pour profiter de ses eaux cristallines en canoë-kayak ou à la nage, randonner dans le massif des Bauges ou encore s’aventurer en via-ferrata sur les hauteurs du lac. C’est parti pour un petit tour d’horizon des activités que j’ai pu faire au lac cet été et que je vous recommande pour profiter au maximum de votre séjour ici. Il s’agit d’une liste non exhaustive car le lac du Bourget est un terrain de jeu inépuisable. Bonne évasion !

1. La Via Ferrata du Roc du Cornillon

La via ferrata du roc du Cornillon. Photo : Lucie Martin

C’est une via ferrata idéale pour une s’initier à cette activité ! Située au col du chat, elle est accessible par une marche d’approche (assez raide) d’environ 30 minutes. La via ferrata dure environ 1h. Elle consiste à contourner le Roc du Cornillon qui donne sur le lac du haut de ses 845m. Poutres, passerelles, pont de singe, échelles… Un super moment qui permet d’avoir un point de vue surprenant sur le lac en se confrontant au vide. À faire de préférence en matinée lorsqu’elle est encore à l’ombre !

Vue sur le lac depuis la via ferrata du Roc du Cornillon. Photo : Lucie Martin

Pour la location du matériel, nous sommes allés chez Climb’Up Chambéry à Technolac. Pour le pack complet (longes, baudrier, casque) il faut compter 11 euros par personne pour la demi-journée (le temps de faire la via du Cornillon).

2. Emprunter le canal de Savières pour rejoindre le lac en canoë-kayak

La canoë c’est toujours un bon moyen d’allier activité sportive et découverte d’une région. Après m’être renseignée sur les différentes possibilités, j’ai préféré opter pour une balade en canoë qui mène au bout du lac plutôt que de pagayer pendant 3h sur le lac. Le rendez-vous est fixé à Chanaz, un charmant petit village au bout du lac. Il est traversé par le canal de Savières.

Panorama sur Chanaz et le canal de Savières. Photo : Lucie Martin

En louant des canoës-kayaks à la demi-journée nous avons remonter le canal (environ (4km) jusqu’au lac du Bourget. Une super balade à l’ombre avec une arrivée inoubliable au bout du lac. Un petit air de fjords norvégiens…

Après nous avons pu profiter des eaux cristallines en trouvant des petites plages. Mais aussi en profitant du panorama sur la château de Chatillon. Il faut compter une vingtaine d’euros pour louer un canoë biplace à la demi-journée.

3. Randonner sur les hauteurs : la Dent du Chat (1390m) et la Croix du Nivolet (1547m)

La dent du chat c’est la randonnée incontournable à faire pour avoir une vue imprenable sur Chambéry et le lac du Bourget. Deux itinéraires possibles. Pour le premier, le départ se trouve au col du chat. Une grande partie de la rando est en forêt. Attention aux passages délicats en fin de rando pour accéder à la dent il faut emprunter plusieurs échelles. Il faut prévoir un petit peu plus de 2h de montée.

Vue sur la Dent du Chat depuis le Molard Noir. Photo : Lucie Martin

Le deuxième accès se trouve depuis le relais du chat. Le sentier est relativement plat il longe les crêtes puis on arrive au Molard noir (1452m). Premier beau panorama sur la Dent du Chat. Ensuite le sentier redescend et rejoint le même accès que le précédent avec les échelles. Environ 1h de marche pour accéder à la dent du chat.

La deuxième rando que je vous conseille permet d’avoir une vue d’ensemble du lac mais de l’autre côté face à la dent du Chat. Visible depuis Chambéry mais aussi depuis le lac, la croix du Nivolet culmine à 1547m. On y accède par une randonnée d’1h30 environ. Au sommet, une belle vue sur lac du Bourget mais aussi sur le massif des Bauges.

4. Se baigner dans le lac

Qui dit lac dit forcément baignade. Et le lac du Bourget ne manque pas de spot. Personnellement j’aime bien me baigner du côté de la promenade du Bourget-du-Lac à la limite avec Bourdeau. Il y a également une petite plage à Bourdeau à gauche de son petit port. Sinon de l’autre côté du lac, lorsque l’on poursuit la route après Aix-les-Bains, il y a plusieurs plages sympas du côté de Brison-Saint-Innocent. Avec vue sur la dent du chat. Sur cette plage ci-dessous nous étions tout seul et cela n’a pas de prix !

Sur ma plage abandonnée…à Brison-Saint-Innocent. Photo : Lucie Martin

5. Faire le tour du lac en passant par les belvédères

Vous voulez en prendre plein les yeux et vous sentir minuscule face au plus grand lac glaciaire de France ? Prenez votre voiture et rendez-vous aux différents belvédères du lac. Le plus connu le belvédère de la chapelle du Mont-du-chat et celui des passerelles du Revard mais aussi celui de Chambotte. J’ai eu un coup de cœur pour ce dernier. Pour les plus motivés et les cyclistes aguerris, le tour du lac à vélo peut être sympa à faire.

Ce tour d’horizon des activités à faire au lac du Bourget s’arrête ici. J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir ce magnifique lac en Savoie. Et n’oubliez pas la France regorge de merveilles naturelles qu’il faut savoir apprécier avant de se rendre au bout du monde.

Bonnes découvertes et à bientôt pour de nouvelles escapades !